CH256601A - Electrode pour sectionner et souder à l'électricité. - Google Patents

Electrode pour sectionner et souder à l'électricité.

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CH256601A
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B23MACHINE TOOLS; METAL-WORKING NOT OTHERWISE PROVIDED FOR
    • B23KSOLDERING OR UNSOLDERING; WELDING; CLADDING OR PLATING BY SOLDERING OR WELDING; CUTTING BY APPLYING HEAT LOCALLY, e.g. FLAME CUTTING; WORKING BY LASER BEAM
    • B23K9/00Arc welding or cutting
    • B23K9/24Features related to electrodes

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Description


  Electrode pour sectionner et souder à l'électricité.    L'objet de la présente invention est une  électrode pour sectionner et souder à l'électri  cité, caractérisé en ce qu'elle     présente    un       corps    en     matière        réfractaire    et conductrice de       l'électricité    et au moins une partie     métalli=     que     solidaire    de ce     corp    et s'étendant, au  moins     approximativement,    sur     toute    la lon  gueur de     celui-ci,

  et    disposée de façon à pou  voir     être    connectée à     une    source de courant  par une de ses extrémités.  



  L'invention concerne également un pro  cédé de     fabrication    de ladite électrode, carac  térisé en ce qu'on façonne le corps de ladite  électrode de forme allongée en une matière  réfractaire et     conductrice    de l'électricité, et  que l'an adjoint audit corps. une partie métal  lique au     moins..     



  Le     sectionnement    et la     soudure    des mé  taux, à l'air et sous l'eau, ont été     réalisés    par  l'emploi d'une flamme     oxy-acétylène.    Quoique       l'emploi    de     cette    flamme soit     sfir    et modéré  ment -efficace, il entraîne de sérieux inconvé  nients lorsqu'il a lieu en     des;

          points    éloignés  de la source d'acétylène comprimé, étant  donné que cet     emploi    exige     de    grandes quan  tités de ce gaz qui doivent être     transportées     sous une     pression    élevée dans des réservoirs  métalliques de poids élevés.

   De plus, ces réser  voirs représentent un grave danger, en parti  culier sur les lieux exposés aux bombarde  ments ou autres déflagrations, étant donné  qu'ils risquent alors     d'exploser        eux-mêmes     avec     une    grande     violence    en projetant des         fragments    de métal à de grandes distances.

    Pour cette raison, on s'est efforcé, par de       nombreuses    recherches, de trouver d'autres  moyens sûrs .et efficaces pour la soudure et le  sectionnement des métaux, en particulier des  moyens de soudure et de sectionnement d'un  fonctionnement satisfaisant<B>sous</B> l'eau, n'exi  geant     pas    l'emploi de grandes     quantités    de  gaz.

   Un de ces moyens a été le dispositif de       soudure    -et de sectionnement<B>à</B> l'arc électri  que qui, à l'aide d'une électrode convenable,  produit un arc entre cette électrode .et le mé  tal qui doit être soudé ou     sectionné.    Ces dis  positifs de soudure et de sectionnement       électriques        semblaient    très avantageux, en       particulier    dans     les        opérations    de     sauvetage     et de .réparations sous l'eau, étant donné que  les navires sont le plus souvent équipés d'ap  pareils     électriques    suffisants pour fournir W  courant nécessaire aux opérations.  



  Mais on s'est heurté à     un    inconvénient  très grave dans ('emploi de ces appareils sous       l'eau,    en particulier sous l'eau de mer. La  durée des électrodes initialement     employée.     était très     courte.        Effectivement,    aucune des  électrodes antérieures à la présente invention  n'avait une durée     tqtale    de     fonctionnement     au-delà de 30     secondes    sous l'eau de mer. Les  électrodes métalliques fondaient très rapide  ment     sous:    l'action de la température     élevée     de l'arc.

   Après un emploi de la durée indi  quée et, dans de nombreux cas, très inférieure     i     à cette durée, les électrodes réfractaires non      métalliques de faible     résistance        électrique    se  cassaient, généralement au point ou à proxi  mité du point de     fixation    entre l'électrode et  le     -dispositif    de     serrage    de     celle-ci    sur le  porte-électrode. La raison de -cette rupture  n'était alors et, en fait, n'est pas encore en  tièrement connue.

   On supposait la naissance  d'une réaction     chimique    quelconque entre  l'eau de mer et l'électrode, entretenue par     le          courant        circulant    dans     cette        dernière.    L'action  de     refroidissement    brusque de l'eau était éga  lement soupçonnée     d'avoir    une répercussion  sur le     -problème.    Mais     jusqu'à    la présente  invention, aucune électrode n'avait été réali  sée qui permette l'emploi économique pour  des opérations de sectionnement et de soudure       sous        ,l'eau,

      en particulier     sous    l'eau de mer.       Des    -essais ont montré que la durée moyenne  des électrodes faites suivant les données de  la,     présente        invention        est    au moins     huit    fois       plus    longue que celle     des        électrodes        employées          jusqu'à    présent, en     particulier    lorsqu'elles ser  vent -à des     opérations    de sectionnement-     sous     -l'eau de     mer.     



  Pour plus de clarté, l'invention sera dé  crite en détail ci-après en référence au dessin  annexé, donné à titre d'exemple, sur lequel:  La fig. 1 est une vue en coupe transver  sale d'un     dispositif        électrique    pour des opéra  tions de     sectionnement    sous l'eau.  



  La fig. 2 est une vue cri coupe transver  sale suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.  



  La fig. 3 est une vue, avec parties en  coupe, du     dispositif    de serrage de     l'électrode     d'un porte-électrode dans lequel est serrée une       électrode    faite d'après les     données    de la pré  sente     invention.     



  La fig. 4 est une vue en coupe transver  sale     .suivant    la ligne     4-4    de l'électrode re  présentée par la fig. 3.  



  La fig. 5 est une vue en coupe longitudi  nale d'une     variante,de        -l'électrode        suivant    la       présente        invention.     



  La fig. 6 est une vue en coupe transver  sale suivant la ligne 6-6 de l'électrode re  présentée à la fig. 5.  



  La fig. 1 représente, quelque peu schéma  tiquement,     un    dispositif électrique pour des    opérations de sectionnement sous Peau.     ,Bien     entendu, la     présente        invention    peut     être    appli  quée aussi bien à la soudure qu'au sectionne  ment;     -et        l'appareil    de     sectionnement        n'est     décrit qu'à, titre d'exemple. Le porte-électrode  représenté par la fig. 1 se compose d'une tête  1 faite en métal, par exemple, et cette tête,  est montée     sur    un     tube    2 par vissage, par  exemple.

   Le tube 2     fourme        une    partie de la  poignée et contient le conducteur électrique 3  allant 'à l'électrode et, pour     les    opérations de  sectionnement, le tube     d'arrivée    de     l'oxygène     4. Le     conducteur    3 qui est connecté à l'une  des     bornes;        -d'une    source     électrique    (le métal  à     sectionner    étant connecté à l'autre borne),  -est     fixé    à l'a     tête    1 par     une    cosse 5 et     une    vis  6.

   Le tube à oxygène 4 est raccordé, par       exemple        vissé,        dans    un     canal    7 de la     tête    1,  conduisant à l'extrémité postérieure de l'élec  trode. L'électrode 8 qui, dans cet exemple,       -est    constituée par une électrode non métalli  que réfractaire d'un     genre    connu, est retenue  dans le porte-électrode par un dispositif de  serrage fendu, tel que le     montre    en particu  lier la fig. 2.

   Ce dispositif de serrage est  obtenu par la suppression de la partie de la  tête qui     .se    trouve là la     droite    de la ligne, 9-9       (fig.    2), jusqu'à la profondeur indiquée par  la     ligne    10-10 de la     fig.    1.

   Une mâchoire de  serrage 11 -est disposée     @à    la place de     cette    par  tie supprimée et maintenue par     ime    vis 12,  sur laquelle cette mâchoire peut     -exécuter    un       -mouvement    de pivotement     limité    pour     s'ap-          proclier    ou     s'écarter    de l'axe de l'ouverture  recevant     l'électrode.    Dans la     partie    11' de la  tête 1, qui se trouve .à la gauche de la ligne  9-9     (fig.    2),

       est    taillée une échancrure 13  et un     trou    14 est percé     dans    l'aile     verticale          ainsi        formée    de     cette        partie    de gauche, pour  livrer passage à la tige 14 d'une -vis     15,

            munie    d'un     gros    bouton pour faciliter     la-ma-          nipulation.    La     partie    antérieure 16 de la     vis     15 est     filetée    et vissée dans un trou fileté  correspondant de la mâchoire 11. De     cette          manière,        cette    mâchoire 11 -peut être     serrée          contre        l'électrode    par le serrage de l'a vis 15,  'et     l'électrode    est ainsi     maintenue    en position.

         Pour    retenir     l'électrode    avec plus de sûreté      dans la tête 1, et pour établir un raccord  étanche     entre        le    canal 7 et     d'extrémité    posté  rieure de l'électrode 8, le gaz étant ainsi  amené dans le canal 8'     :de        l'électrode,        une    ca  vité 17 est ménagée dans la tête 1 et cette     ca-          vitée    est centrée exactement sur l'ouverture  formée par la     partie    antérieure     fixe    de la       tête        :

  et    la mâchoire<B>Il.</B>     Dans    la cavité 17     est     logée une garniture d'étanchéité compressible  1.8, qui     peint    être     constituée    par     une    rondelle  d'amiante imprégnée de     graphite.     



  Sur l'extrémité     inférieure    du tube 2 :est  fixée     une        poigné=e    19, qui peut être maintenue  en place, par     exemple,    à     l'aide    d'une bague  métallique 20 soudée sur     le    tube 2, :et d'une       plaquette    de fond 21, fixée sur l'extrémité       inférieure    du     tube:    2 par des vis 22, par exem  ple.     Cette        plaquette    de fond 21 est munie       d'une    douille :

  d'entrée 23 pour     lb        conducteur     3 et d'un raccord en     communication    avec  l'extrémité     inférieure    du tube 4. Dans le mode  de réalisation représenté,     ce    dispositif est       constitué    par un raccord d'accouplement 24,  fileté     extérieurement    et intérieurement aux  deux     extrémités.    Des écrous de     retenue    inté  rieur et     extérieur    25 et 26 maintiennent ce  raccord en place     dans    la plaquette 21.

   Un       tube        fileté    de faible longueur 27 est vissé  dans le filetage interne inférieur du raccord  et il est lui-même raccordé à un tuyau souple  28     d'arrivée    du gaz, ù l'aide d'un collier de  serrage 29.  



  Lorsqu'on     emploie    les appareils du genre  de celui représenté par les fig. 1 et 2 pour  des opérations. de sectionnement sous l'eau,  un courant de grande intensité     :est    -appliqué  au conducteur 3, on fait arriver l'oxygène  dans .le canal 8' de     l'électrode    par le conduit  7 et le tube 4, et le     plongeur    fait jaillir un  arc     entre        l'extrémité        extérieure    .ou active de  l'électrode et le métal' à sectionner.

       L'élec-          trode,est        ensuite    écartée du métal d'une dis  tance     relativement        faible,    de     telle    manière  que l'arc soit maintenu entre     l'électrode    :et le  métal, et le dispositif     est    lentement déplacé  sur le métal dans la direction du sectionne  ment.

   L'arc     électrique    chauffe le métal et le       fait        entrer    en fusion, et l'oxygène fourni<B>à</B>    l'arc     @à        travers    l'électrode     creuse    produit  l'oxydation et l'a combustion :du métal en  fusion, de     sorte    qu'il :

  est réellement     écarté    du  trait de     sectionnement.        Ainsi    qu'il a été spé  cifié précédemment, les     électrodes        antérieures     non métalliques     extrêmement        réfractaires,    et  d'une     faible        résistance        :

  électrique,        produi-          saient    après une période     d'emploi        relative-          ment    courte des points de     faiblesse    en des  endroits écartés du point     -de    travail,     :et    on sa  vait     que    ces:

       :électrodes    se cassaient à l'en  droit de la     fixation    entre l'électrode et la       pince    de serrage du     porte-électrode.    Ce point,  où     ee        produisait    généralement la rupture,     est     indiqué par la     flèche    30 de la     fig.    1.

       Cette     difficulté     de@        l'affaiblissement    et de la rup  ture se produit dans les applications sous  l'eau, que l'électrode ,soit creuse ou     pleine,     qu'il s'agisse     d'une        soudure        ou    d'un section  nement, ou que l'opération de chauffage soit  réalisée pair un arc produit     entre    une élec  trode :et la pièce à     traiter    ou par un arc pro  duit     entre        :

  deux        électrodes.    Le même pro  blème de la     rupture    des     électrodes    est -à     ré-          soudre,    quoique dans une proportion moin  dre,     lorsque    des opérations de     soudure    ou de  sectionnement avec des     électrodes        creuses    ou       pleines    :doivent ,être     exécutées    à l'air     libre.     



       L'électrode    décrite     ci-ap:rès,    dont la     fig.    3       montre    une variante, permet :de vaincre ces  difficultés et peut être employée jusqu'à       l'érosion    complète par l'arc     électrique,    sans       qu'elle    soit cassée avant d'avoir :été usée d'une  manière     efficace.        D'après    la     fig.    3, le     corps     de     l'électrode    30 :

  est creux pour le sectionne  ment sous     l'eau        -et        il'    est percé d'un canal       central    31.     Cette        électrode    :est montée dans  un porte-électrode constitué par les mêmes  parties que     celui    de la     fig.    1.

   Comme dans     I   <B>le</B>  cars de     cette        figure,        l'oxygène    arrive par le  canal central de     l'électrode    et     celle-ci    est  maintenue pax une pince de     serrage    fendue,  tenant     l'électrode    par l'extrémité de     gauche     qui a un     diamètre    exactement     prédéterminé.     Dans     cette    variante,

       l'électrode    est munie       d'une        enveloppe    32 faite -d'un métal d'une fai  ble     résistance        électrique        et    recouvrant sensi  blement toute     la        surface        extérieure    du corps      de l'électrode 30, entre l'extrémité interne  serrée dans la     pince    et la pointe de     travail.     Le corps 30 est fait d'une matière extrême  ment réfractaire d'une résistance électrique       relativement    faible.

   Une matière -de .ce genre  est le     graphite,    mais on     obtient    des,     résultats     bien     meilleurs    en employant du carbure de  silicium siliciuminé, fabriqué par la   Globar  Division  de The Carborundum Company.

    Cette     matière        est    obtenue en préparant un       corps    - de carbone ayant la forme désirée,  ouvert et     poreux,    constitué par une certaine       quantité    de carbone d'une     texture        réticulée.     Un     corps    -de carbone ayant ces, propriétés peut       être    fait en carbonisant une pièce de     bois     ayant la forme désirée, ou en formant des  mélanges de matières carbonisables telles que  la farine de blé avec un liant carbonisable  convenable,

   en     pilonnant    ce mélange     dans    un       moule    ou en     -:le        refoulant    à travers     une        filière     ayant une ouverture d'une     section        transver-          sale    convenable, et en     carbonisant    la pièce  obtenue.

       Cette        pièce    peut     également    être  obtenue en mélangeant du furfurol et ou de  l'alcool furfurylique avec un acide convena  ble, tel que les acides sulfurique ou chlor  hydrique, en- coulant     ce    mélange     dans    un       moule    ayant     ire    cavité de l'a forme désirée  pour     permettre    ainsi la formation d'un' corps  de carbone poreux ayant la     texture        réticulée          désirée,    par la réaction     entre    le composé de  furfurol et l'acide,

   le corps ainsi obtenu étant  ensuite séché. Le corps de carbone ayant la  forme désirée, et     résultant    de     l'un    de ces. pro  cédés,     est        ensuite        soumis    à     l'action    de va  peurs de silicium .à une température très su  périeure au point de fusion     du.        silicium.    Ce       traitement    au     silicium        est    de     préférence    réa  lisé en plaçant le corps -de carbone sur une  masse de silicium solide ou fondu et en chauf  fant le silicium à une     

  température        très    supé  rieure au point de fusion. Il rèsulte de ce  traitement au-silicium que la     texture        réticulée     du corps de carbone est changée en carbure  de     silicium.    cubique, et les alvéoles ou vides       entre    :

  ces     parties        du,corps,    qui     étaient        initia-          lement        constitués    par du carbone réticulé,       mais    sont à- présent - du carbure de silicium    cubique, sont     remplis        presque    entièrement de       silicium    libre.  



  Ci-après, ce     produit        sera    appelé     carbure     de silicium siliciuminé. Pour la fabrication  du     corps        .de    l'électrode, on emploie de préfé  rence un carbure de silicium sliciuminé  ayant     une        teneur        relativement    faible en sili  cium et ayant une     résistance        élevée    aux  échauffements brusques.  



  Une enveloppe métallique 32 est appli  quée     par    des procédés variés sur le corps 30  qui, ainsi     qu'il    a été spécifié, est de préfé  rence     constitué    par du carbure de     silicium     siliciuminé.

   D'après d'un de ces procédés, l'en  veloppe 32 est formée par     projection    mé  tallique à l'aide du pistolet bien connu dit de  Schoop, le revêtement étant produit pair une       succession'    de couches     minces,    en déplaçant le  pistolet     successivement    suivant la     longueur     de     l'électrode,    alors que     celle-ci        est    montée  sur un tour ou similaire, qui la fait     tourner     autour de son axe.

   Étant     donné    que     le    carbure  de silicium siliciuminé a un aspect naturelle  ment     granuleux    et que, dans     cette    variante,  l'enveloppe s'étend sur toute la périphérie du       corps:    30, l'adhérence entre ce     corps    et     f'en-          veloppe    est excellente.

   Mais, .dans     certains    cas,  il peut être     souhaitable    de prévoir des moyens  de     retenue    sur le corps 30 par coulée, refou  lement, ou par     moulage    du     corps    en     carbure     de silicium     siliciuminé-avec    une surface mor  taisée.

   Ces     dïbpositions    sont     nécessaires,    si       l'enveloppe    ne s'étend pas complètement sur  toute la     périphérie    du     corps.        Cette    enveloppe  32     est        faite    d'un métal ayant     une    résistance       électrique    bien     inférieure        @à    celle du     corps    30  et, .de     préférence;

          d'un    métal ou d'un alliage  ayant une bonne résistance     mécanique    et un  point de fusion     relativement    :élevé. Le laiton,  le nickel,     l'aluminium    et le fer se sont mon  trés     avantageux,    mais il     -est    bien entendu que  l'invention ne- se limite pas à l'emploi     desdits          métaux    pour la confection de     l'enveloppe    32.  



  Cette enveloppe peut également être for  mée sur le corps 30 de     -l'électrode    par une  opération de     coulée.    A     cet    effet, le     mieux        est     de procéder à l'aide d'un     moule        vertical    dans  lequel     le    corps     30'    est placé debout et dans      l'axe de la cavité     cylindrique    de     ce    moule.

   On  coule ensuite du métal fondu dans la cavité  du     moule        jusqu'à    une hauteur     sensiblement     égale à la longueur du corps. On laisse le mé  tal se solidifier et le retrait a pour effet de  le fixer solidement sur le corps.

   Un autre  procédé, qui peut être employé avantageuse  ment dans     certains        cas,    en     particulier    lorsque  le corps<B>30</B>     reçoit    une     longueur    initiale con  venant à la     confection    de plusieurs électrodes  qui sont     ensuite        .obtenues    par     sectionnement,          consiste    à     refouler    le métal de revêtement 32  tout autour de ce     corps    de grande longueur.

    Ceci peut être réalisé par un     appareil    com  prenant un cylindre et un piston de compres  sion, le métal de revêtement étant     introduit     dans le cylindre à l'état fondu ou presque  fondu. La sortie du cylindre     aboutit   <B>!</B>à     une     filière de refoulement, dont     d'orifice    a un  diamètre égal' à celui du corps     muni    de son  revêtement. Le corps de grande longueur est  introduit dans l'appareil à l'arrière de la  filière de refoulement dans une position cen  trée sur l'axe de     l'orifice    de la filière.

   En  appliquant une     pression    au piston de refou  lement et en faisant convenablement     avancer     le corps,     ce        dernier    sort de la filière de     re-          foulement    muni d'une épaisseur convenable  de métal de revêtement 32 régulièrement ré  partie tout autour de la périphérie. Dans sa  généralité,     ce    procédé est similaire à     celui     employé au     revêtement    métallique des câbles  électriques. Après avoir été revêtu par le pro  cédé de refoulement, le corps de grande Lon  gueur peut être sectionné en électrodes de  longueurs convenables.  



       Dans        certains        case,    l'enveloppe métallique  de faible résistance     électrique    peut être appli  quée sur     le        corps        sous    la forme d'un tube pré  paré préalablement. Le tube peut avoir une       dimension    telle qu'après chauffage, il se di  late suffisamment pour pouvoir être emman  ché sur le corps. Lors du refroidissement, la  contraction fait que ce tube s'applique alors  fortement sur le corps.  



  Dans le dispositif de     sectionnement    par  ticulier représenté, il est nécessaire que l'élec  trode     s'ajuste        exactement        dans    la cavité 17    de la tête 1 et     dans        l'ouverture    formée par  les mâchoires fixe et     mobile    11' et 11 du       porte-électrode.    En     conséquence,        il    peut     être          nécessaire    de faire subir un traitement de  finissage (tournage ou meulage) à     l'extré-          mité,

  de    l'électrode     qui    doit être     encastrée    dans  l'extrémité du     chalumeau    avec     des        tolérances     relativement étroites.  



       Il    a été trouvé que les électrodes confec  tionnées     -d'après        l'un        des    procédés, indiqués  précédemment sont     .satisfaisantes.    et offrent  des avantages     importants    par rapport aux       électrodes        antérieurement        connues,    qui ont été  mentionnées dans ce qui précède.

       Les        raisons     de cette     amélioration    de fonctionnement ne  sont pas exactement connues, mais     il    semble  que l'une des     raisons        principales    réside dans  le fait que le courant appliqué à l'électrode  décrite, en     quittant    le dispositif de connexion  de la     tête    à souder, ne pénètre pas dans  l'électrode par des     points    ou par des sections  de     très.    faible étendue,

       comme    dans le cas des       électrodes        d'auprès    la     fig.    1. Dans     :l'appareil     que montre     cette    figure, la portion de l'élec  trode non métallique en matière réfractaire,  qui se trouve encastrée     dans    la     tête,    et le mé  tal de     cette    tête entourant     cette    portion de       d'électrode        produisent        entre    eux un contact :

  à  résistance très     élevée    et     il    .en     résulte    un dé  gagement de chaleur très important. D'autre  part, la densité     élevée    du courant à la surface  de contact de l'électrode produit un échauffe  ment intense de cette     surface.        Ces    deux     fac-          teurs:        s'additionnent    et     atteignent    leur maxi  mum au point 30, de sorte que ce point de  l'électrode est porté à des températures     extrê-          mement    élevées.  



  Dans l'électrode     décrite,    -le courant passe  du     dispositif    de     connexion    électrique de l'a  tête 1 du chalumeau dans le corps de l'élec  trode le     long    de     l'enveloppe        à,    faible     résis@-          tance    32.

   Cette     enveloppe    a une faible     r6sis-          tance        électrique    et conduit     sans    difficulté     le     courant jusqu'à la     pointe    de     l'électrode    on se       forme    l'arc.     Il    ne se produit donc     aucun     échauffement     localisé   <B>à</B>     l'intérieur    de l'élec  trode sous l'action du courant.

   En plus du  fait qu'on     évite        les.        points,        d'échauffement    à           l'intérieur    de     l'électrode,        l'efficacité    de l'en  semble du dispositif est augmentée, étant  donné qu'un échauffement     important    ne se  produit qu'au     point    où     il        est    désiré,     c'est-          à-dire    à la     naissance    -de l'arc     sur    la     pointé    de  l'électrode.

   A ce sujet,     il    doit     :être        noté    que       l'électrode    subit une, érosion pendant l'em  ploi et que     l'enveloppe        métallique    fond au  fur     et    'a. mesure que le corps 30 se raccourcit;

    mais que     cette        enveloppe    .se     maintient    ! une       distance    sensiblement     constante    de     l'extrémité     de     l'électrode        jusqu'à,        ce    que     celle-ci    soit usée  à un     point        -tellement    rapproché dé la     tête    1       qu'elle    ne     puisse    plus     servir:

          Il        est    également  possible que la durée de l'électrode soit pro    longée par le fait que l'enveloppe 32 augmente       considérablement    sa     résistance    mécanique.

    D'autre part, l'enveloppe 32 protège toutes  les parties de l'électrode, sauf la pointe, du  contact de l'eau et     il    est     possible    que, surtout  dans le     cas    de     l'eau    de mer qui contient une  grande quantité de sels dissous différents,       cette    protection évite l'a     naissance    de     réactions     chimiques qui se produiraient autrement dans  l'eau de mer et 7e corps 30.  



  Mais, pour     conduire    le courant de la     tête     1     sensiblement        jusqu'à    la     pointe    de l'élec  trode, on a trouvé qu'il était     inutile    :d'enve  lopper     complètement    le corps de     l'électrode.     Il a été     trouvé    qu'il     :

  suffisait        d'incorporer     une     quantité        suffisante        de    métal au corps  pour     offrir    au courant     un        chemin    de faible  résistance entre la tête du porte-électrode et  la     pointe    de     travail    de l'électrode.

       Pour        cette          raison,    -le bien-fondé de l'hypothèse d'après  -laquelle on évite des     réactions        chimiques          entre        le    corps -et     -l'eau    en enveloppant     complè-          tement,ce    corps,     est    discutable.

   Une     disposi-          tion        tillé    que     celle        représentée    par legs     fi-o.    5  et 6, dans laquelle un corps d'électrode 33, en  carbure de silicium siliciuminé, est garni de       plusieurs        baguettes    métalliques 34     noyées          dans        ce        corps,

      s'est montrée     parfaitement        uti-          lisable    et offre .sensiblement les mêmes     avait-          tages    que la variante d'après les fig. 3 et 4.

    L'électrode des fig. 5 et 6 peut être     confec-          tionnée    de     préférence    en ménageant des     rai-          nures        longitudinales        sur    le     corps    et- en rem-         plissant    ces     .rainures;    jusqu'à     une    certaine       profondeur,    avec, du métal, par     projection     ou coulée.

   La rugosité propre au     carbure    de  silicium sliciuminé est généralement suffi  sante pour     retenir    le métal     dames        lies        rainures,          mais,    si on le     désirs,    les     rainurés    peuvent  être     mortaisées;        c'est-à-dire    que le fond de ces       rainures        reçoit        une        largeur    plus grande que  l'ouverture.

   L'aménagement du     conducteur     métallique .à faible     résistance    pour lé courant  dans l'électrode même ne semble pas avoir       d'inconvénient.    Par     -exemple,    il peut<B>-</B>prendre     lao    forme d'un     revêtement    du     canal        intérieur     de     l'électrode,    si celle-ci est     creuse.    Lors  qu'on emploie des     électrodes    pleines, le con  ducteur métallique peut être     incorporé        sous     la forme     d'une    âme centrale.

   On peut     égalé-    c  ment le loger dans l'épaisseur entre le canal  et l'a surface extérieure, sous la forme d'un  tube, de -     baguettes        rectilignes,    ou d'une ou  plusieurs     baguettes    enroulées en hélice.

       Niais          les        variantes        d'après    les     fig.-    3-6 sont pré  férables, tout au moins en     combinaison    avec  le     type    de     porte-électrode    représenté, ceci à  cause -de la     connexion    électrique entre le       porte-électrode    et le conducteur     métallique    à  faible     résistance    électrique     disposé    sur ou,  dans     l'électrode.     



  Quoique     l'appareil    et     l'électrode    aient été       décrits        principalement    dans leur     application     sur un appareil de sectionnement     ùa    l'arc     élec-          trique,    l'électrode décrite offre les     mêmes     avantages     lorsqu'elle    est employée sur -     im          appareil    de soudure, en particulier pour la       soudure    sous l'eau, dans laquelle l'arc     jaillit     entre deux électrodes,

   le     métal.        qui    doit être  fondu et déposé étant appliqué à l'aide d'une       baguette        amenée        automatiquement    dans la.  zone de l'arc.     Pour        7a    soudure sous l'eau,     unit     des     électrodes    peut être creuse pour faim,  arriver un gaz désiré, formant autour de l'arc  une bulle gazeuse, tandis que l'autre élec  trode peut (être pleine.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Electrode pour sectionner et souder -à l'électricité, caractérisée en ce qu'elle présente un corps en matière réfractaire et conductrice de l'électricité et au moins une partie métal- lique solidaire de ce corps et s'étendant, au moins approximativement,
    sur toute la lon gueur de celui-ci et disposée de façon à pou voir être connectée à une source de courant par une de ses -extrémités. II. Procédé de fabrication d'une électrode selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on façonne le corps de ladite électrode de forme allongée en une matière réfractaire et conductrice de l'électricité et que l'on adjoint audit corps une partie métallique au moins. SOUS-REVENDICATIONS: 1. Electrode selon la revendication I, ca ractérisée en ce que le corps de ,l'électrode est entouré d'une enveloppe métallique. 2. Electrode selon la revendication I, ca ractérisée en ce que le corps de l'électrode en robe au moins une baguette métallique. 3.
    Electrode selon la revendication I, ca ractérisée en ce que son corps en matière ré fractaire comporte du carbure de silicium et du silicium libre. 4. Electrode selon la sous-revendication 3, caractérisée en ce que son corps est traversé par un canal longitudinal. 5. Procédé selon la revendication II, ca ractérisé en ce qu'on entoure le corps de J'électrode d'une enveloppe métallique qui y adhère. 6.
    Procédé selon la sous-revendication 5, caractérisé en ce que l'enveloppe est formée sur le corps de l'électrode par métallisation à l'aide d'un pistolet à projection, 7. Procédé selon la sous-revendication 6, caractérisé en ce que l'enveloppe est obtenue par applications successives de couches minces de métal à l'aide du pistolet à projection. 8.
    Procédé selon la sous-revendication 5, caractérisé en ce que l'enveloppe est formée sur le corps de l'électrode en plaçant celui-ci dans un moule, le métal de l'enveloppe étant ensuite coulé tout autour dudit corps. 9. Procédé selon la sous-revendication 5, caractérisé en ce que ladite enveloppe est formée sur le corps de l'électrode par refou- lement du métal tout autour de la périphérie de ce corps. 10.
    Procédé selon 1a sous-revendication 5, caractérisé en ce que ladite enveloppe est constituée par un tube métallique préfabriqué que .l'on enfile à chaud sur le corps de l'élec trode qui reste fixe à ce dernier après refroi dissement. 11. Procédé selon la revendication II, ca ractérisé en ce que le corps de l'électrode est rendu rugueux sur sa surface .extérieure avant l'application du métal. 12. Procédé selon la revendication II, ca ractérisé en ce qu'on pratique sur la périphé rie du corps de l'électrode au moins une rai nure longitudinale que l'on garnit -de métal. 13.
    Procédé selon la sous-revendication 12, caractérisé en ce que le garnissage des rai nures se fait par projections successives de minces couches de métal. 14. Procédé selon la sous-:revendication 12, caractérisé en ce que le garnissage des rai nures s'effectue par coulée de métal fondu.
CH256601D 1943-09-03 1945-12-05 Electrode pour sectionner et souder à l'électricité. CH256601A (fr)

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