Dispositif stroboseopique pour la vérification des compteurs.
Dans le brevet principal, on a décrit un dispositif stroboscopique destine au réglage sur place des compteurs d'abonnés. Cet appareil comprend un boîtier que l'on fixe pour l'opération sous le compteur à vérifier. Ce boîtier contient un compteur étalon qui, avec une source lumineuse et un système optique, produit l'éclairage stroboscopique du comp- teur d'abonné, ainsi que les circuits électri- ques nécessaires pour la comparaison des deux compteurs ; ces circuits aboutissent à des broches ou à des plots de contact portés par le boîtier, qui sont mises en correspondance, lors de l'opération, avec des pièces de contact disposées sur un tableau fixe à demeure audessous des compteurs à vérifier et sur lequel on fixe ledit boîtier.
Dans les formes de réalisation décrites dans ce brevet, les circuits de comparaison contenus dans le boîtier étaient établis pour permettre l'évaluation numérique exacte de l'erreur et ensuite le réglage précis des compteurs pour toutes les charges ainsi qu'en courants déphasés. Il en résultait un appareil relativement lourd et trop encombrant pour servir à des fins uniques de vérification.
La présente invention concerne une sim plification de ce dispositif stroboscopique portatif, ayant pour but de permettre, par une manoeuvre rapide, la constatation mensuelle du bon état de réglage de compteurs standardisés d'abonnés de réseaux basse tension (110V par exemple) par les employés préposés au relevé de leurs indications de consommation de courant. L'appareil portatif suivant la présente invention peut être beaucoup plus léger et moins encombrant que celui décrit dans le brevet principal, il permet de réduire encore considérablement le temps nécessaire au contrôle et n'exige de celui qui s'en sert aucune connaissance spéciale.
Le dispositif conforme à la présente invention est caractérisé par le fait que les. organes électriques de vérification consistent, d'une part, en un petit nombre de résistances susceptibles d'être insérées dans le circuit des enroulements intensité des deux compteurs s et correspondant à quelques points de l'échelle des charges usuelles du compteur à vérifier, et, d'autre part, en des moyens pour obtenir rapidement pendant la comparaison, les vitesses du compteur-étalon correspondant aux limites supérieure et inférieure de l'erreur admissible (-)-3% et-3% par exemple).
A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et représenté schématiquement au dessin annexé une forme d'exécution du dispositif suivant la présente invention.
La fig. 1 en est une vue en perspective en position de fonctionnement.
La fig. 2 représente l'appareil stroboscopique en coupe verticale.
Les fig. 3 et 4 représentent les schémas des connexions de l'appareil de contrôle et du compteur à vérifier.
Les fig. 5 et 6 représentent respectivement en plan et en coupe transversale un interrupteur bipolaire d'abonné adapté pour re. cevoir l'appareil stroboscopique.
Le dispositif représenté comporte un bot- tier portatif 1 muni de poignées 2, 2'et renfermant le compteur-étalon 3, une source ; e lumineuse 4 projetant un faisceau lumineux à travers un peigne fixe 5, constitué de préférence par un film de denture, et un deuxième film de denture 6 fixé sur le bord du disque 7 du compteur étalon, sur la face inférieure portant des traits de repère dn disque du compteur à vérifier 8 par une fenêtre 9 munie d'un index 10 et ménagée dans la plaque adresse 11 de ce compteur.
Le boî- tier 1 se fixe au-dessous du compteur 8 à vé- rifier au moyen de broches ou de plots de contact 13, 14, 15, 16 (fig. 2 à 4) fixés au boîtier 1 auxquels sont reliés le compteurétalon et les différents organes de vérifia- tion et qui viennent au contact avec des pièces correspondantes disposées sur une plaquette fixée à demeure au-dessous du compteur 8.
Le déplacement des traits de repère du disque du compteur 8 est observé par réflexion dans le miroir grossissant 12 prévu sur le bottier 1 ou à l'aide de tout autre dtspoeitif optique convenable, tel qu'un prisme droit muni de lentilles convexes.
Comme représenté dans le schéma des connexions de la fig. 3, le boîtier 1 comporte, outre le système optique, les enroulements série 17 et tension 18 du compteur-étalon, une grande résistance 35 et plusieurs autres résistances 19, 19', 19", par exemple au nombre de trois, pouvant être connectées chacune séparément ou à deux ou & trois en parallèle aux bornes du compteur-étalon au moyen d'interrupteurs 20, 20', 20"actionnés de l'extérieur par des boutons-poussoirs 21, 21', 21" (fig. 1) prévus sur le bottier 1.
Ces résistances sont calorifugées ou ventilées afin de ne pas nuire par un échauffement du boî- tier 1 à la précision de fonctionnement du compteur-étalon, et, à cet effet, elles sont logées dans une boîte ajourée de forme plate 22 (fig. 1) fixée sur un des c4is du boStier 1 sans s'y appliquer, de mani¯re Ó conserver un intervalle protÚgeant le bo¼tier contre l'echauffement. D'ailleurs, les interrupteurs 20, 20', 20"peuvent être munis d'un dispositif d'ouverture automatique en cas d'ëchauffe- ment excessif, comportant par exemple des hitames.
Ces résistances sont déterminées de manière à correspondre suivant qu'il y en a une seule en circuit, ou plusieurs en parallèle entre elles, à certaines charges usuelles au compteur d'abonné, par exemple iL une charge faible, à une charge moyenne et X la pleine charge.
Les enroulements du compteur-étalon sont connectés, comme indiqué c ;-dessus, à broches ou plots 13, 14, 15, 16 prévus sur le boîtier 1 et correspondant des pièzes de contact 13', 14', 15', 16'remplaçant les quatre plots de l'interrupteur bipolaire général 23 de l'abonné (fig. 4) qui relie le compteur 8 de la manière habituelle à la distribution intérieure 24 de l'abonné comportant, par exemple, des lampes 25, 25'..., etc... ou d'autres appareils d'utilisation.
On voit que, les contacts 13-13', 14-14', 15-15', 16-16' étant établis par la mise en place du boîtier 1 et l'interrupteur 23 étant à sa position de ser- vice, les enroulements tension 18, 18'des deux compteurs se trouvent connectés en parallèle sur le réseau 26 par 27, 29, 18', 30 et 28 et par 27, 29, 17', 14'-14, 33, 18, 15, 15', 13', 31, 30 et 28, tandis que les enroulements in tzensité 11, 17'sont connectés en série avec une,.
deux ou trois des résistances (en dérivation) 19, 19', 19" (circuit 27, 29, 17', 14'-14, 17, 16, 20"-19", par exemple-15--15' 13'-31-30-28), eette résistance, 19"par exemple, se trouve placée en dérivation dans le circuit de l'abonné, de sorte que le contrôle peut être effectué sans gêner ce dernier. On voit que c'est grâce à la disposition adoptée pour les schémas électriques de vérification que le boîtier portatif comporte seulement quatre plots de contact, de sorte qu'il est possible de brancher l'appareil sur l'interrup- teur bipolaire général de l'abonné.
A cet effet, l'interrupteur bipolaire général de l'abonné (fig. 5 et 6), qui comporte, comme à l'ordinaire, une plaque de base 50, un capot isolant 51, quatre mâchoires 52, 52' et 53, 53'et deux couteaux 54-54'et 55-55' montés sur un axe 56 manoeuvré par une poignée 57, est muni en outre de quatre ergots 58, 58', 59, 59'fixés sur le capot isolant 51 et servant a l'accrochage du boîtier 1, et, d'autre part, quatre piliers ou colonnettes 60, 60', 61, 61'fixées sur la plaque de base 50 et reliées respectivement par des conducteurs 62, 62', 63, 63'aux mâchoires 52, 52', 53, 53' de l'interrupteur.
Les extrémités supérieures de ces piliers, qui dépassent le capot isolant 51 par des ouvertures prévues à cet effet dans ce dernier, portent des têtes élargies 64, 64', 65, 65'servant de pièces de contact et sur lesquelles viennent s'appliquer les quatre pièces de contact du boîtier 1 réalisées, par exemple, par des ressorts en laiton sous forme de lames ou de balais formés de lames de laiton. Dans le cas où les pièces de contact du boîtier strobosoopiques sont constituées par des broches, les piliers 60, 60', 61, 61'présentent des perçages 66, 66' (fig. 6), de manière à former des douilles pour lesdites broches.
Bien entendu, les sommets des colonnettes 60, 60', 61, 61'pourraient ne pas dépasser le capot 51 dans lequel pénétreraient dans ce cas les pièces de contact du boîtier.
Dans le dispositif décrit, la constatation de l'erreur (avec son signe + ou-) du compteur à vérifier a lieu en faisant passer la vitesse du compteur-étalon d'une limite à l'autre de l'erreur admissible au moyen d'un commutateur 33 par l'intermédiaire duquel est alimenté son enroulement tension à deux puissances, l'une correspondant à la limite inférieure de l'erreur et l'autre à sa limite supérieure.
Le compteur du dispositif étant par exemple réglé à la limite supérieure d'avance (erreur + 3%) que l'on s'est fixée, la limite inférieure (erreur-3 %) étant donnée par la deuxième position du commutateur 33, l'opérateur assujettit l'appareil sur l'interrupteur bipolaire 23 de l'abonné, en le prenant par exemple à deux mains par les poignées 2, 2', enfin, il l'insère dans le circuit d'utilisation de l'abonné en mettant hors service ledit interrupteur s'il n'y est déjà ; à partir de ce moment, la lampe du système optique du dispositif s'allume et son comp teur-étalon tourne, les deux mains de l'opé- rateur sont redevenues libres.
Celui-ci n'a plus qu'à observer dans la glace grossissante 12 l'image des repères portés par le disque du compteur d'abonné en cours de vérification, puis, appuyant successivement. sur les boutons poussoirs d'insertion des trois résistances correspondant, suivant qu'il y en a une, deux ou trois en circuit, aux diverses charges usuelles, il regarde, en manoeuvrant le commutateur 33, si la vitesse du compteur d'abonné est comprise entre les deux vitesses limites du compteur-étalon.
La disposition de l'appareil stroboscopique et la méthode de vérification rapide employée permettant d'adopter, pour les résistances 19, 19'19"servant de charges d'essai aux compteurs, des résistances du type généralement employé pour le chauffage des fers à repasser ; par exemple, chaque résistance est constituée par un ruban résistant d'environ 1 m 50 de longueur, enroulé sur une feuille de mica, celle-ci étant mise entre deux autres feuilles isolantes de mica de dimen sions un peu plus grandes, qui sont ellesmêmes maintenues entre deux plaques d'aluminium rivées entre elles, qui assurent à l'ensemble une protection mécanique.
De telles résistances sont ici très avantageuses en raison de leur poids très faible ; cependant, elles étaient généralement employées pour obtenir un échauffement rapide et important qui serait ici nuisible ; leur application n'estici possible que parce que la durée de la comparaison stroboscopique pendant laquelle la résistance est en service est très courte, 10 secondes environ. Le nombre de calories à dissiper est donc très réduit. Pratiquement, il suffit, comme représenté en fig, 1, de loger ces résistances d'essai 19, 19', 19"dans un carter ajouré 22 fixé sur le boîtier 1 du stroboscope avec un intervalle d'air de quelques millimètres.
En dehors des vérifications stroboscopi- ques indiquées plus haut, il est utile de pouvoir procéder à un essai de démarrage à très faible charge.
A cet effet, un interrupteur 34 (fig. 3) permet, l'interrupteur général de l'abonné étant hors service, de laisser dans le circuit intensité du compteur à vérifier, la résistance 35 correspondant par exemple à un débit de l'ordre de */M du débit nominal.
L'interrupteur général 23 étant hors service, et le contact 34 du boîtier étant également coupé, le circuit s'établit comme suit : 26-27-29--17'-32-14'-14-17-16- 35-13-13'-31-30-38-26. L'appréciation de la facilité de démarrage du compteur de l'abonné s'effectue par l'intermédiaire du système optique.