Procédé de fabrication d'une pièce métallique destinée<B>à</B> être soumise<B>à</B> un effort continu sous une température élevée et pièce métallique fabriquée selon ce procédé. L'invention comprend un procédé de fa brication d'une pièce métallique destinée<B>à</B> être soumise à un effort continu sous une température élevée et une pièce métallique fa briquée selon<B>ce</B> procédé. Elle se rapporte<B>à</B> des pièces ou des éléments de machines, de fours ou autres, qui dans leur fonctionnement doivent résister<B>à</B> un effort continu sous des températures élevées et doivent par consé quent posséder -une haute résistance au fluage.
lie proeédé selon l'invention est caracté risé en ce qu'on prépare une matière métal lique (lui contient au moins un élément cons tituant une phase susceptible (le passer en so lution solide, quand on chauffe cette matière, une quantité déterminée de cette phase, appe lée dans ce (lui suit la solubilité solide res tant en solution solide et l'excédent<B>de</B> cette quantité se reprécipitant si, après refroidisse ment, on soumet ladite matière a un nouveau chauffage, la teneur dudit élément étant choi sie telle que cet excédent ne dépasse pas 2<B>%</B> de la matière métallique totale, en ce qu'on forme ladite pièce<B>à</B> partir de cette matière,
qu'on ehauf fe <B>à</B> une température supérieure <B>à</B> celle<B>à</B> laquelle la phase tend<B>à</B> passer en solution, en ce (Iii#oii maintient cette tempé rature assez longtemps pour que l'état d'équi libre correspondant<B>à</B> cette température soit sensiblement atteint, en ce qu'on refroidit en suite la pièce assez rapidement pour empê- cher toute reprécipitation notable de la<B>solu-</B> tion et en ce qu'enfin on chauffe<B>à</B> nouveau la pièce pour rompre l'état (le sursaturation et provoquer la précipitation sous une forme fine et uniformément dispersée de la quan tité de phase dépassant celle qui reste tou jours en solution.
On a trouvé que les propriétés de résis tance au fluage d'une matière métallique va rient d'une manière remarquable avec la quantité dun ou de plusieurs éléments consti tuant une phase susceptible d'entrer en solu tion solide. Les dessins annexés représentent diverses courbes montrant comment varient les propriétés de plusieurs matières métal liques.
La fig. <B>1</B> représente la relation liant le flua-e en<B>300</B> heures représenté en ordonnées et la teneur en titane dans des matières mé talliques formées<B>à</B> partir d'un alliage du type 80/20 nickel-chronie contenant 2% de sili- oitim.
Les fig. 2 et<B>3</B> représentent des courbes semblables<B>à</B> celle de la fi-.<B>I.,</B> l'alliage initial eonten-ant toutefois,<B>à,</B> la fig. 2, de ]'aluminium en quantités égales<B>à</B> la moitié de la teneur en titane, mais pas de silicium, et<B>à</B> la fig. <B>3,</B> <B>1</B> /00,' de silicium et<B>0,25</B> lIv, d'aluminium, avec des quantités différentes de titane.
Les fig. 4 et<B>6</B> montrent dans quelles pro portions le titane passe en solution solide dans des matières métalliques formées<B>à</B> par- tir d'un alliage<B>80/20</B> nickel-chrome, conte nant respectivement, dans deux courbes de la fig. 4,<B>0,25 %</B> et<B>0,5 %'</B> d'aluminium, dans de-LLx courbes de la fig. <B>5, 1</B> /0,1' et 2,15,'! de silicium et, -dans les trois courbes de la fig. <B>6, 0,25</B> 1#o' d'aluminium pl-Lis <B>1</B> /001 de silicium,<B>0,
5</B> 1,10, d'alu minium pl-Lis <B>1</B> 11vo de silicium et<B>0,5 %0'</B> d'alu minium plus<B>2,5 %</B> de silicium.
La fig. <B>7</B> représente une courbe sem blable<B>à</B> celles des fig. <B>1 à 3,</B> mais pour du nickel pur, additionné de diverses quantités de titane avec un cinquième de ces quantités en ali-uninium.
Les fig. <B>8 à 15</B> sont semblables aux fig. 4 <B>à 6,</B> mais se rapportent<B>à</B> d'a-Litres matières métalliques. La fig. <B>8</B> représente la solubilité solide du carbone dans un alliage du type <B>80/20</B> nickel-chrome, la fig. <B>9</B> celle du titane dans Lin alliage<B>60/20/20</B> nickel-chrome-cobalt, la fig. <B>10</B> celle du molybdène dans Lin alliage <B>80/20</B> nickel-chrome,
la fig. <B>11</B> celle du molyb- dène dans un alliage<B>60/20/20</B> nickel-chrome- cobalt, la fig. 12 celle du molybdène dans lin al liage -/15/10 nickel-chrome-f er, la fig. <B>13</B> celle du molybdène dans Lin alliage -/15/10 nickel-chrome-fer additionné de 4 ro de tungstène,
la fig. 14 celle du thorium dans Lin alliage<B>80/20</B> nickel-chrome et la fig. <B>15</B> celle de l'aluminium dans Lui alliage<B>80/20</B> nickel-chrome.
La fig. <B>16</B> montre l'effet de l'aluminium sur la solubilité du titane dans des alliages <B>80/20</B> nickel-chrome <B>à</B> des températures diffé rentes.
Les fig. <B>17 à</B> 21 représentent des courbes semblables<B>à</B> celles de la fig. <B>16,</B> mais se rap portent<B>à</B> d'a-Litres alliages. La fig. <B>17</B> se rap porte<B>à</B> la solubilité du titane additionné de cobalt dans un alliage<B>80/20</B> nickel-chrome contenant<B>0,25</B> 1,101 d'aluminium et<B>1</B> %0 de sili- ciain, la fig. <B>18 à</B> celle du titane additionné de manganèse dans un alliage<B>80/20</B> nickel- chrome contenant<B>0,
5</B> wo d'aluminium et<B>1</B> 11vo de silicium, la fig. <B>1.9 à</B> celle du titane addi tionné de vanadium dans un alliage<B>80/20</B> nickel-chrome contenant<B>0,5</B> 19,1 d'aluminium et <B>170</B> de silicium, la fig. 20<B>à</B> celle du titane additionné de chrome dans<B>du</B> nickel et la fig. 21<B>à</B> celle du titane additionné de fer dans un alliage contenant sensiblement<B>80%</B> de nickel et de fer et 20<B>%</B> de chrome, ainsi qu'une quantité d'aluminium égale<B>à</B> la moitié <B>de</B> celle du titane.
C'est en examinant la fig. <B>1</B> qu'on s'ex plique le plus facilement comment se modi fient les propriétés de résiµtance au IlLiage avec<B>là</B> phase susceptible de passer en solution solide.
Les matières métalliques étaient mainte nues pendant<B>300</B> heures<B>à 800'C</B> sous un effort d'environ 473<B>kg</B> par cm#. <B>A 800' C,</B> ces matières peuvent dissoudre 2J<B>%</B> de titane et on voit que le taux de fluage décroît quand on approche de la limite de solubilité solide, et qu'il tombe rapidement, lorsque la limite est atteinte ou dépassée, jusqu'à ce qu'il ar- -rive <B>à</B> un minimum (c'est-à-dire jusqu'à ce que la résistance maximum au fluage soit at teinte) dans une matière contenant un peu pluis de titane qu'il n'y en a-Lira en solution <B>à</B> la température en question.
Quand la teneur en titane augmente encore, le taux de fluage s'élève de nouveau, mais plus lentement. Dans la figure, le taux,de fluage est reporté en or données sur une échelle logarithmique et la teneur en titane en abscisses et l'effet d'une variation de la composition est plus caracté ristique qu'il ne semble au premier abord d'après les courbes.
Pour obtenir de bonnes propriétés<B>de</B> résistance au fluage, la quan- tit6 de l'élément ou des éléments entrant en ligne de compte pour la formation dans la matière métallique de la phase susceptible de passer en solution solide doit dépasser la solu bilité solide dudit élément ou desdits<B>élé-</B> ments dans l'alliage, mais au pl-Lus de<B>270</B> de la matière métallique totale.
De plus, les bonnes propriétés de résis tance a-Li fluage ne se développent que quand on applique -un traitement thermique ap proprié.
Dans des matières du type en question, il <B>y</B> a une phase qui entre en solution solide aux températures élevées, et<B>à</B> une tempéra ture donnée, on peut s'approcher d'un état d'équilibre entre ladite phase et le reste de la matière, état dans lequel l'élément entrant dans la formation de la phase ne passera pas en plus grande quantité en solution.<B>Il</B> est nécessaire que la pièce soit chauffée jusqu'à une température supérieure<B>à</B> celle<B>à</B> laquelle la phase tend<B>à</B> passer en solution, tempéra ture qui est toujours en dessus de celle<B>à</B> la quelle cette pièce doit travailler, et cette tem pérature doit être maintenue pendant un temps assez long pour que l'alliage atteigne sensiblement ledit état d'équilibre,
et le re froidissement<B>à</B> partir de cette température doit être assez rapide pour empêcher toute reprécipitation notable de la solution formée pendant le chauffage, c'est-à-dire que la ma tière refroidie doit être dans un état de sur saturation. Après cela, celle-ci doit être chauffée de nouveau pour rompre l'état de sursaturation et amener la partie de la phase qui dépasse la limite de solubilité<B>à</B> se repré- cipiter sous une forme fine et uniformément dispersée.
Ce nouveau chauffage s'effectue habituellement<B>à</B> une température voisine et le plus souvent supérieure<B>à</B> la température de travail et est poursuivi pendant un temps assez long pour que l'état de sursaturation soit complètement ou<B>à</B> peu près complète ment rompu. Si, par exemple, la tempéra ture de travail est de<B>750" C,</B> la matière sera réchauffée pendant<B>72</B> heures<B>à 800'<I>C.</I></B> Comme il est essentiel que la phase repréei- pitée soit fine et uniformément dispersée dans le produit final, le refroidissement pré cédant le réehauffage ne doit pas être assez lent pour que des particules de la phase se précipitent sous une forme si grossière, qu'elles soient visibles, en particules dis tinctes,
sous un microscope de faible puis- sance. Les alliages qui peuvent être utilisés pour réaliser la présente invention, ne sont en<B>gé-</B> néral pas nouveaux en eux-mêmes et diverses propo,sitions ont<B>déjà</B> été faites pour le traitement<B>à</B> chaud de tels alliages en vue de fabriquer des pièces destinées<B>à</B> être titili- sées sous de hautes températures, mais, dans la présente invention,<B>il</B> est d'importance vi tale de poursuivre le chauffage<B>à</B> haute tem- pérature pendant un temps assez long pour garantir que pratiquement l'équilibre soit atteint.
Cela peut nécessiter une période de chauffage plus longue que celles qui, d'ordi naire, sont appliquées<B>à</B> des allia-es qu'on veut traiter<B>à</B> chaud afin d'améliorer leurs propriétés, par exemple leur dureté<B>à</B> la tem pérature ordinaire. Dans l'exemple qu'on a donné plus haut, entre autres, la matière mé tallique fut mise dans la meilleure condi tion de résistance au fluage<B>à 800'</B> C en la maintenant pendant 24 heures<B>à</B> une tempé- rat-Lire de<B>1100' C,</B> avant de la refroidir ra pidement<B>à</B> partir de cette température et de la réchauffer, comme cela a été décrit plus haut.
La relation très remarquable illustrée par la fi-.<B>1</B> ne se limite pas<B>à</B> l'utilisation du ti tane pour former ladite phase, ni<B>à</B> des al liages contenant sensiblement<B>80%</B> de nickel et 20% de chrome. Ainsi, Fal-uminium est ca pable de former -une phase susceptible de se précipiter et, comme il est Lin constituant commun des alliages contenant du titane, des investigations semblables ont été faites pour montrer son effet, quand on l'utilise en liai son avec du titane.
Les fig. 2 et<B>3</B> représentent des courbes semblables<B>à</B> celle de la fig. <B>1</B> et obtenues dans les mêmes conditions, sauf q<B>'à</B> la fig. 2 les matières métalliques conte- u #D naient de l'aluminium en quantités égales<B>à</B> la moitié de la teneur en titane, mais pas de silicium, et qu'à la fig. <B>3</B> elles contenaient<B>1 %</B> de silicium et<B>0,25%</B> d'aluminium, avec des quantités différentes de titane.
La présence de l'aluminium réduit la solubilité solide du titane<B>à,</B> environ<B>1,6%</B> et c'est<B>à</B> cet endroit que se produit J'augmentation soudaine et prononcée de la résistance au fluage. Quand la teneur en aluminium est plus basse, la so lubilité solide du titane est plutÔt plus éle vée, comme le montre la fig. <B>3.</B> Afin de mon trer de quelle manière la solubilité du ti tane dans des alliages<B>80/20</B> nickel-chrome est affectée par la présence d'aluminium et de silicium, on a fait quelqiies déterminations,
dont les résultats sont représentés par les courbes de solubilité reproduites clans les fig. 4<B>à 6.</B> Le traitement<B>à</B> chaud -devant être appliqué<B>à</B> ces matières est<B>à</B> peu près le même que celui qui a été appliqué<B>à</B> celles de la fig. <B>1.</B>
La fig. <B>7</B> représente une courbe semblable <B>à</B> celles des fig. <B>1 à 3,</B> mais obtenue avec une composition de base différente.<B>Elle</B> lut obte nue en ajoutant<B>à</B> du nickel pur, diverses quantités de titane avec un cinquième de ces quantités en aluminium. Ici la diminution ra pide du fluage et l'augmentation rapide de la résistance au fluage se produisent juste avant que la limite de solubilité solide ne -soit at teinte, mais la résistance mazimum au fluage se produit quand cette limite est légèrement dépassée. Cet accroissement avancé de la ré sistance au fluage peut expliquer la ségréga tion dans l'alliage.
Quand la phase soluble et susceptible de se précipiter est due <B>à</B> un autre élément, par exemple<B>à</B> du molybdène, ait lieu de titane, on obtient les mêmes résultats remarquables.
En effet, les découvertes faites -sont telles que, connaissant la solubilité solide d'une seconde phase dans un alliage de base choisi, en fonc tion de la teneur de l'élément sur lequel est basée la formation de la phase susceptible de ;,e précipiter, ainsi que l'effet sur cette solu bilité de l'addition d'un autre élément, on peut dire d'avance quelle quantité de l'élément res ponsable de la.
formation de la phase suscep tible de se précipiter sera nécessaire pour produire,<B>à</B> une température de travail don née, les propriétés optimum<B>de</B> fluage. Cela nous permet de déterminer la composition op timum dun alliage devant être utilisé comme pièce ou élémentd'une machine, pièce ou<B>élé-</B> ment d'un four ou autre pièce ou élément, qu'on sait devoir résister au fluage sous une température de travail fixée.
Dans la pratique, il n'est pas possible de garantir qu'un alliage, bien qu'il ait exacte ment la composition indiquée par la courbe de solubilité comme étant caractéristique pour la température en question, contiendra effec tivement toute la phase susceptible de se pré cipiter en plus de la quantité qui reste en solution solide<B>à</B> cette température. La raison en est bien connue; c'est que la partie, qui se sépare tout d'abord pendant la solidifica tion d'un alliage liquide, contient pl-Lis ou moins d-un élément additionné (selon que l'addition abaisse ou élève le point de fusion du liquide) que la partie qui se solidifie en dernier lieu; en d'autres termes, il<B>y</B> a ségré gation<B>à</B> l'intérieur des cristaux.
Ce phéno mène est discuté, par exemple dans Practi- cal Metallurgy , par Sachs et Van Horli (pages 44 et 46). Or, dans la présente inven tion, afin de garantir que dans aucune partie de l'alliage la quantité de la phase susceptible de se précipiter n'est en dessous de la limite critique, la valeur du pourcentage de<B>l'élé-</B> ment ou de la combinaison d'éléments for mant la phase susceptible de se précipiter<B>dé-</B> passe la limite de sa solubilité solide d'une quantité qui n'est pas supérieure<B>à</B> 2% de l'alliage total.
On observera que, comme le montre la fig. <B>1,</B> les propriétés de Iluage baissent avec une vitesse qui en général est faible lorsque la quantité d'élément susceptible de se préci piter s'accroît en dessus de sa limite de solu bilité solide<B>à</B> la température de travail, et que, par conséquent, pour autant qu'il s'agisse uniquement des propriétés de fluage, le fait qu'il<B>y</B> a un excès de phase susceptible de se précipiter n'a pas une importance capitale.
Dans la détermination de la quantité (le l'élément sur lequel est basée la phase sus ceptible de se précipiter, il est naturellement nécessaire dans la pratique de tenir compte encore d'autres considérations, par exemple de pertes dues<B>à</B> une fusion irrégalière et d'une ségrégation, qui exigent que l'élément produisant la phase susceptible de se préei- piter soit présent en des quantités supérieures <B>à</B> celles qui pourraient être déterminées en ne tenant compte que des propriétés optimuni <B>de</B> résistance au fluage.
On se rend compte que la teneur maximum de l'élément susceptible de se précipiter, qui peut être tolérée, varie avec la composition de la matière métallique, la température<B>à</B> laquelle la pièce fabriquée avec cette matière doit travailler et d'autres considérations comprenant celles qui ont ëM, citées plus haut, de sorte qu'elle ne peut être fixée que si l'on eonnaît toutes les conditioiis entrant en jeu.
Cependant, c'est une chose très simple pour ceux qui sont experts en l'art, que de déterminer ce maximum une fois que le#; conditions ont été, fixées, mais il est essentiel, conformément à l'invention, que la limite de solubilité solide<B>à</B> la température de travail soit<B>dé-</B> passée afin d'obtenir des propriétés de flua.ge améliorées, en combinaison avec les autres propriétés désirées.
Ainsi, par exemple, si oi, désire employer -Lui alliage<B>80/20</B> nickel- chrome <B>à</B> une température de<B>800'C</B> et que l'élément susceptible de se précipiter, choisi pour<B>y</B> être ajouté, soit du titane pur, a;ors, en se reportant<B>à</B> la fig. 4, on voit que la solubilité solide du titane<B>à 800'C</B> est 92,811,9' et, conformément<B>à</B> la présente invention, il doit<B>y</B> avoir une quantité (le titane en excès pour garantir de bonnes propriétés (le fluage.
Pour autant qu'il s'agisse des pro priétés (le résistance au fluige, cette quan tité peut être le 2% cité pins haut, donnant <B>à</B> la teneur en titane -une valeur de 4,8%, mais on a pu constater que, si une teneur de <B>3,5 %</B> de titane est dépassée dans cet alliage, ce dernier est difficile<B>à</B> forger et, par consé quent, pour des matériaux qu'il est dési rable de forger, cette teneur doit être infé rieure<B>à 3,5 %</B> de titane.
Il doit naturellement être bien entendu que l'invention ne permet pas de dire d'avance lequel d'entre plusieurs types<B>diffé-</B> rents (par exemple<B>80/20</B> ilickel.-chrome con tenant du titane on 80/20 niekel-chroine con tenant de l'aluminium ou<B>60/20/20</B> nickel- chrome-cobalt contenant du molybdène) doit probablement être le meilleur pour une série particulière de conditions de travail, parce que d'autres considérations (par exemple la résistance<B>à</B> l'oxydation) entrent en jeu. Ces considérations sont bien connues et n'ont pas besoin d'être décrites ici.
Mais, une fois que le type d'alliage a été choisi, on est en état de décider dans quelle proportion il doit con tenir l'élément réolant la formation de la phase susceptible de se précipiter. Dans beaucoup de cas, des points diffé rents de la pièce ou de l'élément atteignent (les températures différentes pendant le tra vail. Dans un tel cas, la température la plus élevée atteinte en un point particulier est prise comme la température de travail déter minante, parce que c'est en ce point que les meilleures propriétés de fluage devraient être obtenues.
<B>En</B> raison de l'importance de la tempéra ture déterminante, il est en général de pre mière nécessité de déterminer de quelle ma nière la solubilité de la phase susceptible de se précipiter varie avec la température. Cela peut être fait<B>à</B> Faide de méthodes bien con- unes et les fig. <B>8 à 15</B> (qui sont semblables <B>1</B> aux fig. 4<B>à 6)</B> montrent le résultat de la,<B>dé-</B> termination des solubilités solides de diffé rents éléments dans divers alliages.
Ces fi gures représentent en abscisses l'élément ajouté<B>à</B> l'alliage et en ordonnées la tempéra ture, mais on peut noter que dans les fig. <B>10</B> et<B>11,</B> par exemple, les teneurs en molybdène sont de,,, pourcentages de l'alliage total, par exemple dans la fig. <B>10</B> la composition est<B>à</B> <B>800' C</B> d'environ<B>82,5</B> parties de<B>80/20</B> nickel- chrome et<B>17,5</B> parties de molybdène. <B>A</B> la fi-.
12, au contraire, le total du nickel et du molybdène est constant, c'est-à-dire que le total des teneurs en nickel, et en molybé <B>y</B> lène est de<B>75%. A</B> la fig. <B>13,</B> les alliag-es contiennent 4 parties de tungstène et<B>96</B> parties des al liages nickel<B>-</B> chrome<B>-</B> fer<B>-</B> molybdène de la fi-. 12.
L'invention comprend la fabrication de pièces et d'éléments de machines, de fours ou autres,<B>à</B> partir d'alliages dans lesquels la teneur de l'élément ou de la combinaison d'éléments constitue un pourcentage de l'al liage total, qui est supérieur au pourcentage indiqué par les diagrammes des fig. 4<B>à 6</B> et <B>8 à 15</B> comme étant soluble aux températures données, mais qui ne le dépasse pas de plus de 2%.
On a montré, en référence aux fig. 2 et<B>3,</B> que la présence d#autres éléments a un effet sensible. La fig. <B>1-6</B> montre l'effet de l'alumi nium sur la solubilité du titane dans des al liages<B>80/20</B> nickel-chrome, <B>à</B> des tempéra- tures différentes.<B>A</B> l'aide de cette figure (et d'autres diagrammes semblables qui peuvent être déterminés pour d'autres systèmes dal- liages), on peut déterminer pour des condi tions particulières la composition d'un alliage contenant -Lui composé susceptible de se préci piter.
Ainsi, par exemple, si une pièce de ma chine qui doit travailler<B>à 7500 C</B> doit être f a- briquée <B>à</B> partir dLin alliage<B>80/20</B> conte nant simultanément du titane et de l'alumi nium et si on sait que le nickel-titane devant être utilisé pour la fabrication de l'alliage contient<B>à</B> peu près moitié autant d'alami- nium que de titane, la fig. <B>16</B> montre qu'à <B>7500 C</B> le point auquel le dissolvant, s'il est homogène, contiendra juste une quantité de titane, qui est<B>le</B> double de celle de l'alumi nium, correspond<B>à</B> une teneur en titane de 1,
4<B>70</B> et<B>à</B> -une teneur en aluminium de<B>0,7 %.</B> Bien que, dans -Lui tel cas, on puisse ajouter une quantité de nickel-titane suffisante pour porter la teneur en titane jusqu'à 3,4% (soit 1,4% plus 21%), il est préférable d'ajouter une quantité qui donnerait<B>à</B> l'alliage final une teneur en titane de l'ordre de grandeur de<B>1,6 %</B> et -une teneur en aluminium de<B>0,8 %,</B> puisque cela garantirait que la limite de solu bilité solide serait dépassée, mais seulement d'une faible quantité.
Dans les dessins annexés, les fig. <B>17</B> et 21 représentent des courbes semblables<B>à</B> celles de la fig. <B>16,</B> mais se rapportant<B>à</B> d'autres alliages. Ces courbes permettent de faire di verses comparaisons et ainsi de simplifier le travail de détermination des alliages les mieux appropriés. Les fig. <B>1 7 à 19,</B> par exem ple, montrent que le cobalt, le manganèse et le vanadi-am abaissent la solubilité du titane, de sorte que, s'il faut incorporer l'un de ces éléments<B>à</B> l'alliage pour d'autres raisons que celles qui se rapportent<B>à</B> la résistance au fluage, il<B>y</B> a besoin de moins de titane que cela ne serait le cas autrement.
Comme la présence d'éléments tels que le titane agit sur la possibilité de forger, le fait que la teneur en titane peut être diminuée est -un facteur important pour la détermination du meilleur alliage<B>à</B> l'aide duquel la pièce doit être fa- briquée. Des modifications du chrome dans l'alliage de base ont également un effet très marqué. La solubilité du titane par exemple est beaucoup plus élevée dans le nickel pur quiedans du nickel contenant 20<B>%</B> de chrome, comme le montre la fig. 20.
On voit, d'autre part, sur la fig. 21 que l'addition de fer n'a pas d'effet et que, du point de vue des limites de solubilité solide, le nickel et le fer peuvent être considérés comme interchangeables, au moins jusqu'à<B>60%</B> de fer.
Comme exemple de mise en #uvre du pro <B>cédé</B> selon l'invention, on peut citer le suivant: Si on désire fabriquer -une aube de tur bine<B>à</B> gaz, on choisit un alliage contenant sensiblement<B>80%</B> de nickel et<B>2070</B> de chrome, afin de donner<B>à</B> cette aube, qui devra travailler<B>à 750" C,</B> une résistance suf fisante<B>à</B> la chaleur et<B>à</B> la corrosion sous clés températures élevées. On sait que du titane et de l'aluminium constitueront une combinaison d'éléments qui formera dans cet alliage -une phase susceptible de se précipiter, et le ti tane est incorporé<B>à</B> l'alliage au moyen du nickel-titane, qui contient moitié autant d'alu minium que de titane.
On se reportera donc <B>à</B> la fig. <B>16</B> qui montre que l'alliage doit contenir plus que 1,41/701 de titane et<B>0,7%</B> d'aluminium et on choisira les teneurs de <B>1,6%</B> de titane et<B>0,8%</B> d'aluminium. L'al liage est alors coulé en un lingot et l'aube est formée par<B>f</B>orgeage et usinage. Ensuite, l'a Libe est chauffée<B>à</B> 108011 <B>C</B> pendant<B>10</B> heures, puis refroidie<B>à</B> l'air jusqu'à la température ordinaire. (Comme l'aube est petite, le re froidissement est rapide.) Pour terminer, l'aube est réchauffée<B>à 750'</B> C pendant <B>16</B> heures.