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Procédé et appareils pour la soudure électrique du magnésium et de ses alliages.
Cette invention, relative à la soudure de métaux fusibles tels que l'aluminium et ses alliages, concerne particulièrement un procédé efficace de soudage à l'arc électrique de métaux in- flammables à points de fusion relativement bas.
Dans la construction moderne des avions, on utilise de plus en plus les alliages légers à haute résistance et, partant, le magnésium, en raison de sa légèreté* Dans la plupart des cas où l'on a utilisé des tôles de magnésium ou d'alliages de magné- sium pour la fabrication d'avions ou autres constructions de structure'. légères, ou des pièces extrudées de la même matière, les constructions étaient jusqu'ici, généralement réalisées par rivetage.
De toute évidence, la technique de la soudure de pièces
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en métal très inflammable tel que le magnésium, diffère nota- blement des techniques de soudure de pigées en métal à haut point de fusion et à températures d'inflammation encore plus élevées. Il est bien connu que le magnésium brûle dans la plu- part des gaz poly-atomiques tels que l'oxygène, l'anhydride carbonique et l'azote*
On a trouvé, suivant l'invention, que le magnésium recouvert d'une couche d'un gaz inerte mono-atomique tel que l'hélium ou l'argon, ne brûle pas.
On a trouvé aussi que le magnésium et certaine de ses alliages perdent leur rigidité lorsqu'ils sont chauffés à des températures relativement bas- ses tandis que leurs arêtes s'arrondissent où s'affaissent d'une manière telle que les procédés ordinaires de soudure deviennent inapplicables.
Le but principal de l'invention est de créer un pro- cédé de soudure du magnésium et de ses alliages usuels sans combustion de celui-ci* Un autre but est de réaliser un procé- dé assurant une soudure de grande résistance, dans lequel on reste maître de l'affaissement et de la déformation du métal environnant les soudures, eans faire usage des pâtes à souder corrosives habituellement utilisées pour le soudage d'alliages légers et d'alliages magnésiens en particulier* On a également constaté que dans le cas de soudure du magnésium, la résistance du métal de soudure solidifié est d'environ 50 % de celle du métal Initial;
en conséquence un antre but de l'invention est de créer un procédé de soudure du magnésium suivant lequel on augmente la section d'environ 100 % de telle manière que la soudure soit aussi résistante que le métal adjacent,.
D'autres buts de l'invention sont de créer un appa- reillage commode, durable et d'un fonctionnement sûr, pour la
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mise en oeuvre.du procède; de fournir un porte-électrode dont toutes les parties de l'électrode, à l'exception de l'extrémi- té destinée à produire l'arc, sont logées dans une gaine et sont de ce fait isolées et protégées contre des arcs acciden- tels pouvant éclater entre l'électrode et les pièces métalliques voisines; de logera l'intérieur du porte-éleotrode, le conduc- teur d'alimentation,du courant de soudage; de loger dans une gaine commune flexible le conducteur métallique flexible d'amenée du courant de soudage et une canalisation flexible étanche pour le passage d'un gaz inerte;
et de prévoir à l'intérieur du porte- électrode un dispositif de.blocage supportant l'électrode et per- mettant son remplacement aisé.
En bref, la présente invention comprend l'amprçage d'un arc électrique entre une tige de tungstène et les places à souder en magnésium, dans une atmosphère d'hélium ou d'argon régnant dans la région de l'arc, sous une pression relativement basse. Lors du soudage des pièces, il est préférable d'effectuer la soudure par gravité et d'empêcher l'affaissement et l'étalement en étayant la soudure de telle manière que la partie inférieure de celle-ci présente une section élargie ; de cette façon, après l'opération, la surface de la soudure présente une section plus grande que celle de la partie adjacente.
Dans certains cas l'étayage peut être constitué par du magnésium même, ou bien les pièces à souder peuvent être soutenues par un materiau à point de fusion plus élevé que le magnésium, afin que celui-ci n'y adhère pas et que la soudure terminée puisse être aisément séparée de l'étal.
L'invention sera mieux comprise en se référant aux dessins annexés, dans lesquels:
La fig. 1 est une vue partielle schématique en perspec- tive d'une installation de soudure suivant l'invention.
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La fig. 2 est une coupe partielle du porte-électrode à électrode en tungstène et à émission de gaz hélium, représenté sur la fiig. 1.
La fig. 3 représente deux boute de l'électrode de tungstène.
La fige 4 est une vue en élévation du porte-électrode perfectionné,.
La fige 5 est une coupe longitudinale d'une extrémité du porte-électrode.
La fige 6 est une coupe longitudinale de la poignée re- présentant le jeu de soupapes.
La fige 7 est une coupe de l'extrémité d'entrée de la canalisation.
La fige 8 est une vue en plan partielle de la poignée représentée fige 6, une partie du bouton de manosuvre des sou- papes étant enlevée.
La fige 9 est une coupe transversale suivant la ligne 9-9 de la fig. 6.
La fige 10 est une coupe transversale suivant la ligne 10-10 de la fige 6.
La fige 11 est une coupe longitudinale a travers l'ex- trémité d'une deuxième forme d'exécution du porte-électrode, mon- trant la tuyère d'émission.
La fige 12 est une coupe de l'appareil,montrant le mode de raccordement de l'extrémité portant la tuyère de la fige 11, à la poignée.
Conformément à l'invention, le porte-électrode de sou- dure à émission de gaz inerte comprend un corps muni d'une tuyère; une électrode réfractaire; des moyens de montage de l'électrode à l'intérieur du porte-électrode maintenant l'isolement de cette dernière par rqpport à celui-ci$ de manière que l'extrémité exté-
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rieure de l'électrode sorte de la tuyère et que son extrémité in-- térieure soit logée à l'intérieur de la tuyère tout en étant pro- tégée contre tout contact avec des pièces métalliques avoisinan- tes, le corps du porte-électrode étant traversé par un passage de gaz inerte aboutissant à la tuyère; et enfin, un conducteur d'amenée du courant de soudure traversa= le corps et relié à l'électrode.
Le porte-électrode selon l'invention comprend également de préférence des canalisations de distribution de gaz inerte et de courant électrique réunies de préférence dans une gaine fle- xible commune. Il est préférable que ces canalisations soient concentriques, l'une entourant l'autre, dans le but de protéger c ette dernière. La réalisation préférée comprend un tube interne de composition diélectrique, étanche au gaz et de haute résistan- ce mécanique, telle que le caoutchouc ou un produit synthétique similaire pour la canalisation de gaz, un tube conducteur métal- lique tressé par exemple en cuivre recouvrant le tube interne, et une gaine extérieure en un produit étanche aux gaz tel que le caoutchouc synthétique.
La gains extérieure isole de cette façon le conducteur et constitue une deuxième cloison et une double pro- tection pour la canalisation de gaz, tandis que le cuivre tressé constitue un conducteur flexible renforçant celle-ci et consti-- tuant pour elle une armature.
La tuyère amenant le gaz inerte à l'arc est nécessai- rement très voisine de ce dernier, dans les sens longitudinal et axial par rapport à l'électrode, afin d'économiser le débit de gaz inerte. De sorte que la partie métallique de la tuyère la plus voisine de l'arc peut être soumise à une température attei- gnant 1200. F (650 C) ou même 1500'F (800.C.), une température rouge cerise qui est oxydante pour @le fer.
En conséquence le métal
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dont est constituée la partie de la tuyère la plus voisine de l'arc, est fabriqué d'un métal résistant à l'oxydation tel que l'acier inoxydable, de préférence au chrome-nickel austénitique, de cuivre ou de bronze.
Pour les raisons précitées les mêmes métaux sont utili- sés pour la fabrication du dispositif de blocage qui supporte l'électrode, d'autant plus que la corrosion en ce point entra- verait le remplacement des électrodes usagées.
Comme le montre la fig. 1, illustrant l'application de l'invention à une soudure bord à bord, les deux tôles de magnésium 1 et 2 sont maintenues en place par une pince (non représentée), tandis que les borde des tôles à souder sont pour- vue de biseaux 3 et 4 faisant entre eux un angle d'environ 100 et en tous cas choisi selon l'épaisseur et la structure chimique propre du magnésium ou de l'alliage à souder. Les arêtes effilées inférieures des biseaux 3 ett 4 sont très voisines et les tôles sont de préférence situées dans un plan horizontal afin que leur poids n'agisse pas sur le métal pendant le soudage.
Les feuilles reposent sur une plaque de base 5 généralement en cuivre,la- quelle comporte une goulotte semi-elliptique 6, centrée par rap- port aux arêtes des deux biseaux. Cette plaque 5 peut faire par- tie intégrale de la pince de serrage des tôles l et 2. Le cas échéant,et en vue d'obtenir le meilleur résultat, l'effet re- froidisseur des plaques de base sur la soudure peut être amoindri par des moyens de chauffage, de préférence électriques, logés dans la plaque 5.
Le porte-électrode de soudure ? comporte une poignée 8 entourant le tube de cuivre axial 9, raccordé à un détendeur 10 de type usuel et alimenté de gaz par la bonbonne d'hélium 11, laquelle peut µ tre Isolée au moyen de la valve d'arret 12. La bonbonne 11 contient du gaz hélium comprimé relativement pur;
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la pression est réduite au moyen de la valve de réglage 14 à une valeur d'environ un tiers de livre par pouce carré. L'autre ex- trémité du tuyau 9 est raccordée à une tuyère d'échappement 15 terminée par un ajutage 16. une électrode de tungstène 17 traverse axialement la tuyère 15 et est supportée par un bouchon en cuivre
18 fixé à un isolateur réfractaire 19 enchâssé à la presse sur la p artie supérieure de la tuyère 15. La position de la tige 17 dans la tuyère 15 est réglable au moyen d'une vis 20.
Le bouchon en cuivre 18 est alimenté de courant électrique par un ou plusieurs conducteurs d'alimentation en parallèle 21; ces fils traversent la poignée 8 et aboutissent à une génératrice à courant continu
22, dont l'autre borne est raccordée aux tôles 1, 2 et à la pla- que 5, par des conducteurs appropriés. Ces derniers peuvent évi- demment être reliés à la pince mais on préfere cependant raccor- der la génératrice directement aux deux tôles pour obtenir les meilleurs résultats.
La pointe d'arc de la tige 17, représentée sur la fige 3 est initialement conformée en tronc de cône 24. Après l'allumage de l'arc, cette extrémité conique change de forme, par suite du dégagement de chaleur, et devient sphérique comme montré en 25 ; elleconserve cette forme pendant une longue pé- riode de soudage. Après destruction de l'extrémité sphérique 25 à la suite d'un travail prolongé, la tige peut être reprofilée coniquement à la main puis-rendue sphérique par soudage. Le métal d'apport est constitué par la baguette d'alliage au magnésium 2b, sans utilisation de pâte à souder quelconque; les meilleurs résul- tats ont été obtenus en tenant la baguette latéralement par rap- port à la fente (Fig. 1).
La soudure de tôles de 1 à 2,5 mm d'épaisseur, néces- site une tension à circuit ouvert d'environ 40 à 60 V, le courant
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variant de 35 à ?5 ampères suivant le cas. L'hélium s'écoule alors à basse pression (environ 0,025 Kg par cm2) par la canli- sation 9 pour déboucher par l'ajutage 30 de la tuyère 15, autour du bout 25 de la tige de tungstène 17.
L'arc est amorcé contre la piece à souder puis la baguet- te d'alliage d'apport est introduite dans la zone de l'arc. La baguette d'apport doit être manipulée avec soin afin d'éviter son introduction dans la flamme d'arc* La baguette d'apport est de préférence tenue de maniere à produire uniquement la fusion par la chaleur réfléchie, dans le but d'éviter de brûler la ma- tlère dont elle est constituée* Au fur et à mesure de la fusion du métal d'apport, 1,arc doit être déplacé vers le fond de la fente puis vers le haut de la loupe, de manière à réaliser la fusion complète du métal, tandis que l'arc doit être maintenu voisin de la masse formée par la fusion du métal d'apport 6 et des borde des tôles.
La baguette de métal d'apport ne doit jamais venir en contact direct avec la masse de métal fondu, afin d'éviter des occlusions de gaz. La baguette de métal d'ap- port doit simplement fournir le métal au fur et à mesure de la progression du soudage. La masse en fusion se forme par l'agita- tion du bout de tungstène 25, le métal de soudure étant coulé latéralement à partir de la baguette d'apport. Dans ces condi- tions seulement, le tungstène ne se dépose pas dans la soudure, mais s'oxyde et s'élimine sous forme de gaz ou se dépose sur les tôles 1 et 2 à une certaine distance de la soudure.
En tenant compte de ces observations, on procède au soudage suivant la disposition représentée Fige 1. Le gaz hélium présent autour de l'arc empêche la combustion des bords des tô- les ou de la baguette d'apport lorsque la masse en fusion se for- me. La plaque de base 5 empêche le fléchissement des borde des les au voisinage de la soudure, mais permet 1$écoulement vers
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la goulotte 6, qui joue le rôle d'un moule pour la formation d'un bourrelet semi-elliptique sur la face arrière de la soudure, celle-ci étant constituée d'une série de "loupes" 32. Celles-ci doivent saillir suffisamment au-dessus de la surface des tôles 1 et 2 pour permettre le retrait.
L'opération de soudure terminée, les parties saillantes des loupes 32 peuvent être meulées, en vue d'obtenir une surface supérieure lisse 33. La section de la sou- dure, par suite du moulage de la face arrière du joint, peut être d'environ 100 % plus forte que celle des tôles et partant la moindre résistance de la soudure peut être approximativement com- pensée. L'emploi de la plaque de base évite l'écoulement, l'af- faissement ou toute déformation .autre que celle qui est visée pour l'obtention du profil désiré de la soudure et des surfaces voisines.
Evidemment, d'autres profils peuvent être soudés "ad libitum", en mettant à profit les enseignements rappelés ci-avant, c'est-à-dire en utilisant des borde biseautés, une plaque de base à goulotte, dans laquelle la matière fondue peut se mouler pour constituer un bourrelet de renforcement, Il va de soi que l'on peut exécuter des soudures sur des plaques sans goulotte, lorsqu'une résistance élevée n'est point requise, ou même sans aucune plaque de base, si l'affaissement des bords de la soudure n'est pas préjudiciable.
On citera maintenant quelques caractéristiques de l'in- vention qui, bien qu'accessoires dans la pratique courants de celle-ci, sont cependant précieuses pour l'obtention de soudures parfaites. A remarquer d'abord que la tuyère 15 est élargie en 16, à l'extrémité du porte-électrode, dans le but d'empêcher l'oxygène, qui est aspiré dans la région de l'arc par l'écoulement du gaz hélium, de pénétrer dans la soudure et de venir en contact avec le métal chaud.
Le gaz qui s'échappe de l'ouverture 30 s'étale
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autour de l'arc en provoquant un courant d'air descendant le long de l'ajutage 15, tandis que l'épanouissement 16 écarte cet air de la région de l'arc. On en conclut que l'élargissement 16 est précieux pour écarter l'oxygène qui aurait tendance à pénétrer dans la zone de soudure.
Le procédé et l'appareillage décrits ci-dessus permet- tent de réaliser une soudure bord à bord de deux tôles de magné- sium de 1 à 4,5 mm d'épaisseur, à une vitesse de 25 à 38 crie par minute sous un courant de 65 à 140 ampères. On a de plus constaté que la, fusion de la tige de tungstène peut être réglée avec pré- cision en donnant à celle-ci un diamètre soit de 3,3 mm pour une intensité de courant de 50 A, soit de 6,35 mule pour un courant de 200 A.
Par l'emploi d'un matelas de gaz hélium on a complète- ment écarté le danger de brûlure des tôles du métal d'apport et du métal déposé, tandis que la soudure est libre de toute occlusion de gaz ou d'oxydes de magnésium ou de tungstène. La soudure d'un métal aussi inflammable que le magnésium est donc aussi satisfaisante en pratique que la soudure d'autres matières qui n'ont pas les bas pointe de ramollissement, de fusion et d'in- flammabilité du magnésium,.'
On entend ici par "métaux fusibles" également les aciers inoxydables,, l'aluminium et ses alliages, le cuivre et ses allia- ges, le nickel et ses alliages.
Dans la forme d'exécution selon la fige µ,¯un tube ri- gide 35, de préférence métallique, constitue la structure du porte-électrode. Pour conférer à la tuyère un angle d'inclinaison convenable, le tube est coupé en sifflet, tandis qu'une rallonge 36,également coupée en sifflet, est soudée ou fixée de toute au- tre manière au tube 35 suivant le plan 37.
L'extrémité extérieure de la rallonge 36 est forée en
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38, fendue en 39 et comprimée sous un diamètre réduit de manière à former des doigts élastiques constituant une griffe 40, laquel- le peut saisir d'une manière réglable une électrode 41, de préférer ce en matière réfractqire telle que le tungstène.-La rallonge 36 est également torée en 42 au-dessus de la partie de diamè- tre réduit dans le but décrit ci-après.
La tuyère N comprend un tube 43, de plus grand dia- mètre que la rallonge 36 et qui en est par conséquent écartée.
Ce tube 43 loge la griffe et la plus grande partie de l'élec- trode 41. Dans l'exemple figuré, un matelas annulaire 44 de matière thermiquement et électriquement isolante (par exemple une composition à base d'asbeste), recouvre l'extrémité inté- rieure de la rallonge tubulaire 36 et est de préférence coupé sous le même angle-. Le tube 43, également coupé sous le même angle, recouvre la gaine isolante 44 laquelle s'appuie contre un épaulement 45 de la surface intérieure du tube 43.
L'ex- trémité extérieure de celui-ci, renforcée en 46, est conifiée vers l'intérieur pour former rebord circulaire, concentrique à l'électrode 41, constituant l'ajutage d'écoulement*
Le tube 35 est également matelassé extérieurement par un isolant thermique électrique et réfractaire 48, de pré- férence une composition d'asbeste recouverte d'un blindage 49.
La gaine 48 s'appuie contre un épaulement de la surface inté- rieure du blindage 49. -
Pour l'assemblage, la gaine isolante 48 et le tube 49 sont de préférence coupés sous le même angle que,le tube 35 à la soudure 37. En cet endroit, les gaines 44 et 48 sont de préférence écartées de la soudure 37, tandis que l'espace libre est rempli d'un isolant 50, par exemple, de la fibre d'amiante (d'asbeste). Les tubes 43 et 49 recouvrent ensuite l'isolant
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50 et les bouts en contact sont soudés en 51.
L'extrémité postérieure du tube 35 est recouverte d'un diélectrique 52, qui est également assez réfractaire, par exem- ple une résine synthétique à base d'urée aldéhyde ou de phénol aldéhyde. Ce diélectrique est introduit sous l'alésage 53 du tube 49. L'extrémité postérieure du tube 35 se prolonge sous l'isolant 52 et est renforcée en 54, forée et fendue en 55 pour constituer un accouplement élastique 56.
La poignée représentée fige 6 comporte une structure tubulaire 57 en métal ou en une matière rigide similaire, pou- vant s'introduire et recevoir l'accouplement élastique 56. L'in- térieur du tube 57 est taraude pour recevoir un siège de soupa- pe 58 supportant une soupape 59 dont la tige 60 vient en prise avec un levier 61 pivotant autour d'un axe 62 solidaire du tube 57. Le levier 61 est commandé par une cheville 63 traversant un forage 64 pratiqué dans la poignée 65 du porte-électrode.
Dans le but d'amener la poignée en position et de faciliter un assemblage rectiligne, une vis 66 supportée par la poignée pé- nètre dans une dépression ad hoc du tube 57.
La cheville 63 est supportée par un bouton 67 matelas- sé par un bloc de caoutchouc ou d'Une autre matière élastique 68. Ce bouton 67 comporte un épaulement 69 pouvant être verrouil- lé par une coulisse 70 montée sur la poignée 65 pour maintenir 1a soupape 59 ouverte. L'extrémité postérieure du tube 57 est taraudée pour recevoir un élément d'accouplement 71.
La canalisation C d'amenée du courant électrique et du gaz inerte est mieux visible sur les figures 6 et 'le un tube 72 d'une matière étanche aux gaz, de préférence en caoutchouc synthétique et s'étendant longitudinalement à l'intérieur de la canalisation, constitue un passage direct pour le gaz inerte.
Un conducteur, flexible 73, également longitudinal, véhicule le
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courant électrique. Ce conducteur souple 73, de préférence en file de cuivre tressés, constitue un tube recouvrant le tube à gaz 72. Uns armature extérieure tubulaire 74, recouvrant le tout, et de préférence constituée de caoutchouc synthétique, n'adhère pas au conducteur 73, dans le but de créer un jeu faci- litant la flexion de la canalisation.
Une extrémité de la canalisation est fixée à isolément d'accouplement 71. lequel, dans ce but, comporte un épauelemt 75 et une extrémité d'épaisseur réduite 76 sur laquelle le bout du tube à gaz 72 est introduite et fixé'. Le conducteur tressé .
73 est ajusté autour de l'épaulement 75 et fixé conductivement à celui-ci par soudure ou brasure, après quol l'armature (l'en- veloppe) est fixée en position autour du joint au moyen d'un ciment à base de caoutchouc par exemple.
L'autre extrémité de la canalisation aboutit à une douille 77 (Fig. 7), laquelle est également pourvue d'un épau- lement 78 et d'une partie rétrécie 79, auxquels la canalisation est fixée de la manière décrite au sujet de la Fig. 6. Le corps de la douille 77 comporte un passage désaxé 80 communiquant avec la partie tubulaire 79. Une tubulure filetée 81, communi- quant avec'le passage 80, reçoit l'extrémité d'un tube d'ali- mentation 82, raccordé à une source de gaz inerte mono-atomique tel que l'hélium ou 1.'argon.
La douille 77 est également fraisée en 83 pour recevoir une broche de connexion 84 au conducteur 85 d'alimentation de- courant électrique. La douille 77 est recouverte d'un manchon 86 en matière isolante telle que le, caoutchouc synthétique.
En fonctionnement, les parties assemblées selon la Fige 4, et les canalisations de gaz et d'électricité 82 et 85 étant respeativement reliées aux sources de gaz inerte mono-ato-
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mique et de courant de soudure, le soudeur saisit la poignée 65, dirige l'électrode 41 vers le métal inflammable à souder, et amorce l'arc* Le courait traverse successivement le conducteur 85, la broche 84, la douille 77, l'épaulement ?8, le conducteur
EMI14.1
souple 75 , ltépa111ement 75, ltélêment d'accouplement îl, le tube principal 57, l'accouplement 56, le tube 35, la rallonge 36, les doigte de la griffe 40 et l'électrode 41 où il òrme l'arc. un instant avant d'amorcer l'arc, l'opérateur pousse sur le bouton 67,
comprimant le matelas de caoutchouc 68 et dé- place la coulisse 70 vers l'épaulement 69, de maière à maintenir le bouton 67 abaissée En poussant sur le bouton, la cheville 63 fait tourner le levier 61 autour de son pivot 62, la tige 64 s'abaisse et la, soupape 59 s'ouvre. Le gaz inerte s'écoule du tube 82 et traverse successivement la pièce 81, le passage 80, le tube 72, l'élément d'accouplement 71, la pièce tubulaire 57, le siège 58 et l'autre partie de la pièce 57.
A partir' de colle- ci, le gaz inerte traverse l'accouplement 56, le tube 35, la rallonge 36, l'espace annulaire compris entre celle-ci et l'é- lectrode. les perforations 42 vers l'intérieur de la carcasse de la tuyère 43 derrière la griffe 40 et de là vers l'ajutage en contournant l'électrode 41 pour s'étaler dans la région de l'arc* une forme modifiée du porte-électrode est représentée sur les Fige. Il et 12, où 1'électrode est de plus gros calibre tandis qu'une pièce de rallonge est Intercalée entre la poignée et le porte-électrode proprement dit ce pour écarter davantage c elle-là de la tuyère N. Celle-ciest en outre constituée de plusieurs pièces assemblées par vissage.
L'électrode 87, montre à l'intérieur de la rallonge 88, est maintenue par les doigts 89 de la griffe* Ces doigts sont chanfreinés et sont serrés par un manchon tronconique 90 qui
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est vissé sur l'extrémité renforcée de la rallonge 88 au delà des perforations 91, lesquelles comme celles 42 du porte-élec- trode de la fig. 5, assurent le passage du gaz vers l'arrière des doigts 89 de la griffe, en établissant ainsi une communica- tion entre l'intérieur de la partie tubulaire 88 et l'intérieur de la tuyère N.
Grâce à cette griffe à vis, l'action élastique des doigts n'est pas essentielle pour assurer le serrage de l'électrode, de sorte que, quanh le manchon de griffe 90 est dévissé, l'enlèvement de l'électrode est facilité, tandis que si celle-ci s'y trouve coincée, le manchon 90 peut être enlevé complètement pour libérer l'électrode.
L'extrémité de la tuyère consiste en une pièce séparée 92, qui est vissée sur l'élément tubulaire fileté 93 et qui peut être aisément enlevée pour permettre l'accès à la griffe filetée.
La pièce tubulaire 94 se termine par un accouplement élastique 95 qui, suivant la fig. 12, pénètre dans l'élément de rallonge 96.
Ce dernier comporte un accouplement élastique analogue 97 qui pénètre dans la pièce tubulaire 5? de la poignée 65. La pièce de rallonge 97 est recouverte d'un isolant convenable 98. A part ces quelques détails d'exécution, le reste de l'appareil repré- s enté sur les Fige. 11 et 12 est identique, tant au point de vue de la construction que de l'utilisation$ que le porte-élec- trode décrit ci-avant.