Micromètre.
La présente invention a pour objet un micromètre, du type dans lequel une vis micrométrique (qui peut porter une des touches de mesure) coopère, par son filet, avec une cavité taraudée, fixe par rapport au corps du micromètre (lequel peut porter l'antre touche de mesure).
La fig. 1 du dessin annexé représente, à titre d'orientation, la vis micrométrique et la partie du corps présentant la cavité taraudée d'un micromètre de construction connue.
Sur cette figure, on voit la vis micrométrique 10, dont le filet est en prise avec le taraudage d'une cavité 11, cette dernière étant ménagée à l'extrémité du corps 12 du micromètre. La vis 10 porte à son extrémité gauche une des touches de mesure et à son extrémité droite un tambour gradué (non représenté à la fig. 1), monté sur le cône 13.
Ce tambour est destiné à se déplacer devant un repère gravé sur une partie du corps du micromètre. La cavité 11, qui est occupée de part en part par la vis micrométrique 10, peut n'être taraudée que sur une partie de sa longueur, la vis ne coopérant qu'avec cette partie. Une fente 14 est ménagée à l'extrémité du corps 12 et dans la partie de celui-ci présentant le taraudage. Deux autres fentes analogues (non représentées) sont également ménagées dans le corps 12, à 1200 de la fente 14. Grâce à ces fentes, l'extrémité 15 du corps 12 peut fléchir. Cette extrémité est extérieurement de forme conique et présente un filet 16 sur lequel vient se visser une bague de réglage 17.
En vissant plus ou moins la bague 17 sur l'extrémité conique 15, on provoque un fléchissement plus ou moins accentué des branches de cette extrémité, contre la vis micrométrique 10. On peut donc, à l'aide de la bague 17, rattraper le jeu. (résultant soit de la fabrication, soit de l'usure) existant entre la vis 10 et le taraudage de la cavité 11. Ce fléchissement des branches de l'extrémité 15 atteint sa valeur maximum à leur bout 18 et est nul à leur naissance 19. il résulte de cette disposition l'inconvénient que la vis micrométrique 10, au lieu d'être étroitement ajustée dans le taraudage de la cavité 1 1 sur toute la longueur de ce dernier, ne l'est que sur une faible fraction de cette longueur, au voisinage du bout 18, ce qui nuit au bon fonctionnement et à la précision du micromètre.
Pour remédier à cet inconvénient, on a ménagé la cavité taraudée 11 dans un organe constituant une pièce séparée et présentant au moins une fente lui permettant de fléchir sur toute la longueur de son taraudage, en occasionnant un resserrement radial de ladite cavité, d'une même valeur d'un bout à l'autre du taraudage.
Mais la fixation de cet organe au corps du micromètre a été réalisée jusqu'à maintenant d'une manière telle qu'elle n'a pas donné satisfaction, en ce sens que cet organe n'a pas pu hêtre fermement bloqué par rapport audit corps. I1 en est résulté que par suite de chocs (provenant par exemple d'une
chute du micromètre) cet organe se déplaçait même très légèrement par rapport au corps du micromètre, ce dernier se trouve complè- tement déréglé et nécessite, pour pouvoir être à nouveau utilisé, un démontage et un réglage.
La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients indiqués ci-dessus.
Elle a pour objet un micromètre dans lequel une vis micrométrique coopère par son filet avec une cavité taraudée d'un organe constituant une pièce séparée; cet organe, qui est fixé au corps du micromètre, présente au moins une fente lui permettant de fléchir sur toute la longueur de son taraudage, en occasionnant un resserrement radial de ladite cavité, d'une même valeur d'un bout à l'autre du taraudage, des moyens étant prévus pour faire fléchir ledit organe.
Le micromètre selon l'invention est toutefois caractérisé en ce que ledit organe est serré entre deux surfaces formant appui chacune à une de ses extrémités, l'une de ces surfaces appartenant au corps du micromètre et l'autre à une pièce susceptible de se déplacer parallèlement à l'axe du micromètre, le tout de telle sorte que, par son rapprochement de ladite pièce vers la surface appartenant au corps du micromètre, ledit organe soit bloqué axialement par rapport au corps du micromètre.
Il résulte de cette disposition que, non seulement par suite du réglage du micromètre, le taraudage exerce sur toute sa longueur une même pression radiale sur la vis micrométrique, ce qui contribue au bon fonctionnement et à la grande précision du micromètre, mais encore, grâce au mode de fixation dudit organe au corps du micromètre, un déréglage de ce dernier par suite de chocs ou d'un mouvement violent n'est pas facilement possible.
Les fig. 2 et 3 du dessin annexé représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un micromètre selon l'invention.
La fig. 2 est une vue analogue à la fig. 1, et
la fig. 3 est une vue en bout de l'organe présentant la cavité taraudée.
On retrouve, dans ces fig. 2 et 3, la vis micrométrique 10, la cavité taraudée 11, le corps 12 du micromètre et le cône 13. Ce der
nier porte un tambour 20 gradué, se déplaçant en regard d'une douille 21 divisée, solidaire
du corps 12.
La cavité taraudée 11 appartient à un
écrou 22, dont la surface externe 23 est tronconique et lisse; cet écrou présente une fente 24 sur toute sa longueur et s'étendant jusqu'à son taraudage, de même que deux rainures
25 s'étendant également sur toute sa longueur, mais n'intéressant qu'une partie de son épaisseur. L'écrou 22, qui peut être en acier trempé ou en bronze et dont le filet a été rectifié, peut fléchir sur toute sa longueur, sous l'effet d'une compression périphérique; par ce fléchissement, les bords de la fente 24 (voir fig. 3) se rapprochent, en occasionnant un resserrement radial de la cavité 11, d'une même valeur sur toute la longueur de l'écrou.
Pour occasionner ce fléchissement, une douille 26 6 à alésage conique lisse, coiffe l'écrou 22. Cette douille est vissée dans un logement 27 taraudé du corps 12. En vissant plus ou moins la douille 26 dans le logement 27, on provoque un fléchissement de l'écrou 22, plus ou moins prononcé, mais de même valeur sur toute la longueur de ce dernier.
La vis micrométrique 10 coopère donc avec l'écrou 22 micrométrique de la même manière sur toute la longueur de la cavité taraudée 1 1; cette disposition contribue non seulement au bon fontionnement et à la grande précision du micromètre, mais encore en facilite le réglage. Pour ce dernier, il suffit de faire tourner la douille 26 à l'aide d'une clé s'introduisant dans les fraisures 27.
Pour bloquer l'écrou 22 fermement en place dans le corps 12, une bague 28 se visse dans la douille 26 à l'aide d'une clé s'introduisant dans les fraisures 29. En serrant à fond cette bague 28 dans la douille 26 (une fois le réglage obtenu par le serrage plus ou moins poussé de la douille 26 dans le loge ment 27), on bloque l'écrou 22 entre le corps 12 et la bague 28. En effet, l'écrou 22 se trouve serré entre la surface annulaire 30 du corps du micromètre et la surface annulaire 31 de la bague 28, la surface 30 prend appui contre la grande base de l'écrou et celle 31 contre la petite base de celui-ci.
La pression axiale exercée par ces deux surfaces 30 et 31 contre l'écrou n'a aucune influence sur la compression radiale exercée par la douille 26 sur l'écrou, de sorte que le blocage en place de l'écrou 22 peut être aussi serré que possible sans influencer le réglage et le fonctionnement du micromètre. En outre, la bague 28 étant protégée de l'extérieur par le tambour 20, elle est à l'abri des chocs et de tout déplacement accidentel, ce qui augmente encore la sécurité du micromètre selon l'invention.
La surface 23, au lieu d'être lisse, pourrait être filetée, et l'intérieur de la douille 26 pourrait être taraudé, le réglage du micromètre se faisant en vissant la douille non seulement dans le corps du micromètre, mais encore sur l'écrou 22.
Selon d'autres formes d'exécution de l'objet de l'invention, l'organe présentant la cavité taraudée, qui constitue l'écrou micrométrique, pourrait 'être en plusieurs parties légèrement espacées les unes des autres, mais rendues solidaires, de manière à former une pièce séparée. Cet organe e pourrait aussi être une douille taraudée présentant plusieurs fentes, par exemple six fentes; trois fentes partiraient d'une extrémité de la douille et trois autres de l'autre extrémité, les fentes partant d'une extrémité alternant, sur le pourtour de la douille, avec celles partant de l'autre extrémité, chaque fente n'intéressant que la majeure partie de la longueur de la douille et se terminant par une petite cavité circulaire. La douille ainsi constituée serait souple et pourrait fléchir sur toute sa longueur.