Récipient en matière souple, obtenu à partir d'un élément de forme tubulaire.
La présente invention a pour objet un récipient en matière souple, obtenu à partir d'un élément de forme tubulaire.
On connaît dé jades récipients de ce genre, par exemple des sachets utilisés par les phar maciens et les droguistes pour la vente de certains produits pharmaceutiques et chimi ques en poudre ou granulés. Ces récipients, généralement en papier, ont une forme plate du genre de celle des enveloppes et comportent un fond et une fermeture situés sur un même plan, ce qui présente l'inconvénient incontestable de limiter considérablement la contenance des récipients.
De plus, lorsque le contenu est utilisé par fractions, il est néces- saire, entre chacune des prises, de replier le récipient du côté de l'ouverture de sortie du contenu, car si l'on ne prend pas cette précaution et que l'on pose le récipient à plat sur une table, une partie du produit encore ensaché risque de se répandre intempestivement.
Le but de l'invention est d'éviter lesdits inconvénients.
Le récipient suivant l'invention est re marquable en ce que les deux extrémités de l'élément tubulaire sont fermées par aplatissement de parties situées les unes en face des autres de la paroi latérale du tube, suivant des plans décalés d'un angle compris entre 10 et 90 . Le décalage maximum de 90 cor- r, espond au récipient de plus grande capacité et en même temps de plus grande rigidité, qu'on peut obtenir à partir d'un élément tubulaire donné. Ce décalage de 9Q entre les plans des deux fermetures confère au récipient une forme spéciale du genre d'un tétraèdre à arêtes arrondies qui se prête d'une façon parfaite à l'application d'une publicité originale sur les quatre faces symétriques du récipient.
De plus, en pratiquant un arrachement ou en pratiquant une coupe, par exemple à l'aide d'une paire de ciseaux, on peut former un bec verseur par lequel il est possible de diri- ger l'écoulement du contenu ou d'une partie seulement de ce dernier et, dans ce dernier cas, le récipient peut être posé sur une table par l'une de ses faces, avec son bec verseur se trouvant à un niveau supérieur à celui du restant du contenu.
Les fermetures des extrémités peuvent être réalisées par agrafage, gaufrage et parti culièrementFsoudage autogène, c'est-Åa-dire par intégration matière contre matière ou de toute autre façon. L'élément tubulaire peut être lui-même établi à partir d'une feuille de métal ou alliage mince ou à partir d'une feuille, de papier recouverte d'une pellicule de matière plastique.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue d'un élément tubulaire en papier dont la face qui représente la surface intérieure du tube a été préalable ment recouverte, par enduisage ou tout autre moyen connu, d'une pellicule de matière ther moplastique.
La fig. 2 montre la fermeture du fond du récipient, obtenue par pincement sous pression et température.
La fig. 3 montre la fermeture de l'orifice utilisé pour le remplissage, obtenue par pincement sous pression et température.
La fig. 4 est une vue en perspective du récipient rempli et complètement fermé.
A la fig. 1, le scellement de la partie de recouvrement comprise entre les bords longi tudinaux 1 et 2 et s'étendant sur toute la longueur du tube est réalisé, parexemple,à l'aide de molettes non représentées, lesquelles molettes préalablement chauffées, sont pressées l'une vers l'autre de manière que la surface de la pellicule de matière thermo- plastique adhère définitivement sur la surface du papier qui se trouve en regard.
S'il s'était agi d'un élément tubulaire établi à partir d'une feuille mince de métal ou d'alliage convenable, le scellement aurait été réalisé matière contre matière.
A la fia. 2 on voit que le fond 3 du régi- pient est fait-côté gauche face au dessin -par une simple opération de pincement de parties situées l'une en face de l'autre de la paroi latérale du tube, au moyen de molettes ou outils analogues, non représentés, préala- blement chauffés et pressés l'un vers l'autre, de manière que les surfaces de la pellicule de matière thermoplastique, comprises entre les flèches a-a et b-b qui sont soumises à l'action desdits outils viennent s'intégrer l'une à l'autre, à l'instar d'une soudure autogène. Suivant cette fig. 2, l'aplatissement du tube est réalisé suivant un plan horizontal.
Les traits pointillés montrent le tube avant la fermeture du fond.
A la fig. 3 on voit-côté droit face au dessin-que la fermeture 4 de l'extrémité du tube qui a servi d'orifice de remplissage 5 est réalisée par une simple opération de pincement de parties situées l'une en face de l'autre de la paroi latérale du tube, de la même manière que celle du fond 3 et au moyen des mêmes outils préalablement chauf- fés et pressés l'un vers l'autre.
D'après cette fig. 3, l'aplatissement du tube est réalisé suivant un plan vertical, c'est-à-dire normalement à l'aplatissement du fond.
Cette conformation du récipient suivant laquelle les fermetures 3 et 4, respectivement du fond et de l'orifice'de remplissage, sont décalées de 90 l'une par rapport à l'autre procure le récipient représenté en perspective à la fig. 4 ; récipient qui, pour une longueur appropriée du tube initial, donne la capacité la plus grande et assure le raidissement le plus complet du recipient.
On voit à l'examen de cette fig. 4 que le récipient affecte une forme spéciale du genre d'un tétraèdre dans lequel les angles seraient arrondis et les lignes séparant les quatre côtés légèrement bombées. Le récipient présente toutefois quatre surfaces assez planes per- mettant de le poser à plat sur une table en parfait état d'équilibre stable.
Lorsqu'on désire utiliser la totalité du contenu du récipient, il suffit d'arracher l'un quelconque des coins ou, préférablement, de découper l'un de ceux-ci à l'aide d'une paire de ciseaux en mordant sensiblement au delà de l'une des fermetures, et en enlevant la partie 6 comme l'indique la ligne pointillée c-c fig. 4, pour former une espèce de bec verseur.
La fermeture du fond 3 étant identique à celle de la fermeture 4 de l'orifice de remplissage 5, il est absolument impossible de discerner entre les deux fermetures.
Si on a utilisé une fraction seulement du contenu, on peut, sans inconvénient, poser le récipient à plat sur une table, en surveillant que le bec verseur se trouve à la partie la plus haute du récipient, ce qui supprime tout risque de fuite intempestive du restant du contenu.