Microseléromètre.
La présente invention a pour objet un micro. permettant de mesurer la dureté Vickers ou Brinell en tous points de la surface polie d'un échantillon.
Ce dispositif est destiné à être substitué à l'objectif d'un microscope, l'emplacement du centre de l'empreinte à produire pouvant être déterminé avec la plus grande précision à l'aide de ce microscope, avant substitution de son objectif. Il est ainsi possible de placer l'empreinte, par exemple, à l'intérieur de l'un des grains ou d'une inclusion révélée par 1'examen micrographique. Le mieroscléro- mètre peut être réalisé de façon qu'il permette d'exécuter un très (grand nombre d'empreintes sur une très faible surface, jusqu'à. 400 empreintes par mm2, par exemple, et étudier ainsi les variations de dureté des couches nitrurées ou cémentées, des dépats électrolytiques, des zones de soudures et autres régions particulières analogues.
Le microscléromètre oonfor. ne à l'i. nven- tion comporte un bâti prévu pour être disposé à la place de l'objectif d'un microscope et dans lequel peut se déplacer un mandrin porte-pénétrateur destiné à être placé dans l'axe optique dudit microscope lorsque le bâti est en place sur ce dernier, le penétrateur faisant saillie en dehors du bâti et le mandrin étant soumis axialement à l'action d'un ressort à lame en are, constitué par une lame, rectili'gnelorsqu'ellen'estpaschargée,encas- trée, à l'une de ses extrémités, dans. un organe relié au bâti du dispositif et articulée.
par son autre extrémité, sur le mandrin porte-pénétrateur, de préférence par une arti- culation à rotule, ce ressort tendant à faire saillir ledit mandrin hors du bâti et à appliquer l'un contre l'autre deux organes portés, l'un par le mandrin et l'autre par le bâti, ces organes assurant le centrage exact du premier dans le second.
On a représenté schématiquement, au dessin annexé, un exemple de réalisation du microseléromètre conforme à l'invention.
Dans ce dessin :
fig. 1 est une coupe longitudinale du dispositif ;
fig. 2 en est une vue en bout avec coupe partielle par II-II de fig. 1 ;
fig. 3 en est une vue partielle en plan, avec coupe par III-III de fig. 1, le ressort en are étant supposé enlevé ;
fig. 4 est une coupe partielle par IV-IV de fig. 1 ;
fig. 5 est une vue de face de la plaque d'encastrement du ressort à lame en arc ;
fig. 6 est une vue partielle, a plus grande échelle, en coupe par VI-VI de fig. 2, du chariot portant la plaque d'encastrement ;
fig. 7 est une coupe par VII-VII de fig. 6 ;
fig. 8 représente. le dispositif pour le fia- rage du ressort ;
fig. 9 est une vue schématique en perspec- tive d'une variante du dispositif de fixation de la lame-ressort, cette vue ne coinporta, nt pas les organes de réglage de la force déve- loppée par le ressort ;
fig. 10 est un diagramme explicatif montrant le déplacement auquel est soumis le ressort lors du réglage de la force développée par le ressort par modification de son angle d'encastrement ;
fig. 11 est une vue en coupe longitudinale du dispositif complet de réglage de la lameressort, dans le cas de la fixation de cette dernière conformément à ce qui est repré- senté à la fig. 9 ;
fig. 12 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, du dispositif de fig. 11 ;
fig. 13'est. une vue en coupe longrtudinal'e d'une variante du dispositif de repérage de la position du mandrin porte-pénétrateur.
Tel qu'il est reprÚsentÚ, le microsclÚromètre comporte un bâti 1 formant col de cygne 2 et dont l'extrémité) opposée à ce dernier est évidée de façon à former une fourche 3.
Ce bâti est muni d'une queue dnaronde 4 per- mettant de l'assujettir sur le statif d'un mi croscope métallographiique inversé du type
Le Chatelier. Le bâti 1 et la partie supÚrieure de son col de cygne 2 sont traverÚs respectivement par deux alésages coaxiaux 5 et 6. Dans l'alésage 6. percé dans le col de cygne 2, est fraisée une portée conique recti- fiée 7. Ce dernier alésage est traversé par un mandrin 8 dont le diamètre est nettement inférieur à celui dudit alésage et qui porte à son extrémité un pénétrateur 9. taillé par exemple en pointe de diamant.
Le mandrin 8 est muni d'un cône 10 dont la surface rec- tifiÚe s'applique exactement sur celle de la portée conique 7, en assurant le centrage exact du mandrin 8.
A son extrémité opposée à celle qui porte le pénétrateur 9, le mandrin 8 est terminé par une rotule 11 qui s'appuie dans une cu- vette 12 assujettie à l'extrémité d'un ressort en arc constitué par une lame. mince 1. 3 recti- ligne lorsqu'elle n'est pas bandée, encastrée a@ son autre extrémité dans une plaque 14 sur laquelle elle est rivée.
La plaque 14 est portée par un chariot 16
dans lequel elle est are-boutée sur trois butées 'constituées, d'une part, par une bille 17 dis
posée d'ans un logement du chariot 16 et.
d'autre part, par deux vis 18 et 19'dont la
première porte dans un logement, conique 2
pratiqué dans la plaque 14 et la seconde dans
une rainure rectiligne 21 fraisée dans cette
même plaque.
Le chariot 16 est mobile verticalement
et est guidé dans deux rainures verticales 22
pratiquées dans les deux Lran. ch. es de la
fourche 3'du bâti de l'appareil, pa. r l'intermé-
dia. ire de roulements à bille. s 23 et 24. Les
roulements 23 sont disposés aux extrémités
d'un axe 25 qui traverse un alésage pratiqué
dans le corps du chariot 16 et les roulements
94 sont portés. par un axe 26 supporté par
deux barrettes 27 articulÚes sur l'axe 25, cet
axe 26 pouvant. s'appuyer en son milieu sur
un bossage réservé au centre d'un évidement
transversal 28 ménagé dans le chariot 16.
L'axe oscillant 26 peut ainsi s'orienter dans
un plan parallèle à l''axe 2t5. Ce di. spositif
assure automatiquement, et sans précautions
d'usina, particulières, la portée simultanée
des quatre roulements sur les flancs des rai
nures 22.
Ce chariot est relié au bâti par l'intermé- 'diaire d'un bras 29 articulé à l'une de ses
extrémités, autour d'un axe 30 fixé dans le
bâti et comportant, à son autre extrémité,
une fourche enserrant l'axe 25. Une vis de
réglage 3'1, portant sur une traverse 3'2 dis-
posée dans l'évidement du bâti 1 permet le
déplacement vertical du bras 2i9 et, par con
séquent, du chariot 16.
Au-dessous du mandrin 8 est assujetti, n
l'aide d'un support 33, un miroir canvexe 34
dont le centre est situé, par construction, sur
l'axe et au voisinage de la pointe du mandrin
porte-pénétrateur. D'autre part, un objectif
convergent 35, à très courte distance focale.
sur les deux faces duquel est gravé un réti-
cule à fiils croises, est. disposé dans l'alésage 5
du bâti 1.
Le miroir convexe 34 donne, du
réticule gravé sur la face supérieure de l'ob-
jectif une image virtuelle située par co, nstrue- tion, lorsque les'cônes 7 et 10'sont appliqués l'un contre l'autre, dans le plan de visée de l'objectif du microscope, image qui peut donc cire observée dans l'oculaire de ce dernier.
Pour mesurer la dureté en un point d'un échantillon 36, on place celui-ci sur la pla t'ne 317 d'un microscope métallographique et l on amène dans l'axe optique de ce dernier le point de l'échantillon sur lequel doit avoir lieu la mesure. Après avoir relevé la platine, on retire l'objectif du microscope et on le remplace par le mi'crosclérométre en enga t, le patin à queue du'aronde 4 dans la mortaise correspondante servant normalement au maintien de l'objectif. Le pénétrateu. occupant une position rigoureusement définie par rapport au patin de fixation 4, il est facile de centrer une fois pour toutes le penétrateur sur l'axe optique du microseope, ce qui permet de choisir, à quelques microns près. la position du centre de l'em- preinte.
Le ressort 13 a préalablement été'choisi, dans le jeu de ressorts dont on dispose, de façon que sa charge corresponde à la nature de l'opération qne l'on désire effectuer. Un
jeu de ressorts, très facilement interchan- geables. permet de disposer d'une gamme étendu. de charges, comprises par exemple entre 10. g et 1 kg. Les plus faibles charges sont utilisées pour mesurer la dureté des eonslituants micrographiqlles. l'empreinte n'intéressant qu'un seul grain. Les plus fortes charges sont utilisées lorsqu'on désire mesurer la dureté moyenne de l'échantillon étudié.
Les empreintes obtenues intéressent plusieurs grains et les chiffres de dureté Vickers ainsi mesurés sont très voisins de ceux obtenus avec les machines usuelles. Toutefois, même
pour ces fortes charges, la diagonale de l'empreinte n'est que de quelques dixièmes de mm. L'appareil permet donc de controler la dureté de pièces'fines de très'faiMe's dimensions, sans qu'il soit nécessa. ire de polir spéeulairement les surfaces à étudier.
Avani de procéder aux mesures, aux est nécessaire d'amener le mandrin 8 dans une position exactement normale à la surface de l'éahantillon à examiner, afin d'éviter toute réaction latérale du pénètra. teur. A cet effet, le pénétrateur étant a. ppuyé sur la surface de l'échantillon, on visse ou dévisse simulta- nément, d'une même quantité, les vis 18 et 1-9. La plaque 14 pivotealorsautourd'umaxe perpendiculaire a. u plan de la fig. 1 et passant par le point de contact de la bille 17 avec la plaque 14.
On modifie ainsi l'angle d'encastrement du ressort 13 et l'on peut amener le mandrin 8 à se placer, à sa position d'équi- libre, dans un plan vertical perpendiculaire au plan de la fig. 1 et passant par le point de contact du pénétrateur 9 avec la surface de l'échantillon. D'autre part, en vissant ou dévissant la vis 18 et en dévissant ou vissant la. vis 19 de quantités égales mais de sens contraire, on fait pivoter la plaque 14 autour d'un axe passant par le point de contact de la bille 1. 7 et le point milieu des portées des vis 18 et 19 sur la plaque 14, le ressort 13 subissant ainsi une légère torsion.
On peut ainsi amener le mandrin 8, à sa position d'équilibre, dans un plan vertical de la fig'. 1. Ce mandrin est alors parfaitement vertical.
Le tarage des ressorts s'effectue d'une manière directe à l'aide de masses marquées 38 centrées sur l'axe du pénétrabeur à l'aide d'un téton 39 (fig. 8) disposé à l'extrémité du fléau 40 d'une balance comportant un fléau 4. 0 reposant. sur deux. couteaux 41 disposés dans le prolongement Fun de l'autre, l'ensemble fléau 40 et téton 3. 9 est équilibré à l'aide d'un contrepoids 42, une masse 44 mobile verticalement permet d'amener le centre de gravité du fléau sur Ia. ligne d'appui des couteaux 41.
Le fléau est supporté par une plaque 43, qui peut être fixée à la partie supérieure du bâti du mierosclérométre par une douille 46 enserrant un téton circulaire 47 formé par le bâti (2) et centré sur l'axe du porte-pénétrateur lequel passe avec un certain jeu dans un alésage de la plaque 43.
Le fléau 40 est en outre relié à la, plaque 43 par un ressort à lame 45 formé d'une lame métallique très mince, fixée au fléau à l'une de ses. extrémités et a la plaque 43 à son autre extrémité. Le tarage s'effectue en abaissant la platine jusqu'à ce que la face inférieure du téton 39 trateur 9, puis en chargeant des masses marquées 38 jusqu'à ce que le pénétrateur s'abaisse.
Il est impossible de placer directement la masse de tarage sur la pointe du pénétra teur, en effet, le mandrin porte-pénétrateur n'est guidé par aucun organe mécanique et ne peut conserver sa position verticale que si la force de tarage exercée sur lui est ver tica-le. La balance ci-dessus décrite oblige la pointe du pénétrateur 8 à se déplacer sur un arc de cercle ayant pour centre la ligne d'appui des couteaux 41, arc de cercle que l'on peut assimiler à une verticale : le péné- trateur conservera ainsi sa position verticale.
Pour amener la force développée par le ressort à une valeur'entière permettant de se reporter aux tableaux établis en fonetion de la charge et des dimensions du pénétra teur. on peut modifier légèrement la courbure du ressort en agissant, dans un sens ou dans l'autre, sur la vis de régla. ge 381.. Le déplacement. du chariot L6 ainsi obtenu permet ; de faire varier la force du ressert d'environ 5 % de part et d'autre de sa charge nominale, la force augmentant lorsque l'on élève le chariot et diminuant.lorsqu'onl'abaisse.
Une fois le dispositif mis en place, comme il a été exposé plus haut, on abaisse à nouveau la platine 37 portant l'échantillon 36.
La surface de ce dernier vient en contact au point voulu avec le pénétrateur 9 et, la platine poursuivant sa descente, le pénétrateur se trouve abaissé. A ce moment, le cône mâle 10 quitte le contact du cône femelle 7 et le mandrin porte-pénétrateur 8 est simplement maintenu par la pointe du pénétra'teur 9 et par le ressort 13 qui l'applique contre l'échantillon. Le pénétrateur, appliqué contre l'échantillon par la force déterminée du ressort, y laisse une empreinte dont on mesure les dimensions (diagonale ou diamètre selon le cas) en retirant le dispositif et en replaçant à nouveau l'objectif du microscope muni dbun micromètre.
Des tableaux ou gra- phiques établis expérimentalement ou par le calcul donnent adors la. dureté de l'ehan- tillon en fonction de ces dimensions, le dispositif pouvant être utilisé indifféremment pour la détermination, sous des charges quelconques, des duretés Vickers ou Brinell.
Le mode de guidage du mandrin portepénétrateur dans le bâti du dispositif assure le centrage exact du pénétrateur, au moins aussi longtemps que ce dernier n'est pas en contact avec la surface de l'échantillon dont on veut mesurer la dureté, et n'entraîne que les frottements minima compatibles avec un guidage correct. D'autre part, ce mode de guidage évite toute possibilité de coincement : du mandrin pendant sa course, même si l'effort exercé sur ce dernier ne coïncide pas avec l'axe du dispositif de guidage ou ne passe pas exactement par le centre du pénétrateur. L'alésage pratiqué dans le bâti pour le passage du mandrin porte-pénétrateur est d'un diamètre largement supérieur à eelui du mandrin.
Des que la surface à étudier vient en contact avec le pénétrateur et l'abaisse, les deux cônes de centrage cessent de porter l'un sur l'autre et le mandrin n'est plus guidé par aucun organe mécanique. Il setrouvesimplementmaintenuparlecon- tact du pénétrateur avec la surface à étudier et par le ressort qui le pousse à sa partie in férieure. Le mandrin se place alors dans une position d'équilibre stable, grâce aux propriétés du ressort à lame en arc. Dans cette position, la force exercée par le ressort passe exactement par le point de contact du péné- trateur et de la surface dont on désire mesurer la dureté.
Lorsque le dispositif est en place sur le microscope, l'illuminateur normal de ce dernier éclaire l'objectif convergent 35. Ainsi qu'il a été dit plus haut, lorsque le dispositif est au repos, le miroir convexe 3'5 donne, du réticule gravé sur la face supérieure de l'ob- jectif convergent 35, une image virtuelle située dans le plan objet du microscope et que Fon peut observer dans l'oculaire de celui-ci.
En abaissant lla platine 37 et l'échan- tillon 36, on enfonce le pénétrateur et, le miroir 34 se déplaçant en même temps, l'image du réticule supérieur disparaît. Le miroir poursuivant son mouvement de descente, il arrive un moment où la face infé- rieure de l'objectif 35 apparaît de façon nette dans le champ du microscope.
On donne à l'objectif convergent 35 une épaisseurtellequeletrajetparcouru par le miroirentrelesdeux positions pour lesquelles on obtient les images successives mentionnées ci-dessus soit égal à une fraction de la course totale du mandrin entre sa position de repos et sa position de butée en fin de course, il suffit à l'opérateur, pour réaliser une opération de billage, d'abaisser la platine en observant dans l'oculaire du microscope l'apparition de la seconde image. Au moment de cette apparition, l'opérateur cesse d'abaisser la platine, la course du mandrin étant alors suffisamment grande sans cependant que l'on risque de détériorer l'appareil.
L'indi. cateur de position du mandrin ainsi constitué ne joue en aucun cas le rble d'un indicateur dynamomÚtrique, la charge du ressort restant sensiblement constante pendant le déplacement du mandrin. Il permet, par contre, de vérifier que, pendant sa course, le mandrin porte-pénétrateur reste normal à la surface à biller, en observant que la croisée des fils des réticules reste au centre du champ.
L'ensemble du dispositif peut être recouvert pair un carter assujetti sur le bâti et permettant l'accès aux vis 1S, 19 et 31.
Dans le dispositif représenté à la fig, 9, on retrouve la partie 3 du bâti du micro seléromètre, ainsi que l'extrémité encastrée du ressort 13, sur lequel est fixée la pla quette d'encastrement 14. Cette plaquette comporte ici un appendice 4 & qui porte deux vis de réglage 49 et 50 qui s'appuient res pectivement dans des logements 51 et 52 ménagés dans une traverse cylindrique 53 fixée à ses deux extrémités dans le bâti 3.
Le logement-51 est constitué par une rainure rectiligne et le logement 52 par un simple trou conique. D'autre part, la, plaquette 14 s'appuie, à sa partie inférieure, sur une'butée 54 solidaire d'une traverse 55 du bâti 3. Les vis 49 et 50 jouent le. même rôle que les vis 18 et 19 du dispositif représente à la fig. 1, c'est-à-dire qu'elles permettent d'amener le mandrin porte-pénétrateur dans une position n strictement perpendiculaire à la surface à biller.
En effet, en vissant l'une d'entre elles et en dévissant l'autre, on peut amener ledit mandrin dans le plan de la fig. 10 et en les vissant ou dévissant simultanément, on dé- place la base du mandrin dans un p) la. n perpen- diculaire à eette meme fig. 10.
Une fois le mandrin amené à la position voulue, si l'on modifie l'angle d'encastrement du ressort en faisant pivoter ce dernier autour de sa ligne d'encastrement, il s'ensuit un déplacement de l'extrémité libre du ressort et, par conséquent, de la base du mandrin n porte-penétrateur qui, de ce fait, ne se trouve plus normal à la surface à biller.
C'est ainsi que si le réglage de la position du mandrin a donné lieu à un angle d'eneastrement q (fig. 10), l'augmentation de cet angle d'une quantit6 A (PA par rotation autour de 0 donne lieu à une déformation du ressort 13 qui prend alors la position représentée en 13a. l'extrémité 12 > sur laquelle est appuyé le mandrin porte-pénétrateur 8 venant alors s en 12a et le mandrin 8 prenant une position oblique 8a par rapport à la surface de l'échantillon 36 appliqué sur la platine du microscope.
Pour compenser ce déplacement, il faut done que la rotation fA s'aceompagne d'un déplaee- ment 0-oui de l'extrémité encastrée du ressort, déplacement égal mais de sens contraire au déplacement 12-l2ec, le ressort prenant alors la forme représentée en 13b, sans que l'extrémité 12 se déplace.
Pour obtenir ce déplacement et, simultanément, l'augmen- tation A de l'angle d'encastrement cpA du ressort, il suffit de faire tourner l'or, gane d'encastrement dudit ressort autour d'un axe perpendiculaire au plan de figure et passant par un point C situé sur la verticale du point 0, à une distance r de ce dernier, cette distance étant choisie de manière que le dé- placement résultant 0-Oi= f. ZfA soit précisément égal et de. sens contraire au déplacement 1212a qu'entraînerait une ro tation dcpA autour : du point 0.
Ces conditions sont réalisées dans le dis positif repTesenté aux fig. 11 et 12. Dans ce dispositif, les logements 51 et 52. dans lesquels s'appuient les vis 49 et 50 sont prati qués dans deux manchons 56 et 57 montés à rotation sur un arbre 58 dont les deux extré- mités sont fixées dans les'joues'dubâti3.
Les manchons 56 et 57, qui ménagent entre eux un intervalle libre, sont solidaires d'une contre-plaque 59 qui porte elle-même une pièce 60 en forme d'étrier dans laquelle est fixée la butée 54 constituant le troisième point. sur lequel s'arc-boute la plaquette 14.
L'appendice 48 est divisé en deux branches 48la et 48b dont la hauteur est telle que, lorsque le ressort est en place, c'est-à-dire que les vis 49 et 50 sont appliquées dans leurs logements, la distance entre l'axe de l'arbre 58 et la ligne d'encastrement de la lame 13 dans la plaquette 14 soit précisément égale à la distance r qui a été définie plus haut.
Sur l'arbre 58 et dans l'intervalle ménage entre les manchons 56 et 57 est également enfilé un troisième manchon 61 portant une pièce ajourée 6'2 dans laquelle est. engagée une vis de butée 63'sur l'extrémité de laquelle s'appuie la contre-plaque 59. La partie inférieure de cette pièce 62 forme un biseau 6 ; ; qui s'engage dans un crochet 64 articulé au- tour d'un axe 66 solidaire du bâti 3, un ressort 67 tendant à rappeler l'extrémité du crochet 64 vers le haut.
Le réglage de la position du mandrin porte-pénétrateur a lieu, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, à l'aide des vis 49 et 50. Une fois ce réglage obtenu, pour-modifier la force développée par le ressort en vue'de l'adapter à la valeur nécessaire-résultat contrôlé à l'aide de la balance particulière décrite-on agit sur la vis 63. On fait ainsi basculer la contre-plaque 59 autour de l'arbre 58, la
ligne d'encastrement du ressort subissant
aiBsi un déplaJeement bel que O 0 > jde fig. 10,
la position de l'extrémité libre du ressort 13 et, par conséquent, celle du mandrin porte
pénétrateur restant donc inchangée.
Grâce au dispositif qui vient d'être décrit, l'extraction et la mise en place de la lame de ressort 13s, parexempleenvue de modifier la force de pénétration du pénétrateur, se trouvent grandement facilitées. En effet, pour extraire la lame 13 il suffit Ide dégager le
crochet 64 du biseau 63. La pièce 62 est a. lors libérée et pivote autour de l'arbre 58, accom- pagnée par la contre-plaque 59 et, par conséquent, par la plaquette 14 a. rc-boutée sur cette dernière.
La-lame 13 se débande et il est possible de la dégager longitudinalement en la tirant en arrière (de droite à gauche sur la fig. 11), la contre-plaque 59 pouvant être soulevée pour dégager la butée 54. La mise en place de la lame s'effectue en sens inverse, les deux vis 49 et 50 étant appliquées dans leurs logements respectifs, puis l'ensemble constitué par la plaque, 14, la contre-plaque 59 et la pièce 62étantrabattu et le biseau 63 engagé dans le crochet 64.
Le dispositif de repérage de la position du mandrin porte-pénétrateur représenté à la fig. 13 comprend, d'une part, un miroir sphérique concave 68 assujetti à l'aide d'un support 69 sous le mandrin 8, de la même façon que le miroir convexe 34 da. ns le dispositif représenté à la fig. 1, l'axe optique du miroir coïncidant avec l'axe du mandrin 8.
D'autre part, dans l'ouverture 5 pratiquée dans le bâti du microsclérometre, est disposé un réticule double 70 constitué par une plaque de verre épaisse de l'mm et sur les faces 70a et 70b de laquelle sont tracés des quadrillages.
Les positions respectives du réticule 70 et du miroir 68 sont telles que, lorsque le mandrin 8 est à sa position de repos, c'est-à-dire que le cône mâle 10 repose dans le cône femelle 7, le miroir 68 donne du quadrillage tracé sur la face 70a éclairée par l'illu. mina- teur du microscope, une image qui se forme dans le plan de visée de l'oculaire de ce dernier et peut être observée par l'opérateur.
Lorsque ce dernier abaisse la platine du microscope et que, le pénétrateur s'appuyant sur la surface a biller, le mandrin 8 s'abaisse également, cette image disparaît et, lorsque le mandrin s'est'enfoncé de 1 mm, elle est remplacée par l'image du quadrillage tracé sur la face 70b du réticule 70. L'opérateur est ainsi prévenu d'avoir à arrêter le mouvement de descente de la platine. Ce dispositif permettant de repérer à moins de 0, 2 mm près la position du mandrin 8, il est possible de garantir à 0, 3 % près la charge appliquée sur le pénétrateur.
L'utilisation d'un quadrillage sur les deux faces du réticule 70 permet d'éviter la nécessité de régler avec précision la position desdites plaques pour obtenir une ima'ge correcte dans le microscope.
Comme le dispositif de repérage représenté à la fig. 1, le dispositif décrit ci-dessus permet, en outre, de vérifier que, pendant sa course, le mandrin porte-pénétrateur reste normal à la surface de l'échantillonétudié; il suffit, pour cela, de s'assurer que l'image des'croix du réticule se forme bien au centre du champ et, dans le cas'contraire, de l'y ramener en agissant sur les vis 49 et 50.
Grâce aux propriétés d'es. ressorts à lame en arc dont il est fait application dans le
dispositif et à l'articulation à rotule du ressort sur le mandrin porte-pénétrateur, la force développée par le ressort s'exerce exac tement dans l'axe du mandrin, ce qui évite toute réaction latérale du pénétrateur sur la surface à étudier. L'articulation à rotule
permet, en outre, de réduire au minimum
les frottements, grâce à la suppression de
tout organe intermédiaire de guidage ou de
transmission, tel que leviers, renvois et autres
organes analogues.
D'autre part, la sensibilité
des ressorts à lame en arc utilisés'est con-
sidérale ; pour un déplacement du pénétra
teur de 1 mm environ, qui représente la course totale de ce dernier, la variation de la charge de ces ressorts reste inférieure à 2 %.
Ceci permet de connaître avec précision la
valeur de l'effort exercé sur le pénétrateur, sans qu'il soit besoin de tenir compte de fa on exacte de la position d'enfoncement de ce pénétrateur pendant la mesure.
L'encombrement très réduit des ressorts à lame en arc utilisés dans de dispositif représenté permet de conférer à celui-ci des dimensions extrêmement réduites ; à titre d'exemple, on a pu réaliser un microseléro- mètre conforme à l'invention dont la hauteur totale est d'environ 50 mm et la longueur d'environ 90. mm.
A la place du dispositif optique indiea- teur de la position du mandrin porte-péné- trateur, on pourrait prévoir, par exemple, un simple levier amplificateur articulé sur le mandrin et portant une aiguille se déplaçant devant un secteur gradué.
Selon le mode de fixation adopté pour l'objectif amovible du microscope, la liaison entre le bâti'du dispositif et ledit microscope peut être assurée par vissage, au moyen d'un assemblage à queue d'aronde, comme il est décrit plus haut, on par tout autre moyen analogue.