Procédé pour la fabrication d'appareils<B>à</B> décharge électrique<B>à</B> atmosphère gazeuse contenant du mercure. La présente invention est relative<B>à</B> un procédé pour la fabrication d'appareils<B>à dé-</B> charge électrique<B>à</B> atmosphère ;gazeuse con tenant du mercure, comme, par exemple les tubes d'éclairage dont la paroi intérieure est revêtue d'une matière lumines,cente. On sait que -cette kabrication, comporte neamment ce qu'on appelle habituellement le, ,pompage" et consistant dans des opérations de chauf fage de tout l'appareil et spécialement de certains<B>de</B> ses- éléments,
enmême temps, que dans des opérations d'évacuation des gaz par une pompe<B>à</B> vide, avec ou sansi passage de la décharge électrique dans, l'appareil. Si on introduit la quantité vouluede, mercure dans l'appareil<B>à,</B> décharge avant pompage, de mer- ,cure, participant au traitement thermique lors du passage de l'appareil dans, le fourde chauffage, peut, par sa vaporisation, nuire<B>à</B> la qualité thermo-émissive des, électrodes de l'appaxeil ou donner lieu<B>à</B> la formation de dépôts noirâtres sur les parois,
ou affecter les matières luminescentes qui recouvrent ces parois si l'appareil en comporte. C'est pour remédier<B>à</B> ces inconvénients qu'en pratique, notamment pour les appareils ià électrodes sensibles au memure et<B>à</B> revêtement ide substances luminescentes, on opère, le pom page en l'absence -du mercure, celui-ci n'étant introduit dans l'appareil qu'aprüs le -pom- pa#ge, mais cela nécessite de, Fintiroduiresous vide et,<B>à</B> cet effet, on se sert, en plus de <B>la</B> pompe<B>à</B> vide, d'une pompe refoulant -dans le tube la quantité voulue de mercure;
l'appa reillage -comprenant cette pompe doit fon-c- tionner -sous vide, ce qui rend sa,,conistru-etion rela,tivement,compliqu6e, et difficile; & plus, la pompe de refoulement comporte,des paxties mécaniques mobiles et, s'il faut lubréfier celles-ci, on risque de s,ouiller le mercure. Le procédé selon la, présente, invention remédie notamment à ces inconvénients et supprime Vemploi de la# pompe de, refoule ment.
Il est caractérisé en ce que l'on intro duit le mercure dans l'appareil avant le pain- page de celui-ci, puis loge le mercure dans une partie terminale -de l'appareil, et puis veille, lors du pompage,<B>à</B> ce -que cette, partie se trouve<B>à</B> une température inférieure<B>à</B> celles du reetant,de l'appareil, par exemple<B>à</B> ce qu'elle se trouve !dans l'air ambiant, avec ou sans dispositif -de refroidissement #supplé- mentajire. Cette partie terminale, qui est tout de -même chauffée lors du pompage, constitue, ainsi une paroi froide, par rapport au reste de l'appareil et, suivant le principe.
bien connu de la paroi froide, le- mercure na pas tendance<B>à</B> se vaporiser, la paroi froide con densant la, vapeur de mercure qui se pro duirait.
Par conséquent, dans le cas, par exemple, d'un tube<B>à</B> décharge électrique, muni<B>à</B> cha- aune de ses extr6mitésd'une électrode et com portant<B>à</B> une seule de ses e-xtrémi1tés# un queusot pour le pompage, du tube, on infro- duit la quantité voulue de mercure pur par cequeusat, pendant que le tube est te-nu ver- timleinent,
avec son queusût, <B>à</B> la. partie supérieure;<B>le</B> queusat a un diamètre assez grand pour permettre le passage facile du liquide et, comme -ce queueût et le tube sont tous deux<B>à la,</B> température ambiante, donc relativement froks, le mercure ne mouille pas le verre, et, -de -ce fait aussi, il s'écoule facilement; il se- rassemble en une ou plu sieurs gouttes, danG la partie la, plus, basse du tube, dont en dessous de Vélectrode la plus vaisinE# de #tîte partie.
Puis le, tube est monté, tenu toujours, verticalement et avec sa goutte de mercure,<B>à.</B> la, partie inférieure, sur lappareil usuel de pompage par son queusot, si cet appareil présente pour -ce mon- tagge, un raccord plaeé sous, le canal de vide; il faut aucontraire, retourner le tube et ras sembler le mercure<B>à,</B> l'autre pa)rtie terminale du tube dans le, cas où la- canalisation de. vide est située sous le tube.
Ensuite, au -cours des opérations de pompage, on évite<B>la</B> vapori- sation du mercure en disposant le tube de façon que son point le plus bascontenant le mercure nesoit pas, sensiblement chauffé, par exemple en laissant sortirsa partie inférieure endehors,de l'étuve dans l'air ambiant. pen dant le chauffage, il s,'établit en pratique #D une circulation de cet air ambiant autour de cette partie inférieure du tube pour main tenir celle-ci sensiblement<B>à</B> la température ambiante.
Le temps de chauffage, c'est-à-dire de -séjour dans l'étuve, est en général court, notamment lorsque les opérations, de- pompage sonteffectuées >sur un bâti mécanique rotatif. Puis on continue les opérations de pompage et, dès qu'on a, fait le vide finaldans le tube, on<B>y</B> introduit l'atmosphère de, gaz désirée, puis on scelle et on coupe<B>le</B> queusoi. Bien entendu, ce mode opératoire n'est donn6 qu'à titre d'exemple et, par exemple, on peut mu nir le tube d'un queusot <B>à</B> chaque extrémité, ce qui évite d*avoir <B>à</B> retourner le tube, dans le cas indiqué ci-dessus,
avant son montage sur l'appareil de pompage; le queusot supé rieur non utilisé pour le pompage est sicellé après introduction du mercure.
<B>En</B> pratique, il est toujouris. possible -de régler convenablement la, distance vertkale entre le niveau de la partie inférieure de l'étuve et le niveau où se trouve la goutte de mercure, aInsi que la, durée du chauffage par l'étuveet la, -température, de celle-ci, de telle sorte qu'un<B>dé</B> gazage suffisant par lachaleuT <B>de</B> la partie inférieure de l'appareil<B>à</B> dé- char," se trouve. conciqié avec la, protertion du mercure contre une é16vation de tempéra ture nuisible.
Un des avantages de la présente invention consiste en ce que, ainsi qu'on l'a constaté, elle évite, dans le cas de tubes dont la, paroi est munie intérieurement d'un revêtement luminescent, l'apparition, au bout d'un cer tain temps de fonctionnement, -de ta-dhes, sur la paroi qui s%e manifestent lorsqu'en infro- dui#s,ant île mercure, avant le pompage, tout l'appareil,<B>y</B> compris Je mercure, -est soumis au chauffage pendant les opérationsde pom- CD page.
<B>C</B> L'invention vise également un dispositif doseurde la quantité de mercure<B>à</B> introduire dans l'appareil pour l'exécution tdu procédé selon l'invention. Suivant la natura de Vap- pareil <B>à</B> décharge, électrique<B>à</B> atmo6plièx.e de vapeur de mercure, il peut être nécessaire de doser avec eoin la quantité de mercure<B>à</B> introduire, cette quantité influant sensible ment, par exemple, sur les -conditions, de fonctionnement de l'appareil, sa durée, ses cara#c,téris,tiquee électriques.
Ces quantités peuvent être très. faibles, par exemple ide Fordre du cen,±gliamme,à la précision -de. plus ou moins<B>1</B> milligramme. Une forme de r èalisation é du disposi-tif doseur faisant partie de l'invention est représentée,<B>à</B> titre d'exem ple,
<B>à</B> la fig. <B>1</B> au moment de son remplis- saige. Ellese compose,d'un récipient tel qu'un ballon en verre<B>A</B> avec, un col fermé par un caoute,11ouc, <B>D.</B> La partie inférieure du réci pient est traversée de façon étanche par 'le tube capillaire B.
Pour prélever 9,vec, cet ap- paireil une quantité déterminée<B>de.</B> liquide, on fait plonger le tube capillaire #dans le réci pient<B>C</B> contenant le liquide, tout en pressant sur le caoutchouc<B>D</B> fermant le ballon dans lequeil on fait ensuite le vide- partiel en relâ chant la pression exercée sur le caoutohouc <B>D;</B> le liquide, monte par le tube capillaire dans le ballon;
lorsque, l'équilibre est réalisé entre la pression<B>à</B> l'extérieur et celle<B>à</B> l'in térieur du ballon, il ne peut plus<B>y</B> avoir de bulles,d'air dans le mercure contenu dans<B>le</B> capillaire;<B>à</B> ce moment, l'écoulement idu mer cure pair le point haut du capilaaire s'arrête; ceflui-ci est alors complètement rempli et con tient une quantité -de liquide exactement égale<B>-à</B> son volume intérieur; celui-ci -est choisi égal<B>à</B> la, quantité de qiqui-de, voulue pour la dose.
Pour m#o,d1ifier la quantité de mercure, il faut avoir recours<B>à</B> undispositif pourvu d'un capillaire d'autre longueur.
Suivant la fig. 21, on introduit le mercure du dispositif doseur par le queusot <B>E</B> dans le tube F en exerçant par exemple<B>à</B> -la main, avec le caoutchouc<B>D,</B> une certaine pression sur Vatmoisphère #du ballon. Tout le 'liquide contenu dane le tube capillaire est ainsi chassé dans le queusot et, en passant par son arifice d'extrémité<B>G,</B> il pénètre -dans le tube <I>FI</I> où il tombe, en totalité par graxité pour se -rassembler en H en une goutte ou en plu sieurs gouttelettes.
Au cours de l'opération de pompage, l'étuve K qui entoure le tube avec un léger jeu ne doit pas a;Ueindre par sa, partie inférieure le niveau ide la goutte H, sa partie inférieure venant par exemple<B>à</B> se trouver en I au-dessus, .du niveau de Vélec- trode, quon cihauffe <B>à</B> part par effet Joule; le dégazage<B>die</B> tout Re tube,<B>y</B> comprisi cette partie terminale, est ;dans la pratique assuré de façon satisfaisante.