CH255159A - Procédé pour obtenir un article métallique par soudage bout à bout de deux bords d'au moins une feuille métallique, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé et article obtenu au moyen de ce procédé. - Google Patents

Procédé pour obtenir un article métallique par soudage bout à bout de deux bords d'au moins une feuille métallique, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé et article obtenu au moyen de ce procédé.

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CH255159A
CH255159A CH255159DA CH255159A CH 255159 A CH255159 A CH 255159A CH 255159D A CH255159D A CH 255159DA CH 255159 A CH255159 A CH 255159A
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M Diller Isaac
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M Diller Isaac
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B23MACHINE TOOLS; METAL-WORKING NOT OTHERWISE PROVIDED FOR
    • B23KSOLDERING OR UNSOLDERING; WELDING; CLADDING OR PLATING BY SOLDERING OR WELDING; CUTTING BY APPLYING HEAT LOCALLY, e.g. FLAME CUTTING; WORKING BY LASER BEAM
    • B23K11/00Resistance welding; Severing by resistance heating
    • B23K11/002Resistance welding; Severing by resistance heating specially adapted for particular articles or work
    • B23K11/0026Welding of thin articles

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Resistance Welding (AREA)

Description


  Procédé pour obtenir un article métallique par soudage bout à bout de deux bords  d'au moins une feuille métallique, appareil pour la mise en ouvre de ce procédé et  article obtenu au moyen de ce procédé    La     présente    invention se rapporte à un       procédé    et à un appareil pour obtenir un  article métallique par soudage bout à bout. de  deux bords d'au moins une feuille métallique.

    Le procédé .selon l'invention est caractérisé en       cc:        qu'on        aligne    les bords à souder l'un contre  l'autre au moye n d'organes venant en con  tact avec ces bords jointifs et qu'ils limitent       dans    un espace confiné, en ce qu'on fait     pas-          er    un courant à travers les bords jointifs, de  nmanière à les chauffer localement et instanta  nément- à la température de soudage, en ce  qu'on presse     simultanément    ces bords l'un  contre l'autre, et en ce qu'on interrompt       immédiatement    après le courant de     chauffage.     Ce procédé peut:

   être mis en ouvre, par       exemple    pour la fabrication de récipients tels  que des boîtes en fer blanc. Les épaisseurs       (le    la     feuille    métallique à. laquelle le     procédé     est     appliqué    sont de préférence d'environ       0,?        i,        Ç),.3,    mm     jusqu'à.    environ 1,5 mm. On a  remarqué que l'on ne pouvait. pas utiliser la       technique    connue de l'a soudure bout à bout  (le feuilles relativement épaisses à des feuilles  aussi minces que celles indiquées ci-dessus.  



  On     utilise    de préférence une matière en  feuille métallique     travaillée,    par exemple     la-          minée         < l    froid.     Pour    souder les bords en re  gard de la. feuille, les bords doivent être       chauffés        à-    une température à laquelle ils       @'@z;nolli"ent:

      ou     fondent.    Cependant., les par-    fies de la feuille adjacentes aux bords ne doi  vent pas     être-        amollies    simultanément, ni être  chauffées à une température à laquelle elles  changent leur structure ou modifient leur  composition par     évaporation.        Même    si ces par  ties ne sont pas chauffées à     tel    point que  leurs propriétés physiques et chimiques soient  influencées     préjudiciablement,    la chaleur  s'étendant dans celles-ci peut provoquer une  dilatation de ces parties et, par conséquent,  un cintrage ou un     gonflement    qui, après re  froidissement, donne lieu à une ,

  déformation  de l'article soudé. Les corps métalliques     1-u-          bulaires    de boîtes sont souvent revêtus d'un  nié     tal    fondant à basse température, tel que de  l'étain, et     ;si    la chaleur de soudage s'étend       dans        les    parties adjacentes aux bords à sou  der, ces parties peuvent     être    chauffées à tel  point que le revêtement soit endommagé.

   En  outre, le joint soudé des corps tubulaires des       boîte:,    doit être suffisamment fort pour résis  ter à un emboutissage du corps et à un double  soudage lorsque les rebords sont reliés aux  fonds supérieur et inférieur de la     boîte.     



  Dans une forme d'exécution particulière  du procédé selon l'invention, on prend une  feuille en acier doux telle qu'utilisée habi  tuellement pour des corps tubulaires de boîtes  et dont     l'épaisseur    ne dépasse pas     1.,5    mm.

   On  a constaté dans ce cas que la circulation de  courant pendant moins d'un cycle d'un cou-      rani alternatif de 60 périodes par second,  c'est-à-dire pendant moins que 1/60 de seconde  (0,017 seconde)     donne    des résultats     satisfai-          sants.    Si le     temps    de circulation de courant  est réduit à la moitié d'une période d'un cou  rant     alternatif    à 60 périodes, les soudures  obtenues ainsi, c'est-à-dire en moins de  0,009 seconde, sont encore tout à fait     salis-          faisantes,

          résistantes    et     uniformes    sur la lon  gueur     entière    des bords en regard des feuilles       réunies.    On peut également utiliser avantageu  sement un courant alternatif de plus grande  fréquence tel que 300 à 500     périodes    par se  conde; la circulation du courant est alors  maintenus sur plus d'un cycle et la synchro  nisation exacte du     :départ    du cycle de sou  dage et de l'application de la pression avec le  cycle de courant     est    de moindre importance.

    Cependant, ce procédé n'est pas limité à l'em  ploi de courant alternatif; toute autre source  électrique pour chauffer les bords alignés de  façon rapide et locale à la température de  soudage peut être utilisée efficacement,     telle     que, par     :exemple,    de     courtes    décharges: de cou  rant continu.  



  Dans le soudage bout à bout et par con  séquent à la suite de l'échauffement élevé des  bords, des effets dus à l'atmosphère ambiante  sur ceux-ci, tels que l'oxydation (combus  tion), écoulement et: évaporation de la ma  -hère fondue, .apparaissent. Pour empêcher  ceci, on couvre la ligue de soudure formée par  les bords alignés de la feuille ainsi que les       parties    adjacentes de cette ligne par des or  ganes en matière réfractaire ou non conduc  trice de l'électricité, telle que, par exemple, du       carboründum    (carbure de silicium), du     sili-          eate    de zirconium revêtu convenablement de  graphite ou autre matière.

   Les surfaces pro  tectrices de ces organes limitent entre elles     mi     espace confiné dans lequel on place et on  chauffe les bords à souder. Ces surfaces     pro-          tectrices    s'appuient sur les parties de la  feuille     adjacentes    à la ligne de soudure et  servent, par conséquent, également à mainte  nir les bords de la feuille en alignement tan  dis que s'effectue leur soudure. Le glissement  des bords     l'un   <U>sur</U> l'autre et le refoulement    latéral de la matière amollie ou     fondue,''tors-;     que les: bords sont pressés ensemble sont em  pêchés par lesdites surfaces protectrices.

         L'épaisseur    du joint soudé sera ainsi égal ou  n'excédera     que    faiblement l'épaisseur de la  feuille et, puisque le glissement des bords  l'un sur l'autre est empêché, sera dans tous  les cas considérablement moindre que deux  fois     l'épaisseur    de la. feuille.  



  Les organes en matière réfractaire ou  non conductrice de l'électricité sont également  mauvais     conducteurs    de la chaleur et, par  conséquent, limitent la     dissipation    de la cha  leur ou la radiation de celle-ci à partir de la  ligne de soudure et aident     @à.    obtenir un chauf  fage concentré et rapide des bords.

   Ces or  ganes! empêchent :également ou limitent     l'accès     de l'atmosphère ambiante (l'air) aux bords à  température élevée et, par là,, leur détériora  tion par oxydation (combustion); inverse  ment, un écoulement ou une évaporation de  la matière à température élevée, en particu  lier de la. matière en fusion vers les bords,  est empêché par les surfaces protectrices     des-          dits    organes et, ainsi, un changement     préjudi-          c.iabIe    de la.

   composition de la matière, de  même que la formation de soufflures ou trous  vers la ligne de soudure pouvant     réduire    la  résistance mécanique ou     fermeture    herméti  que du joint sont évités. Avec une composi  tion appropriée de la     matière    des surfaces       protectrices,    on peut également obtenir une  action d'écoulement sur le métal fondu ver,  l'es coins.

      Si l'on fait passer du courant électrique à  travers et; entre les bords pour les chauffer  localement et rapidement ,à la. température de  soudage, il est essentiel que la résistance des  surfaces non conductrice appliquées. de cha  que côté     de    la ligne de soudure soit telle  qu'un court-circuit de ce courant et par suite  sa fuite par la résistance élevée (résistance de  contact) entre les bords alignés soit empêché.  



       On,    comprendra que, pour la soudure effi  cace bout à bout d'une feuille, les surfaces  en regard des bords doivent être     ajustées,     c'est-à-dire qu'elles doivent se     compléter         aussi exactement que possible, de telle sort,  que du métal amolli ou en fusion des bords  chauffés puisse se souder et remplir complè  tement et instantanément tous les interstices  entre les bords sur leurs longueurs devant  M re réunies.  



  L'appareil selon l'invention est caractérisé  en ce qu'il comprend deux supports mobiles  l'un par rapport à l'autre, les surfaces por  tantes de chacun d'eux étant isolées électri  quement l'une de l'autre, une électrode asso  ciée à chacune desdites surfaces et à, des  moyens pour presser chaque électrode indivi  duellement sur la feuille disposée entre l'élec  trode et la surface de support en regard, des  organes en matière réfractaire disposés de  part et d'autre de la feuille entre les élec  trodes, ces organes réfractaires formant un  espace confiné dans lequel les bords de la  feuille peuvent glisser et être alignés, des  moyens pour rapprocher les électrodes et les  surfaces associées, de manière à presser lesdits  bords l'un contre l'autre dans l'espace confiné  susdit, et des moyens pour fournir le courant  électrique aux électrodes.

   L'invention a éga  lement pour objet un article obtenu au moyen  du procédé décrit ci-dessus.  



  Le dessin annexé représente, à titre  d'exemple, une forme d'exécution de l'appa  reil selon l'invention.  



  Fig. 1 est une vue en élévation de cette  forme d'exécution adaptée en particulier pour  former des corps tubulaires de boîtes en fer  blanc pour la conservation des aliments.  



  Fig. 2 est une vue en plan par-dessous,  le long de la ligne 2-2 de la fig. 1, montrant  les électrodes appliquées à la feuille métal  lique.  



  L'appareil représenté comprend un bâti 10  sur lequel est monté un arbre de broche ou  mandrin 11 s'étendant au-dessus du plan du  dessin. Le diamètre extérieur du mandrin est  pratiquement égal au diamètre intérieur du  corps tubulaire à souder. Le mandrin est de  préférence en une matière non magnétique et  sa surface non conductrice de l'électricité, de  sorte qu'il ne peut pas y avoir de court-    circuit entre les électrodes, comme il sera dé  crit par la suite. Dans l'exemple représenté;  le mandrin 11 est constitué par une douille 13  en matière isolante montée sur le bâti et par  un noyau métallique 12, de préférence non  magnétique, pouvant tourner dans la douille  13 et dans le bâti 10.

   La douille 13 est munie  d'un évidement longitudinal 14, dans lequel  est monté un bloc 15 de matière non conduc  trice de l'électricité, dure et réfractaire, telle  que du carborundum, du silicate de zirco  nium revêtu de graphite ou contenant du  graphite, de la céramique ou du verre.  



  Un prolongement ou bras 17 s'étend à  partir du bâti 10 (et du plan du dessin) et  comporte un organe 18 monté de façon à cou  lisser sur lui dans une direction verticale,  par exemple au moyen d'un assemblage à  queue d'aronde non représenté. Des supports  19 sont disposés de manière à, coulisser dans  des alésages verticaux de l'organe 18 et por  tent ensemble un bloc 20 de matière dure et  réfractaire comme celle du bloc 15. Les sur  faces en regard des blocs 15 et 20 s'appuient  sur les surfaces opposées des extrémités d'une  feuille ou ébauche 48 devant former un corps  tubulaire pour une boîte, ou sur les extrémités  de deux feuilles séparées, puisqu'on ne se  limite pas au soudage des extrémités d'une  même feuille.  



  La position de l'organe 18 peut être dé  terminée, par exemple, par une came qui,  pendant le fonctionnement, abaisse et soulève  cet organe par rapport au prolongement 17  et au bloc 15 ; dans ce cas, la position la plus  basse de l'organe 18 peut être fixée au  moyen d'une vis de réglage 21 traversant une  saillie 51 de l'organe 18. Dans la forme d'exé  cution représentée, l'extrémité de la vis 21  bute contre le prolongement 17, et, en la fai  sant tourner dans un sens ou dans l'autre,  l'organe, 18 et par suite le bloc 20 peuvent.  être abaissés ou soulevés du bloc 15 et des  extrémités de la feuille 48. Un ressort 22 est  disposé entre le support 19 et l'organe 18  pour presser élastiquement le bloc 20 sur les  extrémités de la feuille placée entre les blocs  15 et 20.

        Une plaque 23 s'étend à partir du bâti 10  parallèlement à l'axe du noyau 12 et porte  une électrode 24 de même longueur; la pla  que 23 est montée à coulisse sur le bâti 10  dans le sens de la double flèche 50. Un autre  organe de support 52 est fixé rigidement sur  le bâti 10 et s'étend au-dessus de la plaque 23  le long de celle-ci. Des vis 25, prévues dans  des trous de l'organe 52, s'appuient sur des  ressorts 26 qui reposent sur la plaque 23; au  moyen des vis d'ajustage 25, la pression des  ressorts 26 sur la plaque 23 et l'électrode 24  peut être réglée.  



  Un secteur 27 est découpé dans la douille  13 près de l'évidement 14 à son extrémité,  opposée à l'électrode 24; un bras 53 du noyau  12 s'étend dans le secteur 27 et se termine  par un organe d'appui 28 en une matière non  conductrice de l'électricité et réfractaire. La  surface extérieure de l'organe 28 forme une  partie du cylindre sur lequel est disposée  l'ébauche ou feuille à souder.  



  Un bras 30 est relié rigidement au noyau  12 à une extrémité de celui-ci faisant saillie  du bâti 10 (au-dessous du plan du dessin).  Une autre électrode 32 est portée par une pla  que 31 coulissant sur le bras 1 dans la direc  tion de la double flèche 56. Un support 54  est monté rigidement sur le bras 30 et fait  saillie à partir de celui-ci parallèlement à  l'axe du noyau 12 et de l'électrode 32. Des  vis 33, prévues dans des trous du support 54,  s'appuient contre des ressorts 35 qui reposent  sur la plaque 31; la pression de ces ressorts  peut être réglée par l'ajustage des vis 33 dans  le support 54.  



  Les deux séries d'organes de support 52,  54, des plaques 23, 31 et des électrodes 24, 32  sont de même longueur que le mandrin 11 et  s'étendent parallèlement à l'axe de ce man  drin sur une longueur au moins égale à la  largeur de la feuille à souder. Elles sont dis  posées de telle manière que les électrodes 24,  32 sont pratiquement parallèles à la ligne de  contact 49 et au bloc 20, mais légèrement  espacées de ceux-ci.  



  Une tige 36 en une matière magnétique  est articulée au bras 30 et s'étend avec son    extrémité libre dans un électro-aimant 35  qui est monté à articulation au moyen d'un  bouchon 57 sur un autre prolongement 55 du  châssis 10.  



  Une source de courant alternatif, par  exemple le réseau principal, est reliée à tra  vers un relais électronique 47 avec l'électro  aimant 35 et, en parallèle avec lui, avec un  transformateur réducteur de tension 40.  L'embranchement du circuit conduisant à  l'électro-aimant 35 comprend en série une  impédance 46, de préférence une bobine de  self-induction, qui détermine l'énergie élec  trique et sa phase agissant sur l'électro  aimant 35. Une borne du secondaire 41 du  transformateur 40 est connectée à travers un  conducteur 42 à l'électrode 24 et son autre  borne par le conducteur 44 à l'électrode 32.  Ainsi, le relais 47 commande simultanément  l'électro-aimant et le transformateur 40, leur  action étant de cette manière synchronisée.  automatiquement.  



  Pendant le fonctionnement, on peut sup  poser qu'au départ les électrodes 24 et 32  sont légèrement soulevées de la surface exté  rieure de la douille 13 et de l'organe d'appui  28 respectivement, au moyen des vis 25, 33,  et que le bloc 20 est également légèrement  soulevé du bloc 15 juxtaposé au moyen de la  vis 21. Les extrémités d'une ébauche formée  par une feuille mince, pour une boîte par  exemple, ou les extrémités de deux feuilles  séparées sont placées sur la surface extérieure  de la douille 13 et de l'organe d'appui 28  sous l'es électrodes 24 et respectivement 32.  Ces extrémités sont étroitement alignées ou  sont même en léger contact l'une avec l'autre  entre les blocs 15 et 20. Les électrodes 24 et  32 sont abaissées et serrées au moyen des vis  25 et 33 sur la feuille 48 disposée sur la  douille 13 et l'organe 28 respectivement.

   Le  bloc 20 est ensuite abaissé sur les extrémité  alignées et sur les parties adjacentes de la  feuille avec une pression déterminée par la  position extrême de la vis 21 et la compres  sion résultante du ressort 22. Cette pression  est assez forte pour maintenir jointives les      extrémités de la feuille en alignement et  pour empêcher leur glissement l'une sur l'au  tre (recouvrement) pendant les phases subsé  quentes du fonctionnement; cette pression ne  doit toutefois pas être assez élevée pour em  pêcher un léger mouvement d'une extrémité  du feuille entre les blocs.  



  Le relais électronique 47 est excité et per  met, par exemple, de laisser passer une pé  riode d'un courant alternatif à 60 périodes.  



  Au début de la période, l'électro-aimant  35 est excité et attire la tige 36, déplaçant  ainsi le bras 30 dans le sens des aiguilles de  la montre, de sorte que le noyau 12 avec le  bras 53 et l'organe d'appui 28, de même que  l'électrode 32 sont déplacés simultanément  dans le sens des aiguilles de la montre et  entraîne la partie de la feuille serrée entre  eux. L'extrémité de la feuille est ainsi dépla  cée entre les blocs 15, 20 vers l'autre extré  mité de la feuille qui est serrée entre l'élec  trode 24 et la douille 13 et maintenue fixe  entre les blocs 15 et 20.  



  Après que les deux extrémités ont été  amenées en léger contact sur toute leur     lon-          guer    suivant la, ligne 49, on envoie un cou  rant de chauffage qui circule du secondaire 41  du transformateur 40 vers les électrodes 24  et 32, et à travers ladite ligne de contact 49  entre les électrodes. Toute fuite de courant  d'une électrode à l'autre est empêchée par la  matière isolante de la douille 13, de l'organe  d'appui 28 et des blocs réfractaires 15 et 20.  L'échauffement dû à ce courant sera maxi  mum à l'endroit où il traverse la ligne de  contact 49.

   En effet, la résistance de contact  entre les extrémités suffit pour produire une  température concentrée élevée vers celles-ci et  à augmenter leur température instantanément  au point d'amollissement ou de fusion de la  matière métallique de la feuille. Pendant la  seconde moitié de la période de courant, les  extrémités ainsi chauffées sont pressées en  semble; puisque la conductibilité électrique  du métal amolli ou fondu à la ligne de con  tact 49 est considérablement plus faible que  celle de la feuille adjacente, l'effet de résis  tance par échauffement du courant passant    par cette ligne est maintenu et les bords se  soudent complètement dans l'espace limité  par les blocs 15 et 20. Dès que la période  du courant est terminée, la circulation du  courant à travers les deux embranchements  suivant le relais 47 est interrompue par ce  lui-ci.

   Le courant de chauffage ou de soudage  venant du transformateur 40 cesse immédia  tement et l'électro-aimant 35 est désexcité, de  sorte que la, pression sur les bords est relâ  chée et finalement supprimée. Lorsque les  électrodes 24 et 32 sont desserrées en tour  nant les vis 25 et 33 et que le bloc 20 est  soulevé en tournant la vis 21, le métal à la  ligne de soudure s'est suffisamment refroidi  pour se solidifier. Une fois la soudure ter  minée, l'article est enlevé du mandrin 11.  



  Comme indiqué plus haut, une soudure  uniforme nécessite un montage ou un emboî  tement suffisamment précis des extrémités  jointives pour que le métal ramolli et de pré  férence fondu puisse remplir complètement et  instantanément tous les interstices entre les  extrémités de la feuille. Par conséquent, si on  coupe les extrémités de la, feuille de telle ma  nière que des bavures apparaissent, il peut  être parfois désirable de les meuler selon une  forme plus précise avant le soudage. En gé  néral, des crans ou dents répartis également  sur les extrémités présentant une profondeur  d'environ 0,25 mm n'affectent pas d'une façon  défavorable le soudage bout à bout.

   De telles  surfaces rugueuses peuvent même présenter  un avantage en établissant un léger contact  entre les extrémités, car les petites saillies  d'une extrémité viennent en contact avec les  saillies ou avec la surface de l'autre extré  mité et établissent entre elles des ponts mé  talliques individuels de très petite section et,  par conséquent, une résistance qui laisse pas  ser le courant de soudage et qui développe  rapidement une température élevée. Les sail  lies fondent presque immédiatement et  s'écoulent dans les interstices entre les extré  mités, ce qui a pour effet de faciliter leur  union.  



  Grâce â l'action de la bobine de     self-          induction    46, le courant excitant l'électro-      aimant 35 est faible au commencement de la  période de courant alternatif. Par conséquent,  les extrémités sont déplacées l'une vers l'au  tre en léger contact. La résistance électrique  entre lest bords sera ainsi plus grande lorsque  le courant de chauffage commence à circuler  et la température la plus haute sera dévelop  pée instantanément à cet endroit.

   Si, par la  suite, le courant augmente, en excitant     l'élec-          tro-aimant    35 et en pressant fortement les  bords l'un contre l'autre, ceux-ci sont chauf  fés par la chaleur concentrée développée ainsi  au voisinage de leur point de fusion,     c'est-          à-dire    à la température propre de soudage.  



  Les blocs 15 et 20 pressent et couvrent  les bords, ainsi que les parties de la feuille à  l'arrière de ceux-ci pendant le soudage qui  vient d'être décrit et empêchent l'accès de  l'air ambiant et, par suite, l'oxydation (com  bustion) des bords à température élevée. Ces  derniers, en particulier s'ils sont fondus, ten  dent à s'échapper ou à se répandre et à se  vaporiser. Les blocs 15 et 20 s'appuyant con  tre les bords ramollis ou fondus, empêchent  ou limitent un tel écoulement ainsi que la va  porisation. La matière de la ligne de soudure  n'est par conséquent pas détériorée et, après  refrodissement, une soudure métallique uni  forme et résistante est obtenue.

   Le refoule  ment latéral des bords ramollis est également  limité ou empêché par les blocs 15 et 20 pres  sés contre la ligne de soudure à partir des  côtés opposés avec une pression réglable; les  blocs forment ainsi le métal ramolli ou fondu,  de sorte qu'après refroidissement, l'épaisseur  du joint sera égale ou n'excédera que faible  ment l'épaisseur de la feuille. Un léger re  foulement jusqu'à environ 20 % ou davantage  de l'épaisseur de la feuille est parfois désira  ble, si, par la suite, le joint est destiné à être  travaillé à froid.  



  Pour réaliser les effets décrits plus haut,  les blocs 15 et 20 de formation et exerçant  une pression doivent présenter une surface de  pression plate et lisse à faible frottement.  La faible conductibilité calorifique de la ma  tière constituant ces blocs protège le métal  chauffé de la ligne de contact des extrémités    de la feuille contre le refroidissement par l'air  atmosphérique qui l'entoure. Le graphite qui  peut être incorporé aux blocs ou appliqué sur  ceux-ci agit comme lubrifiant solide facili  tant le glissement des extrémités de feuille  mobiles entre les blocs 15 et 20.

   Si le gra  phite est brûlé pendant l'opération de sou  dure, en particulier si la surface de pression  d'un bloc ne se conforme pas exactement à la  surface d'une extrémité de feuille et que  l'air peut, par conséquent, pénétrer entre ces  surfaces, l'oxyde de carbone ou le bioxyde  développé protégera efficacement les bords à  température élevée d'une oxydation. Du gra  phite brûlé peut être remplacé soit par diffu  sion de graphite contenu dans la matière du  bloc vers sa surface de pression, soit par  apport de graphite ou d'un composé conte  nant ou dégageant du carbone.

   Si l'on désire  obtenir une action de fusion sur la matière  métallique des bords chauffés, la composition  des blocs doit être choisie en conformité; des  compositions contenant du silicate de zirco  nium ou un silicate de sodium insoluble pa  raissent être efficaces dans ce cas et permet  tent de combiner et d'éliminer des scories et  les oxydes, ainsi que de former un film sur  le métal chaud, de sorte qu'il reste inoxy  dable.  



  Pour assurer la soudure de feuilles min  ces sur toute la longueur de leurs bords, il est  important d'utiliser des électrodes en une ma  tière de bonne conductibilité calorique pou  vant être espacées suffisamment de la ligne  de soudure, de sorte qu'elles ne conduisent  pas de chaleur loin des bords chauffés de  façon indésirable. D'autre part, une électrode  ne doit pas être trop éloignée de la ligne de  soudure pour éviter que les extrémités de la  feuille mince et flexible ne se courbent ou se  gondolent lorsqu'elles sont pressées ensemble  par les électrodes au lieu que la pression  agisse sur les bords chauffés, et pour raccour  cir le chemin du courant à travers les extré  mités de la feuille vers la ligne de soudure et,  par suite, éviter des pertes d'énergie électri  que dans celles-ci.

   Les électrodes en métal et  en particulier en une matière ferreuse en      feuille d'épaisseur n'excédant pas 1,52 mm  sont de préférence espacées d'environ 3,18 mm  de la ligne de soudure; l'expérience montre  cependant qu'une soudure uniforme peut être  rapidement et pratiquement instantanément  réalisée sans augmenter la température de la  matière en feuille au-dessus de 300  C à une  distance de 0,25 mm environ de la ligne de  soudure, de sorte qu'une latitude relativement  grande est donnée pour disposer les électro  des près de la ligne de soudure.  



  Pour obtenir la soudure instantanée sur  toute la longueur des bords en contact, il  est essentiel que la densité du courant de  chauffage passant par ces bords et à travers  la ligne de soudure soit aussi uniforme que  possible sur celle-ci. L'expérience a montré  que cet effet peut être réalisé en formant les  électrodes comme représenté à la fig. 2 où  elles sont plus éloignées de la ligne de sou  dure au centre qu'à leurs extrémités. On évite  ainsi une concentration du courant vers le mi  lieu de la ligne de soudure.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS: I. Procédé pour obtenir un article métal lique par soudage bout à bout de deux bords d'au moins une feuille métallique, caractérisé en ce qu'on aligne les bords à souder l'un contre l'autre au moyen d'organes venant en contact avec ces bords jointifs et qu'ils limi tent dans un espace confiné, en ce qu'on fait passer un courant à travers les bords jointifs de manière à les chauffer localement et ins tantanément à la température de soudage, en ce qu'on presse simultanément ces bords l'un contre l'autre, et en ce qu'on interrompt immé diatement après le courant de chauffage. II.
    Appareil pour la mise en euvre du procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend deux supports (13, 28) mobiles l'un par rapport à l'autre, les surfaces portantes de chacun d'eux étant isolées élec- triquenient l'une de l'autre, une électrode (24, 32) associée à chacune desdites surfaces et à des moyens (25, 33) pour presser chaque élec trode individuellement sur la feuille (48) dis- posée entre l'électrode et la surface de sup port en regard, des organes en matière réfrac taire (15, 20), disposés de part et d'autre de la feuille (48) entre les électrodes, ces orga nes réfractaires formant un espace confiné dans lequel les bords de la feuille peuvent glisser et être alignés, des moyens pour rap procher les électrodes et les surfaces associées (13,
    28) de manière à presser lesdits bords l'un contre l'autre dans l'espace confiné sus dit, et des moyens pour fournir le courant électrique aux électrodes. III. Article obtenu au moyen du procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend un corps tubulaire constitué par une feuille métallique mince qui présente une soudure formée par la matière de la feuille elle-même. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on relâche la pression sur les bords soudés ensemble lorsque le chauf fage est interrompu. 2. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on soude ensemble, instantané ment et sur toute leur longueur, les bord jointifs. 3.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on enserre les bords jointifs entre les deux organes susdits qui sont en matière réfractaire et non conductrice de l'électricité. 4. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on fait passer ledit courant au moyen d'électrodes disposées de chaque côté de la ligne de contact des bords jointifs et s'étendant sur la même longueur que ces bords. 5. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 3, caractérisé en ce que les organes réfractaires et isolants électrique ment sont pressés élastiquement sur les côtés opposés des bords jointifs et sont façonnés de manière à limiter la soudure formée à une épaisseur s'approchant de celle de la feuille et à empêcher l'écoulement et l'évaporation de la matière chauffée desdits bords. 6.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on utilise une feuille métallique dont l'épaisseur ne dépasse pas 1,5 mm et en ce qu'on fait passer le courant électrique pen dant moins de 1/60 de seconde. 7. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 4, caractérisé en ce qu'on serre entre les électrodes et les deux supports (13, 28) les extrémités de la feuille devant être soudées et en ce qu'on rapproche les bords de ladite feuille au moyen des électro des susdites disposées parallèlement à la ligne de soudure et légèrement espacées de celle-ci. 8.
    Procédé selon la revendication I pour l'obtention d'un article comportant des feuil les métalliques soudées bout à bout, caracté risé en ce que l'on rapproche les bords des feuilles l'un contre l'autre, en ce que l'on fait passer le courant électrique de l'une à l'autre à travers leurs bords jointifs, en ce que l'on presse les bords ensemble, et en ce qu'on coor donne de telle façon la pression entre ces bords, le temps pendant lequel la pression est appliquée et augmentée, et la durée d'écoule ment du courant, que la pression soit main tenue faible jusqu'à ce que le chauffage des bords soit effectué, et qu'ensuite la pression soit augmentée et les bords soient déplacés automatiquement ensemble, de sorte que la soudure soit terminée avant que de la chaleur ne s'étende dans les parties de la feuille adja cente aux bords jointifs. 9.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 8, caractérisé en ce qu'on fait passer un courant alternatif à travers les bords jointifs pendant moins d'une période de ce courant alternatif, en ce qu'on règle la pression de telle manière qu'elle apparaisse pendant le commencement d'une période de courant de soudage. 10. Appareil selon la revendication II, ca ractérisé en ce que l'un desdits supports (13) est fixe. 11. Appareil selon la revendication II, ca ractérisé en ce que lesdites électrodes (24, 32) sont pressées élastiquement sur la feuille. 12.
    Appareil selon la revendication II et les sous-revendications 10 et 11, pour l'obten- tion de corps tubulaires en feuille métallique mince, caractérisé en ce que la couche exté rieure de chacun des supports (13, 28) est en matière isolante au point de vue électrique et présente une courbure correspondant à celle du corps tubulaire et une largeur au moins égale à celle de la feuille, et en ce que les dites électrodes (24, 32) s'étendent sur la même longueur que la ligne de soudure (49) entre l'es bords jointifs et sont légèrement éloignés de ceux-ci. 13.
    Appareil selon la revendication II et les sous-revendications 10, 11 et 12, caracté risé en ce qu'il comprend un électro-aimant (35) pour rapprocher lesdites électrodes (24, 32) l'une vers l'autre et un dispositif de ré glage électrique (47) agencé de manière à exciter l'électro-aimant pour presser ensemble les bords jointifs des extrémités de la feuille (48) serrée entre lesdites électrodes et les supports (13, 28), à faire passer alors un cou rant de chauffage à travers lesdits bords, et à interrompre à la fois le courant d'excitation et celui dé chauffage après un intervalle de temps prédéterminé. 14. Appareil selon la revendication II, ca ractérisé en ce que les organes réfractaires (15, 20) présentent des surfaces lisses et re couvertes d'un lubrifiant. 15.
    Appareil selon la revendication II et la sous-revendication 14, caractérisé en ce que les organes réfractaires (15, 20) comportent du graphite. 16. Appareil selon la revendication II, ca ractérisé en ce que l'es électrodes (24, 32) sont disposées parallèlement à la ligne de soudure (49), chaque électrode étant conformée de tellé manière que sa partie centrale soit plus éloignée de la ligne de soudure que ses extré mités, en vue de distribuer la densité du cou rant sur la soudure de façon uniforme sur toute la longueur de celle-ci. 17. Appareil selon la revendication II, ca ractérisé en ce que les organes réfractaires (15, 20) sont en carborundum. 18. Appareil selon la revendication II, ca ractérisé en ce que les organes réfractaires (15, 20) sont en silicate de zirconium. 19.
    Appareil selon la revendication II, pour la formation de corps tubulaires en ma tière ferreuse en feuille mince et tel que re présenté au dessin annexé. 20. Article selon la revendication III, ca ractérisé en ce qu'il comprend un corps tubu laire constitué par une feuille métallique mince qui est soudée bord à bord, le joint étant constitué exclusivement par la matière constituant la feuille et étant d'une épaisseur moindre que deux fois l'épaisseur de la feuille. 21. Article selon la revendication III et la sous-revendication 18, caractérisé en ce que le corps tubulaire est formé en partant d'une feuille en matière ferreuse et présentant une épaisseur maximum d'environ 1,5 mm, le joint ayant une épaisseur d'environ 20 % su périeure à celle de la feuille. 22.
    Article selon la revendication III, ca, ractérisé en ce que l'épaisseur de la soudure est approximativement égale à celle de la feuille.
CH255159D 1943-02-06 1944-04-26 Procédé pour obtenir un article métallique par soudage bout à bout de deux bords d'au moins une feuille métallique, appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé et article obtenu au moyen de ce procédé. CH255159A (fr)

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