CH257340A - Procédé pour former, à partir d'un corps en pierre précieuse ou demi-précieuse incombustible de forme allongée, un objet présentant une extrémité arrondie et lustrée, dispositif pour l'application de ce procédé et objet obtenu par ce procédé. - Google Patents

Procédé pour former, à partir d'un corps en pierre précieuse ou demi-précieuse incombustible de forme allongée, un objet présentant une extrémité arrondie et lustrée, dispositif pour l'application de ce procédé et objet obtenu par ce procédé.

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CH257340A
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    • C04CEMENTS; CONCRETE; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES
    • C04BLIME, MAGNESIA; SLAG; CEMENTS; COMPOSITIONS THEREOF, e.g. MORTARS, CONCRETE OR LIKE BUILDING MATERIALS; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES; TREATMENT OF NATURAL STONE
    • C04B41/00After-treatment of mortars, concrete, artificial stone or ceramics; Treatment of natural stone
    • C04B41/0072Heat treatment

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Description


  Procédé pour former, à partir d'un corps en pierre précieuse ou demi-précieuse  incombustible de forme allongée, un objet présentant une extrémité arrondie et  lustrée, dispositif pour l'application de ce procédé et objet obtenu par ce procédé.         L'invention    comprend un procédé pour  former, à partir d'un corps en pierre précieuse  ou demi-précieuse incombustible de forme  allongée, un objet présentant une extrémité  arrondie et lustrée, un dispositif pour l'appli  cation de     ce    procédé et un objet obtenu par  ce procédé.  



  Il y a déjà longtemps qu'on a reconnu  que la grande dureté et la grande résistance  à l'usure do pierres précieuses et     demi-pré-          cieuses,    telles que le rubis, les saphirs (qui  sont des variétés du corindon) et la     spinelle,     rendent celles-ci beaucoup plus propres à cer  tains usages que les matériaux qu'on obtient  plus facilement et qui ont été adoptés par le       commerce,    mais, principalement à cause du  coût élevé des procédés mécaniques de taille       e1;    de meulage, elles     n'ont    pas supplanté ces  matériaux.  



  On a décrit récemment un nouveau pro  et dé permettant de faire croître des cristaux  simples synthétiques de corindon (rubis et  saphirs) et de     spinelle,    sous la forme de lon  gues tiges minces de diamètres contrôlés qui,  dans le cas du corindon, ont varié, par exem  ple entre un maximum de 4,76 mm et un  minimum de 0,457 mm, bien qu'on puisse  faire croître même des tiges plus minces.  Dans la condition  de croissance , les sur  faces périphériques de ces tiges sont légère-    ment irrégulières et ont une     apparence    givrée  due à la présence de petits cristaux saillants.

    Bien que ces surfaces givrées rendent les  objets vus au travers desdites tiges un peu  nébuleux, on peut     cependant        considérer     celles-ci comme     transparentes.    Un article ma  nufacturé avec une tige de     corindon    conserve  l'axe central longitudinal de croissance de la  tige originale, tandis que     ce    n'est générale  ment pas le cas d'un article fabriqué avec un  éclat provenant d'une boule ordinaire de co  rindon.

       Ces    tiges ont ouvert un vaste champ  nouveau à l'application de     cristaux    simples  de corindon et de     spinelle,    durs et résistant à  l'usure, pour     remplacer    d'autres matériaux  moins satisfaisants pour beaucoup d'usages,  parce     qu'elles    peuvent recevoir une forme  appropriée à peu de frais, avec relativement  peu de taille et de meulage, en vue de for  mer des articles tels que des     pointes    d'enre  gistrement et de reproduction, des pivots et  des pointes de contact calibrées.  



  Avant la     présente    invention, il était, né  cessaire de former de tels articles mécanique  ment, avec des meules contenant des parcelles  de diamant, pour leur donner les extrémités  arrondies que réclament les     usages    mention  nés plus haut.

   La fabrication mécanique  n'est pas seulement coûteuse, lente et pénible,  mais elle est spécialement défavorable parce  que     les        surfaces    qui en     résultent    portent           beaucoup    de     petites    rayures dues à l'effet de  grattage des parcelles abrasives et     aussi          parce    qu'elles peuvent retenir -des     parcelles     de diamant.

   Les parcelles de diamant rete  nues et les rayures sont l'origine d'un frotte  ment qui oppose une     résistance    appréciable  au mouvement de     corps    mobiles en contact  avec les     pierres    et causent une usure relati  vement rapide de     ces    corps. Un autre fait,  important aussi, c'est que     les    rayures dimi  nuent l'a résistance en agissant comme des  foyers de concentration des tensions,     qui    con  duisent à une rupture sous des charges rela  tivement faibles.  



  Le procédé selon l'invention est caracté  risé en ce qu'on chauffe au moins jusqu'à  fusion     superficielle    une partie extrême dudit  corps,     dans    des conditions     telles    qu'elle prenne  une forme arrondie.  



  Le procédé permet de contrôler     exacte-          ment    la forme de ladite partie allongée et  de lustrer et former son extrémité en une  seule opération.  



  Le dispositif pour     l'application    de ce pro  cédé est caractérisé en ce qu'il comprend un       support    rotatif, construit pour porter un tel  corps en le faisant tourner autour de son axe  longitudinal, un     brûleur    agencé de façon à  permettre de chauffer des zones périphéri  ques du corps pendant que     celui-ci    tourne,  et des moyens pour produire un mouvement  relatif entre ce     corps    et ledit brûleur dans  une direction transversale par rapport audit  corps en vue de les rapprocher ou de les  écarter     l'un    de l'autre.  



  L'objet     obtenu    selon ce procédé a au  moins une     extrémité    arrondie, dont la surface  est lustrée,     exempte    de rayures et résistant à  l'usure. Cela lui procure un coefficient de  frottement plus faible et moins de     tendance     à user des objets se mouvant en contact avec  elle.  



  Le dessin annexé se     rapporte    à plusieurs  formes     d'exécution    du procédé et du dispo  sitif selon l'invention et de l'objet     obtenu     par ce procédé.    La     fig.    1 est une vue latérale     d'une    forme  d'exécution du dispositif pour la mise en       aeuvre    du procédé selon l'invention.  



  La     fig.    2 est     une    vue de face du     dispositif     représenté par la     fig.    1.  



  La     fig.    3 est un plan montrant, à une  plus grande échelle et schématiquement, un  dispositif de chauffage adapté à la mise en       #uvre    d'une autre forme     d'exécution    du pro  cédé selon l'invention.  



  Les     fig.    4 et 5 sont des     vues    latérales, à  une échelle agrandie, d'une partie d'un objet  semblable à un poinçon, avant et après qu'il  ait été traité     thermiquement.     



  La     fig.    6     est    une vue     latérale    représen  tant, à une échelle agrandie, un poinçon  formé par un procédé thermique et     appointi     aux deux extrémités.  



  La     fig.    7     _    est une vue latérale montrant,  à une échelle agrandie, un     dispositif    de  chauffage mis en place pour arrondir l'extré  mité d'un poinçon par la mise en     oeuvre    d'une  autre forme d'exécution du procédé selon l'in  vention.  



  La     fig.    8 est une vue, à grande échelle,  représentant un dispositif de chauffage mis  en     place    pour arrondir l'extrémité d'un poin  çon par la mise en     oeuvre    d'encore une autre  forme d'exécution du procédé selon l'inven  tion.  



  Les     fig.    9 et 10 sont des vues latérales  montrant, à une échelle agrandie, deux va  riantes des formes d'objets semblables à des  poinçons traités     thermiquement,    comme on le  voit à la     fig.    8.  



  Les     fig.    11 et 12 sont des vues latérales,  à grande échelle, représentant une tige mince  avant et après que son     extrémité    ait été ar  rondie     thermiquement    à un diamètre à peu  près .égal au diamètre de la tige.  



  La     fig.    13 est une vue latérale, à grande  échelle,     représentant        une        tige    dont une  extrémité traitée     thermiquement    a la forme  d'une boule.    La     fig.    14 est une vue latérale, à grande  échelle, d'une tige dont une extrémité traitée           thermiquement    est arrondie avec un rayon  dépassant d'une quantité appréciable celui du  corps principal de l'a tige.  



  Quand on a enlevé la source de chaleur  et laissé la partie fondue se solidifier, l'objet  obtenu présente au moins une extrémité ar  rondie ayant une surface lisse, lustrée, dure,  résistante à l'abrasion et exempte de rayures  et de parcelles de diamant attachées que,       dans    ce qui suit, on appellera pour plus de  simplicité une surface lustrée à chaud. On  peut faire fondre le corps par tout moyen  approprié, par exemple en le chauffant dans  un arc électrique, un four ou une flamme  produite par la combustion, à l'aide d'oxy  gène, d'un gaz combustible, mais ce dernier  moyen est préférable.

   La durée de la période  de chauffage pour obtenir une forme     désirée     est déterminée empiriquement par l'opérateur,  mais ensuite des corps identiques peuvent être  formés avec un barème de chauffage identi  que. Ce procédé général peut être modifié  considérablement sans sortir des limites de  l'invention et plusieurs formes d'exécution en  seront décrites en détail dans ce qui suit, en  référence aux dessins.  



  L'un des usages les plus importants de  ce procédé vise à former une extrémité ou  une pointe arrondie sur la partie conique d'un  objet semblable à un poinçon, tel qu'une     ai-          f;uille    de phonographe ou d'un autre appareil  servant à enregistrer et à reproduire le :son;  cette aiguille est     appointie    à l'une de ses  extrémités ou aux deux. En premier lieu, on  choisit une tige mince de corindon ou de  spinelle et, si un diamètre exactement uni  forme est nécessaire, on l'amène au diamètre  désiré par meulage dans une     meuleuse    sans  centre.

   Ensuite, on     appointit    par un meulage  mécanique la partie extrême de la tige jus  qu'à ce qu'elle ait une pointe aiguë ou légère  ment émoussée, suivant la grandeur du rayon,  qui est demandé pour la, pointe arrondie. On  forme souvent aussi une pointe légèrement  émoussée en     appointissant    tout d'abord la tige  en une pointe aiguë qu'on émousse ensuite       P        vec    une     meuleuse.        Après    cela, on chauffe  fortement la partie     appointie    pour fondre la    matière immédiatement adjacente à la pointe  et comprenant celle-ci, de telle manière que  la matière fondue soit attirée dans la surface  courbe désirée.

   Pour garantir que la forme  soit symétrique, il est préférable, bien que  pas absolument     nécessaire,    de faire tourner  la tige sur son axe longitudinal pendant.  l'opération de chauffage.    Dans la forme préférée du procédé, le       moyen    de chauffage, par exemple une  flamme produite par un mélange de gaz et  d'oxygène, n'est pas appliqué directement sur  la pointe, mais est appliqué à une région de  la surface se trouvant à une petite distance  de la     pointe,    de telle façon que la matière  de la pointe soit chauffée indirectement par  un transport de chaleur depuis la région  chauffée directement, et qu'ainsi on évite  de faire fondre et d'arrondir la. pointe d'une  manière excessive.

   De la, sorte, on forme une  extrémité arrondie de petit .rayon et lustrée  par la chaleur, qui se raccorde avec. la surface  conique d'une manière douce et continue.  Pour éviter un choc thermique, il est dési  rable de     commencer    à chauffer sur une partie  du poinçon éloignée du sommet, par exemple  le manche, et de faire avancer le chauffage  graduellement vers l'extrémité, l'avancement  étant arrêté tout près de la     pointe.    Si la  surface périphérique du poinçon est brute,  elle se lustre par la chaleur pendant l'opéra  tion de     chauffage.    En général, cependant, on  lustre     d'avance    par la chaleur une longue  tige, tout     1'e    long de sa.

   surface périphérique,  et on la partage ensuite en plusieurs tiges de       faible    longueur, qu'on traite alors indivi  duellement par la chaleur pour leur donner  la forme voulue, comme cela a été décrit plus  haut.  



  Quand on met en     aeuvre    sur du corindon  le procédé décrit     plus    haut, il est désirable  que chacune des tiges choisies pour être trai  tées soit d'un caractère tel que son angle  d'orientation optique, augmenté de la moitié  de l'angle au sommet de la     surface    conique,       ne    dépasse pas 70 degrés. Si     la,    somme de  ces angles dépasse 70 degrés, de petites      entailles     s'étendant        ,longitudinalement    se  forment le long d'un côté de la surface coni  que. Les     entailles    sont d'autant plus grandes  que la somme de ces angles dépasse plus de  7 0 degrés.

   Par exemple, si on     désire    avoir un  cône     enfermant    un angle de 40 degrés, l'orien  tation maximum de l'axe C de la tige ori  ginale choisie ne doit pas être plus grande  que 50 degrés, si la formation d'entailles doit  être évitée. On entend par angle d'orientation  optique ou orientation de l'axe C l'angle que  font l'axe optique ou axe C de la tige     mono-          cristalline    -de corindon et l'axe longitudinal  de la tige.  



  Une forme d'exécution du     dispositif    adapté  à la mise en     oeuvre    -du procédé selon l'inven  tion est représentée par les     fig.    1 et 2, telle  qu'on l'utilise pour arrondir la pointe aiguë  d'un poinçon 11 de corindon ou de     spinelle     du type représenté par la     fig.    4 et lui donner  la forme arrondie qu'on voit à la     fig.    5. Le  poinçon 11 a un corps principal ou manche  12, ayant reçu par meulage une forme cylin  drique; ce corps est d'une pièce avec une par  tie conique 13 obtenue également par meulage  et se     terminant    par une pointe aiguë.

   Le man  che 12 est fixé horizontalement dans une pou  pée 15, qui est montée dans un palier 17 et  qu'un moteur électrique 19 fait tourner par  l'intermédiaire -d'une courroie 21 passant sur  des poulies 23 et 25. Des consoles 22 et     2_l:     portent respectivement le palier 17 et le mo  teur 19, placés sur les faces opposées d'uni  pièce verticale 26 fixée sur une plaque de       fondation    28. Un rhéostat 27 est monté aussi  sur la pièce verticale 26; il est relié au moteur  19 pour régler la vitesse de rotation du poin  çon 11.

   Pour chauffer le poinçon, un brûleur  29, alimenté avec un mélange de gaz et d'oxy  gène, est monté, de façon à pouvoir être  ajusté, dans un support 31 fixé à l'une des  extrémités d'un axe 32 disposé horizontale  ment, à angle droit par rapport au palier 17  et tournant dans un support vertical 35. Le  support 35 est relié en 36 par une charnière  à une base 38 pour osciller dans un plan nor  mal au palier 17, afin d'amener le brûleur à  la     position    de chauffage et de l'en faire     sortir.       Un levier 37 est fixé à l'extrémité opposée  de l'axe 32 et sert à faire mouvoir ou bascu  ler la pointe du     brûleur    29 dans un plan ver  tical parallèle à l'axe longitudinal du poinçon  11 ou contenant cet axe.  



  Pendant son     fonctionnement,    le brûleur 29  est placé par l'opérateur de telle façon que la       flamme    39 (pour plus de simplicité, toutes les  flammes sont représentées dans les dessins par  de simples traits, mais il est évident qu'on  peut se servir -d'un brûleur à flamme mul  tiple) pointe contre la surface -du manche 12  sur     une    zone choisie, distante de la partie co  nique 13, de façon à chauffer préalablement  une zone tout     -d'abord    étroite de la surface pé  riphérique, tandis que le poinçon tourne avec  la poupée 15. Une vitesse de rotation d'envi  ron 30 tours par minute est     satisfaisante,    mais  on peut se servir avec succès de vitesses plus  basses ou plus élevées.

   Après cela, des zones  périphériques successives de plus en plus rap  prochées de la pointe sont chauffées progres  sivement en manipulant le levier 37 de façon  à faire mouvoir la pointe du     brûleur    29 et  la     flamme    39 d'une manière continue dans le  sens de la longueur de la tige .et dans la direc  tion de la pointe.     Si    la surface est brute, on  fait avancer la flamme assez     lentement    pour  former par l'action de la chaleur une surface  lisse et lustrée.

   Quand le brûleur 29     atteint     une position telle que la flamme 39 pointe  sur une zone périphérique se trouvant     tout     près du sommet ou de la pointe de la partie       conique    13, comme elle est représentée par  une ligne     a-a    sur la     fig.    4, il bute contre un  boulon d'arrêt réglable 41, que porte un bras  43 en saillie sur la partie supérieure du sup  port 35, et il est maintenu stationnaire jus  qu'à ce que la matière immédiatement voi  sine de la pointe et cette pointe elle-même  aient fondu et pris une forme arrondie, pour  faire un objet tel que celui qui est représenté  par la     fig.    5,

   dans lequel l'extrémité     arrondie     40 a une surface lustrée à chaud, qui se rac  corde d'une manière continue avec la surface  de la partie conique 13. II est évident que,  dans ce procédé, un mouvement relatif du  poinçon et -du brûleur peut aussi être réalisé      en faisant. mouvoir le poinçon, tandis que le  brûleur est maintenu fixe.  



  Au moment où l'opérateur observe que le       somma    du poinçon 11 s'est suffisamment  arrondi, il soulève un levier 45, qui fait tour  ner une came 47 en sens inverse des aiguilles       de    la, montre, en l'éloignant du support à       charnière    35, et permet à un ressort tendu 49  de ramener le support en arrière sur un arc,  pour écarter la. pointe du brûleur 29 et la       flamme    39 du poinçon 11, dans une direction       transversale    à, ce dernier.

   Lorsque le poinçon  suivant doit être formé, l'opérateur fait sim  plement tourner le levier 45 dans le même  sens que les aiguilles de la. montre pour     ap-          pny        er    de force la came 47 contre le support       .35    et remettre le brûleur 29 dans une posi  tion de chauffage.  



  T'ne fois que la mise en     aeuvre    du procédé       (lÉCrit    plus haut est terminée, la. surface     en-          tièrë    d'un poinçon, qui au début était brut,       aura.    été lustrée à. chaud, en même temps  qu'elle     aura.    passé par une opération de mise  en forme, sauf en ce qui concerne la. petite  longueur se trouvant dans la poupée 15.  Celle-ci peut aussi être lustrée à chaud soit  en renversant la position du poinçon et en  lui appliquant la flamme 39, soit en enlevant  le poinçon de la. poupée et en appliquant à la  main une flamme à la section, qui n'est pas       lustrée.     



  Afin d'empêcher la formation sur le poin  çon<B>11</B> d'un sommet arrondi d'une façon exces  sive, il est avantageux de chauffer la partie  1. \3 du manche cylindrique avec une intensité       d    peu près constante, mais de diminuer gra  duellement l'intensité avec laquelle le poin  çon est: chauffé, au fur et à mesure que la  flamme avance vers la pointe, en passant sur  les zones de la partie conique 13, dont le     dia-          nit'@tre    diminue progressivement.

   Ceci peut se       rialiser    d'une manière convenable quelconque,       par    exemple en actionnant à la main une sou  pape 51 pour réduire le débit du mélange de  gaz combustible, qui alimente le brûleur 29,  ou en faisant mouvoir graduellement le     brû-          luur    pour l'écarter de plus en plus du poinçon  pendant: le déplacement de la flamme au-    dessus de l'extrémité conique 13. Un moyen  d'atteindre ce dernier but consiste à monter le  brûleur 29 à pivotement en un point beau  coup plus rapproché de son extrémité que ne       l'indiquent    les     fig.    1 et 2.

   Toutefois, il est  très désirable que la flamme soit commandée  automatiquement, de façon à éviter des er  reurs d'appréciation de l'opérateur. A cet.  effet, une cheville 53 est boulonnée ou montée  d'une autre manière réglable dans une rai  nure arquée 57 du support 35 et fait saillie à  partir de ce ,dernier, dans une position telle       qu'un        levier    55 de la soupape vienne buter  contre la cheville au moment où la flamme 89  atteint la partie conique 13. Si le mouvement  du brûleur 29 vers la pointe se poursuit après  cela., il amène la soupape 51 à se     fermer    de  plus en plus et diminue graduellement l'inten  sité de la flamme.

   On peut faire varier la  position dans laquelle la fermeture de la sou  pape 51 commence, par un ajustement de la  cheville 53 dans la position voulue dans la  rainure arquée 57.  



  Pour former par le procédé thermique un  poinçon qui a été     appointi    à ses deux extré  mités par meulage, on traite à peu près la  moitié du poinçon avec une flamme, de la ma  nière décrite plus     haut.    Ensuite, on renverse  le poinçon dans la poupée 15 et on traite le  reste d'une     marnière    identique. Un tel poin  çon 58 avant deux extrémités     coniques    arron  dies par le procédé thermique est     représente     par la.     fig.    6.  



  A titre d'exemple de la mise en     oeuvre    du  procédé qui précède, une     tige    de saphir syn  thétique, blanc,     monocristallin,    de 2,54 mm de  diamètre, avec un cône de 40 degrés obtenu  par meulage de l'une de ses extrémités pour  former un poinçon, avait été mise en     forme     par le procédé thermique et lustrée à chaud  par l'application d'un jet de flamme prove  nant d'un mélange de gaz naturel et d'oxy  gène (environ 85 litres à l'heure, par un ori  fice percé avec une vrille No 60) au manche  cylindrique du poinçon, qu'on faisait tourner,  en déplaçant progressivement la flamme vers  le sommet du cône pendant une     période    d'en  viron 15 secondes,

   tandis que des zones péri-           phériques    successives étaient chauffées préala  blement et lustrées à chaud, jusqu'à ce qu'on  eût     atteint    une zone terminale se trouvant  tout près du sommet; on arrêtait alors le mou  vement de la flamme, qu'on dirigeait sur la  zone terminale pendant environ une     demi-          seconde,    pour donner à l'extrémité du poin  çon une forme arrondie ayant un diamètre       d'environ    0,15 mm et le caractère représenté  par la     fig.    5.  



  Des objets semblables à des poinçons pro  duits par le procédé     décrit    plus haut sont     très     avantageux pour des pointes calibrées, des pi  vots et des pointes d'enregistrement et de re  production, à cause de leur grande résistance  à l'usure et du faible coefficient de frottement  des     surfaces    lisses, lustrées à chaud, sur les  quelles toutes les parcelles de diamant, qu'elles  pouvaient avoir portées à l'origine, ont été  brûlées. Un faible coefficient de frottement  est désirable parce qu'il augmente la durée  des enregistrements phonographiques et des  autres objets en mouvement relatif par rap  port à un poinçon, en diminuant le pouvoir  abrasif de la     matière    dure constituant le poin  çon.

   Des objets semblables à des poinçons  formés à chaud par le procédé selon l'inven  tion sont aussi caractérisés par le fait que ;la  résistance est notablement augmentée par l'éli  mination .de l'effet des     entailles    produites par  les rayures résultant du meulage et du polis  sage mécanique, ou causées par les fissures       existant    dans des pierres synthétiques se trou  vant dans la     condition     de croissance . Par  exemple, des tiges de corindon synthétique  lustrées à chaud avaient une résistance  moyenne à la traction de 7,045 kg par     cm=     environ, contre 4,711 kg par     cm2    environ pour  une tige semblable se trouvant dans la condi  tion  de croissance .

   Dans des     essais,    des pi  vots de corindon ont montré une haute résis  tance au cisaillement et, de plus, cette matière       présente    des avantages spéciaux pour des pivots  soumis à une haute température de service, à  cause de leur haute résistance à l'écaillage.  Des aiguilles de phonographe en une pièce en  saphir,     spinelle    et autres     matières    semblables  se fabriquent à si peu de frais par le nouveau    procédé selon l'invention, qu'il est     maintenant     possible de faire des aiguilles assez grosses  pour se fixer directement à la barre d'un pho  nographe, qui sert à porter l'aiguille.  



  Le procédé caractéristique décrit en détail  plus haut est spécialement avantageux quand  l'angle au sommet de la partie conique d'un  poinçon est de 40 degrés ou plus. Cepen  dant, quand l'angle au sommet est inférieur  à 40 degrés, il est difficile d'obtenir de bons  résultats avec une seule flamme de chauffage.  parce que la matière constituant la pointe  tend à être attirée vers la base de la partie  conique, et à laisser ainsi une pointe, qui est  trop longue et trop fragile pour beaucoup  d'usages. A la     fig.    3 est représenté un pro  cédé qui a été utilisé avec succès pour arron  dir à chaud les sommets de     poinçons    enfer  mant des angles soit plus grands, soit plus  petits que 40 degrés.

   Une tête de brûleur 59  porte plusieurs orifices disposés en une série  dé rangées parallèles 60 à 65, de longueur de  plus en plus grande, de telle sorte que chaque  rangée s'étende au-delà d'une extrémité de la  rangée précédente et qu'un champ d'orifices  triangulaire, avec un angle à peu près droit,  soit formé. Un poinçon 66, animé d'un mouve  ment de rotation, est disposé à peu près pa  rallèlement aux rangées d'orifices 60 à 65, de  telle manière que     l'hypothénuse    du triangle  rectangle soit inclinée par rapport au poinçon  et     s'écarte    de lui dans la direction de l'extré  mité conique 67.

   Un mouvement de la tête  -de brûleur 59 en travers du poinçon 66, dans  le     sens    de la flèche, amène en premier lieu  la flamme sortant de l'orifice 60 à un som  met du     triangle    et, ensuite, successivement  des rangées plus longues de jets -de flamme à  pointer contre le poinçon, de sorte que diffé  rents jets de flamme pointent contre des zones  périphériques successives, en débutant par une  zone     initiale    du manche et en s'approchant du  sommet de l'extrémité conique 67.

   Le jet de  flamme final sortant du dernier orifice 68 de  la dernière rangée 65 pointe contre une zone  terminale, qui est à une petite     distance    de la  pointe du poinçon, afin de chauffer indirecte  ment la pointe, et forme ainsi un sommet      arrondi de petit rayon se raccordant     d'une     manière douce et continue avec la surface  conique 67, de la. façon déjà représentée à.  la     fib.        :5.    Il est préférable que les jets de  flamme servant à. chauffer les zones périphé  riques successives de la partie conique 67  aient successivement une intensité -de plus en  plus faible.

   Ceci peut être réalisé en donnant       aux    orifices correspondants un diamètre plus  petit que celui des autres orifices, ou de toute  antre manière appropriée.    De tels poinçons ont aussi été arrondis et  lustrés à chaud avec succès à, l'aide d'une  tête de     bi-îileur    à flamme multiple portant       i:ne        série    d'orifices de dimensions graduées,  disposés de façon à diriger successivement       des    flammes plus petites contre les sections       du    poinçon de diamètres successivement plus  petit:

  , de telle manière que la flamme la plus  petite pointe contre une zone périphérique  terminale placée      < i,    quelque distance de la       pointe.    Ce procédé est représenté par la,     fig.    7,       c,ui    montre une tête de brûleur 69, placée de  telle façon que des flammes de dimensions et       d'intensité    de chauffage décroissantes sortant  d'orifices<B>70</B> à 74 de plus en plus petits poin  tent contre le manche et la surface conique 75  (lu poinçon 76, tandis que ce dernier tourne  par l'effet d'un mécanisme approprié     d'uri          caractère    semblable à celui que montrent les       fig.    1 et 2.  



  Un autre procédé encore pour arrondir la  pointe d'un corps semblable à, un poinçon en  pierre précieuse ou     demi-précieuse    comprend  le chauffage direct de la pointe, de la,     ma-          itière    représentée par la.     fig.    8, dans laquelle       i;ti        brûleur    7 7 est placé de façon à diriger       une    flamme 78 contre la pointe d'un poinçon  79 ayant une surface conique 80. On produit  un sommet arrondi symétriquement en faisant  tourner le poinçon sur son axe longitudinal       pendant    la. période de chauffage.

   Comme dans  les procédés décrits précédemment, l'applica  tion de la. flamme 78 est poursuivie assez       Iongtemps    pour que la matière voisine de la  pointe et celle qui     constitue    cette dernière  aient été fondues pour former une surface à    peu     prés    sphérique de la dimension désirée,  au jugé de     l'opérateur,    après quoi le chauf  fage est interrompu.

   Comme on le voit à la       fig.    9, un poinçon .résultant de l'application  de ce procédé .a une extrémité 81 en forme de  boule, à peu près sphérique, lustrée à chaud,  d'un diamètre plus grand que celui de la  partie immédiatement adjacente de la surface  conique 80 -et raccordée à     celle-ci    par un sillon       aigu    82.

   Pendant l'application de ce procédé,  la surface conique est peu ou pas lustrée,       parce    que la flamme se concentre sur la       pointe..    Une application de la flamme citée  précédemment et produite par un mélange de  gaz naturel et d'oxygène pendant environ une  seconde est suffisante pour former une boule  d'environ 0,254 mm de diamètre sur un poin  çon de saphir d'environ 2,54 mm de diamètre.  



  Le sillon aigu 82 sur le poinçon 79 est  défavorable pour certains usages,     parce    que,  pendant un     effort,    il peut provoquer une rup  ture. En chauffant une zone annulaire com  prenant la     surface    voisine du sillon 82 et e<B>t,</B>  sillon lui-même., suffisamment pour adoucir  le sillon et faire un raccord 83     lisse,    lustré  à chaud et continue de la boule 81 et de la       surface    conique 80, on augmente notablement  la résistance     @à    la rupture. Geai peut se réali  ser en dirigeant une flamme latéralement  contre le sillon, tandis qu'on fait tourner le  poinçon sur son axe longitudinal.

   Si la surface  périphérique de la tige doit aussi être lustrée  à chaud, on peut appliquer tout d'abord la  flamme contre une zone éloignée du sillon et  la faire avancer progressivement vers l'extré  mité. Pour     éviter    un chauffage exagéré, il  est avantageux de réduire graduellement l'in  tensité de chauffage de la flamme pendant  que cette dernière avance sur la surface co  nique 80.

   En se servant de la flamme pro  duite avec un mélange de gaz naturel et  d'oxygène, décrite précédemment, on a pu  arrondir, comme le montre la     fig.    10, le sillon  formé par une boule de 0,254     mm.    environ  de diamètre sur une tige de 2,54 mm environ  de diamètre, en appliquant la flamme pen  dant environ     trois    secondes contre la zone du  sillon 82.

        Une autre forme d'exécution du procédé  selon     l'invention    comprend un traitement  thermique en vue de mettre en forme une tige  d'une     matière    telle que du corindon ou de la       spinelle,    de manière à faire un     article    tel       qu'un    pivot ou une pointe de contact cali  brée, ayant une surface d'extrémité 88 hémi  sphérique et lustrée à chaud, dont le diamètre  est à peu près égal au diamètre de la tige  elle-même et qui .se raccorde doucement à la       surface    périphérique de la tige, comme on le  voit à la     fig.    12.

   Ceci peut se     réaliser    en  meulant en biais une     tige    84 pour former une  surface conique émoussée 85, ayant l'a forme  d'un tronc de cône se     terminant    par     une    face  extrêmement     plate,    comme le montre la       fig.    11. Il est .désirable que la surface conique  enferme un angle compris entre 40 et 60  et  que la hauteur du tronc de cône soit à peu  près égale au rayon qu'on désire donner à la  partie hémisphérique. Le bord antérieur de 1 a  surface conique 85 :est     aussi    quelquefois légè  rement en biais afin d'assurer que l'a forme  correcte sera obtenue.

   On applique alors une  flamme excessivement chaude soit directe  ment contre l'extrémité 87, soit contre la sur  face 85, tandis qu'on fait tourner la     tige    et  que la     matière    ainsi fondue est     maintenue    à  l'état fondu pendant un temps suffisamment  long     poux    qu'elle prenne     une        forme    à peu  près hémisphérique.

   A peu près une seconde  est suffisante     pour    former une extrémité  hémisphérique de 2,54 mm de diamètre sur  une tige de saphir de même diamètre, en se       servant    de la flamme     provenant    d'un mélange  de gaz naturel et d'oxygène, qui a déjà été  mentionnée.  



  Dans     certains    cas, une extrémité en     forme     de     boule    89, lustrée et exempte de rayures,  de forme générale sphérique, est désirée sur       l'extrémité        d'une    tige cylindrique 91, .comme  à la     fig.    13. Ceci peut     être    obtenu en chauf  fant et en     faisant    fondre l'extrémité d'une       tige    en dirigeant une flamme soit longitudi  nalement contre     l'extrémité,    soit latéralement  contre une partie de la     tige    voisine de l'extré  mité.

   On fait fondre une longueur suffisante       et    on maintient le chauffage pendant un    temps     aasez    .long, selon le jugement de l'opé  rateur, pour qu'une sphère du rayon désiré  se forme, après quoi on interrompt le chauf  fage. 8'i1 est nécessaire, le sillon     aigu,    92  entre la     boule    89 et le corps principal de la  tige peut être adouci par une flamme du  chauffage pour former un raccord doux et  continu, de la manière     décrite    en référence       aux        fig.    9 .et 10.  



  Une     tige    91 ayant     une    extrémité arrondie  89 de grand rayon est utilisable pour divers  types de     pivots    et de     pointes    de contact cali  brées.     Toutefois,    certaines pointes de contact  calibrées et certains pivots doivent avoir un  diamètre     pratiquement    uniforme sur toute  leur longueur et doivent avoir     seulement    à  leur extrémité     une    surface relativement peu  convexe, de rayon plus grand que celui de  la     tige,    comme on le voit en 98 sur la     fig.    14.

    Un     tel    objet peut être fabriqué par le meu  lage de l'extrémité sphérique 89 de la     tige     91     représentée    à la     fig.    13, pour lui enlever  l'anneau de matière en excès 94, qui -se     trouve     latéralement en dehors du prolongement     b=b     du corps principal ou manche: La     tige    meu  lée peut alors être     lustrée    à chaud par l'ap  plication d'une flamme ou d'un autre moyen  de chauffage approprié.

   Ceci est spécialement  désirable,     quand    la     surface    périphérique de  la tige doit être utilisée     eomm-e    surface por  tante d'un pivot.  



  Dans tous les procédés décrits ici,     il    est ,  probable que le lustrage à chaud englobe la  fonte des saillies brutes produites par des       cristaux    ou     d'autres'        parties        saillantes    de la  surface, de     telle    façon que les parties fondues  se confondent en une surface lisse et lustrée.

    Cependant,     cette    théorie ne doit pas être limi  tative, parce qu'il est possible aussi que le  lustrage à chaud se fasse par un mécanisme  de     diffusion        :solide.    En tout cas, il est. évi  dent que la matière     prend    la forme d'une  surface     lisse    et saturée.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour former, à partir d'un corps en pierre précieuse ou demi-précieuse incom bustible de forme allongée, un objet présen- tant une extrémité arrondie et lustrée, carae- tërisé en ce qu'on chauffe au moins jusqu'à. fusion superficielle une partie extrême dudit corps, dans des conditions telles qu'elli prenne une forme arrondie. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, ca.rac- térié en ce qu'on meule une partie extrême dudit corps pour faire un cône ayant un som met, et en ce qu'on fait tourner ledit corps autour de son axe longitudinal, tandis qu'on applique < i, ce sommet une quantité de chaleur suffisante pour le faire fondre.
    ?, Procédé selon la revendication I et 1<B>a</B> sous-revendication 1, caractérisé en ce que l'on part d'un. corps monocristallin et opti- quement uniaxe et en ce que l'on meule ledit cône de façon qu'il enferme un angle tel que l'angle d'orientation optique de ce corps aug menté de la. moitié de l'angle enfermé par ledit cône ne dépasse pas 70 degrés. 3.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on produit le chauffage en appliquant une flamme directement sur ledit sommet. d. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on produit le chauffage en appliquant une flamme directement seulement sur une région se trouvant à. une certaine distance dudit sommet et en ce qu'on chauffe la matière se trouvant audit sommet indirectement par un transport de chaleur depuis ladite région: 5.
    Procédé selon la revendication I et la sou:s-revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique une flamme audit corps avec une intensité décroissante, au fur et à mesure qu'elle est appliquée à des zones, dont le diamètre diminue progressivement dudit cône. 6.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 5, caractérisé en ce qu'on donne à ladite flamme une dimension telle qu'elle ne chauffe qu'une zone périphé- rique, étroite dudit corps et en ce qu'on effec tue un mouvement de translation relatif dudit corps et de ladite flamme dans une direction longitudinale par rapport audit cône, pour en chauffer des zones périphériques succes sives en commençant par une zone éloignée dudit sommet et en avançant vers ce sommet. 7.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 5, caractérisé en ce qu'on applique ladite flamme à des zones périphériques successives en effectuant un mouvement de translation relatif dudit corps et de ladite flamme dans une direction trans versale par rapport audit cône, tandis qu'on emploie une flamme qui comprend plusieurs jets de flamme, disposés en un champ tel que, pendant ce mouvement relatif, différents jets de flamme pointent successivement sur des zones périphériques successives en se rap prochant dudit sommet. 8.
    Procédé selon la .revendication I et les sous-revendications 1 et 5, caractérisé en ce qu'on effectue le chauffage par une série de jets de flamme ayant une intensité de chauf fage, qui diminue progressivement en avan çant vers le sommet. 9.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on fait fondre la matière se trouvant à proximité de l'extrémité dudit corps et !à cette extrémité même, en appli quant une flamme directement à cette extré mité, de sorte que la matière fondue constitue une masse bulbeuse ayant une surface courbe et un diamètre plus grand que celui de la partie dudit corps, immédiatement voisine, et qui forme avec cette masse un sillon aigu, et -en ce qu'on applique une flamme à une zone périphérique dudit sillon et à ce -sillon lui même pour adoucir ledit sillon et créer un raccord progressif lisse de ladite masse bul beuse -et de la partie adjacente. dudit corps. 10.
    Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on amincit une partie de l'extrémité d'une tige de ladite matière en une pointe émoussée, ladite partie de l'extré mité ayant une longueur à peu près égale au rayon de courbure de ladite tige, en ce qu'on chauffe ladite partie de l'extrémité pour la faire fondre et amener la matière fondue à former une surface hémisphérique, et en ce qu'on fait tourner ladite tige autour de son axe longitudinal pendant ce chauffage. 11.
    Procédé selon la revendication I, ca- ractéris6 en ce qu'on fait fondre une partie de l'extrémité d'une tige de ladite matière et en ce qu'on maintient ladite partie de l'extrémité à l'état fondu assez longtemps pour que l'a matière fondue prenne une forme généralement sphérique, ayant un rayon plus grand que le rayon de ladite tige. 12.
    Procédé selon la. revendication I et la sous-revendication 11, caractérisé en ce qu'on rogne la partie ,arrondie, qui dépasse le dia mètre de ladite tige.
    REVENDICATION II: Dispositif pour la mise en oeuvre du pro <B>cédé</B> selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il, comprend un support rotatif, cons truit pour porter un tel corps en le faisant tourner autour de son axe longitudinal, un brûleur agencé de façon .à permettre de chauf fer des zones périphériques du corps pendant que celui-ci tourne, et des moyens pour pro duire un mouvement relatif entre ce corps et ledit brûleur dans une direction transversale par rapport audit corps,
    en vue de les rap procher ou de les écarter l'un de l'autre. SOUS-REVENDICATION 13. Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce qu'il est agencé de façon à permettre d'exercer un effet de chauffage d'intensité variable sur différentes zones pé riphériques dudit corps. REVENDICATION III: Objet obtenu par le procédé selon la re vendication I.
CH257340D 1944-12-13 1945-12-13 Procédé pour former, à partir d'un corps en pierre précieuse ou demi-précieuse incombustible de forme allongée, un objet présentant une extrémité arrondie et lustrée, dispositif pour l'application de ce procédé et objet obtenu par ce procédé. CH257340A (fr)

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