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Il PERFEC'J.1IOi'EEI :'L'lS .;mi DISPOSITIFS DE FRETTAGE DES TRAVERSES DE CHEMINS DE FER "
La présente invention concerne les dispositifs de frettage des traverses de chemins de fer et autres pièces de bois selon la technique décrite au brevet Belge n 429.994.
Selon cette technique, le frettage est effectué au, moyen d'une bande de métal, et notamment un fer plat en acier Thomas ordinaire, qui entoure l'extrémité de la traverse préalablement serrée et maintenue au moyen d'une presse pour en fermer les fentes, ce fer plat étant engagé dans une boucle et serré à la façon d'une ceinture au moyen d'une pince spé- ciale -qui permet de le rabattre sur la boucle.
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La présente invention a pour objet des perfectionne- aux dispositifs mis en oeuvre dans cette technique, dans le but d'en faciliter La manoeuvre et d'accélérer la pose des ftettes.
Ces dispositifs comportent une pince spéciale pourvue d'un dispositif de préhension du fer plat comportant des trâchoi- res auto-serre uses reliées à l'extrémité d'une vis de traction déplacée axialement par rotation d'un écrou. La réaction exercée par l'écrou dans le sens axial de la vis est appliquée sur la traverse à fretter par l'intermédiaire d'une pièce pourvue de portées pour les extrémités inférieures du bâti de la pince.
Dette pièce est un élément très important eh ce qu'elle permet, d'une partde situer exactement la pince par rapport à la boucle de jonction des extrémités de la frette, et, d'autre part, en ce que les portées précitées sont confor- mées et situées par rapport à cette même boucle de façon que la pince, dans son mouvement de rabattement, soitguidée de telle sorte que la traction exercée sur le fer plat reste en principe constante pendant l'opération de rabattement. Ces portées jouent le rôle de cames. Pour chaque position angu- laire de l'axe général de la pince, elles déterminent la dis- tance entre le point d'entrée, dans le système auto-serreur, du fer plat, et le point de tangence de celui-ci avec le côté transversal de la boucle autour duquel il s'enroule pendant le mouvement de rabattement.
Cette distance diminue constamment et dans une mesure telle que la tension appliquée à la frette reste constante.
Les perfectionnements objet de la présente invention se caractérisent en ce que les portées d'appui et de guidage des extrémités inférieures du bâti de la pince sont prévues sur des saillies disposées extérieurement aux joues de la
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place qui s'applique sur la face supérieure de la traverse, ces saillies étant réduites à des tourillons aussi rapprochés que possible de la face inférieure de la dite pièce de façon à réduire les frottements et les efforts à mettre en jeu pendant le rabattement du fer plat et à dégager les abords immédiats de la boucle et des parties adjacentes de la frette.
L'invention se caractérise en outre, notamment en ce que la vis de tension de la frette est creuse de façon à permettre d'y faire passer le brin du fer plat sur lequel s'exerce la traction du mécanisme auto-serreur relié à la vis, cette disposition permettant de fretter une traverse avec une frette plus longue qu'il ne convient, l'excès de longueur étant coupé après rabattement et utilisé pour confectionner des agrafes qui remplacent les cavaliers prévus dans la technique antérieure pour maintenir l'extrémité rabattue de la frette.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement, une forme de réalisation d'une pince perfectionnée selon la présente invention.
La figure 1 est une vue extérieure d'ensemble de la pince.
La figure 2 est une élévation d'ensemble avec coupe suivant la ligne II - II de la figure 2.
La figure 3 est une coupe transversale partielle suivant la ligne III - III de la figure 2.
La figure 4 est une vue en plan avec coupe suivant la ligne IV - IV de la figure 2.
La figure 5 est un schéma montrant, à plus grande échelle, l'appui du bâti de la pince sur un tourillon de la pièce fixe pendant le rabattement de l'extrémité de la frette.
La figure 6 montre une vue perspective d'une agrafe tirée des chutes du fer plat qui constitue la frette et desti- née à remplacer le cavalier prévu dans la technique .antérieure.
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La frette est posée sur la traverse tandis que celle- ci est soumise à l'action d'une presse qui en maintient les fentes fermées. La frette est tirée d'un fer plat ou bande d'acier 1 dont l'épaisseur est variable avec l'importance des efforts lettre en jeu pour maintenir fermées les fentes de la traverse., Cette épaisseur peut varier de 3 à 6 milli- mètres, la largeur variant de 16 à 25 millimètres.
Le fer plat 1 est coupé à la longueur voulue.
Grâce aux perfectionnements selon la présente invention, cette longueur n'a pas lieu d' être strictement mesurée comme c'é- tait le cas dans la technique antérieure. Cette obligation en- traînait une perte de temps sensible sur la durée moyenne tota- le d'une opération de frettage. Avec les dispositions prévues selon la présente invention, la frette peut être coupée à une longueur bien supérieure à celle exactement requise.
L'une des extrénités du fer plat (figure 6) est engagée dans la boucle de jonction 2 et rabattue au marteau comme montré, la languette rabattue la étant placée entre le fer plat et la face adjacente de la traverse à fretter. Le corps de la frette est conformé et appliqué au marteau sur le pourtour de la traverse et la longueur libre 1b est engagée dans la boucle 2. Avant d- soumenttre cette longueur lb à la tension exercés pur la pince, on met en place l'agrafe qui, selon une des caractéristiques de l'invention, est destinée à remplacer avantageusement les cavaliers d'ancrage de la fret- te sur la traverse. Cette agrafe 3 (fig.6) est faite en par- tant des chutes du fer plat.
L'agrafe 3 ouverte (tracé mix- te de la figure 6) est engagée sous la bande 1 comme montré et l'on met en place la pièce par l'intermédiaire de laquelle la pince prend appui sur la face supérieure de la traverse.
Dans la réalisation envisagée, cette pièce 4 compor- te deux saillies en forme de tourillons 5 de diamètre réduit et aussi rapprochés que possible de la face supérieure de la
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traverse. Ces tourillons 5 peuvent, par exemple, être prévu! sur les faces externes de deux flasques 4a entretoisés par des tiges 6 rivées à leurs extrémités et présentant un ren- flement 7 dans leur partie comprise entre les flasques 4a.
Les faces intérieures des flasques sont entaillées comme montré afin de ménager un logement 8 dans lequel s'encastre la boucle 2; la pièce 4 étant posée sur la boucle 2, sa position est exactement déterminée par rapport à cette boucle et par rapport à la face supérieure de la traverse sur la- quelle elle s'appuie. Les tourillons 5 sont, par suite, eux-mêmes exactement placés par rapport à cette même boucle.
La pince de tension de la frette comporte une vis de traction 8, à filet carré par exemple, engagée dans le tarau dage correspondant d'un écrou 9 qui constitue le moyeu d'un tourne à gauche 10 ou qui est agencé pour pouvoir être atta- qué par un levier de manoeuvre approprié. Les réactions axiales appliquées par l'écrou sur la pince s'exercent sur la tête 11 de cette dernière par l'intermédiaire d'une butée à billes 12.
Cette tête 11 est reliée, par deux barres 13 constituées dans l'exemple envisagé par des fers plats, à une pince infé- rieure 14 en forme de pont. La liaison entre les barres 13 et la tête 11, d'une part, et le pont 14, d'autre part, est par exemple, assurée au moyen de vis 15 qui permettent un démontage en vue de réparations éventuelles.
Entre le pont 14 et l'extrémité inférieure de la vis 8 est interposé le dispositif auto-serreur qui saisit la longueur libre la de la bande de frettage. Ce dispositif comporte deux mors 16 articulés autour d'axes 17 qui entre- toisent deux flasques 18 constituant un ensemble guidé entre les fers 13. Les mors 16 sont reliés par biellettes 19 à une tête 20 rapportée à l'extrémité inférieure de la vis 8 et fixée par exemple à celle-ci par soudure autogène.
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Le fonctionnement de ce dispositif de serrage est bien connu et n'apas lieu ':' être décrit.
Le pont 14 comporte deux flasques 31, effilés vers le bas de façon à uns forme générale en triangle et pourvus à leur extrémité inférieure d'une gorge 22 qui vient prendre appui sur le tourillon 5 corres, ondant de la pièce 4 . Lorsque le ; gorges 22 sont engagées sur les tou- rillons 5, les faces internes des flasques 21 prennent contact avec les faces externes correspondantes de 'La pièce 4 par rapport à laquelle l'ensemble de la pince est ainsi maintenu transversalement.
La pièce 4 étant mise en place sur la boucle 2 comme il a été expliqué plus haut, la longueur libre 1b du feuillard, est engagée dans le conduit 28 du pont 14, passée entre les mors 16, puis à l'intérieur du conduit axial de la vis creuse 8 . L'axe théorique de la pince est alors disposé suivant la ligne X de la figure S. Le levier 10 est manoeuvré de façon à déplacer la vis 8 vars l'extérieur.
Les mors 16 sollicités angulairement dans le sons des flèches (figure 2 ) exercent leur action d'auto-serrage sur le brin lb qui est progressivement tendu tandis que l'opération facilite l'application de la frette sur la traverse en frappant aux points requis avec un marteau. Pendant ce mouvement de tension de la frette, les gorges 22 s'appuient sur les tourillons 5 et les réactions appliquent la pièce 4 sur la face supérieure de la traverse dans le bois de laquelle elle s'ancre fortement sans que sa position relative par rapportà la boucle 20puis- se varier.
Lorsque la tension appliquée à la frette a atteint la valeur convenable, l'ensemble de la pince est rabattu dans le sens de la flèche (figure 5). Pendant ce mouvement, le
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métal de la frette s'enrdule sur la barre transversale 2a de la boucle 2 de sorte que la distance entre le point théorique 23 pris dans la figure comme centre de la surface de la boucle 2 sur laquelle s'enroule la bande et le point théorique correspondant à l'endroit où le brin lb est saisi par les mors 16, diminue au fur et à mesure de l'enroulement.
pour éviter d'appliquer à la frette un supplément dangereux de tension pendant l'opération d'enroulement, la surface des tourillons 5, sur laquelle s'appuient les gorges 23 pendant toute l'étendue du déplacement angulaire qui doit produire le rabattement de la longueur 1b de fer plat engagée dans la pince, est conformée de façon que le point de serrage dans les mors 16 se rapproche constamment de la quantité voulue du point 23. La génératrice de ces surfaces peut être tracée par points ; sa forme ne dépend que de la position relative de la boucle 2 et de la pièce 4. Cette position relative est dé- terminée par encastrement de la boucle 2 dans les entailles 8 de la pièce 4 et ne varie pas lorsque cette pièce, sous l'effet des réactions qu'elle subit, s'enfonce plus ou moins dans le bois de la traverse.
Les efforts à développer pour ef- fectuer le rabattement de la frette sont ainsi limités en prin- cipe à ceux nécessaires pour vaincre la résistance à la flexion du fer plat puisque celui-ci ne subit pendant son rabattement aucun allongement.
Lorsque le rabattement est terminé, la pince est retirée et la longueur es excès du fer plat est détaché au burin, par exemple. Les chutes sont utilisées pour confection- ner les agrafes 3. Le rabattement du brin 1b étant achevé au marteau, l'aile relevée 3a de l'agrafe 3 (figure 6) est rabattue comme montré à la figure 6 .
Il est à remarquer que les tourillons 5 pourraient être prévus sur la boucle , la pièce 4 étant supprimée. Cette
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solution avantageuse par sa simplicité convient au frettage des pièces de bois ne mettant en jeu que des réactions d'im- portance relativent réduite.
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- R J 1J tE r DIe A TI aNS - 1:- Perfectionnements aux dispositifs de frettage des traverses de chemins de fer, et autres pièces de bois, au moyen d'une frette en fer plat, et du genre décrit au brevet belge n 429.994, caractérisés en ce que les portées d'appui et de guidage des extrémités inférieures du bâti de la pince sont prévues sur des saillies disposées extérieurement aux joues de la pièce qui s'applique sur la face supérieure de la traverse, ces saillies étant réduites à des tourillons aussi rapprochés que possible de la face inférieure de la dite pièce de façon à réduire les frottements et les efforts à mettre en jeu pendant le rabattement du fer plat et à dégager les abords immédiats de la boucle et des parties adjacentes de la frette.