Installation destinée à la vérification et à l'étalonnage de compteurs électriques
d'abonnés au moyen d'un effet stroboscopique.
-L'Invention décrite ci-dessous a pour objet une installation deatinÚe Ó la vÚrification '1;')l'étalonnagedecompteursélectriques d'abonnÚs au moyen d'un effet stroboscopique. plus.particuli¯rement a la vÚrification rapide sur place des erreurs relatives des computers ¯lectriques Ó induction, des abonnÚs de- ; reseaux à basse tension.
L'invention a pour but de rendre les élé ment s portatifs de cette installation plus légers et. d'un emploi plus commode grâce a. divers aménagements.
L'aménagement principal a trait au dis positif stroboscopique.
Le principe connu de la méthode strobo copique de vérification consiste à placer un 'ompteur étalon dans les mêmes conditions électriques que le compteur d'abonné et à vé- rifier par une méthode stroboscopique que des j opères de leurs disques défilent à la même vitesse.
A cet effet, le disque du compteur d'abonné est muni sur sa face inférieure d'une graduation périphérique : le disque du compleur étalon, muni sur son bord d'un peigne ou d'une denture, ayant le même nombre de que que ladite graduation d'abonné, est interposé sur le trajet d'un faisceau lumineux éclairant ladite face inférieure du disque du compteur d'abonné : le disque étalon produit ainsi desmodulationslumineuses,grâce auxquelles le disque d'abonné parait immobile par effet de stroboscopie quand la cadence de ces modulations est la même que celle de l'avancement des traits de la graduation du disque du compteur d'abonné.
L'observation de cette dernière graduation a lieu à travers une fenêtre du boîtier du compteur qui délimite une partie très faible de la graduation, par exemple 1 cm environ, le nombre de traits au centimètre étant élevé, par exemple 30.
Dans des appareils antérieurs, l'éclairement du disque d'abonné était effectué par un petit nombre de pinceaux lumineux produits par une petite lampe et par un peigne fixe à denture placé immédiatement au-dessous du bord du disque du compteur étalon, lequel bord était constitué par un film photographique d'une graduation circulaire identique au peigne. Ce film, en tournant, laissait passer ou interceptait le groupe des pinceaux lumineux ; un dispositif de verres optiques recevant ceux-ci donnait sur la face inférieure du disque du compteur d'abonné un éclairement diffus, qui était modulé à la cadence d'avancement de la graduation du disque du compteur étalon. Lorsque les deux vitesses de rotation étaient égales, le disque du compteur d'abonné paraissait immobile.
Ce dispositif stroboscopique présentait divers inconvénients, notamment les suivants :
1 Il nécessitait un dispositif de verres optiques, relativement lourd et coûteux.
20 Pour que l'éolairement sur le disque du compteur d'abonné soit formé par une plage diffuse et non point par des plages lumineuses séparées, correspondant aux pin ceaux lumineux, il fallait que la distance entre le disque du compteur d'abonné et les dispositifs stroboscopiques du compteur étalon ait une valeur bien déterminée et, par conséquent, que le boîtier de ce dernier soit fixé en une position bien déterminée par rapport au compteur à vérifier. Cela nécessi- tait un dispositif spécial d'accrochage et de mise en service des circuits du boîtier du compteur étalon.
Le dispositif stroboscopique compris dans l'installation objet de l'invention supprime ces inconvénients,
Cette installation est caractérisée en ce qu'elle comprend un compteur électrique étalon portatif dont le disque est muni sur son pourtour de traits de graduation alternativement transparents et opaques, de même lar geur, ledit compteur comprenant une source lumineuse disposée de manière à pouvoir projeter des ombres portées desdits traits de graduation sur Je disque d'un compteur à véri- fier, disque qui est pourvu sur sa face inférieure d'une graduation périphérique correspondant à celle du disque du compteur étalon,
le tout disposé de manière qu'en observant l'effet stroboscopique produit par la conjugaison desdites ombres portées et de la graduation du disque du compteur à vérifier, on peut contrôler les vitesses relatives des deux disques lorsque les compteurs enregistrent des quantités d'énergie déterminées.
On peut s'arranger pour que l'ombre portée de la denture étalon soit projetée sur la graduation du disque du compteur à vérifier avec un agrandissement dans un rapport égal à 3 ou à 4, de sorte que trois ou quatre traits de la graduation du compteur à vérifier apparaissent entre les ombres des deux traits successifs de la graduation étalon.
Du fait de cet agrandissement, la vitesse périphérique de l'ombre ainsi projetée serait environ trois fois ou quatre fois supérieure à la vitesse pé- riphérique du disque du compteur à vérifier, de sorte que les passages successifs dans le champ de vision des larges traits noirs cons titués par les ombres des traits de la graduation étalon produisent un effet équivalent à celui des interruptions périodiques de la lumière utilisées en stroboscopie.
L'observation montre en effet que, dans ces conditions, si les vitesses de passage des repères des deux graduations sont égales, la graduation d'abonné paraît immobile, tandis que si elles sont différentes, cette graduation paraît tourner dans un sens ou dans l'autre, suivant l, sens de la différence.
Les principaux avantages de ce dispositif sont la suppression des verres d'optiques et de peigne fixe, ce qui procure un allégement et une économie, ainsi que la suppression de l'obligation de placer le compteur étalon dans une position rigoureuse par rapport au compteur d'abonné, ce qui permet d'avoir un appareil étalon tenu dans les mains comme un appareil photographique.
Dans la description donnée ci-après d'une forme d'exécution de l'installation conforme à l'invention, divers autres aménagements seront indiqués, qui tous concourent au même but de rendre les appareils plus portatifs et d'un emploi plus commode : ces aménagements sont décrits ci-dessous, appliqués à une forme de réalisation particulière du compteur étalon.
En particulier, le compteur étalon n'étant plus destiné à être accroché sur une plaque de contrôle assurant en même temps sa mise en circuit, on a prévu que son raccordement pourrait se faire, de préférence, à l'aide d'une prise de courant spéciale ayant notamment l'avantage de permettre de placer les régis- tances d'étalonnage en dehors du boîtier du compteur étalon, ce qui permet d'alléger d'autant celui-ci.
A titre d'exemple, on a décrit ci-après et représenté au dessin annexé une installation suivant l'invention, réalisée pour permettre la vérification rapide de compteurs mono phasés basse tension, à induction. Dans le cas pris comme exemple, le compteur à véri- fier est identique au compteur étalon contenu dans un boîtier avec le dispositif strobo scopique.
La fi%. 1 représente une vue en perspee- tive de l'installation objet de l'invention, le compteur étalon étant connecté à la prise de courant spéciale, et placé en position de fonc- honnement devant nn compteur à vérifier.
La ; fig. 2 donne le schéma de branchement (, de montage intérieur de l'installation.
La fig. 3 représente, en coupe axiale lon gitudinale, la lampe de projection et la cham- bru dans laquelle elle est logée.
La fig. 4 représente une fenêtre à index ménagée sur sur face avant du boîtier du compteur d'abonné, fenêtre qui permet d'ob serveur le passage de la graduation périphé- rique. tracée sur le dessous du disque de ce compteur.
La fig. 5 montre en détail la disposition des éléments du compteur à vérifier, du compteur ¯talon et de la prise de courant monobloc.
La fig. 6 montre, d'une façon analogue à f'eHe de la fig. 5. une installation à prise d''courant a fiches et douilles.
La fig. 7 représente un autre montage deviné a l'emploi de l'installation pour l'éta- ionnage des compteurs.
Dans la fig. 1, l'installation comprend un compteur étalon représenté par la boîte 1, 'huis laquelle on ne montre que le disque 2 du compteur et une petite lampe électrique 3 montée dans un étui diaphragmé 4.
Le disque 2 porte sur sa périphérie un film photographique circulaire 5 sur lequel ment été impressionnées des bandes noires ragliales uniformément réparties, de largeur égale a celle des vides intercalaires. (Au des sin. l'échelle de cette graduation a été eonsi dérablement amplifiée.)
La source lumineuse précitée 3. placée obliquement au-dessous du disque 2, éclaire une petite zone du film 5. Elle en projette l'image sur le bord inférieur gradué du dis que R du compteur à vérifier 7. à travers une fenêtre 8 percée dans la face avant du bo¼tier.
Dans l'exemple représenté, le nom bl e des traits radiaux equidistants de la graduation de ce disque est égal au nombre de pleins du film 5.
Les rayons lumineux qui ont passé, à l'al ler, par la fenêtre 8 sont diffusés par le disque 6 et repassent en partie par cette fenêtre. Ils viennent frapper l'oeil de l'obser- vateur après réflexion sur un miroir concave 9 fixé sur le dessus du boîtier 1. Si la boîte 1 était placée plus haut qu'il n'est représenté en fig. 1, à hauteur de l'oeil de l'observateur, on disposerait, pour renvoyer ces rayons vers cet oeil, une petite glace plane, non reprÚsentée au dessin, convenablement placée audessus du miroir concave précité, et formant avee lui un périscope.
Le compteur étalon est branché sur la. prise de courant spéciale 10 (montée en amont de l'interrupteur général 11 de l'abonné) à l'aide du cordon à tros fils 12 et de la broche multiple 13, insérée dans le socle 10. La résistance de contrôle 14 est raccordée à ce même socle. Elle permet de faire débiter par le compteur la puissance voulue pendant le temps très court strictement nécessaire à la vérification, et comporte, dans ce but, une petite lampe 15 de forte résistance, montée en parallèle avec elle. La manoeuvre de l'interrupteur 16 permet de laisser la lampe 15 seule en circuit.
Dans la fig. 2, représentant le schéma des connexions correspondant au dispositif de la fig. 1, le compteur à vérifier 17, comprenant un enroulement intensité 18 et un enroulement tension 19, est relié au réseau 20 par ses deux bornes d'entrée. De ce compteur 17 part la canalisation principale 21 de l'abonné qui alimente les récepteurs 22 par l'intermÚdiaire de l'interrupteur général 23.
La prise de courant spéciale 24 est branchée en dérivation sur la canalisation principale, en amont de l'interrupteur général 23.
Elle comporte essentiellement trois bornes 2a, 969 27, pour le branchement de l'appareil vérificateur stroboscopique 8 et deux bornes 29, 30 pour le branchement de l'élément résistant amovible 31 (représenté en 14 sur la fig. 1).
L'installation représentée se compose d'un dispositif stroboscopique d'observation et d'un compteur étalon. Sur la fig. 2 sont re présentés les enroulements intensité 33 et tension 33 de ce compteur. Ce dernier enroulement n'est alimenté que par l'intermédiaire d'un potentiomètre 34 relié aux bornes 26 et 27 de la prise de courant 24. L'une des extrémités de ce potentiomètre est shuntée par un rhéostat 35, dont les plots sont gra dués, comme il sera expliqué plus loin.
L'autre extrémité du potentiomètre présente deux prises de réglage 36 et 37 et un bras mobile 38. En plaçant le bras 38 sur la prise 36, on fait passer dans l'enroulement tension 33 une intensité supérieure de 3% à l'intensité normale pour la tension appliquée aux bornes de l'installation. En plaçant ce bras sur la prise 37, on y fait passer une intensité inférieure de 3% à l'intensité normale ci-dessus définie. La petite lampe électrique 39 (représentée en 3 sur la fig. 1) est alimentée par un petit transformateur 40 dont le primaire est constitué par l'enroulement tension 33 du compteur étalon.
L'élément résistant amovible 31 comprend deux résistances en parallèle. L'une, très forte, 41, pourra être constituée, par exem- ple, par une petite lampe (représentée en 15 sur la fig. 1) ; elle absorbe un courant négli- geable. L'autre résistance 42 est choisie par l'agent vérificateur pour obtenir le régime de marche des deux compteurs idoines à l'a véri- fiction. L'interrupteur 43 de la fig. 2 (représenté en 16 sur la fig. 1) permet de ne maintenir la résistance 31 en service que quelques secondes (temps de la vérification).
Cette résistance très légère, du type de celles des fers à repasser, étant enfermée dans un boîtier étanche, ne peut, en effet, être mise en service qu'un temps très court.
Dans les compteurs basse tension, l'erreur relative d'enregistrement à différentes charges ne doit pas dépasser des maxima et minima donnés (généralement 3%).
La vérification consistera donc à donner au compteur étalon, à l'aide du commutateur 38, pour chacun des régimes de charge où la vérification est p, rescrite, des erreurs relatives d'enregistrement respectivement égales a,-)-3% et à-3% et à comparer, dans cha- que cas, la marche des deux compteurs. Cette comparaison s'effectue sur la vitesse des disques par la méthode stroboscopique ci-dessus décrite.
Si le compteur en essai fonctionne avec des erreurs relatives admissibles, il devra donc, à chaque régime de marche, tourner moins vite que le compteur étalon lorsque le bras 38 est sur le plot 36 (accroissement relatif de vitesse + 3 %) et tourner plus vite que ce dernier lorsque le bras 38 est sur le plot 37 (réduction relative de vi tesse 3 %). Lorsque l'agent vérificateur aura convenablement réglé le rhéostat 35 et inséré la résistance 42 pour obtenir le régime de marche idoine à. la vérification, il manoeu vrera le bras 38 comme il est dit ci-dessus.
Pour chacune des positions 36 et 37 de ce bras, il observera le mouvement relatif de la graduation du disque 6 (fig. 1) du compteur à essayer.
Si le compteur à vérifier est bien réglé. la graduation du disque du compteur en essai paraîtra défiler, pendant le premier essai, en sens inverse de son sens de marche réel. Au contraire, pendant le second essai, on la verra défiler dans le sens de son déplacement réel.
Pour effectuer une vérification du même genre à très faible charge, il suffit d'ouvrir les interrupteurs 23 et 43. La, résistance 41 très élevée est alors seule en circuit aux bornes du compteur 17.
Pour pouvoir vérifier avec l'appareil étalon 28 des compteurs d'induction dont les constantes par tour (quantité d'énergie enre gistrée par tour) sont différentes de celle du compteur étalon, il faut évidemment que le nombre des traits radiaux équidistants, tracés sur la face inférieure de leurs disques respeut soit, contrairement à ce qui a été envisagé plus haut, différent du nombre des dents du film du compteur étalon.
Soit à vé- rifier un compteur d'abonné 5 ampères, sous 110 volts, dont la constante par tour est de 0, 8 watt-heure (c'est-à-dire qui enregistre 0, 8 watt-heure par tour de disque) avec un compteur étalon de 5 ampères sous 110 volts, dont la constante par tour est de 1 watt-heure l dont le disque porte 520 dents sur son pourtour.
Si le compteur à vérifier est. parfaitement réglé pour un régime de marche détermine, la graduation de ce disque, observée avee I'uplareil ci-dessus décrit, paraitra immobile lorsque les nombres de repères des disques des deux compteurs seront proportionnels à ri constantes par tour, c'est-à-dire lors que. dans le présent cas, le nombre de repères du disque du compteur à vérifier sera égal à 520x0.8=416.
Comme le chiffre ainsi trouva ne correspond pas à une graduation commode du disque, on exécutera, par exem- iiii une graduation de 400 traits, et l'on ré dli ra en eonsequenee la vitesse du compteur étalon par la manoeuvre du rhéostat 35 lors- qu'on vérifiera le fonetionnement de ce type de compteur. Ce rhéostat, est donc gradué d'après les valeurs des constantes par tour des compteurs que l'agent vÚrificateur doit vérifier.
Comme le montre la fig. 3, la lampe 44, du type de celles des appareils électromédicaux, est placée dans un étui cylindri- qu"45. dont le haut. d'épaisseur notable, est. percé en son centre d'une ouverture 46 de faibles dimensions. Cette disposition permet d'obtenir une source lumineuse ponctuelle.
L'image de la graduation 5, projetée à l'aide de cette source, est parfaitement nette.
La fig. 4 montre la forme d'exécution de la fenêtre 47, munie d'une manche noircie 48 qui perrnet d'observer la graduation éclai- rée par la lampe 44. même lorsqu'on opère en plein soleil.
Dans la fig. 5. qui représente la forme de réalisation du montage schématisé en fig. 2, ie compteur d'abonné à vérifier, raccordé au rÚseau R,est dÚsignÚ par 50. le socle de prise de courant par 51, la fiche multiple correspondante par 52. le compteur étalon à dispositif stroboseopique par 53, la résis tance amovible par 54. une plaquette portelampe par 55 et une barrette de jonction par .''C. Pour montrer les connexions intérieures de ces pièces, on a, supposé dans le dessin qu'elles étaient transparentes.
Le socle 51 présente sur sa face avant trois douilles principales 57, 58, 59, formant le prolongement de tiges filetées qui servent, d'une part. à fixer le socle à son support, et, d'autre part.. à connecter l'es douilles aux ca- nalisations 63, 64. 65 de départ du compteur 50. La fiche multiple 52 porte trois broches 66, 67, 68 qui s'insèrent respectivement dans les douilles 57. 58, 59. Ces trois broches 66, 67, 68 sont respectivement connectées aux fils 69.
70, 71 formant un cordon souple aboutissant au compteur étalon à dispositif stro boseopique 53. dont les bornes d'entrée sont désignées par 72, 73, 74. L'enroulement intensité de ce compteur est désigne par 75 et l'enroulement tension par 76.
Les trois douilles principales 57, 58 et 59 sont respectivement connectées aux douilles auxiliaires 77, 78 et 79 logées dans le bord supérieur du socle 51. Dans les douilles 77 et t8 peuvent s'insérer les deux broches de la barrette de jonction 56, en dehors des pÚriodes d'essai, tandis que dans les douilles 78 et 79 peuvent pénétrer, lors des essais, les broches 80 et 81 de l'élément résistant 54.
Ces broches 80 et 81 sont respectivement connectées par les fils 82 et 83 aux douilles 84 et 85 logées dans la partie supérieure dudit élément 54. La partie inférieure de cet élément contient une résistance étalonnée, sché matiquement représentée en 86, semblable aux résistances très légères des fers à repasser et branchée en dérivation sur les fils 39 et 83. Un interrupteur bipolaire 87 permet de mettre en circuit ou hors circuit la résis- tance 86.
On utilise, pour faire les essais, un jeu d'éléments 54 qui ne diffèrent entre eux que par la valeur de leur résistance 86. La puissanee ahsorbée par les résistances 86 s'éehe- lonne, par exemple, depuis 50 watts jusqu'à 500 watts, et même jusqu'à 1000 watts pour certains gros compteurs.
Dans les douilles 84 et 85 du boîtier de résistance 54 pénètrent respectivement les broches 88 et 89 de la plaquette porte-lampe 55, lampe dont le filament 90 a une résistance très élevée.
L'écatrtement des broches 88 et 89 est identique à celui des broches 80 et 81, de sorte que l'on peut connecter la plaquette porte-lampe 55 soit avec l'élément résistant 54, soit avec le socle 51.
Le compteur d'abonné à vérifier 50 comprend un circuit intensité 91 et un circuit tension 92. Ses bornes d'entrée sont désignées par 93, 94, ses bornes de sortie par 95 et 96, le fil de phase par 63, le fil neutre par 97, l'interrupteur général de l'abonné par 98 et son circuit d'utilisation par 99.
En dehors du temps des essais, la barrette de jonct on 56 est engagée dans les douilles 77 et 78 du socle 51, de manière à assurer la continuité du conducteur 63 desservant l'installation de l'abonné. La vérification du compteur 50 présente un double caractère. En premier lieu, elle a pour but de s'assurer que son erreur maximum à faible charge, à moyenne charge et'à forte charge ne dépasse pas, en plus ou en moins, un pourcentage dé- terminé, vérification pour laquelle le compteur étalon du stroboscope 53 est réglé. En deuxième lieu, elle permet de s'assurer que le compteur démarre pour une très faible intensité de l'ordre de Veo du courant normal.
Pour mettre le compteur étalon en service, on met d'abord en place la fiche 52, puis on enlève la barrette 56. Cette mise en circuit s'effectue donc sans couper le circuit récep- teur de l'abonné. L'on commence par vérifier l'importance du pourcentage d'erreur du compteur d'abonné.
Trois cas peuvent se présenter :
Premier cas : l'installation est simplement sous tension, la charge prise par l'abonné étant nulle.
Deuxième cas : l'abonne absorbe une charge moyenne.
Troisième cas : l'abonné absorbe une forte charge, suffisante pour faire l'essai correspondant.
Pour faire, dans le premier cas (installation sous tension sans charge), l'essai à forte charge, on insère dans le socle 51 un élément a. résistance 54 convenablement choisi et dont l'interrupteur 87 est ouvert. On engage dans cet élément la plaquette porte-lampe 90. En fermant l'interrupteur 87, la résistance 86 fait débiter au compteur 50 la forte intensité requise pour effectuer les vérifications.
Mais la manoeuvre de l'interrupteur 87 de l'élément 54 permet de ne la mettre en service que le minimum de temps (8 à 10 secondes) nécessaire pour le contrôle, ce qui est indispensable, car les résistances 86 sont très lé- gères et, de ce fait, fragiles. Le passage du courant se fait par le circuit suivant : venant de la borne 96, il passe dans le fil de phase 63, dans la douille 57, dans le fil 69, dans l'enroulement intensité 75 du compteur éta lon, sort de cet enroulement par la borne 73. le fil 70 et la douille 58. Il passe de là en totalité par la douille 78 et le fil 82 et de là dans les deux résistances 86 et 90 montées en parallèle.
Il s'écoulera ensuite par le fil 83. la douille 79, la douille 59, le fil 65 et le fil neutre 97 vers le compteur 50. La résistance de la lampe 90 étant très élevée ne joue pratiquement aucun rôle dans le réglage de In charge des deux compteurs. En laissant passer un courant très faible lorsque l'interrupteur est ouvert, elle permet d'éviter le passage de violents extra-courants de fermeture et d'ouvert. ure dans les compteurs lorsqu'on ferme et ouvre l'interrupteur 87, monté sur l'élément 54.
Pour faire les essais à charge moyenne et à faible charge, on utilisera d'autres éléments tels que 54, en y insérant chaque fois la plaquette porte-lampe 55. Pour faire l'essai Åa trèQ, faible charge (démarrage du compteur), il suffit d'ouvrir l'interrupteur 87.
Dans le deuxième cas (charge moyenne de l'abonné). l'essai à forte charge se fait encore par insertion d'un élément. 54 dont la. résistance 86, mise en parallèle avec les appareils récepteurs 99 en circuit, réalise la charge totale nécessaire pour effectuer la vérification. Les essais à charge moyenne et à faible charge se font avec les appareils récepteurs 99 de l'abonné. L'essai à très faible charge se se fait en ouvrant l'interrupteur d'abonné 98 < -t a l'aide de la plaque porte-lampe 55, enga- ge directement dans le socle 51.
Dans le troisième cas (forte charge de l'abonet l'essai de forte charge se fait di- rectement.
La plaque porte-lampe 55 étant raccordée directement au socle de prise de courant, 51, Iessai à très faible eharge se fera eneore en coupant l'interrupteur gÚnÚral 98.
Lorsque les vérifications sont terminées, \n remet en place la barrette 56 et on enlève la fiche multiple52.
La fig. 6 montre, dans une disposition analogue a celle de la fig. 5. une forme de réalisation du. socle de prise de courant dis posédanslaboîteabornes du compteur à vé t'ii'ier. Ce socle est utilisé an moyen d'une fiche a trois broches, identique à la fiche 52 ç t fi,,. .
Cette fig. 6 montre le compteur à vérifier
100, son enroulement intensitÚ 101, son en roulement tension 102. La sortie de l'enrou ) ement 101 est connectée au fil de phase 112 par l'intermédiaire des douilles 103 et 104 que l'on peut. relier ou isoler l'une de l'autre Ó l'aide d'une barrette de jonction amovi blé 113.
La sortie de 1'enroulement tension
) 02 est connectée au fil neutre 111 par l'in- de la borne 108. L'interrupteur généra ! de l'abonné-est figuré en 114, ses appareils récepteurs en 115.
La bo¼te Ó bornes du compteur 100 est divi'-ée en deux compartiments séparés par
Ntf cloison. Le compartiment de gauche 109, contenant les bornes d'arrivée, est recouvert d'un capot plombé pour éviter les vols d'élee h'iciléparbranchementavant le compteur : l'autre compartiment 110 est muni d'un couvercle Ó charni¯re (non reprÚsentÚ).
Le compartiment 110 contient, outre la 1 ot'h"108 et. les douilles 103 et 104, trois autres douilles 105, 106 et 107 qui sont les douille- ! principales du socle de prise de cou rant et servent au branchement de l'appareil de mesure. Ces douilles principales 105, 106 et 107 sont respectivement reliÚes aux douilles
103, 104 et Ó la borne 108, une barrette de jonction 113 pouvant, comme on l'a déjà, dit, être insérée en dehors des périodes d'essai dans les douilles 103 et 104.
Pour pouvoir brancher l'appareil de mesure et les circuits de contrôle indispensables à son fonctionnement, on utilise une plaquette auxiliaire à trois branches 116 identique Ó celle 51 de la fig. 5 et que l'on interpose entre les douilles principales et la fiche multiple 117. Cette plaquette est représentée sur la fig. 6 sous deux aspects différents :
a) vue en dessous (figure supérieure), la plaquette étant p. osée sur champ ;
b) vue en dessus (figure inférieure), dans cette vue, la plaquette est supposée transpa- rente.
Chacune des trois broches 118, 119, 120 de cette plaquette (figure supérieure) forme une pièce unique avec la douille correspondante de même numéro (figure inférieure).
Des douilles 121 et 122 respectivement connectées aux douilles 119 et 120 sont éga- lement logées dans la plaquette et servent à brancher les'éléments de contrôle tels que 123.
En comparant les fig. 5 et 6, on voit la cor respondance suivante entre les douilles du socle 51 (fig. 5) et celles de la plaquette 116 (fig. 6) :
La douille 118 de la fig. 6 correspond à la douille 57 de la fig. 5.
La douille 119 de la fig. 6 correspond à la douille 58 de la fig. 5.
La douille 120 de la fig. 6 correspond à la douille 59 de la fig. 5.
Les broches 124, 125, 126 de la fiche 117 du stroboscope du compteur étalon s'insèrent respectivement dans les douilles 120, 119, 118. Un élément résistant 123 identique à l'élément 54 de la fig. 5 est engagé sur le côté de la plaquette 116. La profondeur de la boîte à bornes du compteur ne permettrait pas d'y disposer un socle dont le côté soit accessible pour recevoir les éléments à résistance 123 ; c'est pour cela qu'on a prévu le bloc 116 à douilles principales et auxiliaires s'adaptant sur les douilles 105, 106, 107 de la boîte à bornes du compteur, de façon à se trouver en dehors de celle-ci et que ses douilles auxiliaires latérales 121, 122 soient accessibles.
L'écartement des douilles 127 et 128 de cet élément est identique à celui des douilles 121, 122, de sorte que la plaquette porte-lampe (non représentée en fig. 6, mais identique A la plaquette 55 de la fig. 5) pourra être engagée soit dans l'élément 123, soit dans la plaquette auxiliaire 116. Les verni- fixations du compteur se feront ensuite comme il a été expliqué ci-dessus. On a pris pour exemple, dans ce qui précède, le cas d'un compteur monophasé, mais l'utilisation de l'objet de l'invention ne se limite pas à ce seul cas.
A titre d'indication sommaire, voici com- ment serait agencé le socle de prise de courant dans le cas d'un compteur triphasé basse tension raccordé à un réseau à trois fils non équilibré. Un tel compteur contient deux enroulements intensité et deux enroulements tension. Sa vérification par un compteur de type identique amène donc à réaliser, dans l'installation objet de l'invention, les coupures de deux fils de phase et une dérivation sur le troisième fil ; chaque coupure compor- tera quatre douilles : deux pour la barrette de jonction, deux pour le branchement de l'appareil, et la dérivation comportera une douille.
Le socle peut être également réalisé pour la vérification des compteurs sur tous les réseaux polyphasés basse tension, quels que soient le genre de distribution adopte et le nombre de phases.
Dans le cas où l'on désire se servir de l'installation non plus pour la vérification seulement, mais pour l'étalonnage des compteurs, le compteur étalon avec le dispositif stroboscopique seront montés sur le capot du compteur à étalonner, par un moyen d'accroehage approprié quelconque, dans la même position que celle qu'ils occupent dans la position de contrôle où ils sont tenus à la main, ce montage permetta. nt à l'opérateur d'effec- tuer le réglage du compteur à étalonner pendant l'opération, sans arrêter ni enlever le compteur à dispositif stroboscopique.
Dans ce cas, les connexions nécessaires entre le stro- boscope et le compteur pourraient être réalisées éventuellement sans câble, directement par insertion dans les douilles de la boîte à bornes de la fig. 6 de fiches solidaires du boîtier du stroboscope.
Comme reresent. e en fib. i, les différentes charges de réglage nécessaire pour l'éta- lonnage sont obtenues à l'aide d'un petit rhéostat avec transformateur. Dans cette figure, le compteur à étalonner est désigné par 200, son enroulement intensité par 201, son enroulement tension par 202, les chiffres 204 et 205 désignant les enroulements correspondants du compteur étalon 203 du stro boscope. Un transformateur 208, muni dans son primaire d'un rhéostat 206, est alimenté en un point quelconque de l'installation, par exemple par un commutateur 207 permettant de mettre le rhéostat hors circuit.
Le secondaire du transformateur est branché, par exemple au moyen de simples pinces, entre les bornes de l'enroulement intensité 201 du compteur 200.
Dans ces conditions, l'intensité du courant dans les enroulements intensité des deux compteurs est déterminée par la différence entre l'intensité absorbée par l'abonné et l'in- i-ensité due à la tension induite dans le secondaire du transformateur 208 qui est réglée par le rhéostat 206.
On réalise ainsi un montage différentiel permettant de placer les deux compteurs au régime voulu pour le réglage, quel que soit le débit absorbé par l'abonné, et même de faire un essai en marche arrière et de se rendre compte de l'état des organes mécaniques du compteur.
Le rhéostat avec transformateur étant d'une faible puissance, de l'ordre de 4 à 5 voltampères et partant de dimensions très réduites, il peut être fixé à l'extérieur ou à l'intérieur du boîtier de l'appareil stroboscopique.