La présente invention a pour objet un appareil pour déterminer et indiquer de façon durable le temps auquel se produit un événement.
Les appareils habituels de mesure du temps, par exemple montres ou horloges, ne permettent de déterminer l'heure à laquelle se produit un événement ou phénomène donné que pour autant qu on puisse observer ledit phénomène au moment où il se produit et simultanément lire l'heure qu'il est sur l'appareil de mesure. Or, lors du passage, par exemple d'un objet mobile, il est souvent difficile. tout en observant le mouvement de celui-ci, de lire, sur une montre, i'heure à laquelle ce mobile parvient à un endroit donné. II importe de bien comprendre ici que, dans le cas présent. le résultat désiré ne comporte pas la mesure d'un intervalle de temps mais bien la connaissance d'un temps absolu suivant un système horaire référrentel, l'heure GMT par exemple.
Ainsi, il existe déjà des appareils électroniques pour la mesure des intervalles de temps avec possibilité d'additionner plusieurs mesures indépendantes. A ce sujet on pourra consulter les références suivantes:
L'article de F. Rating et A. Walter, intitulé < ( Digitales Messge- rat zum Erfassen der Prelldauer > ,. publié dans la revue ailemande
Elektrotechnische Zeitschrift, N 17 de 1965, décrit un dispositif de mesure d'un intervalle de temps comportant un générateur d'impulsions relié à un compteur binaire, ce compteur étant relié lui-même à une mémoire par l'intermédiaire d'un circuit de transfert. Cette mémoire est branchée par l'intermédiaire d'un décodeur à un dispositif d'affichage qui indique son dernier contenu.
La demande de brevet allemande DOS N 1948946 décrit un chronomètre électronique avec affichage digital pour déterminer et indiquer des intervalles de temps, comportant un compteur horaire, une mémoire, un dispositif d'affichage et des moyens pour commander le chronomètre de manière que, lors de l'actionnement de ceux-ci. le dispositif d'affichage indique le temps écoulé.
En outre, I'article Ein digitaler Frequenzmesser und Chronometer in RTL-Mikrologik par G. Lofaso: Internationale Elek tronische Rundschau [3], p. 63(1968), décrit un appareil pour déterminer et indiquer le temps pendant lequel se produit un certain événement comportant un compteur, une mémoire, un dispositif de décodage, un dispositifd'affichage, et des moyens pour commander la mémoire pour afficher le temps, cet appareil étant piloté par un oscillateur à quartz. Un tel appareil, s'il est mis à zéro heure puis enclenché à un moment déterminé, pourrait, en principe, permettre de connaître, par différence, I'heure d'occurrence d'un événement.
Cependant, une telle opération présente de nombreux inconvénients: il est nécessaire de mettre l'appareil à zéro à un moment précis et déterminé au cours d'une période de vingt-quatre heures, en l'occurrence à zéro heure. La précision de cette remise dépend donc de l'habileté de l'opérateur.
Lorsque la mesure aura été faite, on ne pourra pas. si cela est nécessaire, réajuster la concordance entre l'heure indiquée par l'appareil et l'heure étalon (horloge parlante ou autres, par exemple). Lorsqu'on veut déterminer, successivement, I'heure absolue d'occurrence de deux ou plusieurs événements consécutifs, on devra opérer par additions successives des intervalles déjà mesurés, les erreurs éventuelles déjà enregistrées se répercutant sur les mesures suivantes.
Par ailleurs, la demande de brevet français N' 2081742 décrit une montre-bracelet électronique à quartz avec affichage digital comportant un étage compteur-diviseur-décodeur, branché de façon à compter les secondes, les dizaines de secondes, les minutes, les dizaines de minutes, les heures, les jours, les mois et les quantiémes. Un dispositif de remise à l'heure fonctionne indépendamment d'un dispositif de mise à la date qui fait avancer ou retarder d'un jour l'indication du quantième. Le dispositifde remise à l'heure permet d'accélérer ou d'arreter le compteur dont l'état est indiqué par le dispositif d'affichage.
Enfin, la demande de brevet suisse N 10164169 (colonne 3.
lignes 18 à 20) décrit un dispositif de remise à l'heure d'une montre électronique permettant d'avancer ou de reculer l'indicateur des heures ou des minutes.
Ainsi, aucun des appareils précités ne permet de parvenir commodément aux objectifs réalisés par celui de la présente invention.
L'appareil suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend un compteur horaire relié à une mémoire et à un dispositif d'affichage et des moyens permettant d'assurer une liaison d'une part entre ladite mémoire et ledit compteur horaire et d'autre part entre celui-ci et le dispositif d'affichage. le tout de manière que, lorsque lesdits moyens de liaison avec ladite mémoire entrent en service, le dispositif d'affichage indique le temps auquel la liaison s'est etablie.
Le dessin représente à titre d'exemple deux formes d'exécution de l'invention.
La fig. I représente un appareil pour déterminer et noter l'heure à laquelle se produit un événement, se présentant sous la forme d'une montre-bracelet.
La fig. 2 représente. sous forme d'un diagramme-bloc. les organes fonctionnels de l'appareil de la fig. I.
La fig. 3 représente schématiquement une autre forme d'exécution de l'appareil, se présentant sous la forme d'un sextant, et
la fig. 4 représente, vu de face, un détail dudit sextant.
L'appareil des fig. I et 2 comporte une boîte comprenant une carrure-lunette l; il comporte également un cadran 2 muni de guichets 3, 4, 5 pour l'affichage respectivement de l'heure, du quantième et du mois de l'année.
Cet appareil comprend encore un bouton d'enclenchement 6, dont le fonctionnement sera décrit ci-après, servant à commander l'affichage de l'heure et de la date d'occurrence d'un événement donné, et des boutons 7, 8 et 9 servant à la remise de l'appareil à l'heure, au quantième et au mois, respectivement.
L'appareil comprend un oscillateur et diviseur de fréquence 10. de type usuel, piloté par un cristal de quartz par exemple. comportant une chaîne de multivibrateurs bistables diviseurs de fréquence dont la sortie fournit un signal rectangulaire de fréquence déterminée, I Hz par exemple, dont la stabilité en fréquence est fonction de la stabilité de l'oscillateur pilote. Des variations relatives aussi faibles que 10 5 à 10 7 peuvent être obtenues couramment au moyen des oscillateurs habituels.
L'oscillateur-diviseur 10 est relié à une chaine de diviseurs de fréquence Ila. llb, lIc, lld, île et 11f, dont l'ensemble constitue un compteur horaire Il. Le diviseur Il a est un diviseur de fréquence par dix, composé par exemple d'une série de 4 multivibrateurs bistables. qui compte les secondes (f= I Hz), dans cet exemple jusqu'à dix; le diviseur Il b est un diviseur par six qui compte les dizaines de secondes. Ainsi de suite, les diviseurs restants, respectivement lic, 1 il, île et I I f, comptant les minutes, les dizaines de minutes, les heures jusqu'à 24, et les quantièmes jusqu'à 31.
Un dispositif de remise à la date 12, commandé par le bouton 8, est intercalé entre les diviseurs I le et llf
II est à noter que l'oscillateur-diviseur 10 pourrait fournir, si désiré, un signal de fréquence différente de I Hz. Cette fréquence pourrait être, par exemple, de 10 Hz, le compteur comprenant alors un diviseur par dix, précédant le diviseur I la, pour compter les dixièmes de secondes.
On remarquera en outre que la chaine des diviseurs Il a à 11f pourrait être complétée par d'autres diviseurs pour l'indication du mois et du millésime, par exemple.
Chacun des diviseurs I la à I constituant le compteur Il est relié à un élément de mémoire 13a à 13f dont l'ensemble constitue une mémoire 13 puis à un circuit de décodage 14, constitué d'éléments 14a à 14f, et finalement à un dispositif d'affichage 15 comprenant des indicateurs des secondes 1 Sa, des minutes 15b.
des heures 15c et des quantièmes 15d.
Des moyens d'enclenchement 16. constitués par des commutateurs 16a et 16b. actionnés par le bouton 6, agissent sur les éléments I 3a à 13f de la mémoire de façon à rendre celle-ci active et, simultanément. rendent visible, c'est-à-dire allument le système d'affichage 15.
L'appareil comporte en outre un mécanisme de mise à l'heure 17 agissant simultanément sur l'oscillateur Il, sur la mémoire 13 et sur le système d'affichage 15.
II est à remarquer que les éléments de la mémoire 13 peuvent être magnétiques (ferrite), statiques (multivibrateurs bistables) ou constitués par d'autres éléments de mémoire habituels. Les éléments de décodage peuvent être formés de portes, par exemple des portes < < NOR NOR , suivant les circuits habituels. Le dispositifd'affi- chage pourra être constitué par des diodes électroluminescentes à arséniure ou phosphure de gallium, par des cristaux liquides lumineux ou par d'autres moyens d'affichage électronique ou électromécanique.
Lorsqu'on désire noter l'heure d'occurrence d'un événement donné, le compteur du présent appareil étant réglé sur un système horaire donné mais àucune indication n'étant encore visible au dispositifd'affichage, on enclenche les moyens 16, en pressant sur le bouton 6. au moment où l'événement se produit. Le commutateur 16a, ainsi fermé, transmet un signal, par exemple un signal logique, aux éléments 13a à 1 3f, comme indiqué à la fig. 2. La mémoire 13 activée par ce signal enregistre instantanément l'état du compteur 11 tel qu'il se trouve au moment de l'enclenchement des moyens 16.
Simultanément, le système d'affichage 15 mis sous tension par le commutateur 16b s'allume et indique le chiffre horaire mémorisé grace aux signaux émis par la mémoire 13 et transmis et décodés par le décodeur 14. Une fois la lecture effectuée. une seconde pression sur le bouton 6 remet à zéro les commutateurs 16a et 16b, effaçant les indications affichées et désactivant la mémoire 13.
En variante, les moyens 16 pourraient être enclenchés électriquement, par exemple à l'arrivée d'un signal provenant d'une cellule photo-électrique ou par tout autre système à relais. Une telle disposition permettrait de mesurer, par exemple, I'heure de passage d'un objet mobile en regard d'un point donné, ledit objet empêchant, dans cette position, un rayon lumineux d'atteindre ladite cellule, ou celle d'occurrence d'un phénomène susceptible de déclencher ledit relais.
Lorsque l'appareil doit être remis à l'heure, le dispositif de mise à l'heure 17, actionné par une pression exercée sur le bouton 7, agit sur 1'oscillateur-diviseur 10 de manière que la fréquence du signal, à la sortie de celui-ci, devienne d'abord nulle, puis égale et finalement supérieure à sa fréquence de marche normale, ceci en raison directe de la force appliquée au bouton 7, lequel est relié à une batterie de commutateurs.
Simultanément, grâce à des commutateurs toujours commandés par le bouton 7, non représentés au dessin mais dont l'action est indiquée par les flèches pointillées 17a et 1 7b, la mémoire 13 est court-circuitée et le dispositif d'affichage 15 est rendu visible de manière que les impulsions provenant du compteur 10 soient appliquées continuellement au dispositif d'affichage après avoir été décodées.
Ainsi, à une forte pression sur le bouton 7 correspond une marche rapide du compteur dont l'état, qui peut être suivi au dispositif d'affichage, peut être amené légèrement au-delà de l'heure réelle du système de référence. Puis, en relâchant légèrement le bouton 7, le compteur est arrêté. Au moment ou la valeur horaire affichée coïncide avec l'heure du système de référence, le bouton 7 est relâché complètement et le mouvement prend sa marche normale en parfaite synchronisation avec le système de référence.
A noter que l'organe de mise à la date 12 fonctionne de manière similaire, sur commande du bouton 8, mais qu'il n'agit que sur les quantièmes sans perturber la marche normale du compteur en ce qui concerne les secondes, les minutes et les heures.
A noter également que. dans le présent appareil, le bouton 9 commande mécaniquement les indications du mois visibles en permanence à travers le guichet 5, indépendamment du système garde-temps de l'appareil. Ce réglage demeure donc entièrement manuel et facultatif. II est entendu que, comme déjà mentionné, les changements de mois ou même de millésime pourraient, si désiré, être commandés électroniquement et être portés automatiquement au cadran en temps voulu.
I1 est à remarquer que cet appareil, outre ses fonctions susmentionnées, fournit à tout moment l'heure, comme une montre ordinaire, tout en ne consommant l'énergie d'affichage que pendant le court instant nécessaire à la lecture. De plus, il est aussi léger et n'offre guère plus d'encombrement qu'une montre-bracelet ordinaire.
II est aussi à remarquer que le présent appareil pourrait également comporter, par exemple, un mouvement d'horlogerie à ressort et un dispositif de liaison mécanique. Le système d'affichage comporterait alors les aiguilles habituelles, chacune d'elles entraînant, avec elle, un mouchard susceptible d'être arrêté par l'entremise de moyens de commande actionnés par le bouton 6.
Après la lecture de l'heure enregistrée , les mouchards pourraient être remis en phase, manuellement, avec les aiguiiles, à l'aide d'un dispositif similaire aux dispositifs habituels de mise à l'heure des montres.
La fig. 3 représente une autre forme d'exécution de l'appareil se présentant sous la forme d'un sextant. Ce dernier comprend un limbe 18, gradué en 19, un petit miroir 20, une lunette 21 et un alidade 22. Celui-ci, articulé en 23, sur le limbe 18, porte le grand miroir, désigné par 24, lequel est mobile, et un vernier 25 dont le réglage fin est assuré par un tambour 26 et une vis micrométrique 27, celle-ci pouvant etre embrayée grâce à une commande 28.
L'appareil comporte encore une poignée 29, munie d'une fenêtre d'affichage de l'heure 30, visible de face à la fig. 4, et d'un bouton de commande 31. Le mécanisme horaire de l'appareil, similaire à celui de la montre de la fig. 2, est logé à l'intérieur de ladite poignée.
La commande de l'affichage de l'heure dans la fenêtre 30 s'effectue, comme pour l'appareil des fig. I et 2, en pressant sur le bouton 31. Ce dernier est à double fonction et sert également, par sa rotation dans un sens ou dans l'autre, à commander la remise à l'heure. La poignée 30 porte également des organes de commande, non représentés, de la remise à la date et au mois.
Cet appareil s'utilise comme suit: lorsqu'un navigateur fait le point, à l'aide d'un sextant, il doit, simultanément, faire coïncider.
par le réglage de l'alidade, I'astre de référence et l'horizon, vus dans la lunette, et noter l'heure GMT.
Ce but est aisément atteint, avec le présent appareil, en appuyant sur le bouton 31 au moment où l'astre vient en position cherchée. On peut donc, ensuite, quitter la lunette de l'oeil et prendre note, en toute quiétude, des indications horaires et angulaires données par l'instrument. Le présent appareil permet donc de déterminer, de manière beaucoup plus commode et précise, la position d'un bâtiment naviguant que ne le permettent les sextants usuels.
Il est bien évident que le présent appareil pourrait se présenter sous d'autres formes que celles décrites ci-dessus: ainsi, il pourrait faire partie, par exemple, d'un récepteur de TSF ou de télévision, d'un appareil photographique, du tableau de bord d'un véhicule, etc., de manière à noter, automatiquement ou sur commande, des informations horaires concernant le fonctionnement ou l'utilisation des divers appareils en question.
Il est à remarquer qu'en variante on pourra prévoir le cas où l'affichage proprement dit du temps mémorisé pourra ne se faire que sur commande, a l'aide d'un poussoir distinct du poussoir de mémorisation, ce qui réduira la consommation de courant.