Dispositif pour la commande de la vitesse d'entraînement d'un organe rotatif de machine textile destiné à supporter une accumulation de fil. L'invention a pour objet. un dispositif pour la commande (le la vitesse d'en- traînement d'un organe rotatif de machine textile, tel qu'une ensouple, une bobine, un rouleau ou tout autre organe destiné à sup porter une accumulation de fil pour main tenir pratiquement constante la vitesse péri phérique des fils, chaînes, bandes ou autres matériels flexibles s'enroulant sur ledit organe ou se déroulant de ce dernier.
Le dispositif selon l'invention est destiné notamment à la commande de l'avancement des fils de chaîne ou de bandes dans (les métiers à tisser, des machines à lacer, à our dir et plus particulièrement dans des ma chines à tricoter rectilignes, le diamètre de l'accumulation de fil variant au fur et à me sure du déroulement ou de l'enroulement de ce dernier.
Le dispositif selon l'invention est caracté risé en ce qu'il comprend un organe mobile qui est entraîné par un fil s'enroulant sur ledit organe rotatif ou se déroulant de ce dernier, à une vitesse proportionnelle à la vitesse linéaire dudit fil, un second organe mobile entraîné à une vitesse pratiquement constante et des moyens sensibles à la diffé rence de vitesse des deux dits organes mobiles qui commandent. le rapport. de transmission d'un changement de vitesse continu par l'in termédiaire duquel l'organe d'enroulement est entraîné, de manière à modifier la vitesse d'entraînement de ce dernier pour maintenir pratiquement constante la vitesse périphéri que des fils s'enroulant sur ledit organe ro tatif ou se déroulant de ce dernier.
L'organe mobile entraîné par un fil est, de préférence, constitué par une poulie. Dans une machine à tricoter rectiligne, par exemple, il y a deux manières d'associer une telle poulie avec une ensouple. Suivant la première manière, l'un des fils de chaîne, au lieu de passer directement vers la barre de tension, etc., fait au moins un tour autour d'une gorge périphérique de la poulie et passe alors sur la barre de tension, etc. jus qu'au centre de tricotage, de telle façon qu'il soit consommé à la même vitesse que les autres fils de l'ensouple et qu'il fasse tourner la poulie à cette vitesse.
Suivant la seconde de ces manières, qui présente certains avan tages et qui sera décrite en détail ci-après, on ne détourne pas l'un des fils de chaîne de l'ensouple, mais bien un fil témoin qui part d'une bobine stationnaire et qui passe autour de la poulie, puis autour de l'ensouple.
Après avoir passé autour de l'ensouple, le fil témoin parvient au centre de tricotage où i1 est tricoté exactement comme les fils prove nant de l'ensouple. Etant donné que ce fil témoin est enroulé autour de l'ensouple, il se déroule de cette dernière à la même vitesse périphérique que les autres fils, ladite vitesse dépendant du diamètre de la masse de fils restant sur l'ensouple et de la vitesse d'en traînement de cette ensouple. Une tension peut être appliquée au fil témoin, d'une manière connue quelconque, avant qu'il ne passe sur la poulie, de faon à garantir qu'aucun glissement ne se produit.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention, incorporée dans une machine à tricoter rectiligne comprenant deux ensouples de chaîne, pour commander l'entraînement de ces dernières.
La fig. 1 est une vue arrière schématique de ladite machine.
La fig. 2 est une vue de la machine depuis la gauche de la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 sont des vues de détail de la machine, à plus grande échelle.
La fig. 5 en est une coupe selon la ligne V-V de la fig. 4.
Les fig. 6 et 7 sont des vues de détail de différents éléments représentés à la fig. 5. La fig. 8 est une coupe selon la ligne VIII-VIII de la fig. 7.
Les fig. 9 et 10 sont des vues de détails, à plus grande échelle, des balais de contacts re présentés à la fig. 5.
Les fig. 11 et 12 sont des vues d'une va riante desdits balais.
La fig. 13 est une vue de détail, à plus grande échelle, de la machine.
La fig. 14 est une coupe selon la ligne XIV-XIV de la fig. 13.
La fig. 15 est une vue depuis la droite de la fig. 13.
La fig. 16 est une vue de dessous de la. fig. 13.
La fig. 17 est une coupe selon la ligne âVII XVII de la fig. 16.
La fig. 18 est une vue de dessus de la fig. 17.
La fig. 19 est une coupe selon les lignes XIX-XIX des fig. 13 et 20.
La fig. 20 est une coupe selon la ligne XXX XX de la fig. 13.
La fig. 21 est une coupe selon la ligne XXI XXI de la fig. 13. La fig. 22 est une coupe selon la ligne XXII XXII de la fig. 18.
La fig. 23 est une vue de détail, à plus grande échelle, d'un élément représenté à la fig. 14.
La fig. 24 est un schéma des connexions électriques de ladite forme d'exécution du dispositif.
Les caractéristiques générales de la ma chine à tricoter sont représentées aux fig. 1 et 2. Un châssis de base 1 porte des supports 2 et 3 pour une ensouple supérieure 4 et des supports 5 et 6 pour une ensouple inférieure 7. Les ensouples 4 et 7 sont entraînées res pectivement par des tiges 8 et 9 pourvues d'accouplements à rotule 10 à chacune de leurs extrémités et recevant leur mouvement. d'une boîte de commande 11 qui est montée à l'extrémité de gauche du châssis (voir fig.1)_ Les tiges 8 et 9 entraînent chacune l'une des ensouples 4 et 7 par l'intermédiaire d'une vis tangente montée dans un boîtier 12.
Le fil emmagasiné sur les ensouples 4 et 7 avance vers la gauche de la fig. 2, au-dessus d'une plaque de tension, non représentée, puis vers le centre de tricotage, en étant conduit par des guides de chaîne, de la manière ordi naire.
En vue de maintenir constante la vitesse linéaire du fil, la vitesse des ensouples 4 et 7 doit augmenter au fur et à mesure que le fil se déroule et que le diamètre effectif des ensouples devient plus petit. Cette opération est effectuée automatiquement, d'une manière simple, par la forme d'exécution du dispositif selon l'invention qui est incorporée à la ma chine.
A cet effet, deux bobines de fil 13 et 14 sont montées à l'arrière du bâti de la ma- chine et, de chacune d'elles, un fil témoin unique 15 et 16 est conduit sur l'une des ensouples 4 et 7, puis tricoté exactement de la même manière que les fils se trouvant sur les ensouples 4 et 7.
Sur son trajet, chacun des fils 15 ou 16 est amené à passer entre deux rondelles élastiques de tension 17 et autour d'une poulie 18 ou 19, puis autour du fil que porte l'une des ensouples 4 et 7, comme représenté à la fig. 2. Les poulies 18 et 19 sont des poulies légères entraînées chacune par son fil té moin; la construction desdites poulies est re présentée en détail aux fig. 4 à 6. Chaque poulie est constituée par un disque fixé par des vis 20 à un moyeu 21.
Ce dernier est fixé par une vis de montage 22 à un axe 23 qui porte, à chacune de ses extrémités, un cône 24 tournant dans des crapaudines 25 et 27. Les crapaudines 25 sont portées par un élément fixe de châssis 26 et les crapau dines 27 sont montées sur les extrémités d'ar bres 28 et 29 d'organes tournants de contact 30 et 31. Chacune des poulies 18 et 19 porte une jante réglable, constituée par un anneau de caoutchouc 32. Cet anneau est tendu sur un jeu de dix chevilles 33. Afin de permettre le réglage du diamètre desdits anneaux, les disques 18 et 19 sont. chacun percés de dix jeux de trous 34 (fig. 6) destinés à recevoir les chevilles 33.
Chaque jeu de trous se trouve sur une spirale, de sorte que si les dix che villes 33 sont fichées dans des trous corres pondants de chaque jeu, les chevilles se trou vent sur un cercle et l'anneau de caoutchouc 32 forme une jante circulaire sur laquelle passe l'un des fils témoins 15 ou 16. L'écarte ment des trous 34 peut être tel que si les chevilles 33 sont. transportées chacune dans le trou adjacent, dans le sens des aiguilles d'une montre en regardant la fig. 6, le dia mètre effectif de la jante de la poulie soit augmenté d'environ 1,6 mm et que, s'ils sont déplacés d'une étape dans le sens opposé, le diamètre de la jante de la poulie soit dimi nué de la même quantité.
Par ce moyen, la vitesse de rotation des poulies 18 et 19 peut être modifiée par rapport à celle du fil et les vitesses desdites poulies peuvent être dif férentes pour obtenir des vitesses de déroule ment différentes pour les deux ensouples 4 et 7, comme cela est nécessaire pour le tricotage de certains dessins.
Les poulies 18 et 19 peuvent. avoir un diamètre de l'ordre de 75 à 200 mm; leurs jantes peuvent présenter plusieurs gorges périphériques pour que plusieurs fils ou plu sieurs boucles de fil agissant en parallèle les entraînent. Il faut avoir recours à ce moyen quand l'entraînement de la poulie risque d'être influencé par l'étirage d'une boucle unique.
C'est sur les fig. 7 et 8 que la construc tion des organes tournants de contact 30 et 31 est le plus clairement. représentée. Chaque organe tournant consiste en un disque 35 en matière isolante moulée qui est muni de deux segments métalliques 36 et 37, placés contre le disque et fixés par des vis 38. Les organes tournants sont. fixés sur leurs axes 28 et 29 par des vis 39 passant à travers leurs moyeux, et lesdits organes tournants sont entraînés au:,: mêmes vitesses que les poulies 18 et 19 quand les deux fils témoins 15 et 16 se déplacent avec les vitesses voulues.
Une paire de balais 40 s'appuie sur la face de chacun des organes tournants 30 et 31. Chaque balai est porté par un porte-balai 41, plat et élastique, qui appuie le balai contre ladite face. Les porte-balais 41 sont portés par des supports 42 fixés aux axes :?3 des poulies 18 et 19 par des vis de montage 43, les quatre balais 40 étant ainsi mis à. la terre par l'intermédiaire du bâti de la machine.
Quand la poulie 18 ou 19 est entraînée à la vitesse correcte, qui est la même que celle de l'organe tournant de contact correspondant 30 ou 31, les balais 40 reposent sur les par ties isolantes des organes tournants, près des extrémités des segments métalliques 36 et 37, les lignes centrales des balais se trouvant sur les lignes A et B indiquées sur la fig. 7. Si toutefois l'une des poulies 18 et 19 tourne momentanément. trop vite (par exemple la poulie supérieure 18 qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, comme indiqué par la flèche X de la fig. 4), elle déplace alors l'un des balais 40 de la ligne A (fig. 7) jusque sur le segment métallique adjacent 37 qui est ainsi mis à la terre.
L'autre balai 40 s'écarte de la ligne B et du segment métal lique adjacent 36. Par contre, si la poulie 18 tourne momentanément trop lentement, le balai 40 de la ligne A s'écarte du segment 37 et le balai 40 de la ligne B se déplace jusque sur le segment 36, de sorte que, dans ce cas, c'est ce dernier segment qui est mis à la terre. On expliquera plus tard en détail com ment ces mouvements relatifs des balais 40 sur les organes tournants de contact 30 et 31 ont pour résultat de diminuer ou d'augmenter le rapport de transmission des mécanismes d'entraînement des ensouples 4 et 7.
Les segments métalliques 36 et 37 de cha cun des organes tournants -30 et 31 sont reliés à des bagues collectrices isolées 44 éga lement fixées aux axes 28 et 29. Les con nexions sont établies par des conducteurs 45 et 46 serrés tous deux sous des vis 38 et fixés aux bagues collectrices 44 par des vis 47 et 48. Des balais de contact 49, fixés par des vis sur des faces opposées d'un plot iso lant 50, portent sur les bagues collectrices 44.
Les balais 40, entraînés avec les poulies 18 et 19, sont représentés en détail aux fig. 9 et 10. Chacun des balais est constitué par un galet 51 en matière isolante monté à rotation dans un support 52 fixé au porte-balai élasti que 41. Le galet 51 porte un segment métal lique 53, sous-tendant un angle légèrement inférieur à 90 degrés. Le mouvement angu laire du galet 51 est limité par des chevilles de butée 54 vissées dans le galet et venant en contact avec les côtés du support 52.
Une connexion électrique, qui met à la terre le balai 40 d'une manière effective, est établie par un conducteur souple 55 fixé à une che ville 56. A la fig. 9, le balai est représenté dans sa position médiane, les chevilles de bu tée étant à égale distance des côtés opposés (lu support 52.
Si le galet 51 se déplace vers la droite, il tourne d'un petit angle et le segment métallique 53 du galet touche le segment métallique 36 ou 3 7 de l'organe tournant de contact; par contre, dès que le galet 51 tourne en sens opposé, sa partie iso lante vient en contact avec le segment métal lique 36 ou 37, et la connexion est interrom pue avant que la correction de vitesse, qui se produit comme cela sera décrit par la suite, ne soit complètement effectuée. Il résulte de cette action que la chasse du contact du ba- 16i est évitée, Une autre forme d'exécution des balais de contact produisant un résultat semblable est représentée aux fig. 11 et 12.
Dans ce cas, le balai présente la forme d'un plot basculant 57 en matière isolante pourvu d'une arête 58 formée au sommet d'un angle obtus et disposée radialement par rapport à l'organe tournant de contact 30 ou 31. Le plot 57 est fixé à la poulie 18 ou 19 par un bras 59 en fil d'acier enroulé en 60 et 61, de telle faon que le bras 59 soit à peu près tangent à la poulie. Le balai de contact proprement dit est constitué par un autre fil 62 qui passe dans une gorge 63 prévue sur la partie su périeure du plot 57; le fil 62 est enroulé en 64 autour de l'extrémité du bras 59 et porte une queue 65 qui s'appuie sur le plot 57, dans la gorge 63.
Dans ce cas, lorsque le plot 57 se déplace vers la gauche en fig. 11, le fil 62 tourne vers le bas et établit le contact; lors d'un mouvement en sens inverse, le plot 57 bascule immédiatement dans le sens du mou vement des aiguilles d'une montre (fig. 11) et le fil 62 abandonne rapidement le segment métallique 36 ou 37.
Les arbres 28 et 29 qui portent les or ganes tournants de contact 30 et 31 sont entraînés à des vitesses constantes. L'entraîne ment de ces arbres s'effectue comme suit: L'arbre principal de la machine (non repré senté) actionne un arbre vertical 66 (fig. 19 et 20) qui pénètre dans la boîte de commande 11 à travers le fond de cette dernière. L'arbre 66 porte une vis tangente 67 engrenant avec une roue 68 montée sur un arbre horizontal longitudinal 69 (fig. 15, 17, 19 et 20). Cet arbre 69 porte une vis tangente 70 qui en grène avec une roue 71 montée sur un arbre transversal 72.
L'arbre 72 est relié par des roues de renvoi 73, 74 et 75 à l'arbre infé rieur 29 (fig. 15 et 16). L'arbre 29 est relié à un arbre intermédiaire 76 par des engre nages 77 et 78 de même nombre de dents et ledit arbre 76 est relié par des roues de ren voi 79, 80 et 81 à l'arbre à vitesse constante supérieur 28. Les roues de renvoi 73, 74 et 75 permettent le réglage de la vitesse de rota tion de l'arbre 29, les roues 79, 80 et 81 permettant le réglage de la vitesse de rotation de l'arbre 28.
Il convient maintenant d'examiner com ment les connexions établies par les balais de contact 40 sont employées. A cet effet, on se reportera au schéma de la fig. 24. Les balais 40, qui sont mis à la. terre sur le bâti de la machine, comme exposé précédemment, sont représentés dans les positions normales qu'ils prennent sur les organes tournants de con tact 30 et 31 lorsque les vitesses de déroule ment désirées sont obtenues.
Un conducteur 82 partant de la borne positive d'une source de courant est relié aux enroulements 83, 84, 85 et 86 de deux accouplements électro magnétiques également représentés aux fig. 17, 18 et 22.A partir des enroulements 83, 84, 85 et 86, des conducteurs 87, 88, 89 et 90 sont branchés aux différents balais 49 qui coopèrent avec les bagues collectrices 44.
Les enroulements 83 et 84 sont les enroule ments d' augmentation et de diminution de l'accouplement qui commande l'augmenta tion et la diminution de vitesse d'entraîne ment de l'ensouple supérieure 4 et, par con- séquent, de la poulie 18, les enroulements 85 et 86 sont les enroulements correspondants de l'accouplement qui règle la vitesse de l'en- souple inférieure 7 et, par conséquent, de la poulie 19.
Si la vitesse de l'une ou l'autre des poulies 18 et 19 devient trop élevée on trop basse par rapport. à celle de l'organe tournant 30 ou 31 correspondant, le segment correspondant 36 ou 37 sera mis à la terre par l'un des balais 40 et, la borne négative de la source de courant étant mise à la terre en 91 par une connexion qui la relie au bâti de la machine, l'enroulement magnétique cor respondant 83, 84, 85 ou 86 est excité et l'accouplement correspondant est mis en fonc tion de la manière qui sera décrite ci-dessous pour corriger la vitesse d'entraînement (le l'ensouple correspondante 4 ou 7.
Comme représenté aux fig. 17, 18 et 22, chaque accouplement comprend une armature mobile 92, 93, constituée par un levier monté à pivot en 94 ou 95; ces armatures présen tent chacune une fourchette s'engageant res- pectivement dans la gorge 96 d'un manchon d'accouplement 98 et dans la gorge 97 d'un manchon .99, lesdits manchons étant susceptibles de coulisser axialement sur des arbres 100 et 101 et étant entraînés par les dits arbres.
Dans leurs positions extrêmes, les manchons 98 et 99 viennent en prise, par l'intermédiaire de crénelures, soit. avec un pignon 102, soit avec un pignon 103 pour le manchon 98, soit avec un pignon 104, soit avec un pignon 105 pour le manchon 99, et provoquent ainsi l'accouplement de l'un des pignons avec l'arbre 100 ou l'arbre 101. Les pignons 102 et 103 engrènent avec une roue d'angle 106, l'accouplement du manchon 98 sur l'un ou sur l'autre de ses côtés inversant le sens de l'entraînement de la roue 106.
La disposition est identique pour les pignons 104 et 105 qui engrènent avec une roue<B>107.</B> L'ac- tionnement des roues 106 et 107 modifie les rapports de transmission de deux mécanismes clé changements de vitesse continus ou varia teurs continus à cônes de friction qui seront décrits ci-dessous.
Lesdits variateurs sont destinés à régler les vitesses d'entraînement respectives des tiges 8 et 9 entraînant les ensouples 4 et 7; ils comprennent un cône intermédiaire me neur 108 (fig. 14 et 17) et deux cônes menés supérieur et inférieur 109 et 110 dont les vitesses peuvent être modifiées de façon in dépendante en déplaçant des anneaux d'en traînement 111 et 112 en caoutchouc durci qui transmettent le mouvement du cône me neur 108 aux deux cônes menés 109 et 110. Les cônes menés sont montés sur des paliers à. billes 113 et 114, le cône 108 étant sup porté par des paliers cylindriques 115.
La forme des anneaux d'entraînement 111 et 112 est importante; ces anneaux sont repré sentés en détail à la fig. 23.
Pour empêcher les anneaux de sauter hors des fourchettes qui déterminent leurs posi tions et pour les inciter à se mouvoir facile ment le long des cônes quand ils sont dépla cés par lesdites fourchettes, il a été reconnu nécessaire que les surfaces intérieures et exté- rieures 116 et 117 des anneaux venant en contact avec les cônes ne soient pas perpen diculaires au plan transversal médian 118 de l'anneau. Dans un variateur dans lequel l'angle du cône est de 5 degrés par rapport à son axe de rotation, l'angle entre les sur faces de contact 116 et 117 et la normale au plan 118 est, de préférence, également de 5 degrés.
Le cône meneur 108 est entraîné par l'arbre vertical 66, par l'intermédiaire d'en gmenages 119 et 120. Le mouvement est trans mis comme suit à partir des cônes menés 109 et 110 jusqu'aux ensouples 4 et 7. Le cône 109 est relié par des engrenages droits 121 et 122 à un arbre 123 qui, par des roues de renvoi extérieures 124, 125 et 126, entraîne un arbre parallèle 127 (fig. 14 et 15).
Ce dernier porte un pignon d'angle 128 engre nant avec un pignon d'angle 129 fixé à l'extrémité inférieure d'un axe vertical 130 qui est accouplé à la tige 8 par l'un des accouplements à rotule 10 et, de ce fait, en traîne l'ensouple supérieure 4.
Lé cône inférieur 110 est relié par des engrenages droits 131 et 132 à -un arbre pa rallèle 133 relié à son tour par des roues de renvoi extérieures 134, 135 et 136 à un arbre 137 auquel est fixé un pignon d'angle 138. Ce dernier engrène avec un pignon d'angle 139 fixé à l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 140 qui est accouplé par l'un des accouplements à rotule 10 à la tige 9 qui actionne l'ensouple inférieure 7.
Les cônes menés 109 et 110 entraînent aussi -les manchons d'accouplements coulis sants 98 et 99 par l'intermédiaire du méca nisme suivant: l'arbre 127 qui, comme décrit, est actionné à partir du cône supérieur 109, est accouplé par un train d'engrenages à rapport de transmission 1 :1, 141, avec un arbre parallèle 142 (fig. 14, 17 et 20), qui porte une vis tangente 143 engrenant avec une roue 144 montée sur un arbre vertical 145. A son extrémité supérieure, cet arbre porte une vis tangente 146 qui engrène avec une roue 147 montée sur l'axe 101 du man- ehôn d'accouplement 99 (fig. 17 et 18).
De cette manière, le manchon d'accouplement 99 est entraîné à une vitesse proportionnelle à. celle du cône supérieur 109. L'arbre 137 en. traîné par le cône inférieur 110, comme dé crit, porte une vis tangente 148 engrenant avec une roue 149 montée sur -un arbre ver tical 150. A son extrémité supérieure, cet arbre porte une vis tangente 151 engrenant avec une roue 152 montée sur l'arbre 100 du manchon d'accouplement 98.
La roue d'angle 106 est reliée à un arbre vertical 153 par des engrenages droits<B>151</B> et 155, tandis que la roue d'angle 107 est reliée à un arbre vertical 156 par des en grenages droits 157, 158, 159 et 160. Les liaisons des arbres 153 et 156 avec le méca nisme formé par les roues de renvoi sont re présentées plus particulièrement aux fi-. 16 et 1.7. Ces arbres portent à leurs extrémités inférieures des pignons d'angle 161 et 162, engrenant avec des pignons d'angle- 163 et 164. Chacun de ces derniers pignons est fixé sur une vis-mère 165 ou 166.
Les vis-mères 165 et 166 coopèrent avec des écrous reeta.n- gulaires 167 et 168, empêchés de tourner par des chevilles de guidage 169 et 170.
Par con séquent, si l'un des manchons d'accouplement 98 et 99 est amené en prise sur l'une des extrémités de son mouvement coulissant, la tige correspondante 165 ou 166 se met. à tourner et l'écrou 167 ou<B>168</B> est déplacé longitudinalement le long des cônes pour augmenter ou diminuer le rapport. de trans mission entre le cône meneur et le cône cor respondant mené pour modifier la vitesse d'entraînement de l'ensouple correspondante.
Le déplacement des anneaux est. effectué par des fourchettes de déplacement 169a. et. 170a fixées respectivement par des vis 171 à l'écrou 167 ou à l'écrou 168. Chacune des fourchettes porte un index 172, 173 se déplaçant sur l'une de deux échelles 174 pour indiquer le rap port de transmission correspondant à la posi tion particulière occupée par l'anneau d'en traînement (fig. 16).
On peut effectuer un réglage approxima tif de la position des anneaux en faisant tourner à la main la vis-mère correspondante 165 ou 166, à l'aide d'une manivelle 175 em boîtée sur l'un des raccords 176 et 177, en entraînant. un pignon d'angle engrenant éga lement avec les pignons d'angle 163 et 164. Si on ne veut pas faire touner tout le mé canisme jusqu'aux roues d'angle<B>1.06</B> et 107, on peut prévoir deux pièces en forme de doigts 178 montées à rotation et 'sollicitées par des ressorts, qui sont disposées de ma nière à soulever un manchon d'accouplement 179 quand on les abaisse, pour libérer ainsi un ergot d'entraînement que porte un collier 180 fixé par une cheville sur la partie infé rieure des arbres verticaux 153 et 156.
De cette façon, la. partie supérieure de l'arbre vertical correspondant n'est pas entraînée.
Il est préférable que les vis-mères 165 et 166 présentent des parties dégagées non file tées à leurs deux extrémités de manière à constituer des points morts aux extrémités de la trajectoire des écrous.
La forme d'exécution représentée peut être modifiée à divers points de ie. On a déjà dit. que des moteurs électriques réver sibles peuvent être prévus à la place des dis positifs magnétiques de commande des accou plements. On peut également supprimer les balais 40, et prévoir des poulies 18 et 19 et des organes tournants 30 et 31 qui ouvrent et ferment des lumières commandant des cel lules photoélectriques.
Dans ce cas, on petit munir soit les pou lies 18 et 19, soit les organes tournants 30 et 31 coopérant avec ces dernières, d'une ouverture étroite en forme de fente, disposée radialement en un point. voisin de la. péri phérie, l'organe coopérant étant pourvu d'une paire de fentes radiales semblables qui, si la machine tourne à la vitesse appropriée, se trouvent de l'un et de l'autre côté de la fente mentionnée en premier lieu, aucune lumière ne pouvant passer lorsque lesdites fentes ne sont pas alignées.
Si toutefois l'ensouple tourne trop rapidement et. que la poulie cor respondante 18 ou 1.9 avance par rapport à l'organe tournant. 30 ou 31, la fente unique vient dans l'alignement (le l'une des deux fentes de la paire de fentes, et un rayon lumineux est dirigé sur une cellule photo électrique qui provoque l'entrée en action de l'un des enroulements d'accouplement 83, 84, 85 ou 86, de manière à provoquer la diminu tion de la vitesse d'entraînement de l'ensou ple.
Par contre, si la poulie prend du retard, la fente unique vient s'aligner sur l'autre fente de la paire de fentes et une autre cel lule photoélectrique est éclairée et provoque l'aetionnement de l'accouplement, de manière à. assurer l'entraînement plus rapide de l'en- souple. Des fentes supplémentaires peuvent être prévues des deux côtés de la. paire de fentes déjà mentionnée, lesdites fentes agis sant si la correction de vitesse ne s'effectue pas assez rapidement ou si elle est insuffi sante.
Lorsque la machine présente plus de deux ensouples, une poulie et un organe tournant entraîné par un variateur correspondant sont prévus pour chaque ensouple.
Le mécanisme de contact par balais peut être remplacé par un mécanisme différentiel constitué, par exemple, par des organes en traînés par les poulies 18 et 19 et par des organes solidaires des arbres 28 et 29 et com prenant un organe de sortie actionnant des contacts qui commandent les circuits élec triques des enroulements des accouplements ou d'un moteur électrique commandant ces derniers.