Mécanisme de remontoir et de mise à l'heure à tirette. L'invention a pour objet un mécanisme de remontoir et de mise à l'heure à tirette, pour mouvement. d'horlogerie, dont. la tirette, avec son arbre traversant le bâti du mouve ment et étant. engagée dans une gorge de la tige de remontoir, est un des organes -inter médiaires entre celle-ci et le pignon coulant. Ce mécanisme est caractérisé en ce que ledit arbre est monté libre axialement dans une forure du bâti et peut. être mu axialement par un organe de commande maintenu sur le champ du bâti, pour engager la tirette dans la gorge de la tige de remontoir et l'en sortir depuis l'une au moins des faces du mouve ment.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quatorze formes d'exécution et une variante de l'objet de l'invention.
Les fig. 7 à 3 montrent la première forme. La fig. 1 est une vue en plan du méca nisme de remontoir et de mise à l'heure à tirette d'un mouvement de montre dont le cadran est enlevé pour laisser voir les pièces intéressantes.
La fig. 2 est une vue de côté, avec coupe partielle, du mouvement suivant la. ligne II-II de la fig. 1, les pièces du mécanisme étant représentées dans la position qu'elles occupent lorsque la tirette est engagée dans la gorge de la tige de remontoir.
La fig. 3 est une vue de côté analogue à la précédente, mais montrant les pièces du mécanisme dans leurs positions respectives quand la tirette est dégagée de la gorge de la tige de remontoir.
La fig. 4 représente une variante de la première forme d'exécution, en coupe suivant l'axe de la vis de l'organe de commande et perpendiculaire au plan du mouvement, ce dernier étant placé dans une boîte étanche qui est une calotte.
Les fig. 5 et 6, d'une part, et 7 et 8, d'autre part, se rapportent respectivement à la deu xième et à la troisième forme d'exécution; les fig. 5 et 7 sont des coupes radiales partielles du mouvement par l'arbre de la tirette et les fig. 6 et 8 des vues partielles de côté du mouvement.
Les fig. 9 et 10 représentent respective ment les quatrième et cinquième formes d'exé cution toutes deux en coupe radiale du mouvement par l'arbre de la tirette.
Les fig. 11 et 12 montrent la sixième forme d'exécution, la fig. 11 étant une vue en plan du mécanisme depuis le côté des ponts du mouvement et la fi-. 12 montrant le mouvement vu de côté, puis en coupe par un plan perpendiculaire à la tige de remontoir et passant par l'arbre de la tirette.
Les fig. 13 et 1.1, d'une part, et 15 et 16, d'autre part, représentent respectivement les septième et huitième formes d'exécution, les fig. 13 et 15 étant des vues de côté partielles du mouvement et les fig. 14 et 16 des coupes suivant XIV-XIV de fig. 13, respective ment XVI-XVI de fig. 15. Les fig. 17 et 18 sont des viles de côté du mouvement qui représentent l'une la neuvième forme d'exécution, l'autre la dixième.
La fig. 19 montre la onzième forme d'exé cution en coupe suivant l'axe de la vis de l'organe de commande du mécanisme et par un plan perpendiculaire au plan du mouve ment, ce dernier étant emboîté dans lune boîte agrandie.
La fig. 20 représente la douzième forme d'exécution vue en plan depuis le côté du cadran, le mouvement étant logé dans Lune boite agrandie.
Les fig. 21 et 22 se rapportent à la trei zième forme d'exécution, la fig. 21 étant une vue partielle de côté du mouvement et la fig. 22 Lune coupe radiale de ce dernier par la vis de maintien de l'organe de commande.
Enfin, la fig. 23 est une coupe radiale partielle du mouvement par la vis de main tien de l'organe de commande de la quator zième forme d'exécution.
Dans la première forme d'exécution, re présentée aux fig. 1, 2 et 3, l'arbre 1 de la tirette 2 dont le bec 3 est normalement en gagé dans la gorge 4 de la tige de remon toir 5, comme montré en fig. 2, traverse la platine 6 et le pont de barillet 7 d'un mouve ment de montre ronde. Cet arbre 1 possède 11n pivot 8 sur lequel la tirette 2 peut tour ner librement et dont elle est rendue soli daire axialement par écrasement de l'extré mité évidée de ce pivot, effectué de manière que cette tirette puisse s'incliner légèrement sur son arbre.
A cet effet, un petit ébat en hauteur a été ménagé éntre l'épaulement 9 de l'arbre et la tirette dont le trou est rac courci par une creusure 10. Pour engager la tirette dans la gorge de la tige de remontoir et l'en sortir, on fait mouvoir axialement l'arbre de la tirette au moyen d'un organe de commande constitué par un levier 11 fixé à la platine 6 dans un logement 12 à fond plat, pratiqué dans la tranche du mouvement, par une vis 13 sur la portée de laquelle il pivote.
Ce levier a un bras coudé 14 qui, au travers de l'ouverture 15, 16 pratiquée dans le pont et la platine, pénètre dans une gorge circui- laire 17 de l'arbre 1. Le levier 11 est con formé de façon à pouvoir être manoeuvré de puis l'une ou l'autre des faces du mouvement selon le genre de boîte où celui-ci est logé.
Si le levier \est accessible depuis la face du mouvement, côté ponts, on fait passer la ti rette de la position montrée en fig. 2, où elle est appliquée contre le fond du passage de mécanisme, à celle de la fig. 3 en agissant sur le côté 18 du bras 19 du levier 11, avec un outil que l'on introduit entre le pourtour du pont de barillet et la partie en regard de la boîte ou du cercle d'agrandissement ou bien, ce qui est préférable, on pousse sur l'extré mité de l'arbre 1. La tirette s'incline sur son arbre par suite de la pression exercée par le sautoir 20 situé à -proximité du cadran 21.
En fin de course, le levier 11 vient buter en 22 contre la platine. La tige de remontoir peut alors être sortie du mouvement. Pour l'assem bler à nouveau, on fait pivoter le levier 11 en sens contraire soit en pressant sur la face 23 de son bras 19, soit en poussant latéralement ce dernier depuis son côté 24.
Quand le mouvement est logé dans une boite comportant un fond-carrure en une seule pièce, le levier 11 est actionné, pour dé gager la tige, depuis la face du mouvement. côté cadran, à l'aide d'un outil introduit entre le cadran et la partie en regard de la boîte et au moyen duquel on appuie sur les côtés 25 ou 26 de ce levier. Pour réengager la tirette dans la gorge de la tige, on appuie sur .les côtés 28 ou 29 du levier 11.
Le sens dans lequel le levier doit être manaeuvré pour libé rer la tige de remontoir du mouvement peut être indiqué par un signe particulier, une flèche par exemple placée en regard de lui sur l'une des pièces de la montre.
Pour éviter tout déplacement fortuit du levier 11, risquant de libérer inopinément la tige de remontoir, ce levier est assemblé à frottement gras au bâti du mouvement; il est préalablement arqué dans le sens de sa lar geur de façon à faire ressort lorsqu'on le fixe avec la vis. A lieu d'être à fond plat, le loge ment pour l'organe de commande pourrait avoir son fond concentrique au mouvement.; en arquant alors le levier 11, suivant un dia mètre plus petit que celui dudit fond, on assure sa position normale, représentée en fig. 2.
Dans cette première forme d'exécution, le dégagement de l'arbre 1 de la tirette dans lequel pénètre le bec de l'organe de commande est une gorge 17, mais il pourrait être cons titué par une encoche transversale. L'extré mité de l'arbre, visible du côté des ponts est. arrondie sur les fig. 2 et 3, mais si l'on désire presser sur l'arbre pour libérer la tige de remontoir, il convient. de la. faire plate ou mieux d'y pratiquer un évidement central, point ou petit trou ou même ime fente, pour guider l'outil exerçant la pression.
Le mécanisme décrit ci-dessus est appli cable, avec la même tige de remontoir, quel. que soit le genre de boîte dans lequel le mouvement est logé. Il permet de supprimer l'usage de la tige brisée (en deux tronçons) et ses inconvénients puisque dans le cas d'une boîte étanche ayant une carrure-fond en une pièce, le mouvement peut être emboîté dans celle-ci parfaitement ajusté par son pourtour, la tige de remontoir, introduite (le l'extérieur dans le trou de la boite, étant. assemblée au mouvement au moyen de l'organe de com mande, soit. le levier 11 que l'on fait tourner depuis la face côté cadran pour engager le bec de la tirette dans sa gorge.
Lorsqu'il s'agit d'une boîte deux pièces non étanche, comprenant une carrure-fond et une lunette, il n'est donc plus nécessaire comme aupara vant d'ouvrir latéralement le trou de la boîte pour la tige pour permettre à celle-ci de pas ser transversalement, vu qu'elle peut mainte nant être engagée axialement dans un trou circulaire qui offre moins de passage à la poussière. Dans la construction susdécrite, l'arbre de la tirette remplace la vis de tirette habituelle et évite ses ennuis connus des hor logers; c'est là un très grand avantage.
Les mécanismes imaginés jusqu'à ee jour pour supprimer la vis de tirette exigeaient la présence d'un ressort agissant sur la tirette pour la maintenir engagée dans la gorge de la tige de remontoir: la présente invention supprime ce ressort qui nécessitait passable ment de hauteur; elle permet aussi de réa liser un dispositif simple, d'un fonctionne ment sûr.
En fig. 4, le levier de commande 30 pi voté à la platine 6 par la. vis 13 est sem blable à celui décrit précédemment, excepté le bras 31 servant à sa manoeuv re depuis la. face côté cadran. Ce bras est. coudé obliquement, vers l'extérieur, autant que le permet le dia mètre de la. noyure 32 de la carrure-fond. Le cadran 33 peut alors être agrandi au maxi mum. Le réhaut 34 logé clans la noyure 3? est en contact avec la glace 35 et repose sur le cadran 33 pour maintenir en place le mouve ment dans la boîte.
L'extrémité du bras 31 de l'organe de commande arrive à proximité du dessous du réhaut par mesure de sécurité, dans le but d'immobiliser en rotation le levier de commande et par suite de garantir la fixa tion de la tige de remontoir une fois le mouve ment emboîté. Pour permettre le passage de la tête de la vis 13, le rebord intérieur 36 sur lequel repose le filet 37 de la platine est en coché sur une certaine longueur.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 5 et 6, l'arbre de la tirette est cons titué par une vis 38 vissée dans la tirette 39 et présentant un épaulement 40 pour per mettre son blocage contre celle-ci. Cette vis est. ajustée par un collet inférieur 41 dans le trou correspondant. de la platine et par un collet supérieur 42, limitant d'un côté, la gorge circulaire 43 dans laquelle le bec 44 du levier de commande 45 pénètre, dans celui du pont de barillet 7. Un troisième collet 46 limite la gorge 43 de l'autre côté.
L'extré mité 47 de la vis ainsi que la partie 48 située au-dessous du collet 46 sont. de plus petit dia mètre que les collets 41, 42 et 46 pour que l'arbre et, par suite, la tirette puissent s'incli ner dès que le collet. 42 quitte le trou du pont lorsque l'arbre a été suffisamment déplacé axialement au moyen du levier de commande. La fi-. 6 montre les pièces du mécanisme dans leur position au moment où le bec de la tirette 19 sort de la gorge de la tige de remontoir :a, L'inclinaison que prend la tirette ne soulève que très peu le ressort-sau- toir lors de la libération de la tige de remon toir.
Le levier est ici manaeuvré depuis la face du mouvement côté cadran, par exem ple, au moyen d'un -outil engagé dans l'en trée 49. Il pourrait cependant être conformé pour permettre également sa maneeuvre de puis l'autre face du mouvement.
L'arbre de la tirette de la forme d'exécu tion représentée aux fig. 7 et 8 est en deux pièces. L'une 50, ajustée dans le trou corres pondant du pont, présente la gorge circu laire 51. dans laquelle le bec de l'organe de commande 45 est engagé et possède une par tie filetée 52 que l'on visse dans l'autre 53, taraudée, ajustée dans le trou de la platine et ayant, pour permettre le vissage, une par tie terminale 54 de section polygonale, de préférence carrée, introduite dans un trou de forme de la tirette 55. Cette dernière est maintenue de manière à pouvoir s'incliner sur l'arbre.
L'arbre de la tirette montré à la. fig. 9 est aussi en deux pièces 56 et 57; celle, 57, solidaire de la tirette, est alors filetée, tandis que l'autre 56 est taraudée et a aune fente pour permettre sa commande avec un toiu- ne-#is.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 10, l'arbre de la tirette est encore en deux pièces. Lime, 58, coopère avec le bec de l'organe de commande 45 et est semblable à la pièce 56 de la forme d'exécution précé dente. L'autre, filetée, 59, possède une partie prismatique 60, de section carrée par exem ple, ajustée dans un trou de forme corres pondante de la platine, afin de pouvoir as sembler les parties constitutives de l'arbre et tan pivot cylindrique 61 sur lequel la tirette 62 tourne librement. Cette dernière est ren due axialement solidaire par écrasement de l'extrémité du pivot,
lui laissant liberté de s'incliner sur son arbre.
La position du levier de commande 63 de la forme d'exécution montrée aux fig. 11 et 12 est ajustée au moyen d'une vis 64 pre nant dans la platine 6 et avec laquelle on le meut ou le bloque depuis la face du mouve- ment, côté ponts. Ce levier possède une en taille de forme 65 où pénètre le collet 66 de cette vis 64 lorsqu'on monte ledit levier sur le pourtour de la platine au moyen de la vis 67. Pour engager la tirette dans la gorge de la tige de remontoir 5, on tourne à droite la vis 64 jusqu'à ce que la tirette 2 soit appliquée contre le fond du passage de mé canisme.
Pour l'en sortir, on tourne à gauche dans le sens indiqué par la flèche 68, visi ble en fig. 11, gravée sur le pont vers le trou dans lequel se trouve la tête de la vis 64; celle-ci maintient donc l'arbre 1 de la ti rette 2 dans la position obtenue.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 13 et 14, le lester de commande 69 est assuré dans la position correspondant à l'engagement de la tirette dans la gorge de la tige de remontoir, par une vis 70 prenant dans la platine 6 et dont -la tête 71 déborde de quelques centièmes de millimètre le pour tour du pont de barillet, en regard de l'ex trémité d'un bras flexible 72 que comporte ce levier 69.
Pour déplacer ce dernier soit en le manoeuvrant depuis la face côté cadran, soit en pressant sur l'extrémité de l'arbre 1 de la tirette, il faut vaincre la résistance néces saire pour faire glisser le bras flexible 72 sur une partie conique 7 3 de la tête 71 de la vis 70. Lorsque le dispositif revient dans sa position initiale, la tension élastique du bras flexible sur la partie conique 73 de la vis tend à faire tourner le levier de commande pour maintenir la tirette appliquée contre le fond du passage de mécanisme.
Si à la place de la vis 70, on en mettait une autre ayant une tête de plus grand dia mètre, débordant davantage le pourtour du pont de barillet, on pourrait avec elle ver rouiller le levier de commande dans sa posi tion normale. Pour libérer la tige de remon toir, il faudrait alors préalablement éloigner cette vis, puis faire basculer le levier. Le réengagement de la tirette dans la gorge de la tige de remontoir s'opèrerait en vissant cette vis dont la tête presse sur une surface du levier pour le faire basculer en sens con traire.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 15 et 16, la position du levier de com mande 74 correspondant à l'engagement de la tirette dans la gorge de la tige de remon toir est aussi assurée par un bras flexible 75; celui-ci coopère avec un rebord extérieur 76 du pont de barillet 7 présentant une surface conique 77 sur laquelle glisse l'arête 78 ar rondie de l'extrémité du bras 75 lorsqu'on le manaeuvre. Le fonctionnement du dispositif de sécurité est identique à celui de la forme d'exécution des fig. 13 et 14. Le bras 75 est conformé de manière que sa partie terminale seule passe sur le rebord 76 lorsqu'on veut libérer la tige de remontoir.
Pour donner plus de longueur à ce bras 75 et en conséquence le rendre plus flexible, le levier de com mande a été eneoché en 79. La disposition dé crite est simple; elle est économique, le re bord extérieur 76 du pont de barillet étant exécuté en même temps que le rondage du pourtour de ce dernier.
Le levier de commande 80 de la forme d'exécution, montrée à la fig. 17, possède un bras élastique auxiliaire 81 qui est arqué pour venir en contact avec le fond du Ioge- ment pratiqué dans le bâti et produire une friction suffisante pour maintenir ledit. levier immobile dans toute position voulue. Les arêtes du bras auxiliaire, en contact avec la platine, sont. arrondies pour assurer un bon fonctionnement.
Dans toutes les formes d'exécution précé dentes, la commande se fait au moyen d'un levier pivotant; dans celle représentée à la fig. 18, cette commande se fait au moyen d'une targette 82, fixée par une vis 83, sur le pourtour de la platine 84 dans un passage 85 dans lequel elle peut se mouvoir parallèle- Ment au plan du mouvement. Elle présente une ouverture allongée 86, inclinée par rap port à l'arbre 87 de la tirette, et dans laquelle pénètre un tenon cylindrique 88 solidaire de cet arbre monté libre axialement dans le bâti. Le tenon peut coulisser librement dans une fente 89 de la platine.
La figure montre les pièces du mécanisme dans la position corres pondant à l'engagement de la tirette 2 dans la gorge 4 de la tige de remontoir 5. Pour libérer cette dernière du mouvement, il faut déplacer la targette vers la droite en agis sant, selon le genre de la boîte où est logée la pièce d'horlogerie, soit depuis la face du mouvement, côté cadran, sur le bras 90 de la targette, soit depuis l'autre face, sur le bras 91. Le côté 92 de l'ouverture 86 fait descendre le tenon 88 et l'arbre 87 qui en est solidaire, ce qui a pour effet de faire finale ment sortir le bec de la tirette de la gorge 4 de la tige 5. La tirette est montée de manière à pouvoir s'incliner sur son arbre.
Pour re mettre le dispositif dans sa position de dé part, on manoeuv re la. targette 82 en sens in verse. La targette 82 est, arquée préalable ment dans le sens de sa longueur de manière à. créer, une fois montée sur la platine, une friction qui la maintienne immobilisée dans toute position désirée.
La targette peut être conformée de façon à permettre de faire mouvoir axialement l'ar bre 87 depuis l'une seulement des faces du mouvement. Elle pourrait aussi coulisser dans un passage incliné par rapport au plan de la platine. Dans la forme représentée elle pré sente l'élément femelle de commande, le trou allongé, qui est en prise avec l'élément mâle de l'arbre, le tenon solidaire de celui-ci. La disposition inverse est également réalisable; la targette présentant alors l'élément mâle de commande, un bec, qui coopère avec un élé ment femelle de l'arbre, un dégagement.
Le mouvement d'horlogerie de la forme d'exécution, montrée en fig. 19, est emboîté par l'intermédiaire d'un cercle d'agrandisse ment 94 dans une boîte étanche de construc tion analogue à celle de la fig. 4. Le levier de commande 95 fixé pivotant à la platine par la vis 96 présente, du côté du cadran, un bras 97 contre-coudé dont une partie se trouve sous le cadran 98 et partiellement logée dans un passage 99 pratiqué dans le cercle d'agran dissement et dont l'extrémité 100, accessible pour la manoeuvre du levier, est entre le pour tour du cadran et la partie en regard de la boîte. Cette extrémité arrive à proximité du dessous du réhaut 101.
Si l'organe de coin- hïande était uhe targette, elle aurait un bras recourbé pareil à celui décrit.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 20, le mouvement d'horlogerie est également emboîté par l'intermédiaire d'un cercle d'agrandissement 102 dans une boîte étanche identique à la précédente. Pour la clarté du dessin, le réhaut, la glace, la bague d'assemblage et la limette ne sont pas repré sentés. Le levier de commande 103 est ac tionné par l'intermédiaire d'une pièce auxi liaire 104 engagée par sa partie encochée 105, et avec un peu de jeu, dans une entrée 106 du levier 103.
Cette pièce 104 est logée partielle ment dans un passage 107 pratiqué dans le cercle d'agrandissement, maintenue en place par le cadran 108, et possède un bec recourbé 109 passant entre le pourtour du cadran et la boîte. Pour dégager la tirette de la gorge de la tige de remontoir, il faut manoeuvrer la pièce auxiliaire dans le sens indiqué par la flèche 110 marquée sur le bord du cadran.
Grâce à la manière dont elle est accouplée au levier de commande 103, la pièce auxi liaire 104 convient à plusieurs grandeurs de cadran; elle a du jeu dans l'entrée du levier, de sorte que spn bec peut être situé à une distance variable du bord du mouvement.
Le même découpage de cette pièce auxi liaire peut servir pour des cadrans assez dif férents de grandeur. II suffit de faire son bras suffisamment long comme celui 109, des siné en traits mixtes sur la figure, à la suite du bec 109, qu'on couderait selon la gran deur du cadran pour former un bec que l'on raccourcirait ensuite à la hauteur voulue.
Si le cadran est bombé vers l'extérieur, comme celui de la fig. 19, la pièce auxiliaire aura pour sa manoeuvre, entre le cadre d'agrandissement et le cadran, un bras replié à l'équerre, guidé dans un passage ménagé entre la boîte et ledit cadre ou dans une rai nure de ce dernier.
La pièce auxiliaire 104 peut aussi conve nir dans des mécanismes ayant une targette pour organe de commande.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 21 et 22, l'organe de commande est un Coulisseau 111 pouvant être déplacé parallèle ment à l'arbre 112 de la tirette. Ce coulisseau est guidé dans un passage 113 pratiqué dans la platine 114, et fixé à cette dernière par -une vis 115 à tête conique traversant un trou oblong à bord incliné 116.
Ce coulisseau pos sède deux becs recourbés, l'un 117 pénétrant dans une rainure circulaire 118 de l'arbre 112 et l'autre 119 s'engageant dans la rainure 120 de la tête d'une vis de manoeuvre 121 prenant dans la platine et accessible depuis la face du mouvement, côté ponts. Les figures montrent les pièces du dispositif dans leur position qui correspond à l'engagement de la tirette dans la gorge de la tige de remontoir.
Pour faire mouvoir axialement l'arbre de la tirette, on visse la vis de man#uvre 121, ce qui commu nique un mouvement de translation au cou- lisseau et, par lui, à l'arbre. La profondeur de la noyure 122 pour la tête de la vis 121 et la longueur du trou oblong 116 sont telles que la course du coulisseau est suffisante pour dégager la tirette de la gorge de la tige de remontoir. Pour remettre le dispositif dans sa position initiale, on tourne la vis de ma noeuvre en sens inverse.
Le coulisseau peut exercer une pression élastique contre la tête de la vis. 121 pour assurer l'engagement de son bec 119 dans la rainure 120. Ce coulis- seau est donc aussi bien im organe de ma- naeuvre qu'un organe d'arrêt pour l'arbre de la tirette.
L'organe de commande de la forme d'exé cution représentée à la fig. 23 est un coulis- seau 123 monté sur le pourtour du mouve ment au moyen d'une vis 115. Il présente, pour le saisir et le manoeuvrer, depuis la face du mouvement côté cadran, un bec 124 coudé vers l'extérieur.
Pour assurer la position d'engagement de la tirette dans la gorge de la tige de remon toir, le coulisseau a, du côté des ponts, un , bras flexible 125 présentant un bossage 126 pénétrant dans une rainure circulaire 127 de la tête d'une vis 128 prenant dans la platine, dans un trou identique à celui de la vis de manoeuvre de la forme d'exécution des fig. 21 et 22. Il faut donc d'abord vaincre la résis- tance provenant de la sortie du bossage de la rainure lorsqu'on veut déplacer le coulisseau, en le tirant par son bec.
Le bossage pourrait travailler seulement avec la. surface inférieure de la rainure de la vis, rendue plus large, de manière à tendre à maintenir la tirette en gagée dans la gorge de la tige.
' Au lieu d'être fixé au bâti par une vis, le coulisseau, préalablement arqué dans le sens de la largeur, pourrait être ajusté à frotte ment gras dans un passage de la platine, en forme de queue d'aronde. Dans ce cas, le coulisseau peut être conformé de manière à pouvoir être commandé depuis les deux faces du mouvement ou depuis l'une seulement.
L'invention ne se limite pas aux formes d'exécution représentées. En particulier, l'ar bre de la tirette pourrait posséder deux rai nures parallèles, ou deux encoches dans les quelles l'extrémité d'un ressort placé à angle droit de cet arbre, viendrait se loger et tra vailler à la faon d'un sautoir pour fixer les positions extrêmes de la tirette. L'organe de commande de l'arbre pourrait alors être maintenu librement au bâti. Une seule rai nure ou une seule encoche sufirait, le res sort agissant, dans ce cas, de manière à ten dre à engager la tirette dans la gorge de la tige.
Le ressort presserait contre la partie ev- lindrique de l'arbre dès qu'il serait sorti du dégagement. de celui-ci lorsqu'on aurait fait fonctionner l'organe de commande pour libé rer la tige.
L'invention est applicable à tous les genres de mouvements, ronds ou de forme.