CH256028A - Procédé pour supprimer au moins partiellement, par voie thermique, les efforts résiduels de pièces ou de constructions métalliques soudées. - Google Patents

Procédé pour supprimer au moins partiellement, par voie thermique, les efforts résiduels de pièces ou de constructions métalliques soudées.

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CH256028A
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Linde Air Prod Co
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B23MACHINE TOOLS; METAL-WORKING NOT OTHERWISE PROVIDED FOR
    • B23KSOLDERING OR UNSOLDERING; WELDING; CLADDING OR PLATING BY SOLDERING OR WELDING; CUTTING BY APPLYING HEAT LOCALLY, e.g. FLAME CUTTING; WORKING BY LASER BEAM
    • B23K5/00Gas flame welding

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  • Heat Treatment Of Articles (AREA)

Description


  Procédé pour supprimer au moins partiellement, par voie thermique, les efforts  résiduels de pièces ou de constructions métalliques soudées.         La,        présente    invention se rapporte à la       suppression,    au moins partielle des efforts ré  siduels ou  enfermés , existant dans des  pièces ou constructions en métal soudées.  



  Lorsqu'une pièce métallique non libre,  c'est-à-dire maintenue rigidement à ses extré  mités, est chauffée, la dilatation normale du  métal,     sous    l'influence de la .chaleur, est em  pêchée. L'empêchement de la dilatation pro  duit un effort compressif dans la pièce. Si la  température de     cette    dernière est     suffisam-          nient    élevée, l'effort de compression devient  plus grand que la limita d'élasticité du métal  et ce dernier cédera à cet     effort,    de -sorte qu'il       @sera    écrasé.  



  Si on laisse     -ensuite    refroidir le métal et       chie.    sa. contraction normale est empêchée, il se       produit    en lui un effort de traction. Ainsi,  simplement en chauffant et en refroidissant  une     pièce    non libre, on crée en elle de grands  efforts résiduels.  



  Lorsqu'on pratique une soudure sur une       grande    pièce métallique ou lorsqu'on soude  ensemble de grosses pièces métalliques, la di  latation et la contraction du métal dans la.  région de la soudure, .sous l'influence du  chauffage et du refroidissement, .sont empê  chées par la grande masse de métal qui n'est  pas soumise au chauffage. Dans le cas de sou  par apport de métal fondu, dans lequel  on forme un dépôt de métal fondu, la con  traction du métal déposé, lors du refroidisse-    ment, est empêchée par le métal de base. Il  résulte de     cet    empêchement que de grands       efforts    résiduels sont enfermés, dans la     cons-          truction    soudée.  



  Depuis l'introduction de la soudure dans  les procédés de construction, les ingénieurs  ont toujours été en     présence    des problèmes       consécutifs    aux efforts résiduels. Beaucoup de  temps, d'argent et de travail ont été dépensés  pour étudier la formation et les     eamactéri6ti-          ques    de ces     efforts,    pour rechercher à éviter  leur formation et pour les supprimer.

   Des  progrès     considérables    ont été réalisés dans  l'étude des     caractéristiques    des efforts     rôsi-          duels    dans les constructions soudées, mais au  cune méthode pratique pour éviter leur for  mation ou pour les     supprimer    ne s'est imposée  jusqu'à présent dans les cas de grandes cons  tructions soudées.  



  On a observé que l'effort principal restant  dans une construction soudée, consistant en  deux ou plusieurs pièces fixées ensemble par  des soudures à rapprochement, existe le long  de la ligne séparant le métal de soudure dé  posé du     métal    qui lui est directement adja  cent. Cet effort, désigné comme  effort lon  gitudinal , est un effort de tension et l'effort  unitaire le plus élevé s'approche de la     limite     d'élasticité, considérée à la température ordi  naire, du métal dont est     formée    la région de  la soudure. Parallèlement à -cet effort, sur  chacun des     -côtés    de la soudure et habituelle-      ment à distances égales de celle-ci, se trou  vent deux efforts complémentaires de com  pression.

   La valeur de ces efforts de compres  sion est généralement très. faible,, car la sur  face de compression est grande. Transversale  ment à la soudure, se trouvent     des    efforts,  généralement de compression, d'une valeur     re-          lativement    faible,     excepté    à chaque     extrémité     de la soudure où, dans le cas de longues sou  dures, l'effort unitaire le plus élevé peut ap  procher de la limite     d'élasticité    du métal.

         Cette        répartition    des     efforts    se produit dans       toutes    les     constructions    soudées à     rapproche-          ment,    dans lesquelles la zone de soudure est  limitée, que la soudure soit faite à la main  ou par un procédé     automatique.     



  Divers     expédients,    pour éviter la forma  tion de gros efforts     résiduels    dans     clés        cons-          tructions    soudées, ont été proposés. Par exem  ple, on a proposé de chauffer     préalablement     les pièces métalliques à assembler par soudure;  mais un chauffage préalable est impraticable  pour -de grandes pièces, pour lesquelles se po  sent     les    problèmes les plus     importants    des  efforts résiduels.

   Une autre     proposition.        con-          siste    à effectuer les grandes soudures en,dépo  sant plusieurs     petites    perles de soudure et en  liant ensuite ces perles les unes aux autres  par un dépôt final de métal de     soudure.        Cette     méthode non seulement     n'élimine    pas,     les,    ef  forts     résiduels,    mais elle enlève au soudage  l'un de s'es avantages principaux en     construc-          tion,    à savoir sa rapidité.

   On a encore proposé  :de faire :des     soudures     par     tronçons ,        c'est-          à-dire    dans lesquelles des tronçons     ou        des,        sec-          tions    alternants d'une     soudure    sont produits à  distance les     uns    des autres, et :de faire des  soudures par  pas rétrograde , c'est-à-dire  dans lesquelles .on fait des dépôts     successifs,     :

  chaque dépôt étant     commencé    en avant du dé  pôt précédent et travaillé en reculant juqu'au  dépôt précédent.     Ces    deux méthodes sont     Ien-          tes    et ni     l'une    ni l'autre     -n'empêchent    la     for-          nation        d'efforts    résiduels.  



  On a également proposé un très grand       nombre    de méthodes pour supprimer les ef  forts résiduels     existant    dans des construc-         tions    soudées, mais jusqu'à maintenant aucune  méthode complètement satisfaisante et adap  table au traitement :de grandes     constructions     n'a été proposée.

   Une     .diminution    -considérable  des efforts résiduels peut être     obtenue    en  :chauffant, dans un four,     une        construction     soudée à une température à laquelle la résis  tance     élastique    :

  du métal dont -est     formée    la  construction est très. faible (pour l'acier,     cette     température est habituellement aux environs  de<B>600</B> à 650  C), et en     refroidissant        lentement     la     construction,    mais cette méthode est coû  teuse, elle produit un     écaillement    du métal et  une distorsion de la- construction traitée; de  plus,     elle    est inapplicable à la plupart des  grandes constructions établies actuellement  par soudure.

   Un traitement thermique dit   local  de suppression des efforts a été pro  posé pour être appliqué à de     grandes        construc-          tions;    selon ce traitement, la soudure et les  surfaces qui lui sont adjacentes sont :chauffées  à une température élevée et refroidies lente  ment.

   Ce traitement thermique     local    a été em  <B>ployé</B> dans une très grande mesure pour trai  ter     certains        types    de soudure, par exemple les  soudures     .circonférentielles    de récipients desti  nés à     supporter    des     pressions:

  ,    mais il n'est       pas        ,satisfaisant    pour un usage général, parce  qu'au lieu de     diminuer    la     tension        unitaire    lon  gitudinale     existant        dans    les, soudures à rap  prochement, il tend simplement à augmenter  la     surface    soumise à la tension     emprisonnée     dans la pièce. Un autre expédient, qui a eu  un certain succès, est le martelage des zones  de soudure.

   S'il est correctement exécuté, le  martelage supprime dans une     certaine        mesure     les efforts résiduels, mais il est difficile à  contrôler. Le martelage peut produire un dur  cissement par fatigue ou des fissures, et il  peut même créer d'autres efforts résiduels.  



  On constate que, jusqu'à présent, aucune       solution    totalement     satisfaisante    n'a été don  née aux problèmes soulevés par les efforts ré  siduels présents dans les grandes .construc  tions soudées, malgré des années de travail       des    ingénieurs de la     partie.    Les problèmes sont  importants, car les efforts résiduels peuvent       quelquefois    être la cause d'insuccès dans Péta-           blisaement    de constructions soudées qui n'ont       pas    répondu aux     propriétés    et à la durée de  vif;

   que l'on pouvait en     attendre,.    Par exem  ple, la construction des navires par soudure  a     été    un échec dû, très certainement, aux ef  forts résiduels, bien que ceux-ci n'aient pas été  la cause primaire, mais un facteur important  de cet échec. Quoique ces échecs soient peu  nombreux comparés au     très    grand nombre de  grandes constructions     :soudées,    le fait qu'ils  peuvent se présenter constitue un obstacle,  dans une certaine mesure, à la grande exten  sion de la soudure comme précédé de construc  tion. En conséquence, la solution du problème  des     efforts    résiduels est de toute importance.  



       Le    but de la présente invention est de ré  soudre     co    problème.  



  En conséquence, elle a pour objet un pro  cédé de suppression au moins     partielle.,    par  voie thermique, des efforts résiduels présents  dans des pièces -ou des     constructions,    métalli  ques soudées, présentant parallèlement à la  soudure une zone d'effort de tension résiduel  et une zone complémentaire d'effort de com  pression résiduel, les efforts dans ces zones étant  parallèles à la soudure.

   Ce procédé est     cara.c.-          térisé    en ce que l'on crée, dans ces pièces ou       uonst.ructions,    une différence de température  telle que la zone     soumise    à. la compression ré  siduelle se trouve à une température suffi  samment au-dessus de celle de la zone sou  mise à la tension résiduelle pour provoquer  une déformation permanente du métal dans  la zone :soumise à la tension résiduelle, la  température de la zone de     compression    rési  duelle n'étant cependant pas assez élevée pour  provoquer une déformation permanente du  métal de cette dernière zone.  



  La différence de température peut être  réalisée. par un très grand nombre de moyens       différents.    Par exemple, la zone intéressée par  l'effort de     tension    peut être refroidie, ou bien  les zones intéressées par les efforts. de com  pression ou le voisinage de ces zones peuvent  être chauffées.

   Dans     certains    cas, il peut être  désirable à la fois de refroidir     legs    zones inté  ressées par la tension et de chauffer les zones  intéressées par les efforts de compres-         'Sion.    Dans chaque cas, une     différence    de tem  pérature, qui, en général, n'est pas nécessaire  ment très abrupte, est établie entre la zone  intéressée par l'effort de tension et les zones  intéressées par les efforts de compression, la  zone de l'effort de tension étant à une tempé  rature inférieure, habituellement légèrement  supérieure à la température ordinaire.

   Lors  que la construction soudée est ramenée à la  température ordinaire uniforme, une diminu  tion considérable des efforts     résiduels    a été  réalisée.  



       Lorsqu'on    chauffe, le métal des zones  chauffées se dilate. Comme ces zones sont liées  rigidement par la soudure au métal se trou  vant sous tension et que ce dernier n'est pas  dilaté par la chaleur d'une manière correspon  dante, la dilatation crée une charge supplé  mentaire dans le métal déjà sous tension.       L'effort    résiduel,     dans    le métal sous tension,  est déjà voisin de la limite d'élasticité de ce  métal. En conséquence, le métal sous tension  doit céder sous l'influence .de la     tension    en  fermée en lui et     sous    la charge supplémen  taire qu'il reçoit par suite de la dilatation du  métal chauffé.

      Bien qu'en cédant, le métal vous tension  ne se déforme que très peu d'une manière per  manente, par rapport aux     dimensions    de la  construction soudée et lorsque les parties sont  revenues à la même     température,    on constate  que les efforts résiduels ont considérablement  diminué d'intensité et. que les efforts unitaires  les plus     hauts    sont bien au-dessous     :de    la limite  d'élasticité du métal.  



  Un résultat semblable est obtenu lorsqu'on  refroidit la zone, intéressée par l'effort de  tension, d'une construction soumise à des ef  forts résiduels. Dans ce cas, le refroidissement  du métal     :sous    tension l'oblige à se contracter  -et lui donne une charge     supplémentaire    qui,  avec l'effort de tension déjà présent, est suffi  sante pour provoquer une     déformation    perma  nente et, par conséquent, une suppression des  efforts.  



  <B>Il</B> a été prouvé, par un     très    grand nombre  d'expériences, que le procédé selon l'invention  réalise     effectivement    la suppression au moins      partielle des efforts résiduels, des     diminu-          tions    de<B>50%</B> et plus des     efforts    résiduels       unitaires    ayant été ainsi .obtenues.  



  Une telle réduction des efforts est de l'or  dre de celle obtenue par le traitement thermi  que de suppression des efforts, selon lequel  une     construction    soudée entière est chauffée  dans un four. Dans des, conditions favorables,  .on     obtient    une     libération        .complète    des efforts  de tension résiduels dans le métal soudé, ré  sultat qui ne peut être obtenu par aucune     des     méthodes connues précédemment pour la sup  pression des     efforts    résiduels dans les sou  dures.  



  Pour réaliser les meilleures conditions de  suppression des     efforts    résiduels, à l'aide du  procédé selon la présente invention, le schéma  des efforts de la pièce à traiter doit être  connu. Une méthode     satisfaisante,    pour     dé-          terminer    le schéma des efforts,     est    de prépa  rer un échantillon de la construction soudée  du     type    à fabriquer en opérant dans les mêmes  conditions de soudure et en employant les  mêmes matériaux que -pour la construction à  établir, et     d'effectuer    des mesures de l'inten  sité de la     tension    dans     l'échantillon    soudé,

   les       parties    soumises aux mesures sont     -ensuite    en  levées de la     construction,    par exemple par dé  coupage, -et des mesures de     l'intensité    de la       tension    sont     faites    à nouveau, en employant  les mêmes repères.  



       Les    différences dans les     tensions    observées  sont des     indications    sur les efforts présents  à     l'origine    dans la construction échantillon à  l'aide     desquelles    'le schéma des     efforts    de la       construction    peut être     établi    de la     manière     connue. Comme ce même schéma se.     répétera     pour -chaque     construction    faite de la même  manière, il n'est nécessaire de le     déterminer     qu'une seule fois.  



  On a constaté, lors de     l'exécution    prati  que du procédé selon l'invention, que l'effort  longitudinal à la zone de soudure a été réduit  de 50 % ou plus. La réduction des     efforts    a été  réalisée tant par refroidissement de la zone  soumise à la tension que par chauffage de       bandes    se trouvant à l'intérieur ou recouvrant  les zones     soumises    aux     efforts    de compression,    ainsi :que par une combinaison de ces deux  actions. En général, on a trouvé que l'on ob  tient une suppression adéquate des efforts  dans -des plaques soudées à rapprochement si  la zone soumise aux efforts de tension est de  50 à 175  C plus froide :que les zones sou  mises aux efforts de compression.

   Dans une  plaque d'une épaisseur     d'environ    2,5 cm, ce  ;résultat peut être obtenu en     .chauffant    une  étroite bande de chaque côté de la soudure, à  une température d'environ 150 à 200  supé  rieure à celle du métal de la soudure, la  bande chauffée étant éloignée d'environ 7,5 à  <B>12,5</B> cm de la soudure.  



  Un moyen de refroidissement commode,  utilisable pour la mise en pratique de l'inven  tion, consiste en de la neige carbonique. Cette  neige peut simplement être amoncelée sur  le métal à l'endroit .ou près de la surface de  la zone soumise aux efforts de tension et lais  sée sur cette surface jusqu'à ce que celle-ci  soit glacée de part en     part    à la valeur dési  rée. On peut aussi utiliser un récipient, par  exemple en bois, pour enfermer le réfrigérant.

         D'autres    réfrigérants peuvent     -évidemment          être    utilisés, mais, cependant, si le réfrigérant  n'est pas capable de produire une     température     suffisamment basse pour créer la chute de       température    entre la zone sous     tension    et les  zones sous compressions, il sera nécessaire de  chauffer     les    zones sous     compression.     



  Pour chauffer les zones sou     s    ,compression, on  peut commodément     utiliser    des brûleurs     oxyhy-          driques.    Lorsqu'on traite une plaque soudée à  rapprochement, il     .est    habituellement préféra  ble que les deux zones soumises à la compres  sion soient chauffées simultanément; ,de bons       résultats    peuvent être obtenus en employant  les brûleurs actionnés à la. main pour chauffer       progmessivement    des - portions     successives:    des  zones soumises à la compression;

   si on le dé  sire, des brûleurs montés. sur     un    chariot mo  bile peuvent être     :employés;        ce    moyen est pré  férable du fait qu'il permet d'obtenir une vi  tesse plus     uniforme    du déplacement des, brû  leurs. D'autres types de brûleurs ont été em  ployés avec succès:. Par exemple, un long     tube     muni d'une rampe de jets     régulièrementespacés         est approprié lorsqu'un grand nombre de cons  tructions, ,soudées à rapprochement, d'une     Ion-          bueur    donnée, doit être traité.

   Pour certaines  applications, il peut être désirable de chauffer  des bandes relativement larges, voire d'envi  ron 15 cm ou plus; pour d'autres. applications,  il peut être très     avantageux    de chauffer des  bandes relativement étroites. Dans le premier  cas, des brûleurs     semblables    à ceux employés  pour le nettoyage à la flamme de surfaces  métalliques sont     appropriés.     



  Le chauffage peut être appliqué à l'une  ou à l'autre des faces de la pièce à traiter, ou  à ces deux faces à la fois. En général, on a  trouvé qu'un chauffage satisfaisant peut être       obtenu    dans des plaques allant jusqu'à 2,5 cm  d'épaisseur, en appliquant le chauffage à une  seule face, mais pour une plaque plus épaisse,  il est prudent d'appliquer la chaleur des deux  côtés. Le chauffage désiré des zones soumises  aux efforts de compression peut être réalisé  électriquement soit par induction, soit par ré  sistance. Un avantage du chauffage     électri-          que    est l'obtention d'une température uni  forme de part en part des zones de compres  sion d'une     plaque    épaisse sans surchauffe de  la surface de la plaque.  



  Lorsque le métal se trouvant -dans la zone de  l'effort de     tension    n'est pais refroidi pendant le  chauffage de la zone soumise à la compression,  il est néanmoins désirable de -maintenir froide  la zone soumise à l'effort de tension.     Ceci     peut être obtenu en aspergeant le métal sous  tension avec de l'eau ou avec un autre réfri  gérant, comme un jet d'air.  



  Une pulvérisation d'eau ou un autre  moyen de réfrigération peut immédiatement  suivre les moyens de chauffage dans leur dé  placement le long du métal. En créant ainsi  une zone adjacente de     contraction    permettant  a a     u        métal        chauffé        de        s'étirer,        l'efficacité        du     procédé est fortement augmentée.  



  Bien que l'expérience ait montré que l'ef  fort résiduel critique dans des constructions  soudées est l'effort de tension parallèle à la  soudure, et que la suppression de cet effort  est généralement tout ce     qu'il    est nécessaire  d'obtenir, il peut quelquefois être désirable de    supprimer aussi     les    efforts qui existent trans  versalement à la soudure. Dans une construc  tion soudée à rapprochement. les     efforts    rési  duels     transversaux    sont     habituellement    négli  geables, excepté aux fines extrémités de la  soudure. A cet endroit, l'effort transversal est  compressif et peut s'approcher de la limite  d'élasticité du métal de la zone de soudure.

    Dans ces conditions, il     existe    un     effort    de  tension     transversal    à la soudure entre les  zones transversales soumises aux efforts de  compression.  



  Habituellement, les efforts résiduels trans  versaux sont suffisamment supprimés par  l'effet Poisson qui a lieu pendant la suppres  sion des     efforts    longitudinaux. Cependant, les  efforts     transversaux    peuvent encore être ré  duits en chauffant subséquemment les zones  soumises aux efforts de compression transver  sale, à une température peu élevée, pour pro  voquer un écrasement ou une déformation du  métal dans la zone chauffée.     Cette    déforma  tion provoque une diminution .de l'effort.

   De  cette manière sont     supprimés    non     seulement     les efforts dé compression transversaux aux  extrémités de la construction, mais     également     l'effort de tension transversal entre les zones  de     -compression.     



  Le procédé objet de l'invention est émi  nemment satisfaisant pour diminuer les     ef-          forts        résiduels    dans .des constructions de n'im  porte quelle grandeur ou forme. Du fait que  le degré de chauffage, nécessaire à la réalisa  tion avec succès du procédé, est faible, le pro  cédé est économique à réaliser et aucune dé  t6rioration n'est faite à la construction par       écaillement    ou oxydation.

   Grâce à sa sou  plesse, le procédé selon l'invention est appro  prié au traitement de     constructions    partielle  ment assemblées ou     terminées.       Bien qu'on ait développé, dans la descrip  tion qui précède, l'application du     procédé    se  lon l'invention à des     constructions    soudées à  rapprochement, l'invention n'est pas limitée  au     traitement,de    telles .constructions, mais elle  est applicable, d'une manière     générale,

      au       traitement    de     n'importe    quelle construction           soudée    dans laquelle     subsistent    des     efforts          résiduels.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour supprimer au moins partiel lement, par voie thermique, les efforts rési duels de pièces ou de constructions métalli ques soudées, présentant, parallèlement à la soudure, une zone soumise à une tension rési duelle et au moins une zone complémentaire soumise à une compression résiduelle, les ef forts dans ces zones étant parallèles à la sou- dure,
    caractérisé en ce que l'on crée, dans ces pièces ou -constructions, une différence :de température telle que la zone soumise à la compression résiduelle se trouve à une tem pérature suffisamment au-dessus de celle de la zone soumise à la tension résiduelle pour provoquer une déformation permanente du métal dans la zone soumise à la tension rési duelle, la température de la zone de com pression résiduelle n'étant cependant pas assez élevée pour provoquer une déformation permanente du métal .de :
    cette dernière zone. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que, pour,créer . ladite différence de température, on refroidit la pièce ou la construction métallique dans la zone soumise à la tension résiduelle. 2. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce que, pour créer ladite différence de température, on -chauffe la -pièce ou la construction métallique dans la zone complé mentaire soumise à la compression résiduelle. 3.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en, ce que, pour créer ladite différence de température, on refroidit la pièce ou la construction métallique dans la zone soumise à la tension résiduelle et simultanément on la chauffe dans la zone complémentaire sou- mise à la compression. 4.
    Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce qu'une différence de tempé rature est établie, ;de manière que la zone soumise à la tension soit à une température d'environ 50 à 175 C plus basse que la tem pérature de la zone soumise à la :compression. 5. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2 et 4, caractérisé en ce que l'on chauffe la zone soumise à la com pression à une température d'environ 50 à 175 C supérieure à celle de la zone soumise à la tension. 6.
    Procédé selon la revendication I et legs sous-revendicationis 3 et 4, :caractérisé en ce que l'on refroidit la zone soumise à la ten sion, tandis que l'on chauffe la zone soumise à la compression pour produire une diffé rence de température d'environ 50 à 175 C entre ces surfaces. 7. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2 à 5, dans lequel le chauffage :est réalisé électriquement.
    $. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2, 3, 4 et 6, dans lequel le :chauffage est réalisé électriquement. 9. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2 à 5, caractérisé en ce que l'on, effectue la chauffage en appliquant des flammes sur la construction soudée au voisinage de la zone soumise à la compres sion. 10.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2, 3, 4 et 6, caractérisé en ce que l'on effectue le chauffage .en appli quant des flammes sur la construction soudée au voisinage de la zone soumise à la compres sion. 11. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2 à 5 et 9, caractérisé en ce .que l'on applique progressivement les flammes de :chauffage sur des portions suc- cessives de métal au voisinage de la zone sou mise à la compression. 12.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2, 3, 4, 6 et 10, cara:cté- risé en -ce que l'on applique progressivement les flammes de :chauffage sur des portions successives de métal au voisinage de la zone soumise à la compression. 13. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2 à 5, 9 et 11, caractérisé en ce que l'on fait agir un moyen de réfri gération sur la surface suivant immédiate ment la surface chauffée par les flammes. 14.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 2, 3, 4, 6, 10 et 12, ca ractérisé en, ce que l'on fait agir un moyen (le réfrigération sur la, surface suivant immé diatement la, surface chauffée par les flam- mes. 15. Procédé selon la revendication I pour supprimer également au moins partiellement les efforts résiduels transversaux à la sou dure, caractérisé en ce qu'après avoir sup primé les efforts résiduels parallèlement à la soudure, on chauffe la zone ,soumise à la com pression transversale à la. soudure, pour pro voquer une déformation permanente du métal dans cette zone. 16.
    Procédé selon la revendication I pour la. suppression au moins partielle, par voie thermique, d'efforts résiduels dans une pièce ou une construction métallique soudée à rap prochement, présentant une zone soumisse à la tension résiduelle, parallèle à la soudure, et deux zones soumises à la compression rési duelle disposées une de chaque côté de la, zone soumise à la tension et s'étendant prati quement parallèlement à la soudure, caracté- risé en ce que l'on applique progressivement Pi,
    simultanément des flammes de chauffage pur des portions successives du métal au voi- sinabe des zones soumises à la compression, pour chauffer ces dernières zones à une tem pérature d'environ 50 à 175 C supérieure à la température de la zone -soumise à la. ten sion, en provoquant ainsi une déformation permanente du métal dans la zone: soumise à la tension. 17.
    Procédé selon la revendication I pour supprimer au moins partiellement, par voie thermique, les efforts résiduels dans une pièce ou une construction soudée présentant, parallèlement à sa soudure, une zone soumise à la tension résiduelle et une zone soumise à la compression résiduelle, et présentant, en outre, transversalement à cette soudure, une zone soumise à la compression résiduelle et une zone soumise à la tension résiduelle, caracté risé en ce que l'on chauffe la zone soumise à la compression, parallèle à la soudure, de ma nière à établir entre la zone soumise à la ten sion, parallèle à la soudure, et la zone soumise à la compression, parallèle à la soudure,
    une différence de température d'une valeur suffi- salite pour provoquer une déformation per manente du métal de la soudure, et en ce que l'on chauffe la zone soumise à la compression, transversale à la soudure, pour provoquer une déformation permanente du métal dans cette zone. 18.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 17, pour la suppression au moins partielle, par voie thermique, d'efforts résiduels dans une pièce ou une construction comportant une soudure à rapprochement, caractérisé en ce que l'on applique des flam mes de chauffage à cette pièce ou conotruc- tion nu voisinage de la zone soumise à la coin- pression, parallèle à ladite soudure, en ce que l'on élève la température -de cette zone à en viron 50 à 175 C au-dessus de la tempéra ture de la zone soumise à la tension,
    paral lèle à la soudure, et ensuite en ce que l'on chauffe la zone soumise à la compression, transversale à l'a soudure, à une température suffisante pour provoquer une déformation permanente du métal dans cette zone. REVENDICATION II: Pièce ou construction métallique, prati quement exempte d'efforts résiduels provo qués par une opération de soudage exécutée sur cette pièce ou cette construction, obtenue par le procédé selon la revendication I.
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