Procédé pour l'obtention de radiographies multiples et grille pour la mise en oeuvre de ce procédé. La présente invention a pour objet, d'une part; un procédé pour l'obtention de radio graphies multiples, dans lequel un corps à radiographier est situé entre une source ra,diogène ponctuelle et une couche d'émulsion sensible et, d'autre part, une grille pour la mise en ceuvre de ce procédé.
Le procédé sui vant l'invention est caractérisé en ce qu'une grille, dont les barreaux sont opaques aux rayons émis par la source, est interposée au proche voisinage de la couche d'émulsion entre cette couche et le corps à radiographier, et en ce qu'au moins un de ces éléments est déplacé par rapport aux autres au cours de l'opération d'enregistrement.
La grille selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle com porte une plaque support -en matière trans lucide pour les rayons émis par la source, et dans laquelle sont incrustés. des barreaux en une matière opaque auxdits rayons, -et en ce que la section de ces barreaux présente le maximum d'épaisseur dans le sens. de propa gation des rayons que lesdits barreaux doi vent arrêter.
Sur le dessin annexé: La fig. 1 représente, schématiquement et à titre d'exemple, le mode opératoire pour une forme d'exécution du procédé suivant l'invention, la fig. 2 un détail schématique à échelle agrandie, les fig. â, 4 et 5 des formes particulières d'exécution à échelle., agrandie de la grille.
On sait faire des coupes radiographiques en déplaçant pendant le temps. de pose la ; source radiogène et la plaque radiographique de mouvements parallèles de sens contraire relativement au corps à radiographier, les amplitudes respectives de ces déplacements se trouvant entre elles dans le même rapport, que les distances respectives. de la source et de la plaque sensible au plan contenant la coupe demandée.
On sait aussi enregistrer des photogra phies. observables en relief d'un. objet quel-, conque à trois dimensions sans mouvement propre par le jeu, dans un appareil photo graphique, de déplacements parallèles, de sens convenables relativement à l'objet, de l'objectif, d'une part, et de l'ensemble formé par une grille et par la plaque sensible, d'autre part. Le procédé -qu'on va décrire en se référant à la fig. 1 .est une combinaison de ces procédés connus.
Sur la fig. 1, L représente le déplace-, ment de la source radiogène ponctuelle S, K le corps à radiographier immobile, X-g' la trace sur le plan de la figure du plan de la coupe radiographique ià obtenir, enfin T, P l'ensemble mobile suivant 1e déplacement E de la grille et du support d'émulsion sen sible.
Si h et d sont les distances séparant la ligne 1, 2, portant le déplàcement L de la source 8, respectivement du plan dans lequel a lieu le déplacement E de l'ensemble T, P, d'une part, et du plan X-X de la -coupe radiographique à obtenir, d'autre part, on a entre les grandeurs-_B, <I>L, h</I> et<I>d</I> trois rela tions D'abord
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qui exprime le rapport des déplacements pa- rallèles et de sens contraire de la source et du eupport d'émulsion muni de sa grille,
pour obtenir la coupe suivant le plan X-X', ensuite:
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qui exprime l'angle D maximum balayé par les rayons émanant de S dans les chambres élémentaires jointives de profondeur a ména gées entre la grille de pas p et la surface d'émulsion (fig. 2).
Enfin, se déduisant de la première:
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qui exprime- le rapport d'homothétie entre les trois dimensions du corps K et celles de l'image spatiale K' ou K'.' de ce corps. obser vable dans ses trois dimensions, sur le cli ché développé --ou sur_toute copie par con tact de ce cliché - muni d'une grille d'obser vation de même pas p que la grille Y de prie.
On voit (fig. 1 et 2) que, si la grille T de pas p est à écartement E donné de la sur face d'émulsion du cliché P, on' aura enre gistré sur cette surface;
par balayage des faisceaux sous l'angle D, pour chaque- point <I>A, B, C...</I> appartenant au corps K, des plages d'étendues inégales<I>(a,),</I> a2, (b,), b2, (c')cz composées. des traces régulièrement espacées à des intervalles supérieurs. ou infé rieurs au pas de la grille T selon que ces points A,
<I>B, C...</I> appartiennent à des parties du corps placées plus près, A, ou plus loin, B, de la ligne 1, 2, de déplacement du point projectif-S que le plan de coupe -X-X'. Pour tout point C, qui est situé dans ce plan de coupe, on enregistre sur l'émulsion une seule trace ponctuelle.
Pour cette raison, tous les points. situés dans le plan X-X' donnent des images très précises, tandis que lesdites plages d'étendues inégales correspondent à une multiplicité infinie de points de vue, d'oü la désignation de radiographies multiples.
Ces conditions d'enregistrement permet tent, avec une grille d'observation ou un écran gaufré de même pas p que la grille de prise, de même orientation et- placée au même écartement s relativement à l'image' lignée portée par le cliché original développé, ou par ses copies par contact, d'observer en vision binoculaire en relief l'image. du corps K.
Un changement d'aspect accompagne un change ment du point de vue de l'observateur, se déplaçant par exemple sur toute la base L + E comprise entre les points (1) et 2 relativement au cliché (fig. 1). Si c'est un écran gaufré (fig. 2), en pointillé, que-l'on utilise à l'observation, a chiffre la longueur focale de ses lentilles. plan-convexes élémen- taires.
Toutefois, l'objet étant nécessairement placé entre la source, point projectif, et la surface d'émulsion pendant- l'enregistrement (alors que, pendant l'enregistrement dans les conditions ci-dessus .rappelées d'une photo graphie en relief, c'est le point projectif;
point nodal d'émergence de l'objectif, qui est placé entre l'objet et la surface d'émulsion), on voit que seul le cliché original peut être vu, et vu en relief, dans le même sens que l'objet lorsque ce cliché est remonté avec grille ou écran gaufré, couche gélatinée dis posée vers grille ou écran gaufré, exactement comme le cliché original était disposé pen dant l'enregistrement. En effet, une copie par contact de tout cliché ne présente pas le même sens que l'original quand on l'observe du côté gélatine comme l'original.
Pour pouvoir observer sans renversement du' sens de l'objet, quant à sa droite et à sa gauche par exemple, les copies par- contact de ce cliché (le relief correct et non le relief pseudoscopique ne cessant pas toutefois de se présenter à l'observateur s'il regarde ces copies à travers leurs grilles), il faut avoir retourné ces copies face pour face avant de remonter chacune avec sa grille. Il faut évi demment que l'épaisseur du support d'émul sion permette ce remontage, c'est-à-dire que cette épaisseur soit de l'ordre de a.
Un sait en effet et on comprend aisément qu'une varia ti.on de s donne une variation proportionnelle et de même sens que a de l'échelle de la cons truction spatiale offerte aux regards.
L'influence de l'épaisseur des copies n'est donc pas sensible si ces copies sont sur film, par suite de la faible épaisseur du support, et la difficulté disparaît complètement si l'ori ginal est pris support et non plus émulsion, contre la grille, l'écarta qui définit ù en fonction de p étant ici, comme dans la dispo- sition antérieure, celui qui existe entre sur face d'émulsion et grille pendant l'enregistre ment.
Il est évident que les barreaux de la grille doivent être constitués d'une matière qui, sous épaisseur suffisante, soit opaque aux rayons de la source radiogène.
Dans ce but, la grille est constituée d'une plaque T (fig. 3, 4 et 5) en une matière translucide pour les rayons émis. par la source, tandis que les barreaux G de la grille sont faits d'une matière telle que le plomb, par exemple. Ces barreaux peuvent être de sec tion triangulaire ou légèrement tronquée et trapézoïdale, pour présenter le maximum d'épaisseur dans le sens de propagation des rayons.
L'angle D, tel que défini par la se conde des relations caractéristiques ci-dessus notées, étant par exemple compris entre 20 et 30 1e rapport de la hauteur des barreaux G à leur base (de largeur voisine du pas de la grille) est de l'ordre de 2, Si, par exemple encore, le pas de la grille est de l'ordre du millimètre (12 à 1.6 barreaux au centimètre), ce qui est très admissible pour des clichés radiographiques de dimensions 18 x 24 cm au moins, et dont la définition est toujours inférieure à celle des clichés photographiques,
la hauteur des barreaux sera suffisante pour présenter une bonne opacité aux rayons par venant à l'émulsion après traversée du corps à radiographier.
Sur la fig. 3, on voit une telle grille dis posée à l'aide de cales convenables non repré sentées, par exemple un cadre d'épaisseur cali brée, à l'écartement e de la surface d'émul sion d'un cliché vierge. Selon cette réalisa tion, la base la plus large des barreaux opa ques incrustés G affleure la face de la plaque <I>T</I> qui regarde la couche d'émulsion<I>I</I> du cli ché P.
Sur la fig. 4, l'écart 8 est demandé à l'épaisseur même du cliché, émulsion I en dessous.
Sur la fig. 5 enfin, cet écart est prévu pour une surépaisseur de la matière de la plaque Telle-même enrobant les barreaux G.
Dans les formes d'exécution des fig. 3 et 4, les logements ou gorges des barreaux G dans la plaque T peuvent avoir été pratiqués par machine-outil du genre machine à graver ou à raboter, en une ou plusieurs passes de l'outil pour chaque gorge profilée destinée à contenir un barreau G, ou bien ces gorges sont venues par moulage si la matière consti tuant la plaque T est moulable sous pression, par exemple. Les barreaux G sont eux-mêmes venus à la filière de préférence et sous profil convenable.
La fig. 4 montre encore des rainures étroites R assez profondes pratiquées dans l'épaisseur de la plaque T sur sa face dorsale, côté de la base la plus étroite des. barreaux, rainures qui sont transversales aux gorges re cevant les barreaux G et dans lesquelles dé bouchent de très peu ces gorges.
Après que les barreaux G ont été insérés dans leurs gorges, la plaque T reposant sur un marbre, rainures R par-dessus, le passage d'un outil, une simple roulette par exemple, dans ces rainures R espacées à un pas ,de l'ordre du centimètre par exemple, suffit à accrocher les barreaux G à la plaque T. D'une rainure R à la voisine, le sens du passage de la rou lette peut être changé pour assurer un bon accrochage des barreaux.
On peut aussi pré- voir de couler la matière des barreaux G dans -celle de la plaque T ou, réciproquement, là matière constituant la plaque autour des bar -réaux montés sur un.cadre provisoire,
si les températures de fusion de ces deux matières le permettent. On obtient une grille du genre de celle de la fig. 5.
Comme il va de soi, les grilles pour l'ob- servation des clichés ou de leurs copies sont de simples grilles photographiques obtenues par contact à partir d'une grille mère au même pas que la grille d'enregistrement. Cette grille peut être obtenue sous éclairage par source radiogène par tirage au contact de la grille d'enregistrement elle-même sur pla que photographique à fort
-contraste (pour photogravure).
Comme on le sait aussi, l'opacité des grilles d'observation peut être sensiblement inférieure à celle des grilles d'enregistrement sans que, pour l'observation des clichés en relief, la sélection des points de. vue par cha cun des yeux soit affectée. L'observation gagne beaucoup en luminosité.
Enfin, comme on le sait également, cette observation a lieu dans les conditions de lu- minosité la plus grande en utilisant, au lieu de grilles, des écrans en:
matière translucide d'indice de réfraction convenable, gaufrés cylindriquement ou cannelurés par usinage selon profil convenable, les axes parallèles des dioptres étant au même -pas que les barreaux des grilles d'enregistrement.
Pendant -l'enregistrement et pour l'obser vation satisfaisante, il est nécessaire que l'.écartement E soit établi et maintenu -de ma nière rigoureuse entre la face postérieure de la grille et la surface d'émulsion. Selon les montages de grille et de support d'émulsion adoptés et ci-dessus suggérés pour l'enregis trement, et selon la nature même de ce sup port, on assure cet écartement par un serrage sur- les bords seulement ou sur toute l'étendue des surfaces en regard du support d'émulsion et de la grille.
Dans le cas on le corps à radiographier a peu d'épaisseur, une main par exemple, on peut glacer ce corps en contact du châssis por tant l'ensemble T P. Le corps et le châssis sont alors maintenus à l'immobilité pendant due la source radiogène seule est déplacée sur une base totalisant L + E pour assurer la .couverture des chambres élémentaires sous l'angle Û défini par p et a.
Tout cliché pris selon les procédés qui ont été décrits peut être observé en relief en pla çant la ligne qui joint les yeux, ainsi que la chose est connue comme nécessaire, transver salement à la linéature de la grille ou de l'écran translucide d'observation. Alternative- ment, -on peut voir les aspects distincts du corps radiographié, tels que vus successive ment de la source se déplaçant sur sa base L.
en plaçant au contraire la ligne des yeux sui vant une parallèle à la linéature du cliché re monté avec grille ou écran gaufré, et en fai sant se déplacer ce cliché par translation dans son plan perpendiculairement à la direction de cette linéature, ou en le faisant osciller de l'angle 0 dans un sens et l'autre autour d'un axe parallèle à cette linéature et à la ligne joignant les yeux, ainsi qu'on sait le faire pour observer les changements d'aspect et le glissement relatifs des plans de front d'un sujet quelconque photographié en relief.
On sait par ailleurs que l'on. peut obtenir des photographies en relief identiques entre elles soit en procédant, relativement au point projectif, par -déplacement:
de l'ensemble T P dont les deux constituants sont à l'écartement fixe a, soit en plaçant ces- deux constituants au contact intime (E = 0), et en faisant glis ser la grille T transversalement à sa linéature d'un -mouvement uniforme à la surface de l'émulsion du support P pendant son -déplace ment inchangé,
ce glissement étant sensible ment égal à la largeur d'un des barreaux opa ques de la grille pendant la durée du déplace ment total du point projectif (ici rS'). On sait notamment que, pour .obtenir le relief correct et non le relief pseudoscopique, il importe de bien choisir le sens du glissement de T sur P.
On peut opérer de même pour obtenir une radiographie en relief. L'observation correcte de l'image développée ou copiée a lieu avec grille ou écran gaufré de pas p' un peu infé rieur au pas p de la grille, soit exactement dans le rapport:
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s; h est la distance optima d'observation, e étant l'écartement adopté au montage entre la grille (ou le plan- contenant les- centres opti ques des dioptres de l'écran gaufré) et le plan de l'image radiographique. En effet; cette précaution est nécessaire pour obtenir la. focalisation des congruences<I>A' A, C' C, B' B</I> en un point qui soit situe à la distance h du plan de la radiographie.
Des relations existant entre L,<I>E et p,</I> on déduit la valeur de e qui < sonne l'échelle spatiale satisfaisante de la construction aérienne en relief. Ce mode d'en registrement suggère aussi un mode d'obser vation qui en est corollaire, selon lequel on peut faire glisser une grille ou un écran gau fré de même pas p que la grille de prise au contact du cliché radiographique ou de ses copies, pour saisir des aspects successifs du corps radiographié;
sans que l'on imprime aucun autre mouvement au cliché lui-même et sans que le ou les observateurs immobiles soient assujettis à placer leurs yeux sur une parallèle à la linéature de la grille.
Enfin, on peut, par un mode d'enregistre ment utilisant le montage au contact de la grille et du support d'émulsion (E = 0), obte nir n + 1 coupes radiologiques distinctes de la plus haute définition -d'un même corps, à la condition de faire occuper n + 1 positions fixes successives à la grille au contact de l'émulsion - l'opacité de la grille étant mesu rée par
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où n est entier - et le quan tum du déplacement de la grille transversale ment à la linéature, d'un enregistrement au suivant,
étant égal à
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. A chaque enre gistrement, on imprime à la source et à l'en semble T P des mouvements de sens con traire L -et E dont les amplitudes sont de préférence plus grandes que dans les diffé rents cas d'enregistrement du relief, puisque l'on n'est plus tenu au balayage d'un angle valant au plus P. Toutefois, ces amplitudes demeurent dans le rapport
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défini chaque fois par la position du plan de coupe .Y-X' sur le corps K.
On observe ces coupes successives par l'un des modes ci-dessus dé crits, soit que l'on ait monté la grille ou l'écran gaufré d'observation, de pas p' conve nable, à l'écartement E de la radiographie voulu par la grandeur de p", les yeux de l'ob servateur étant sur une parallèle à la linéature du cliché ainsi remonté et en déplaçant l'en semble relativement à l'observateur, soit que' la grille de pas p soit libre ode glisser exacte ment de son pas p au contact rigoureux de la radiographie et que le ou les .observateurs de meurent immobiles relativement au cliché dans des positions d'observation d'ailleurs indiffé rentes.
Une autre forme .d'exécution du procédé selon la présente invention concerne la prise sur un même cliché de radiographies multiples d'un corps subissant .des déformations, tout en restant immobile dans son ensemble (caeur, estomac). Dans ce cas, la source radiogène et la plaque sensible sont- maintenues fixes, tan dis que la grille est placée au contact rigou reux de la couche sensible et déplacée dans son plan, sur un parcours transversal à ses barreaux et égal à la largeur d'un barreau. De mode d'observation est le même que celui proposé pour les n + 1 coupes radiographi ques.