Dispositif pour la congélation d'organes d'animaux, aux abattoirs. La présente invention concerne la col- lecte des organes prélevés sur les animaux abattus, en vue d'applications à l'opothé- rapie.
On sait que, pour conserver l'intégrité des principes de ces organes et par consé quent le maximum de leur activité théra peutique, on doit les congeler aussi rapide ment que possible, et le plus possible à l'abri de l'air.
Les appareils qu'on trouve actuellement dans le commerce pour la congélation des organes, aux abattoirs, et le transport des organes congelés (congélateurs et malles de transport) représentent un progrès considé rable sur ce qui existait auparavant. Mais, leur prix d'achat et les frais de leur exploi tation sont trop élevés, pour une congélation qui n'est pas extrêmement rapide, et pendant laquelle une partie des produits traités se trouve exposée au contact de l'air.
Par ailleurs, il y a. lieu d'observer que, dans les abattoirs de peu d'importance, où l'on recueille la majeure partie des organes pour l'opothéra-pie, l'abattage n'a- lieu que pendant deux à trois jours consécutifs, à raison de cinq à six heures par jour.
La congélation de ces organes correspond à une demande maximum de froid aux heu res d'abattage, tandis que cette demande de vient sensiblement nulle quand les organes ont été congelés.
La présente invention concerne un dispo sitif approprié à ces conditions de travail et présentant des avantages techniques et éco nomiques, par rapport à ce qui est connu.
Ce dispositif est caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, une enceinte calorifu gée, refroidie par une machine frigorifique de puissance insuffisante pour faire face à la demande de froid aux heures d'abattage, mais.
qui fonctionne continuellement, et, d'autre part, des bidons contenant une solu tion eutectique destinée à être congelée au moyen du froid produit par la machine entre les heures d'abattage, ces bidons étant eux-mêmes destinés à être ensuite mis en contact des organes d'animaux abattus intro duits ultérieurement dans l'enceinte calori fugée refroidie,
pour leur fournir l'appoint de froid nécessaire à leur congélation.
L'enceinte calorifugée refroidie par la machine frigorifique peut comporter une partie amovible, utilisable pour le transport des organes congelés.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, diverse" formes d'exécution du dispositif suivant l'invention.
Les fig. 1 à. 6 montrent une première forme.
La fig. 1 est une vue en coupe longitu dinale verticale.
La. fig. 2 est une coupe transversale s:ui- vant II-lI de la fig. 1.
La fig. 3 est la même vue, montrant le dispositif ouvert.
La fig. 4 est la vue correspondante du reste du dispositif. Les fig. 5 et 6 montrent des accessoires, en perspective.
Les fig. 7 à 9 montrent une seconde forme. La fig. 7 est une vue en plan.
La. fig. 8 est une coupe longitudinale, suivant VIII-VIII <B>do</B> la fig. 7.
La fig. 9 est une coupe transversale, sui vant IX-IX de la fig. 7.
Les fig. 10 à 13 sont relatives à une troi sième forme.
La fig. 10 est une coupe longitudinale. La fig. 11 est la vue en élévation latérale d'une variante de la fig. 10.
La fig. 12 montre, de profil, un détail. La fig. 13 est une vue partielle, en coupe longitudinale, d'une autre variante.
Le dispositif qui fait l'objet des fig. 1 à 6 comprend une partie fixe et une partie mobile.
La partie fixe est constituée par une frac tion 1 (fond complet rectangulaire -et amorce de paroi latérale calorifugée) d'un meuble fri gorifique, reposant sur quatre pieds 2, entre lesquels -est disposé le compresseur frigori fique 3 et son moteur 4. Au-dessus du fond du meuble frigorifique est installée la plaque rectangulaire 5, refroidie par l'agent frigori fique. Cette plaque est maintenue au-dessus du fond du meuble par des flancs minces 6.
en matière isolante, s'étendant sur trois faces veulement (les deux grandes et l'une des petites).
La partie mobile du .dispositif est cons tituée par une simple malle à parois calori fugées, renversée 7. Celle-ci fait l'office d'un couvercle, en reposant, par l'extrémité de ses parois latérales, sur le bord de la partie fixe du meuble frigorifique avec interposition d'un joint d'étanchéité. La hauteur de la. malle 7 correspond à celle de la plaque 5 au dessus du fond de la partie fixe du meuble. Il en résulte qu'il reste une certaine hauteur libre entre le fond de l'a malle et la. plaque 5.
La malle 7 s'articule au boa du meuble par un petit côté, au moyen d'une charnière amo vible 8. La, manoeuvre d'ouverture de la malle-couvercle découvre, simultanément l'en- trée de la chambre ménagée au-dessous de la plaque 5, et le dessus de cette dernière.
Bien entendu, la malle-couvercle pourrait être montée autrement qu'à charnière, par exemple être tournante, soulevante, coulis- sante, ou disposée de toute autre manière ten dant au même but.
Le dispositif est complèté par des cuvet tes évasées 9, destinées à recevoir les organes à congeler (fig. 5) et par des bidons de forme plate 10 (fig. 6), pleins d'une solution eutec- tique, se congelant par exemple à .-20 C.
Pendant la nuit qui précède le jour d'abattage, on congèle le contenu des bidons 10, -en les plaçant sur la plaque 5. Au cours de l'abattage, on les remplâce par des cuvet tes 9, qu'on garnit d'une feuille .de cellulose régénérée, imperméabilisée, et dans lesquelles on a recueilli les organes au fur et à mesure qu'on les prélève.
Quand une cuvette est pleine, on recouvre la masse d'organes qu'elle contient d'une autre feuille .de cellulose régé nérée, imperméabilisée et l'on pose sur le tout un bidon 10 plein de solution eutectique congelée.
La couche d'organes se trouve ainsi comprimée par le poids du bidon 10, entre le fond de ce bidon, fortement refroidi par le mélange eutectique congelé, et le fond de la cuvette 9, fortement refroidi lui-même par la plaque 5.
Les bidons 10 ont une forme telle, qu'ils s'enfoncent aisément dans, les: cuvettes 9, jusqu'à une profondeur correspondant à une couche d'organes d'une épaisseur telle que la congélation soit suffisamment rapide, sans exagération. Une épaisseur de 3 à 4 cm con vient généralement.
La forme évasée des cuvettes 9 se prête au démoulage aisé des pains d'organes conge lés. Cette opération est d'ailleurs facilitée par la feuille cellulosique interposée entre ce pain et la cuvette, feuille dont le but princi pal est d'éviter toute adhémence avec le bidon.
D'autre part, cette feuille et celle qui recouvre la face supérieure du pain s'opposent. à l'oxy dation des principes actifs des organes. Les pains A d'organes démoulés sont empilés sur le fond du meuble sous la plaque 5, au fur et à mesure qu'on les démoule.
Quand toute la production est congelée, en enlève la malle à parois ealoiifugées 7, et l'on y place les pains, d'organes, puis on la feilme, à l'aide d'un couvercle calorifugé 11, en vue de l'expédition.
D'après les fig. 7 ià 9, la plaque de congé lation forme la base d'un cadre calorifugé 16, destiné à reposer sur la caisse à parois calo rifugées. Le compresseur 26 -et son moteur 12 sont montés sur une plaque renforcée 13, pliée en équerre. L'aile horizontale de cette plaque porte, sous son extrémité libre, un patin transversal 25 dont la face reposant sur le sol présente une courbure longitudinale convexe. Le fond de la malle ,à parois calo rifugées 14 est muni de deux sabots analo gues 15, disposés longitudinalement, un de chaque côté. Ces .dispositions assurent l'adap tation totale de la malle par rapport au cadre 16.
Celui-ci est fixé, de manière amovible, au bord ,supérieur de la. mafle, et au couvercle de celle-ci, au moyeu de boucles à levier, munies de tirants amovibles 17. La malle supporte la plaque 18, sous laquelle -est fixé le serpen tin constituant l'évaporateur pour l'agent ré frigérant.
Du côté opposé à celui qu'occupe le groupe moteur-compresseur, l'évaporateur s'interrompt -à une distance telle de la paroi transversale de la malle, qu'il laisse libre un passage 19, suffisant pour qu'on puisse faire passer dans la malle les pains A que for ment les organes après congélation.
La congélation a toujours lieu dans des cuvettes 20, avec T'aide du froid accumulé, en congelant, pendant les heures creuses, une solution eutectique que renferment des bidons plats 21 qui :sont ensuite posés sur les organes. Cependant, dans ce cas, les bidons 21 portent un revêtement de feutre, sauf sur leur face par laquelle ils reposent sur l'es organes. Grâce à cette précaution, lorsqu'on doit enlever le couvercle 22, le réchauffement ne peut plus se produire que par le pas sage 19. Pour lier entre elles la plaque-bâti 18 du groupe moteur-compresseur et la malle, on utilise les poignées 23 de celle-ci, qui ont une forme trapézoïdale.
L'une de ces poignées vient .s'encastrer dans un évidement ménagé dans la. p.l.aque-bâti. Dans l'autre, on enfonce une sorte de clavette 24, également en forme de trapèze, et qui est liée à la hausse.
Dans la forme d'exécution représentée par la fig. 10, la congélation des organes a lieu dans un couvercle calorifugé creux 31, dont est pourvue la malle -à parois calorifugées 32. Le groupe moteur-compresseur 33 est monté sur un côté de ce couvercle.
La référence 34 désigne la plaque congélatrice solidaire de l'évaporateur, 35 est une cuvette à organes, 36 un bidon à solution eutectique.
Le soulèvement du couvercle 31, pour le retrait -et l'a mise en place de la malle à parois calorifugées se fait à l'aide d'un che valet 37, s'articulant à une extrémité du cou vercle, et d'un brancard 38, par lequel le cou vercle prend appui sur le sol à son autre extrémité.
Dans la forme d'exécution représentée par la fig. 11, le chevalet 37 est remplacé par deux pieds latéraux 39, à la base desquels s'articule un volet 41 (fig. 12) que des, bandes de caoutchouc 40 ou des organes équivalents tendent à ramener sous les pieds.
Dès qu'on soulève le couvercle, les volets 41 viennent ainsi se rabattre sous les pieds et maintien nent le couvercle suffisamment soulevé pour permettre la manoeuvre de la malle à parois calorifugées. Quand cette manoeuvre est ter minée, on relève les volets dans<B>là</B> position que montre la, fig. 12, position où ils sont maintenus par des ressorts tels que 42.
Du côté opposé à celui qui est occupé par le groupe moteur-compresseur, le couvercle calorifugé 31 présente une partie oblique 43, qui s'ouvre à la manière d'un pupitre, au- dessus du passage laissé libre par la plaque congélatrice, en vue du transfert, dans la malle, des pains, d'organes congelés.
Sur la fig. 13, on retrouve les mêmes dis- positions principales que sur les fig. 10 et 11, mais la cavité du couvercle calorifugé 31 est d'une plus grande hauteur, afin qu'on puisse y loger deux plaques congélatrices étagées, 34-34. Il devient, ainsi possible d'utiliser une puissance frigorifique double, sans aug menter sensiblement les dimensions de l''ap- pa.reil.