Dispositif permettant de faire varier la vitesse d'un moteur à courant continu. L'invention se rapporte à un dispositif permettant de faire varier la vitesse d'un moteur à courant continu.
Celui-ci est caractérisé par le fait que, ledit moteur étant alimenté par un courant alternatif redressé par au moins un Thyra tron, des moyens sont prévus, permettant de donner à la tension de commande de la grille de ce dernier une valeur proportionnelle à la tension d'alimentation du moteur, le rapport choisi servant à déterminer la vitesse de régime désirée.
Le schéma de la fig. 1 du dessin annexé représente les couplages d'un tel dispositif, donné à titre d'exemple, dans le cas d'un moteur à excitation indépendante, alimenté par un réseau triphasé dont, pour des- raisons d'équilibre, une phase est utilisée à l'alimën- tation propre du moteur et une autre à l'ex citer.
La fig. 2 sert à expliquer le fonctionne ment du thyratron.
A la fig. 1, le réseau -est représenté par les trois conducteurs 1,- 2 et 3. La tension entre 1 et 2 est appliquée à l'induit 4 du moteur, à partir de 1 directe ment par l'interrupteur tripolaire 5 et une self 6 et à partir de 2 par le même inter rupteur et le thyratron 7. Celui-ci redresse le courant en ce sens qu'il ne laisse passer que la demi-alternance circulant de sa plaque 8 à son filament.
de chauffage 9, en traversant la grille de commande 10.
Le courant de chauffage du filament 9 provient d'un transformateur 11, alimenté par la phase 2, 3 du réseau triphasé.
La tension entre 2 et 3 est également appliquée à l'inducteur 12 du moteur, par l'intermédiaire de l'interrupteur 5 et d'une batterie de redresseurs 13, d'un type quel conque, redressant les deux demi-alternances.
La tension appliquée au moteur l'est enfin aussi à un potentiomètre 14, placé en paral lèle sur l'induit 4 et permettant de la diviseur dans un rapport quelconque, prédéterminé, au moyen du curseur 15, relié à la grille de commande 10 du thyratron, dont le poten tiel sera ainsi toujours proportionnel à la tension d'alimentation du moteur, et cela dans un rapport prédéterminé, dépendant de la position donnée au curseur 15.
Sans entrer dans d'autres détails, qui seront expliqués plus loin, voici comment fonctionne le couplage que l'on vient de décrire: L'interrupteur 5 étant fermé et l'arc amorcé dans le thyratron 7, l'inducteur 12 du moteur est excité par l'intermédiaire du groupe redresseur 13, tandis que l'induit 4, qui reçoit une tension continue de sens indi qué sur le dessin, se met à tourner..
En supposant le curseur 15 placé comme le schéma l'indique, au voisinage du pôle négatif du potentiomètre 14, on voit que la. tension négative de la grille 10 sera grande en fonction de la tension totale appliquée au moteur, ce qui, en vertu de la théorie de fonctionnement du thyratron, produit un amorçage de courte durée sur la demi-alter- nance -et donne ainsi un courant moyen re dressé faible. Le moteur tournera lentement.
La fig. 2 rappelle la théorie à laquelle il est fait allusion: La sinusoïde 16 représentant la tension alternative appliquée au thyratron, la courbe 17 constitue la caractéristique d'allumage pour la demi-alternance 16' susceptible de traverser le thyratron de sa plaque à son filament de chauffage. La droite pointillée 18 représentant enfin la tension négative de grille relativement forte, on voit que l'allu mage ne pourra se produire qu'en A et que le courant en résultant sera proportionnel à l'ordonnée moyenne de la zone hachurée.
On voit également sans autre qu'en dé plaçant le curseur vers la droite sur le dessin, la tension négative de la grille 10 diminuera. Cela équivaut à déplacer la droite 18 en 18', par -exemple, et à provoquer l'allumage en A'. La surface hachurée déterminée plus haut s'en trouvera augmentée, ainsi que l'intensité moyenne du courant, en sorte que le moteur tournera plus vite.
Si maintenant le moteur, que l'on a supposé jusqu'ici tourner à vide, se trouve subitement chargé, c'est-à-dire son induit 4 freiné, il en résulte une chute de sa tension d'alimentation qui provoquera une diminution proportionnelle de la tension négative de com mande de la grille 10. Gela équivaut à aug menter encore l'intensité moyenne du courant redressé fourni par le thyratron qui, four nissant de ce fait plus d'énergie au moteur, tendra à rétablir la vitesse primitive, et cela effectivement jusqu'à. ce que cette vitesse soit à nouveau atteinte.
Dans le cas contraire, où le moteur, réglé pour une vitesse donnée, serait subitement soumis à, une tension d'alimentation en aug mentant la vitesse ou lui permettant de s'em baller, la tension négative de la grille de commande augmentera en conséquence et pourra aller jusqu'à atteindre une valeur dé passant la caractéristique d'allumage. Le thyratron étant coupé, le moteur ne sera momentanément. plus alimenté.
I1 est évident que les opérations décrites se renouvelleront pour n'importe quelle posi tion du curseur 15, maintenant le moteur à la vitesse déterminée par cette dernière et indépendamment de la. charge qui lui est appliquée (cela bien entendu dans les limites de puissance de l'installation).
En plus de ce qui vient d'être décrit, le schéma de la fig. 1 montre quelques appa reils accessoires indispensables.
Il faut en effet éviter de mettre le moteur en circuit avant que le thyratron ait atteint sa température de fonctionnement.
Pour cette raison, le bouton d'enclenche ment 19 et de déclenchement 20 de l'inter rupteur tripolaire 5 sont en série avec un relais thermique 21. à retardement, influencé à son tour par le circuit d'allumage que ferme l'interrupteur 22.
En fermant cet interrupteur, on chauffe le thyratron, excite le relais 21 et allume en même temps une première lampe de signa lisation 23. Lorsque, suffisamment échauffé, le relais thermique 21 se ferme à son tour, il allume une seconde lampe de signalisation 24, qui indique que l'interrupteur principal peut être fermé par l'intermédiaire du bouton 19. ,. La self 6 sert à absorber les pointes pou vant se produire en cours de réglage, par l'amorçage et le désamorçage du thyratron. Dans une variante, la grille 10 du thyratron pourrait être reliée à la self 6, qui serait alors à curseur ou à prises intermédiaires.
I1 est d'autre part évident que le moteur pourrait être à excitation en série, en parallèle ou mixte. Il pourrait au surplus comporter un commutateur inverseur de marche.
Au lieu d'un thyratron, on peut enfin en prévoir plusieurs, soit pour redresser les deux alternances, soit pour redresser des courants triphasés ou hexaphasés, l'installation pou vant bien entendu aussi fonctionner en mono phasé, contrairement à l'exemple décrit, étant évident aussi que plusieurs lampes peuvent être remplacées par une seule à plusieurs électrodes.