Panneau métallique capable de supporter sans déformation des températures élevées et des variations de température. Dans le brevet français No 832494 du 12 mai 1937, on a décrit des panneaux métal liques constitués par l'assemblage d'éléments s'emboîtant les uns dans les autres, ces pan neaux étant capables de résister sans défor mation notable et sans fissuration à des chauffes prolongées ou à des variations brus ques de température.
Les tensions mécaniques causées par les inégalités de température ne peuvent, en effet, se propager d'un élément à l'autre, à cause du jeu ménagé dans les emboîtements; l'en semble demeure donc plan, ou plus exacte ment conserve sa forme initiale, au lieu de se voiler comme le ferait un panneau d'une seule pièce. A l'intérieur d'un même élément, dont les dimensions sont relativement faibles, le gradient de température n'est jamais suffi sant pour faire naître des tensions capables de provoquer des fissures.
L'expérience a am plement confirmé ces prévisions et les pan neaux constitués d'après ce principe, utilisés dans l'industrie sous forme de registres de fumées ou de soles de fours, ont victorieuse ment résisté aux conditions de service les plus dures.
Cependant l'application particulière de ces éléments à la construction des soles de fours électriques comportant des résistances chauf fantes sous la sole a révélé dans certains cas une étanchéité insuffisante à l'égard des ma tières pulvérulentes qui réussissent à filtrer à travers les joints des éléments emboîtés. Ces matières constituées, par exemple, par des paillettes d'oxyde de fer, qui se détachent des pièces d'acier chauffées dans un tel four, tom bent sur les résistances de chauffage et les détériorent.
La présente invention a pour but d'éviter cet inconvénient.
Elle a pour objet un pannau capable de supporter sans déformation des températures élevées et des variations de température, formé d'éléments emboîtables et qui se distingue des panneaux décrits par le fait que les organes d'emboîtage, par exemple des tenons et des mortaises, sont réalisés de manière que les joints des éléments sur les deux faces du pan neau ne se trouvent pas dans un même plan.
La description qui va suivre et le dessin annexé se rapportent à des formes d'exécu tion de l'invention données à titre d'exemples non limitatifs.
La fig. 1 représente, en plan, un tron çon d'une sole de four électrique formé de quatre éléments semblables à ceux qui ont été décrits dans le brevet précité.
Les fig. 2 et 3 sont des coupes de la fig. 1 selon les lignes II-II et III-III.
La fig. 4 est une vue analogue de la fig. 1., représentant quatre éléments perfec tionnés après leur emboîtement.
Les fig. 5 et 6 sont des coupes selon V-V et VI-VI de la fig. 4. La fig. 7 représente un élément perfec tionné isolé.
La fig. 8 est une vue en perspective de cet élément.
La fig. 9 montre un élément de rive ou de bordure, selon une vue en perspective cor respondant à la fig. 8.
Les quatre éléments de panneau 1, 2, 3 et 4 représentés sur la fig. 1 s'emboîtent les uns sur les autres au moyen de tenons 5 prévus sur deux de leurs côtés, et de mortai ses 6 ménagées sur les deux autres côtés. On conçoit que cette disposition procure l'étan chéité, sauf en certains points où se croisent les côtés des panneaux, tels que les points p et p'.
Si pour une cause quelconque, sous l'effet de la dilatation par exemple, les éléments qui sont emboîtés avec un certain jeu cessent de se toucher, des particules métalliques peuvent passer dans les petites cheminées qui se for ment alors aux points<I>p</I> et<I>p'.</I>
Les panneaux tels que 1', 2', 3' et 4' qui sont représentés sur les fig. 4 et 5 suppri ment cet inconvénient par le fait que les joues 5a, 5b, 6a, 6b des tenons et des mor taises ont des longueurs inégales, de sorte que les joints 7 et 8 sur les deux faces du panneau ne se trouvent plus en regard les uns des autres.
On conçoit que cet agencement des pan neaux permet d'obtenir une étanchéité com- plète au passage des poussières. Les cheminées <I>p</I> et<I>p'</I> disparaissent.
Sur la fig. 4 on a représenté les pan neaux placés en quinconce, mais cette dis position n'est pas indispensable.
Pour border un panneau, par exemple une sole de four, réalisé au moyen des élé ments décrits, on peut utiliser des éléments de rive ou de bordure du genre représenté fig. 9. Ils comportent des tenons et mortaises 5, 6 permettant leur emboîtement sur les éléments voisins de la manière déjà décrite et un rebord 9 de hauteur convenable qui, en venant dans le prolongement du rebord des autres éléments de rive, forme le bord surélevé du panneau.