Appareil de projection de produits pulvérulents. La présente invention concerne un appa reil de projection de produits pulvérulents fonctionnant sous l'effet de pressions exer cées sur ses flancs. Des pulvérisateurs de ce genre ont déjà été réalisés en accolant, par leurs bords ou parties planes, des plaques en matière plastique, d'épaisseur convenable, alvéolées par emboutissage ou moulage, le fond des alvéoles ayant une forme plate ou légèrement bombée, de façon que, sous l'effet de pressions brusques appliquées sur les flancs du récipient ainsi obtenus, s'établisse l'augmentation de pression intérieure néces saire à l'expulsion des produits qui y sont enfermés.
Dans ce genre d'appareils, im jet de poudre se produit à chaque pression brus que exercée sur le-; flancs et la rentrée d'air s'effectue par les tubes d'évacuation de façon a<B>à</B> permettre la projection suivante.
La présente invention a pour objet un appareil de ce type susceptible de fonctionner aussi bien pour la projection vers le haut que pour la projection vers le bas de la poudre contenue dans l'appareil, celui-ci étant en outre de construction plues simple encore que les appareils antérieurs et d'un emploi plus commode.
Jusqu'alors, en effet, les appareils de ce genre comportaient deux tubes parallèles, l'un court et l'autre long, que l'on bouchait ou dé bouchait alternativement pour obtenir soit une projection ascendante (au moyen du tube long), soit une projection descendante (au moyen du tube court).
La présente invention vise à perfection ner et à simplifier à la fois la manaeuvre des appareils de projection de poudres de cette sorte et à assurer aux usagers plus de com modité dans l'utilisation. Par exemple, une application très courante de ces petits appa reils est la projection de poudre de talc pour la toilette, celle des bébés en particulier.
Dans ce cas, il est certainement très commode, pour la personne qui procède à cette toilette, et qui n'a souvent qu'une main libre, de pou voir distribuer la poudre dans plusieurs posi tions de l'appareil sans avoir à se préoccuper d'opérer une manceuvre quelconque, telle, par exemple, que bouchage ou débou- chag,e de tube ou d'orifices. Lorsqu'on a. à distribuer des poudres pharmaceutiques ou antiseptiques, il est également très utile de pouvoir poudrer dans plusieurs directions sans avoir aucune manoeuvre à effectuer. Enfin, ces appareils étant, en général, à. con sidérer comme emballages perdus, il est inté ressant qu'ils soient très simples et, par conséquent, très économiques à fabriquer.
Suivant l'invention, l'appareil comporte un canal unique dont une extrémité est ou verte vers l'extérieur et dont l'autre extrémité est ouverte vers l'intérieur au voisinage du fond du récipient, le canal étant disposé pour servir, par simple retournement de l'appareil, aussi bien pour la projection ascendante que pour l'a projection descendante de la poudre, et présentant à proximité du point où ledit canal traverse la paroi de l'appareil au moins un orifice latéral faisant communiquer l'inté rieur du récipient avec l'intérieur du canal.
Grâce à cette disposition, il est possible de faire fonctionner très aisément l'appareil sans que l'opérateur ait à se préoccuper de savoir quel tube doit être bouché ou débou ché pour faire marcher ledit appareil dans le sens voulu. On réalise en outre une notable simplification dans la fabrication de l'appa reil.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples seulement et de manière schéma tique, divers modes de réalisations possibles de l'invention.
Sur ce dessin: Les fig. 1 et 2 montrent, en coupe, un appareil de projection de produits pulvéru lents, cet appareil étant représenté dans ses deux positions, l'une correspondant à la pro jection de la poudre vers le haut et l'autre à la projection de la poudre vers le bas.
La fig. 3 montre, en coupe verticale, un appareil de projection dont le tube unique est muni d'un orifice d'expulsion perfectionné.
La fig. 4 est une coupe, à plus grande échelle, d'un fragment du tube représenté sur la fig. 3: La fig. 5 montre, en coupe, une variante d'appareil de projection de poudre.
Les fig. 6 et 7 sont des coupes verticales, suivant le même plan que celui de la fig. 3 d'une autre variante, dans les deux positions droite et renversée.
La fig. 8 est une coupe verticale analogue à la. fig. 6. mais se rapportant à un autre mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 9 et 10 montrent, en coupe verti cale, respectivement dans les positions droite et renversée, une partie de l'appareil de pro jection de poudre établi suivant un autre mode de réalisation de la présente invention.
Les fig. 1.1 et 12 montrent, en coupe ver tieale, une autre forme d'exécution du réci pient représenté dans ses deux positions droite et renversée. La fig. 13 montre une autre variante. Les fig. 14 et 15 sont des coupes verti cales de fragments de récipients établis sui vant deux autres variantes.
La fig. 17, enfin, 'est une vue de profil d'un appareil de projection.
Ainsi qu'on le voit sur les. fig. 1, 2, 3 et 17 du .dessin annexé, le dispositif de projec tion de poudre est constitué de deux pièces alvéolées 1 en acétate de cellulose ou en ma tière plastique équivalente souple, dont les alvéoles ont une forme plate ou de préférence légèrement bombée (voir fig. 17) permettant d'exercer des pressions brusques sur les flancs du récipient, afin de développer une augmen tation subite de pression ,à l'intérieur de l'ap pareil.
Ces deux plaques alvéolées 1 sont accolées par leurs bords (voir fig. 17 ). Dans l'ampoule plate ainsi constituée pénètre un tube 2 en matière plastique, en métal, en verre ou en toute autre matière convenable formant un canal unique.
Ce tube est le seul qui soit utilisé, comme on le verra par l'a suite, à la fois pour la, projection de la poudre vers le haut et pour la projection vers le bas (au lieu des deux tubes parallèles qui étaient jusqu'alors uti lisés dans ce type d'appareils).
Le tube en question porte une perforation latérale ou orifice 3, au moyen -de laquelle on peut faire communiquer l'intérieur du ré cipient 1 avec l'extérieur, ladite perforation étant prévue, dans la paroi du tube, comme on le voit sur lb dessin, à proximité du point de rencontre dudit tube 2 avec le corps 1 de l'appareil.
Dans le mode de réalisation représenté sur les fig. 1 et 2, ce tube 2 peut coulisser à frot tement doux dans l'appareil 1. de façon que, si l'on déplace légèrement ledit tube (en le tirant ou en le poussant), l'orifice 3 soit mas qué ou démasqué, suivant que l'on veut obte nir une projection ascendante (position droite de l'appareil, représentée sur la fig. 1) ou une projection descendante (position renver sée de l'appareil, représentée sur la fig. 2).
L'extrémité inférieure du tube 2 peut venir, dans ce dernier cas, ss'appuyer avantageuse- ment contre le fond du récipient 1, par exem p1e sur le bouchon plat 4 qui est disposé au fond de celui-ci et qui peut servir en même temps de base à l'appareil.
Le tube 2 peut évidemment comporter, si on le désire, au lieu d'un orifice 3, plusieurs orifices d'expulsion analogues ayant le même diamètre ou des diamètres différents et dis posés au même niveau oaz à des niveaux dé calés.
Le fonctionnement de l'appareil est le sui vant: Pour réaliser la projection ascendante (fi--. 1), on fait coulisser le tube 2 de façon à obturer l'orifice 3 et à écarter légèrement l'extrémité inf(,rieure du tube 2 du bouchon obturateur 4.
Dans ces conditions, si on effec 1ue alors une pression brusque sur les parois rlu. récipient, on obtient une projection vers le haut (l'a, poudre entrant par le bas du tube 2 suivant la flèche) sous forme d'un jet instantané. Lorsqu'on relâche les flancs de l'appareil, l'air est appelé à l'intérieur de ce lui-ci et y rentre par ce même tube 2; l'ap- pareil est alors prêt à donner un nouveau jet de poudre si l'on exerce, sur ses flancs, une crouvel'le pression brusque et ainsi de suite.
Si l'on veut, au contraire, réaliser la pro- jf@etion vers le bas, on retourne simplement l'appareil (fig. 2) et on pousse l'extrémité du tube contre le bouchon 4, ce qui a pour effet d'obturer cette extrémité et en même temps de découvrir l'orifice d'expulsion 3. Si on exerce alors une pression brusque sur les flancs de l'appareil, la poudre est chassée par l'orifice 3 à, l'extérieur sous forme d'un jet #ver@ le bas.
On voit. que, de cette façon, on réalise un appareil à, fonctionnement particulièrement simple, n'exigeant qu'une seule manoeuvre pour passer d'un genre de projection à l'au tre, à savoir le coulissement du tube sur une longueur minime (de l'ordre de 1 ou 2 mm liar exemple), sans nécessiter l'utilisation de bouchons obturateurs que l'usager doit poser et enlever pour passer d'un genre de projec tion à, l'autre, en risquant de se tromper dans cette manoeuvre. Sur les fig. 3 et 4, on a représenté un appareil analogue au précédent,
mais dans lequel des dispositions ont été prises pour prévenir un bouchage ou un engorgement de l'orifice 3 d'expulsion de la poudre, bouchage ou engorgement susceptible de se produire avec des poudres adhérentes ou bien ayant tendance là s'agglomérer (poudres hygrosco- piques par exemple) ou à la présence d'un corps étranger dans la poudre.
A cet effet, conformément à ce qui a été représenté sur les fig. 3 et 4, on donne à l'ori fice d'expulsion de la poudre une certaine obliquité, comme c'est le cas pour l'orifice 3c., la pente étant dirigée vers l'extrémité d'éva cuation 5 du tube 2;
cette obliquité facilite le glissement de la. poudre à travers l'orifice 3a; de plus, si l'on a, affaire à une poudre adhé rente ou sensible à, l'humidité qui risque de colmater le trou lorsque, par exemple, l'appa reil est resté assez longtemps au repos, il suffit en général, avec cette .disposition obli= que du trou 3a, de chocs légers imprimés (d'une façon instinctive d'ailleurs) .à l'appa reil pour détacher le bouchon de poudre formé,
celui-ci descendant facilement dans l'extrémité 5 du tube 2 lorsque l'appareil se trouve dans la position renversée représentée sur les fig. 3 :et 4.
Sur les fi-,. 5, 6 et 7, on a représenté un mode de réalisation encore plus simple .de l'appareil, en vue de supprimer toute ma- n#uvre du tube 2, celui-ci pouvant, dans ce cas, être rendu fixe dans l'appareil. Il suffit alors d'un simple renversement pour passer d'un type de projection à l'autre, sans que l'usager ait à se préoccuper de la position du tube.
Dans ce mode de réalisation, lorsque l'ap pareil est retourné (position .de la fig. 7), on peut obtenir une projection descendante, bien que l'extrémité interne du tube 6 soit décou verte. L'effort brusque exercé sur les flancs de l'appareil détermine une augmentation subite de pression à l'intérieur, cette pression subite agissant sur la masse de poudre, la chasse par l'orifice 3 et par le tube 2 ;
la perte d'air s'échappant par le tube lui-même, du fait de l'intervalle non. fermé compris entre l'extrémité 6 du tube 2 et la paroi du récipient, est insuffisante pour permettre l'évacuation instantanée de tout l'air subite ment comprimé, de sorte qu'en fait, à l'inté rieur de l'appareil, la pression reste suffi sante (d'autant plus qu'elle se combine, dans cette position renversée de l'appareil, avec l'action de la pesanteur) pour provoquer l'ex pulsion de la poudre par l'orifice 3 et l'extré mité 5 du tube 2.
Bien entendu, dans de tels appareils, le diamètre intérieur du tube est réduit, mais cela n'est pas un obstacle à leur emploi, puisqu'au contraire, pour certaines poudres et dans certains cas, on se propose précisément d'obtenir une projection légère et de faible importance à chaque jet, un tel débit faible devient précisément, dans lesdits appareils, un avantage.
Mais, dans la position normale (représen tée sur les. fig. 5 et 6), pour déterminer un jet ascendant, on a à produire la force néces saire pour faire remonter la poudre dans le tube 2 où elle pénètre, par l'extrémité 6, et à lui communiquer une certaine force vive pour la projeter vers le haut à sa sortie du tube 2 par l'extrémité 5 de celui-ci.
<B>Il</B> convient, dans ce cas, de limiter la perte d'air comprimé par l'orifice 3, lequel est découvert, puisque ;le tube 2 est ici fige. Dans ce but, on donne à l'orifice 3 un dia mètre relativement faible; l'augmentation instantanée .de pression, qui se produit à l'in térieur de l'appareil lorsqu'on presse brusque ment sur ses flancs, est suffisante, malgré la perte partielle d'air comprimé par l'orifice 3, pour produire la montée et la projection ascendante de la poudre;
cette perte en di minue seulement l'importance et la vigueur, ce qui n'est pas un inconvénient, ainsi qu'on. l'a déjà exposé.
Toutefois, pour améliorer encore le fonc tionnement de l'appareil ci-dessus décrit, en projection ascendante, on peut, suivant la dis- position représentée sur la fig. 5, placer l'ori fice 3 dans un goulot très étroit 7, de façon à provoquer un freinage de la, sortie d'air par l'orifice 3.
Lorsque l'appareil a une autre forme que celle qui a été représentée sur la fig. 5 et ne comporte pas de goulot, on déporte le tube 2 vers une paroi du récipient pour obtenir l'effet désiré.
Dans la, variante représentée sur les fig. 6 et 7, le freinage est obtenu par excentration du tube 2 par rapport à l'axe vertical de l'ap pareil, l'orifice 3 étant placé du côté de la paroi interne 8 la pl'as rapprochée du gou lot 13.
Bien entendu, dans les appareils des fig. 5 à 7, on peut, dans certains cas, conserver la possibilité de faire coulisser le tube 2, ce qui permet de les faire fonctionner également comme les appareils décrits sur les fig. 1, 2 et 3. Du fait de la faible importance à la fois du diamètre interne du tube 2 et de l'orifice 3, le débit reste faible, mais la, puissance de projection est par contre considérablement augmentée, comparée à celle qui est obtenue avec les appareils des fig. 5 à 7.
Ainsi qu'on le voit sur la fig. 8, au lieu de- placer, comme précédemment, le tube uni que dans une partie étranglée, ou de l'excen trer près de la paroi du goulot ou du réci pient, on peut, toujours dans le même but de freiner la sortie d'air comprimé par ('ori- fice prévu dans le tube, constituer, autour de ce tube, de préférence fixe, à la hauteur de l'orifice 3, une petite chambre 9 présenta-rit un ou plusieurs orifices 10 de communication avec l'intérieur du récipient 1,
ces orifices 1.0 se trouvant, dans ces conditions, placés très près de la, paroi correspondante du goulot 11. On combine ainsi l'effet de freinage précé demment décrit et dr au fait que les orifices 10 se trouveront tout près d'une paroi, à un effet complémentaire qui est dû en quelque sorte au rôle d'écluse (à air dont fait fonction la chambre 9.
Sous l'effet de la pression brusquement exercée sur les flancs de l'appareil, cette chambre forme comme un barrage qui ralentit la sortie d'air par l'orifice 3 du tube, effet qui se trouve augmenté par la. proximité des orifices 10 -de la paroi du goulot 11; avant que l'air comprimé dans cette chambre ait pu complètement s'évacuer par l'orifice 3 du tube, la projection ascendante s'est déjt produite.
Cette disposition permet de prévoir, dans le tube unique ?, un orifice relativement plus important que dans les dispositions précé- iIemment déer@ites, ce qui assure une projec tion ascendante et descendante plus vigou reuse et plus importante, tout en diminuant 1.., eliances d'engorgement de l'orifice, puis e ue celui-ci a des dimensions plus importantes.
En position de projection descendante, la pondre passe dans la chambre 9, puis dans le tube, d'où elle est chassée par l'effet de la prc=sion exercée sur les flancs .de l'appareil.
Dans la disposition des fig. 9 et 10, le 1 uhe unique 2 est fixe, un certain intervalle c#tant ménagé entre la partie inférieure de cçIui-ci et le fond du récipient 1, de façon a pc rmettre les expulsions de poudre vers le Haut dans la position normale de l'appareil.
<B>El)</B> même temps, on dispose sur le tube fixe 2 el au-dessous de l'orifice 3 une cuvette 12 que peut fermer un couvercle 13 coulissant sur <B>II,</B> tube et dont les dimensions sont telles qu'il tic, déborde pas la cuvette 12.
La cuvette 12 comporte un rebord 14(l, pur lequel vient reposer le couvercle 13. Le couvercle 13 peut, en variante, s'appliquer (laps une partie intérieure rétrécie non figu- ii @i de la cuvette 12. Dans ces appareils, on prévoit de préférence plusieurs orifices 3, car ils permettent de gros débits tout en fonc tionnant par simple retournement.
La pression exercée, tendant à appliquer 1e# couvercle 13 sur la cuvette 12 pour fermer <B>la</B> chambre 14, et celui-ci ne comportant pas <B>(Je</B> parties débordantes, ce couvercle est réa- liF' en matière très légère, ce qui ne con- e-iendrait pas si ledit couvercle 13 débordait ei:
s l'extérieur par rapport à la cuvette, car, (lais ce cas, le mouvement d'air intérieur mirait tendance -à, soulever le couvercle 13 et, un conséquence, à démasquer l'orifice 3, ten- il.anee qu'il serait nécessaire de corriger par iii alourdissement dudit couvercle 13.
On met ;i profit au contraire la pression d'air inté- rieur pour renforcer au maximum l'herméti cité du dispositif. Le couvercle coulissant 13 est constitué par une mince plaquette de ma tière plastique, neutre au produit pulvérulent considéré, de préférence à toute pièce mé tallique toujours plus lourde et susceptible d'être attaquée par la poudre.
La disposition des fig. 9 et 10 présente un autre avantage. Dans la position renversée (voir en particulier fig. 10), la cuvette 12 constitue un obstacle à l'effet de tassement de la poudre autour du ou des orifices 3. Lorsque cette cuvette n'existe pas, les pres sions successives tassent progressivement la poudre vers le bas et celle-ci -devient, dans cette partie de l'appareil, suffisamment com pacte pour gêner le fonctionnement normal du projecteur -de poudre lorsqu'on pulvérise longtemps dans la position renversée.
Grâce à la disposition adoptée, en position renversée, l'effet de tassement à. l'intérieur de la chambre est à peu près insensible, car la poudre, comme on le voit sur la fig. 10, n'y subit pas l'effet direct de la pression et de la pe santeur et sa densité y reste à peu près normale.
Avec la disposition en question, la pesan teur n'agit pas non plus sur la poudre pour la faire sortir, c'est le jet d'air, parcourant le tube de haut en bas (position renversée de l'appareil), qui tend à produire une dépres sion dans la chambre 14 entourant les orifices 3; il se produit donc un effet de succion de la poudre qui s'y trouve et un appel de celle-ci vers l'intérieur du tube, d'où le jet d'air l'entraîne et l'expulse. Cette vidange de l'a chambre après chaque pression empê che donc tout tassement :à l'intérieur de la dite chambre. En autre, le fond de la cuvette 12 constitue une sorte de disposition en chi cane qui s'oppose également au tassement de la poudre.
Dans l'exemple de réalisation des fig. 11 et 12, le récipient 1, dans lequel est placé le produit pulvérulent 15, comporte, bien en tendu, un tube unique d'évacuation 2 qui dé bouche à l'extérieur, et dont la partie infé- rieure ne touche pas le fond du récipient.
Ce tube unique est percé d'un trou 3 disposé de telle façon que lorsque l'appareil est monté, ce trou se trouve à l'intérieur de l'appareil au-dessous de la face interne du bouchon 16 dont le tube est solidaire. Dans le cas où le -tube ne passerait pas à travers le bouchon, ce trou se trouverait, de préférence, immé diatement au-dessous du point de rencontre du tube avec le corps du récipient.
Dans cette disposition, on constitue autour du tube, au moyen d'une rondelle 17 et à la hauteur de l'orifice 3, une chambre fermée 18 de faible capacité et communiquant avec l'intérieur de l'appareil, où la, poudre est logée, par un orifice 19 ou plusieurs de di mensions convenables., mais qui peut être sen siblement égal à celui qui est pratiqué dans -la paroi du tube 2, lequel peul; correspondre à peu près au diamètre intérieur du tube.
Cette disposition permet d'obtenir l'a pro jection soit vers le haut, soit vers le bas, de la poudre contenue à l'intérieur du récipient par simple retournement. En effet, lorsqu'on veut obtenir une projection descendante, on retourne l'appareil, comme on l'a représenté sur la fig. 12, le tube d'évacuation 2 étant dirigé vers le bas.
Si l'on exerce alors des pressions successives sur les flancs de l'appa- rail, la poudre descend de l'intérieur de ('ap pareil dans la chambre 18 par l'orifice 19, cette action se trouvant aidée par la pesan teur.
La chambre 18 se remplit presque ins tantanément et de la poudre passe dans :te tube par l'orifice 3, sous l'effet de la pression développée à l'intérieur de l'appareil, puis elle se trouve projetée à l'extérieur, entraînée alors par l'air qui est expulsé de l'intérieur par le tube 2, -et elle sort par l'extrémité externe dudit tube.
Lorsqu'on redresse l'appareil, on constate que dans la chambre 18 il reste .de la poudre, et dès que l'on développe une pression<B>-à</B> l'in térieur dudit appareil, la poudre logée dans le récipient en 15 monte et sort du tube en jet ascendant, la poudre restée dans la cham bre jouant le rôle de soupape et empêchant pratiquement la sortie de l'air par l'orifice 19 de la chambre.
Sous l'effet de pressions successives nom breuses dans la position redressée, la cham bre 18 peut arriver à se vider; s'il en est ainsi, il suffit de le retourner pour remplir la chambre.
Bien que l'appareil fonctionne par simple retournement du tube 2, ce tube peut être mo bile, de façon qu'on puisse le sortir soit éven tuellement pour le désengorger, soit pour le remplacer par d'autres tubes à débits diffé rents; à cet effet, il peut coulisser dans le bouchon ou le corps de l'appareil, ou être fixé au corps ou au bouchon par un pas de vis.
Dans le mode de réalisation de la fig. 13, la chambre 18 est constituée par le goulot lui-même du flacon et par une simple cloison 17 qui présente en son centre un orifice d'un diamètre plus grand que le diamètre extérieur du tube 2, de façon à laisser autour de celui-ci un passage 21 jouant le rôle des orifices 19 précédents.
On montre également une série de pla teaux de retenue 22 qui sont fixés au tube 2 (mais qui pourraient tout aussi bien être fixés aux flancs de l'appareil) et qui peuvent éven tuellement avoir l'a forme de cuvettes. Ces plateaux permettent de retenir une partie de la masse de poudre, de façon que la pression ne s'exerce que sur l'autre partie de cette masse qui se trouve au fond de l'appareil, ce qui rend le fonctionnement plus facile, cette masse moins grande étant plus mobile et moins sujette à se bloquer. Lesdits pla teaux 22 laissent, bien entendu, passer la poudre très librement sur leurs bords ou par des trous 23.
Sur l'a fig. 14, on a représenté un autre moyen de réaliser, en fait, et d'une manière commode, le tube unique utilisé à la fois pour la projection ascendante et pour la pro jection descendante. On prend une pièce mou lée 24 en matière plastique telle qu'acétate de cellulose, cette pièce comportant, venu de moulage, un tube extérieur 2' qui se termine, à. la partie inférieure, par un logement tron conique 25 dans lequel vient .s'engager une extrémité du tube 2. Cette pièce 24 forme bouchon et son pourtour cylindrique vient se loger dans le goulot 11 de l'appareil.
La cavité tronconique 25 a un diamètre moyen qui correspond sensiblement au dia mètre> extérieur du tube 2, lequel comporte, comme précédemment, un orifice 3. Grâce :z ee tt:e cavité tronconique, on peut compenser aisément les quelques dixièmes de millimètre d'écart qui existent inévitablement entre les diamètres .des différents tubes bruts de fa brica.tion.
Au point de réunion, du tube ? et de la pièce moulée 24, on peut déposer, si on le désire, une goutte d'acétone ou autre solvant ou colle convenable, en vue de fixer parfaite ment le tube.
L'ensemble du tube 2 et du prolongement 2' solidaire du bouchon 24 forme, pratique ment, un tube unique qui joue exactement le même rôle que précédemment.
L'orifice 3 se trouve à la place prévue, comme dans le cas de l'appareil de la fig. 8 par exemple; son niveau varie tout au plus de quelques dixièmes de millimètre, suivant que le tube 2 est plues ou moins enfoncé dans la cavité tronconique 25.
Dans la pièce moulée 24 formant bouchon, on. prévoit, au moulage, un épaulement<B>26</B> contre lequel on force ou on colle une ron- delle <B>227</B> (non encore mise en place sur le dessin) munie d'un trou 30, par exemple central. On réalise ainsi un dispositif à canal unique et ,à chambre qui -est une variante des appareils relirésentés en particulier sur les fig. 8 à, 14.
Dans cette variante, le bouchon 24 peut soit être, soudé au goulot 11, soit ne pas l'être; dans ce dernier cas, on peut utili- r#r éventuellement à nouveau l'appareil après nouveau remplissage ou avoir accès à la pou- rire si on le désire.
Dans une autre variante représentée sur la fig. 15. on a représenté un appareil très analogue à. celui de la fig. 14, mais dans le- ctuel l'orifice 3, au lieu d'être pratiqué clans le tube 2 lui-même, est pratiqué dans la pièce moulée 24; dans cette variante, en outre, l'ori fice 27' de communication entre la chambre 1$ et l'intérieur de l'appareil est latéral au lieu d'être central.
On voit ainsi que, grâce à la présente in vention, on réalise un appareil de projection de poudre perfectionné et d'une manoeuvre extrêmement simple, ce qui permet aux usagers de l'utiliser avec le maximum de commodité et d'efficacité.