Dispositif pour le frettage des traverses de chemins de fer. La présente invention a pour objet un dispositif pour le frettage des traverses de chemins de fer, au moyen d'un fer plat qui entoure l'extrémité de la traverse préalable ment serrée et maintenue par une presse por tative à vis, pour en fermer les fentes, ce fer plat étant fermé sur lui-même par engage ment d'une de ses extrémités dans une boucle reliée à l'autre extrémité, puis par serrage à la façon d'une ceinture et rabattement. de l'extrémité libre.
Le dispositif formant l'objet de la pré sente invention est du genre dans lequel le serrage du fer plat a lieu au moyen d'une pince pourvue de mors reliés à l'extrémité d'une vis de traction déplacée axialement par rotation d'un écrou. La réaction exercée par l'écrou dans le sens axial de la vis est appli quée sur la traverse à fretter par l'intermé diaire d'une pièce pourvue de portées pour les extrémités inférieures du bâti de la pince.
Cette pièce est un élément très important en ce qu'elle permet, d'une part, de situer exacte ment la place par rapport à. la boucle de jonction des extrémités de la frette et, d'autre part, en ce que les portées précitées sont con formées et situées par rapport à cette même boucle de façon que la pince, dans son mouve ment de rabattement, soit guidée de telle sorte que la traction exercée sur le fer plat reste en principe constante pendant l'opération de rabattement. La présente invention a pour but de faci liter et d'accélérer les opérations de frettage des traverses _ avec les moyens du type géné ral décrit ci-dessus et de rendre les manmu- vres moins pénibles pour l'opérateur, en ré duisant les résistances passives.
Le dispositif pour le frettage des tra verses, objet de la présente invention, est caractérisé en ce que les portées d'appui et de guidage des extrémités inférieures du bâti de la pince présentent chacune une surface concave de petit rayon de courbure et sont disposées de façon à pouvoir être adaptées sur lesdites saillies latérales de la pièce appli quée sur la face supérieure de la traverse, ces saillies forment des tourillons dont les surfaces d'appui ont des petits rayons de courbure, pour réduire les frottements et les efforts à mettre en jeu pendant le rabatte ment, lesdits tourillons étant. situés et leurs surfaces étant conformées de manière telle que la traction exercée sur le fer plat reste sensiblement constante pendant l'opération de rabattement.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement, une forme d'exécution d-*un dispositif selon la présente invention.
La fig. 1 est une vue extérieure d'ensem ble d'une pince de frettage.
La fig. 2 est une élévation d'ensemble avec coupe suivant la ligne I1-11 de la fig. 3. La fig. 3 est une coupe transversale par tielle suivant la ligne III-III de la fig. 2.
La fig. 4 est une .vue en plan avec coupe suivant la ligne IV-IV de la fig. 2.
La fig. 5 est un schéma montrant, à plus grande échelle, l'appui du bâti de la pince sur un tourillon de la pièce fixe pendant le ra battement de l'extrémité de la frette.
La fig. 6 est une vue perspective partielle d'une frette terminée montrant une agrafe tirée des chutes du fer plat qui constitue la frette et remplaçant le cavalier prévu dans la technique antérieure.
La frette est posée sur la traverse, tandis que celle-ci est soumise à l'action d'une presse qui en maintient les fentes fermées. La frette est tirée d'un fer plat ou bande d'acier 1 dont. l'épaisseur est variable avec l'importance des efforts à mettre en jeu pour maintenir fer nées les fentes de la traverse. Cette épaisseur peut varier de 3 à 6 millimètres, la largeur variant de 16 à 25 mm.
Le fer plat 1 est coupé à la longueur vou lue qui n'a pas lieu d'être strictement mesu rée, comme c'était le cas dans la technique antérieure. Cette obligation entraînait une perte de temps sensible sur la durée moyenne totale dîme opération de frettage. Avec les dispositions qui vont être décrites ci-après, la frette peut être coupée à une longueur bien supérieure à celle exactement requise.
Lime des extrémités du fer plat (fig. 6) est engagée dans la boucle de jonction 2 et. rwbattue au marteau comme montré, la lan guette rabattue 1a étant placée entre le fer plat et la face adjacente de la traverse à fret ter. Le corps de la frette est conformé et ap pliqué au marteau sur le pourtour de la tra verse et la longueur libre lb est engagée dans 1a, boucle 2. Avant de soumettre cette lon gueur 1b à la tension exercée par la pince, on iriet en place l'agrafe 3 qui est destinée à remplacer avantageusement les cavaliers d'an crage de la frette sir la traverse.
Cette agrafe 3 (fig. 6) est faite en partant des chutes du fer plat. L'agrafe 3 ouverte (tracé mixte de 1:1 fig. 6) est engagée sous la bande 1, comme montré, et l'on met en place la pièce par l'in- termédiaire de laquelle la pince prend appui sur la face supérieure de la traverse.
Dans la forme d'exécution représentée, cette pièce 4 comporte deux saillies en forme de tourillons 5, de petit diamètre et tangents à. la face supérieure de la traverse. Ces touril lons 5 peuvent, par exemple, être prévus sur les faces externes de deux flasques 4a entre- toisés par-des tiges 6 rivées à leurs extrémités et présentant un renflement 7 dans leur partie comprise entre les flasques 4a. Les faces inté rieures des flasques sont entaillées, comme montré en fi-. 4, afin de ménager im logement 8 dans lequel s'encastre la boucle 2;
la pièce 4 étant posée sur la boucle 2, sa position est exactement déterminée par rapport à cette boucle et par rapport à la face supérieure de la traverse sur laquelle elle s'appuie. Les tou rillons 5 occupent, de ce fait, une place exac tement déterminée par rapport à cette même boucle.
La pince de tension de la frette comporte -une vis de traction 8, tubulaire et à filet carré, par exemple, engagée dans le taraudage correspondant d'un écrou 9 qui constitue le moyeu d'un tourne à gauche 10. Cet écrou pourrait aussi être agencé pour pouvoir être attaqué par un levier. de manoeuvre. Les réac tions axiales appliquées par l'écrou sur la pince s'exercent sur la tête 11 de cette der nière par l'intermédiaire d'une butée à billes 12. Cette tête 11 est reliée par deux barres 13 constituées dans l'exemple représenté par des fers plats, à une pièce inférieure 14 en forme de pont.
La liaison entre les barres 13 et la t#te 1.1, d'une part, et le pont 14, d'autre part., est par exemple assurée au moyen de vis 15 qui permettent un démontage en vue de répa rations éventuelles.
Entre le pont 14 et l'extrémité inférieure de la vis 8 sont interposés les mors qui saisis sent la longueur libre lb de la bande de fret- tage. Ces mors 16 sont articulés autour d'axes 17 qui entretoisent deux flasques 18 constituant un ensemble guidé entre les fers 13. Les mors 16 sont reliés par biellettes 19 à une tête 20 rapportée à l'extrémité inférieure (le la vis 8 et fixée par exemple à celle-ci par soudure autogène.
Le fonctionnement de ce dispositif de ser rage est. bien connu et n'a pas lieu d'être décrit.
Le pont 14 comporte deux flasques 21, aïfilés vers le bas de façon à présenter une l'orme générale en triangle et pourvus chacun à son extrémité inférieure d'une encoche 22 (fig. 5) qui vient prendre appui sur le touril lon 5 correspondant de la pièce 4. Lorsque les encoches 22 sont engagées sur les touril lons 5, les faces internes des flasques 21 pren- rient contact, avec les faces externes eorrespon- dantes de la pièce 4 par rapport à laquelle l'ensemble (le la pince est ainsi maintenu transversalement.
Lors de la mise. en place de la pièce 4 sur l a, boucle 2, comme il a été expliqué plus haut, la longueur libre 1b du feuillard est engagée dans le conduit 28 du pont. 14, passée entre les mors 16, puis à l'intérieur du conduit. axial de la vis creuse 8. L'axe théorique de la pince c:st alors disposé suivant la ligne X de la iig. 2. L'écrou 9 est maneeuvré de faeon à clé placer la vis 8 vers l'extérieur.
Les mors 16 exercent, comme clans les dispositifs antérieurs du même type général, leur action d'autoser- rage sur le brin 1b qui est progressivement tendu, tandis que l'opérateur facilite l'appli cation de la frette sur la traverse en frappant. aux points requis avec un marteau. Pendant ce mouvement de tension de la frette, les en- ec,ehes 22 s'appuient sur les tourillons 5 et les réactions appliquent la pièce 4 sur la face supérieure (le la traverse dans le bois de la quelle elle s'appuie fortement sans que sa posi tion relative par rapport à la boucle 2 puisse varier.
Lorsque la tension appliquée à la frette a atteint, la valeur voulue, l'ensemble de la pince est rabattu dans le sens de la flèche (fig. 2 et 5). Pendant ce mouvement, le métal de la frette s'enroule sur la barre transversale 2a. de ,la boucle 2, de sorte que la distance entre le point théorique 23 pris dans la figure comme centre de la section de la boucle 2 sur laquelle s enroule la bande et le point. théorique cor- respondant à l'endroit où le brin 1b est saisi par les mors 16, diminue au fur et à mesure de l'enroulement. Pour éviter d'appliquer à la.
frette uni supplément dangereux de tension pendant, l'opération d'enroulement, la surface c les tourillons 5, sur laquelle s'appuient le,,; ,orges 23 pendant toute l'étendue chi déplace ment angulaire qui doit produire le rabatte- nient de la longueur lb de fer plat engagée clans la pince, est conformée de façon que le point de serrage dans les mors 16 se rap proche constamment de la. quantité voulue du point 23.
La directrice de ces surfaces pour rait être tracée par points; sa forme ne dé pend que de la position relative de la boucle 2 et de la pièce 4. Cette position relative est déterminée par encastrement de la boucle 2 clans les entailles 8 de la pièce 4 et ne varie pas lorsque cette pièce, sous l'effet des réac tions qu'elle subit, s'enfonce plus ou moins dans le bois de la traverse.
En pratique, avec les tourillons 5 de pe tites dimensions, la surface externe de ces tou rillons se rapproche de la forme cylindrique, comme montré par la fig. 5.
Les efforts à développer pour effectuer le rabattement de la frette sont limités en prin cipe à, ceux nécessaires pour vaincre la résis tance à la flexion du fer plat, puisque celui-ci ne subit pendant son rabattement aucun allongement.
Lorsque le rabattement est terminé, la pince est retirée et la longueur en excès du l er plat est détachée au burin, par exemple. Les chutes sont. utilisées pour confectionner les agrafes 3. Le rabattement du brin 1b étant achevé au marteau, l'aile relevée 3a de l'agrafe 3 (fig. 6) est rabattue, comme montré par la. fig. 6.