Jeu de construction architecturale. On connaît déjà de nombreux types de jeux de construction architecturale compor tant des éléments imitant ceux utilisés dans la réalité et éventuellement susceptibles d'être assemblés entre eux pour conférer une certaine solidité aux ensembles réalisés. Ce pendant, ces types de jeux connus ne per mettent généralement pas de construire des arcs et des voûtes, ces ensembles étant le plus souvent, lorsqu'ils existent, constitués préa lablement d'une seule pièce ou au plus de deux et ne pouvant donc donner lieu à des variantes.
De plus, les organes d'assemblage sont fréquemment indépendants des éléments de construction eux-mêmes, ce qui complique le montage et entraîne des risques de perte de ces organes.
La présente invention a pour objet un jeu de construction qui permet de réaliser des types d'arcs variés, ainsi que des motifs de décoration architecturale ou autre, en sui vant de très près les méthodes de construc tion utilisées dans la réalité. De plus, les organes d'assemblage. destinés à éviter le glissement des pièces l'une par rapport à l'autre, sont solidaires des éléments de cons truction, ce qui évite les inconvénients men tionnés ci-dessus.
Le jeu de construction conforme à l'in vention comporte des éléments en forme de prisme trapézoïdal, des éléments en forme de prisme triangulaire, des éléments en forme de parallélépipède et des éléments cylindri ques.
Chacun de ces éléments comporte, sur une ou plusieurs de ses faces, au moins un organe d'assemblage, les positions respectives des organes portés par deux pièces destinées à venir en contact permettant leur jonction lors de l'assemblage desdites pièces.
Un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention consiste à pren dre pour dimension de base des divers élé ments le côté d'un élément cubique, les faces latérales des éléments en forme de prisme trapézoïdal étant alors des carrés dont les dimensions sont égales à celles des faces de l'élément cubique.
L'angle d'ouverture du prisme trapézoïdal est de préférence égal à 15 , l'assemblage des claveaux en un cercle complet donnant ainsi un polygone de 24 côtés, dont les dimensions sont avantageuse ment telles qu'il puisse être inscrit dans un cercle dont le rayon est le double du côté du cube de base. Dans le cas où les claveaux présentent la forme de prismes triangulaires, l'ensemble des 24 claveaux assemblés côte à côte se trouverait inscrit dans un cercle ayant pour rayon le côté du cube de base.
Les éléments susmentionnés peuvent être constitués en bois, en matière plastique moulée, en matière agglomérée, en métal, en toute autre matière, ou par l'emploi simultané de deux ou plusieurs matériaux, et recevoir toute co loration et toute décoration en creux ou en relief désirées. Ils peuvent en outre être cons titués en matériaux pleins, ajourés ou évidés.
La description faite ci-après avec réfé rence au dessin annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisa tion du jeu conforme à l'invention.
Fig. 1 est une vue en perspective d'un élément d'arc en forme de prisme trapézoïdal. Fig. 2 est un développement de la surface de cet élément.
Fig. 3 est une coupe longitudinale, à grande échelle, à travers les organes d'assem blage de deux éléments juxtaposés.
Fig. 4 est un schéma montrant la section droite de divers types de claveaux.
Fig. 5 est une vue en perspective d'un élément d'arc en forme de prisme triangu laire rectangle.
Fig. 6 à 14 sont des vues en perspective de l'élément cubique, de ses multiples et sous- multiples.
Fig. 15 à 18 sont des vues analogues de l'élément de colonne avec multiples et sous- multiples.
Fig. 19 et 20 sont deux exemples de réa lisation d'arcs constitués avec le jeu conforme à l'invention.
Fig. 21 est un exemple simple d'applica tion de ce jeu à la réalisation d'un ensemble architectural.
D étant la dimension de base des éléments du jeu conforme à l'invention, le claveau 1, dont l'angle d'ouverture est égal à 15 , com porte deux faces latérales constituées par des carrés de côté D, deux bases rectangulaires de dimensions respectives D X (2D X 0,2611) et D X (D X 0,2611) et deux faces termi nales trapézoïdales ayant pour grande base 2D X 0,2611, pour petite base D X 0,2611 et pour côtés D.
Les faces rectangulaires du claveau pré sentent uniquement des perforations 2, re présentées au dessin par des points, disposés au premier et au troisième quart de la plus grande médiane. Les faces trapézoïdales pré sentent uniquement des perforations 2, si -tuées à une distance égale à D/4 de part et d'autre de la 1/2 médiane du trapèze.
Les faces carrées présentent à, la fois des perfo rations 2 et des tenons 3, ces derniers étant représentés au dessin par des croix, diposés respectivement au premier et au troisième quart des deux médianes de ces faces, la mé diane sür laquelle sont alignés les tenons de l'une des faces étant perpendiculaire à celle sur laquello sont disposés les tenons de l'au tre (fig. 2). Une telle disposition permet d'assembler entre eux deux claveaux quel conques, quelle que soit leur position.
Les tenons 3 sont constitués (fig. 3) par de petits cylindres d'axe perpendiculaire à la surface des éléments., dont la hauteur et le diamètre sont très légèrement inférieurs à ceux des perforations 2. L'assemblage a donc lieu librement et sans frottement, l'unique fonction des tenons et perforations étant, ici, d'éviter le glissement des pièces assemblées l'une par rapport à l'autre.
Au lieu d'être cylindriques, les tenons et les perforations correspondantes peuvent présenter une sec tion droite polygonale quelconque et une section axiale de forme quelconque. Ces tenons peuvent être constitués par des tiges, par exemple métalliques, enfoncées dans la surface des pièces ou, en particulier lorsque lesdites pièces sont en matière plastique, être formés par moulage dans la masse.
En assemblant côte à côte 24 claveaux tels que celui représenté à la fig. 1, on obtient un anneau complet formant intérieu rement un polygone de 24 côtés, susceptible d'être inscrit dans un cercle de rayon D et extérieurement un polygone semblable ins criptible dans un cercla de rayon<I>2D.</I> On pourrait utiliser également des claveaux tels que par exemple 1a, lb ou<B>le,
</B> etc. (fig. 4). Dans le claveau la, la plus petite face rec tangulaire se trouve remplacée par une sim ple arête, ce claveau formant ainsi un prisme triangulaire.
Les éléments d'arc en forme de prisme triangulaire rectangle (fig. 5) qui sont utili- sables surtout à, la retombée des arcs, sont obtenus par découpage d'un cube de côté D suivant les diagonales de l'une de ses faces. Ces éléments 4 présentent donc une face car- rée de côté D et une section droite constituée par un triangle rectangle isocèle de base D et de hauteur D/2. Seule la face carrée est munie de perforations disposées au premier et au troisième quart des médianes de cette face.
Les éléments cubiques 5, de côté D (fig. 6), ne comportent que des perforations qui sont disposées, sur chaque face, comme dans les cas des faces carrées des éléments prismatiques 1 et 4.
Les éléments multiples de l'élément cubi que (fig. 7 et 8) sont constitués par la juxta position bout à bout de cubes tels que 5, for mant ainsi des éléments de longueur 2D (fig. 7), 3D et davantage (fig. 8). Comme les éléments cubiques, ils ne sont munis que de perforations qui, sur les faces rectangulaires, sont disposées en quinconce ainsi qu'il est in diqué au dessin.
Les éléments sous-multiples de l'élément cubique sont le demi-cube 6 (fig. 9) et le quart de cube 7 (fig. 12) ou toute fraction inférieure de cube, constitués par des parallé lépipèdes dont la base est un carré de côté D et la hauteur, respectivement, D/2 et D/4 et ainsi de suite. Ils portent des perforations qui, sur leurs faces carrées, sont disposées comme sur les faces de l'élément cubique et, sur leurs faces rectangulaires, sont disposées au premier et au troisième quart de la plus longue médiane. Ces éléments possèdent éga lement des multiples de longueur 2D, 3D, etc., représentés, pour le demi-cube, aux fig. 10 et 11 et, pour le quart de cube, aux fig. 13 et 14.
Ces éléments présentent sur les faces, dont l'une des dimensions est inférieure à D, une ligne unique de perforations régu lièrement espacées sur la plus longue mé diane.
Enfin, l'élément cylindrique de base ou colonne 8 (fig. 15) est constitué par un cy lindre de hauteur D, dont la base a pour dia mètre 0,9D. Cet élément porte, sur chacune de ses faces extrêmes, deux perforations et deux tenons situés respectivement sur deux diamètres rectangulaires, à une distance D/4 du centre de la face considérée. Le diamètre sur lequel sont disposés les tenons d'une face est perpendiculaire à celui sur lequel se trou vent les tenons de l'autre face.
Cet élément présente des multiples tels que la double colonne 9 (fig. 16), de hauteur 2D, et des sous-multiples tels que la demi- colonne 10, de hauteur D/2 (fig. 17) et le quart de colonne, de hauteur D/4 (fig. 18), toujours avec le même diamètre 0,9D.
Les colonnes multiples présentent, comme la co lonne.,à la fois des tenons et des perforations disposés comme pour cette dernière. Par contre, les sous-multiples ne présentent que des perforations ménagées sur chaque face terminale sur deux diamètres rectangulaires, à une distance D/4 du centre de la face.
A titre d'exemple des possibilités offer tes par le jeu de construction décrit, on a re présenté, à la fi-. 19, un arc en anse de pa nier reposant sur des colonnes et, ià la fig. 20, un encadrement de fenêtre Renaissance avec arc en accolade.
Il est à remarquer que, du fait que les organes d'assemblage out uni quement ici pour rôle d'empécher les élé ments juxtaposés de glisser l'un par rapport à l'autre, sans assurer leur liaison de façon inséparable, il est toujours nécessaire d'annu ler les effets de la poussée de l'arc, par exemple à l'aide de contreforts ou d'ares-bou- tants, ce qui augmente encore le rapproche ment avec la réalité des constructions obte nues grâce au jeu décrit. C'est précisément ce qui est réalisé dans l'exemple représenté à la fig. 21.
Diverses modifications peuvent être apportées aux éléments principaux décrits ci-dessus sans pour cela sortir du cadre de l'invention, en particulier en ce qui concerne l'aspect extérieur des pièces fondamentales, le rapport de leurs dimensions ainsi que et la disposition des tenons et per forations.
Par exemple, les divers éléments peuvent recevoir des décorations en creux ou en relief, telles que moulures, cannelures et autres sculptures analogues. De même, au lieu d'utiliser, pour chaque élément muni de tenons, deux paires de ces derniers disposés sur des faces opposées de l'élément considéré, on peut placer un seul tenon, de section droite polygonale, par exemple au centre de l'une des faces, et une seule perforation de section semblable au centre de la face opposée,
la disposition des perforations sur les autres faces et sur celles des éléments ne comportant pas de tenons étant modifiée en conséquence.
Enfin, on peut remplacer la combinaison tenons-perforations par des dispositifs tels que des ventouses, des agrafes, des crochets ou autres ensembles de liaison plus ou moins étroite et rigide.