Machine pour mouler des objets en matière plastique. La présente invention se rapporte à une machine pour mouler des objets en matière plastique, tels que par exemple des assiettes, des plateaux ou autres objets, par exemple en argile plastique.
Cette machine comprend un bâti et une broche tourillonnée dans ce bâti et agencée de manière qu'elle puisse supporter un moule sur lequel est posée la matière plastique, ainsi qu'un outil façonneur monté sur ledit. bâti à proximité de ladite broche et qui peut être mis en et hors contact avec la matière posée sur le moule porté par ladite broche.
Suivant l'invention, cette machine est ca ractérisée par des moyens commandés par un fluide et permettant de déplacer l'outil pour le mettre élastiquement en contact avec la dite matière à une vitesse qui ne dépasse pas une valeur prédéterminée.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution et des va riantes de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 montrent, respectivement. en élévation et en coupe transversale selon 2-2 de la fig. 1, la forme d'exécution de la. machine.
Les fig. 3 et 4 montrent, à plus grande échelle, un détail, respectivement en vue de côté vers la droite de la fig. 7 et en coupe selon 4-4 de la fig. 3.
La fig. 5 montre, en coupe axiale, un autre détail. La fig. 6 montre, en élévation, un troisième détail.
La fig. 7 montre, en perspective, un qua trième détail.
Les fig. 8 et 9 montrent, respectivement en coupe 'verticale et en coupe horizontale selon 9-9 de fig. 8, une variante de détail du mécanisme.
La fig. 10 montre un diagramme angu laire indiquant la succession et les durées re latives des différentes opérations formant le cycle complet du moulage d'une pièce.
La fig. 11 montre le schéma électrique des circuits d'alimentation du moteur de com mande de la machine.
La fig. 12 montre, partie en coupe et par tie en élévation, un détail à échelle agrandie. La machine comprend un bâti constitué par une plaque d'appui 20, des montants 21 et 22 et des traverses horizontales 23, 24 et 25. La traverse supérieure 25 est constituée par une pièce en V avec flasques latéraux 26 et 27. Une tête 40 qui porte le moule est montée sur l'extrémité supérieure d'une bro che 41, tourillonnée à son extrémité infé rieure dans une crapaudine 42 montée sur 1a traverse inférieure 23, et son extrémité supé rieure est tourillonnée dans un palier 43 logé dans la traverse 24.
Une poulie à friction 44 est montée sur la broche 41 entre les paliers 42 et 43 et elle est en contact. avec un plateau entraîneur 45 monté sur l'extrémité d'un arbre 46 tournant dans un support 47 établi verticalement entre les traverses 23 et 24. L'autre extrémité de l'arbre 46 repose dans une pièce 48 fixée aux montants 22. -Une poulie 49 est calée sur l'ar bre 46. Cet arbre est entraîné par un moteur 50 par l'intermédiaire d'une courroie 51 en gagée sur la poulie 49.
L'arbre 46 peut êtr c déplacé axialement pour obtenir la mise en et hors contact du plateau entraîneur avec la poulie à friction 44 à l'aide d'in mécanisme décrit ci-après.
L'arbre 46 porte des collets fixes 53 -3t 54, et un ressort hélicoïdal et à compression 55 est intercalé entre le support 47 et le collet 53 pour solliciter l'arbre 46 vers la droite de la fig. 2 en maintenant ainsi le pla teau entraîneur 45 hors de contact de la pou lie à friction 44. Un levier 56 est articulé en un point du support 47 et un de ses bras, en forme de fourche, est engagé entre-les collets 53 et 54. L'autre bras du levier est relié au piston d'un cylindre à air comprimé 58. Une tige 59 peut coulisser transversalement dans un palier situé à la partie supérieure du sup port 47 et elle est terminée par un sabot de frein 60 en contact avec un tambour de frei nage 64, monté sur la broche 41.
L'autre extrémité de la tige 59 est reliée au levier 56, et la tige 59 est sollicitée vers la gauche de la. fig. 2 par un ressort 63, intercalé entre le sabot 60 et le support 47, pour pouvoir serrer ledit sabot 60 contre le tambour<B>-</B>de frei nage 64.
L'agencement est tel que lorsqu'un fluide sous pression, par exemple de l'air comprimé, est fourni au cylindre 58 par le tube 62, le levier 56 est déplacé dans le sens des aiguilles d'une montre pour refouler l'arbre 46 vers la gauche de la fig. 2 et mettre le plateau en traîneur 45 en contact avec la poulie 44, pour faire tourner la broche 41 et écarter le sabot 60 du tambour 64. Quand la pression cesse d'agir dans le cylindre 58, le ressort 63 re pousse le levier 56 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour interrompre l'en traînement de la broche 41 et pour appliquer le sabot 60 sur le tambour 64.
Dans les fig. 1 à 6, l'outillage de la ma chine, tel que montré, permet d'obtenir le moulage d'objets plats tels qu'un plateau 68. Une quantité d'argile plastique est posée ou étalée sur le moule 38 et celui-ci est monté sur la tête 40 à l'extrémité supérieure de la broche 41. Quand le moule est mis en place, de l'air comprimé est fourni au cylindre 58 pour mettre le plateau entraîneur et rotatif 45 en contact avec la poulie 44, ce qui pro voque la rotation du moule et de la matière qu'il contient. De l'air comprimé est égale ment introduit dans le fond d'un cylindre 100, ce qui fait monter un piston 101 logé dans celui-ci.
L'extrémité inférieure du cylin dre est articulée en 102 à un support 103 monté sur l'arrière du bâti, et l'extrémité supérieure d'une tige 104 du piston 101 est. articulée à des prolongements 105 et 106, orientés vers l'arrière, d'un bras 107. Le bras 1.07 est tourillonné dans un support 108 monté sur un bloc 109 supporté par la tra verse 24.
Un outil façonneur ou calibreur 110 est monté, d'une manière réglable, sur l'extrémité extérieure du bras 107, et quand celui-ci tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre par rapport à la fig. 2, l'outil 110 est mis en contact avec la matière posée sur le moule et, comme ce dernier tourne, la surface de la matière est déformée pour lui donner le profil convenable à l'aide de l'outil 110. Le support 108 comporte une console 112, orien tée vers l'avant, et le bras 107 porte une butée réglable 113, constituée, par exemple, par une vis qui coopère avec le bras 112 et à l'aide de laquelle on détermine la position la plus basse du bras 112 et de l'outil 110.
L'outil 110 a une forme telle qu'il puisse donner le profil voulu à l'objet en cours de moulage, et l'emplacement de cet outil peut être réglé verticalement et latéralement, de la manière usuellement adoptée pour les outils servant au moulage au tour ou à ca libre.
Quand le moulage est terminé, de l'air comprimé est fourni à l'extrémité supérieure du cylindre 100, ce qui refoule le piston 101 vers le bas et L'outil 110 est monté ;jusqu'à venir occuper la position montrée dans les fin. 1 et 2. Ensuite, on interrompt 1'alimeti- tation en air comprimé du cylindre 58, ce qui fait cesser l'entraînement de la broche 41 et applique le sabot 60 sur le tambour 61. L'opé rateur enlève alors le moule portant. la pièce moulée.
L'admission du fluide sous pression dans le cylindre 58 est réglée par une série de dis tributeurs 160 montés sur la traverse supé rieure 25, et. ces distributeurs sont comman dés, avec des décalages prédéterminés, par des cames 190 montées sur un arbre 155 sup porté, à ses extrémités, par (les paliers 156, suspendus à la face inférieure clé la traverse 25. L'arbre est prolongé au-delà d'un palier et son extrémité dépassante porte une poulie 157, entraînée par un moteur 158 à l'aide d'une courroie 159.
lies distributeurs 160 comportent des tiges de commande 161 et ils sont normalement fermés; lent- ouverture est provoquée par le refoulement des tiges 161 correspondantes. Chaque tige 161 est. actionnée par un levier 162 articulé en 163à un support 164 fixé sur la traverse supérieure 25. L'extrémité libre du levier 162 porte un galet 165 qui peut venir en contact avec la came 190 correspon dante. Du fluide sous pression, tel que de l'air comprimé, est fourni à la machine par un conduit, d'alimentation 166 sur lequel cer tains des distributeurs 160 sont branchés.
Chacun (les cylindres de commande com porte une lumière d'échappement et une lu mière d'admission, et le cylindre 100 com porte, à chacune clé ses extrémités, une lu mière d'admission et une lumière d'échappe ment, afin qu'il puisse fonctionner à double effet. Chaque lumière d'échappement est. re liée à l'utt (les distributeurs 160 et, dans ce cas, un côté du distributeur 160 est relié à la lumière d'échappement. (lu cylindre, alors que sort autre côté débouche à l'air libre par l'in termédiaire d'un robinet régulateur 168 (fig. 12), de préférence du type à pointeau ou à aiguille, à l'aide duquel on peut régler le débit avec précision.
Les distributeurs 160 qui sont branchés sur le conduit d'admission 166 sont reliés aux lumières d'admission des cylindres 58 et 100 par l'intermédiaire de robinets régulateurs 169 2) qui peuvent être du même type que les robinets 168.
La poulie 157 de l'arbre à cames 155 porte un ergot 171 qui peut venir en contact. avec un interrupteur limiteur 172 monté sur le bâti de la machine, afin que celle-ci puisse fonctionner suivant un cycle complet à la. suite d'une seule manoeuvre faite par l'opé rateur. Ce fonctionnement est obtenu à l'aide d'un circuit électrique approprié quelconque, tel, par exemple, que celui montré à la 6g.11, pour lequel une des lignes dIalimen- tation 174 est reliée par un fil 175 au moteur 158, alors que L'autre ligne 176 est connectée, par le fil 178, au contact 177 de l'interrup teur limitent- 1.72.
Le contact mobile de cet, interrupteur est relié à l'autre borne du mo teur par les fils 179 et 180 et à un contact 181 d'un relais dont la bobine 182 est reliée, par une extrémité, à la ligne 176, alors que son antre extrémité aboutit à un plot 183 d'un interrupteur 18-1 avec bouton-poussoir, placé en nu endroit. approprié de la machine. L'autre plot 185 de cet interrupteur est relié à l'autre ligne 174 par le fil 186. L'autre contact 187 du relais est connecté directement à la ligne 176.
Quand l'opérateur pousse sur le bouton 18.4, un circuit est formé qui passe par la bobine 182 du relais, ce qui attire l'armature 188 de celui-ci, afin qu'elle puisse relier les deux contacts 181, 187 du relais entre eux. On ferme ainsi le circuit. d'alimentation du moteur 158 par les contacts 181 et 187 du re lais et le fil 180, et le moteur entraîne ainsi la poulie 157 et l'arbre à. cames 155 pendant que l'ergot 171 écarte le bras basculant de l'interrupteur 172 et dépasse celui-ci pour permettre audit, bras de venir s'appliquer sur le contact 177, par l'action de son ressort de rappel.
A ce moment, on peut lâcher le pous soir 18.1, ce qui coupe l'excitation de la bobine 1_82 et ouvre les contacts 181 et 187; mais le moteur 158 continue à être alimenté et à tourner, car le courant est fourni au moteur 158 par le fil 178, l'interrupteur limiteur 172 et les fils 179 et 180. Quand l'arbre à cames 156 a fait un tour complet, l'ergot 171 vient à nouveau agir sur l'interrupteur limiteur 172 en écartant les contacts de celui-ci, ce qui interrompt le circuit d'alimentation du moteur.
Les cames 190 occupent des emplacements tels sur l'arbre 155 et leur longueur est elle- même telle que les différentes opérations de la machine puissent être effectuées successive ment et dans un ordre voulu et pendant des périodes de temps prédéterminées. La durée totale nécessaire à l'exécution des différentes opérations dépend quelque peu de la nature ou forme particulière des objets ou articles à mouler et cette durée est généralement de l'ordre de six secondes.
La machine est montrée à la fig. 1 dans la position de départ. Quand l'opérateur pousse sur le bouton de l'interrupteur 184, le relais 182 est excité, donnant ainsi lieu à l'alimen tation du, moteur 158, et lorsque l'arbre à cames 155 commence à tourner, certaines des cames 190 provoquent l'ouverture des distri buteurs 160 correspondants pour alimenter si multanément le cylindre 58 et le fond du cy lindre 100. Comme expliqué phis haut, l'effet de la pression dans le cylindre 58 donne lieu à la rotation de la broche 41 à l'aide du pla teau ëntr aineur 45.
Pendant que ces cylindres 58 et 100 sont ainsi alimentés, la lumière d'échappement de l'extrémité supérieure du cylindre 100 est ouverte et l'outil façonneur 110 s'abaisse vers le moule. Des tubes 199 et 200 aboutissent aizx hunières d'admission du cylindre 100, et des tubes 201 et 202 peuvent relier leurs lumières d'échappement à l'air libre par l'intermédiaire des robinets régula teurs ou de décharge 168.
Un tube d'échappement 201 est relié à un robinet de décharge 168 qui est réglé de ma nière que l'on obtienne une descente relative ment rapide de l'outil façonneur 1.10 depuis sa position relevée .(fig. 2) jusqu'à suie posi tion pour laquelle il est à peu près en contact avec la matière posée sur le moule. Quand l'outil a atteint cette position, le tube 200 est relié au conduit d'alimentation 166 par l'in termédiaire d'une soupape de détente ordi naire (non montrée).
De cette manière, une contre-pression est exercée sur le piston 101, de sorte que la partie restante de sa course se fait à une vitesse relativement faible. La vi tesse la plus avantageuse à laquelle l'outil se déplace pendant l'opération de moulage pro prement dite dépend de plusieurs facteurs, notamment de la nature de la matière à mou ler, de l'état dans lequel se trouve cette ma tière, ainsi que du contour, des dimensions et de la forme de la pièce à mouler. A l'aide d'un dispositif de commande, agencé comme décrit plus haut, on peut régler avec une très grande précision ce mouvement en deux phases de l'outil façonneur.
Quand le moulage est terminé, la lumière d'échappement de l'extrémité inférieure du cylindre 100 est reliée, par le tube 202, au robinet de décharge 168 correspondant. Ceci provoque une réduction sensible de la pres sion agissant sur la face inférieure du piston 7.01, la pression effective étant légèrement moindre que celle agissant sur la face supé rieure dudit piston, de sorte que le piston 101 commence à descendre lentement et que l'ou til 110 monte doucement en s'écartant de l'objet moulé. Ensuite, la communication entre le tube 199 et le conduit d'alimentation 166 est interrompue et le tube 201 cesse d'être relié à son robinet de décharge 168 et l'effet de la pression dans le tube 200 provo que une montée rapide de l'outil jusqu'à sa position haute.
A ce moment, la pression cesse d'agir dans le cylindre 58, et la lumière d'échappement de celui-ci est mise en commu nication avec l'air libre, ce qui interrompt l'entraînement de la broche 41 et provoque l'intervention du frein 60. Après avoir effec tué un tour complet, l'ergot 171 écarte les contacts de l'interrupteur limiteur 172 et la machine s'arrête.
On voit que l'agencement décrit plus haut simplifie fortement le travail de l'opérateur, puisque celui-ci doit seulement enlever le moule avec l'objet moulé qu'il contient et placer un nouveau moule, contenant. une masse informe de matière, sur la machine après avoir fait les réglages qui peuvent être nécessaires pour tenir compte du genre d'ob jets que l'on veut obtenir et. de la nature de l'argile utilisée. Par conséquent, l'opérateur ne doit pas être spécialisé dans l'art de l'éta lement de la matière ou du moulage au tour ou à calibre.
D'autre part., la machine permet d'obtenir un modelage uniforme de la matière et ces deux opérations (étalement. et. mou lage) peuvent être réglées avec précision dans chaque cas particulier, de sorte que le pro duit fini est au moins égal, si ce n'est meil leur que celui obtenu par un travail à la main. De plus, un opérateur permet d'obte nir une production notablement accrue.
La succession et les durées relatives des différen tes opérations sont. indiquées par le dia gramme angulaire de la fig. 10, dans laquelle le secteur .l correspond à la durée relative pendant laquelle l'outil est dans sa position relevée, le secteur B à. celle de la descente rapide de l'outil, le secteur<B>C</B> à celle de la descente lente de l'outil pendant l'opération de moulage, le secteur D à celle de l'arrêt de l'outil en contact avec la pièce à mouler et le secteur F, à celle du retour de l'outil à sa po sition initiale relevée.
On se rend compte qu'avec le dispositif distributeur tel que décrit ci-dessus, on peut modifier non seulement la vitesse du déplace ment de l'outil, mais également le réglage de cette vitesse en n'importe quel point du cy cle de mouvements de l'outil. L'opérateur peut rapidement et efficacement permettre à l'outil d'effectuer la moitié de sa course à une vitesse élevée et l'autre moitié à une vi tesse réduite. D'autre part, la variation des vitesses peut être telle que le passage du mouvement rapide au mouvement lent se fasse à peu près au tiers inférieur ou aux deux tiers inférieurs de la course totale de l'outil ou en tout. autre point voulu.
Ceci cons titue une caractéristique importante de l'in vention, car la distance sur laquelle l'outil se déplace avant de venir en contact. avec la ma tière contenue dans le moule varie, évidem- ment, avec la constitution du moule et avec la forme de l'objet à obtenir. Par exemple, si l'on veut mouler des plateaux, l'outil se dé place à une grande vitesse durant une partie très importante de sa course et le mouvement lent se fait seulement pendant une faible fraction de cette course. Par contre, si l'on veut mouler un bol profond, le déplacement de l'outil ne se fait à grande vitesse que pen dant une partie relativement réduite de sa course, alors que le mouvement correspondant à la profondeur du bol se fait. lentement.
Le réglage du temps pour ces différentes opé rations est, bien entendu, déterminé par l'ar bre 155 qui porte les cames 190 et qui est entraîné par un moteur. Par conséquent, l'introduction du fluide sous pression dans l'extrémité inférieure du cylindre a lieu à un moment déterminé et l'effet de la contre- pression réduite, exercée sur la face supé rieure du piston en vue de ralentir le mou vement de l'outil vers le bas, se fait égale ment à un moment déterminé, alors que les pressions sont prédéterminées et constantes. Quand l'opérateur décide de faire varier le moment où l'outil commence à se déplacer plus lentement, i1 peut le faire en réglant les robinets à pointeaux.
Par exemple, s'il désire que l'outil commence à avancer plus lente ment en un point plus voisin de l'extrémité de sa course vers le bas, l'opérateur peut. ouvrir davantage le robinet à pointeau placé entre le distributeur du fluide à pression élevée et le fond du cylindre. Il peut égale ment obtenir le même effet en laissant le ro binet à pointeau qui règle le débit du fluide à haute pression dans la position qu'il occupe et en ouvrant le robinet à pointeau intercalé dans le tube d'échappement partant de l'ex trémité supérieure du cylindre, ce qui signi fie qu'avec la même quantité d'air à la pres sion donnée et qui est admise dans le fond du cylindre, le piston pourra faire une course plus élevée.
L'opérateur dispose donc d'un moyen ra pide et efficace pour effectuer un réglage très précis du mouvement. de l'outil, ce qui signifie que l'opérateur peut reproduire exac- tement le travail à la main polir obtenir lui objet ou article de n'importe quel genre et en se servant d'une argile de n'importe quelle nature.
Pour le moulage au tour ou à calibre d'un objet obtenu à partir de certaines matières plastiques, plus particulièrement de l'argile, on a constaté qu'il est préférable d'effectuer le moulage à l'état humide et généralement le moulage se fait dans les meilleures condi tions quand on augmente la teneur en humi dité au-delà de celle que la matière contient normalement. Pour le moulage au tour usuel, cette humidité additionnelle est fournie par l'opérateur qui applique une éponge mouillée sur la matière pendant qu'il procède au mou lage et au façonnage.
Comme pour les a -Litres phases opératoires d'lui moulage de ce genre, les opérateurs deviennent plus ou moins habiles en ce qui concerne l'application de l'eau sur l'objet que l'on veut mouler. Toute fois, on se rend aisément compte que l'appli cation de l'humidité n'est pas réglée d'une manière exacte et que, en réalité, elle peut varier considérablement.
L'objet de la présente invention comprend également un moyen polir fournir de l'hiuni- dité additionnelle à l'objet au cours du mou lage, cette humidité étant fournie à un mo ment prédéterminé et en un endroit donné qui peut varier à mesure que le moulage pro gresse, l'humidité étant fournie en quantités prédéterminées et tous ces facteurs pouvant être exactement réglés.
Le bras pivotant 107 qui supporte l'outil porte un palier latéral 220 dans lequel est tourillonné un arbre 121, cet arbre se termi nant vers l'extrémité libre du bras 107, à proximité de l'outil 110, et vers l'arrière, au voisinage de l'axe de pivotement du bras 107, le déplacement axial dudit arbre 121 étant empêché par des manchons 122. Un bout de cornière 223 est monté, d'une manière régla ble, à l'aide de vis 224 sur l'arbre 121 et cette cornière peut venir en contact avec une butée réglable 225 montée sur un point fixe de la machine.
Un support 226 est fixé, d'une ma- nièce réglable, sur l'extrémité avant de l'ar bre 121, par exemple à l'aide des vis 227, et un conduit 228 est monté sur le support 226 et s'étend vers l'arrière en étant relié à un tube flexible 229. L'extrémité avant du con duit 228 s'étend légèrement au-delà de l'outil façonneur 110 et cette extrémité est taraudée polir pouvoir recevoir un bouchon fileté 230. Dans la paroi latérale de cette extrémité sont ménagés des trous 231 écartés les uns des autres dans le sens axial.
Plusieurs gicleurs 232 sont montés sur le conduit 228, ces gi cleurs étant vissés dans des manchons 233 en gagés sur le conduit 228 et l'orifice calibré de chaque gicleur communique avec une gorge annulaire interne 234 ménagée dans la face interne du manchon 233 correspondant. Il en résulte que les gicleurs peuvent être réglés angulairement sur le conduit 228 et qu'ils communiquent constamment avec l'intérieur de celui-ci.
Les manchons 233 sont séparés entre eux par des joints d'étanchéité 236 et sont empê chés de se déplacer axialement par un collier 237 fixé sur le conduit 228 par l'intermé diaire d'une vis de blocage 238. Les manchons 233 sont serrés fortement contre les joints 236 et sont maintenus dans la position qu'on leur a donnée à l'aide d'une rondelle 239 sur laquelle le bouchon fileté 230 prend appui.
On peut ainsi modifier l'emplacement des gi cleurs longitudinalement par rapport au bras 107 et chacun de ces gicleurs peut être réglé individuellement et angulairement par rap port au conduit 228, afin que les jets d'eau, sortant de ces gicleurs, puissent être dirigés vers les points désirés de la matière à mou ler. Les gicleurs sont réglés initialement, de manière que l'un d'entre eux projette de l'eau en un point voisin du centre de la matière reposant sur le moule. Un autre gicleur pro jette l'eau à une certaine distance du contour de la matière posée sur le moule et un troi sième émet un jet orienté vers un point inter médiaire.
Le débit des gicleurs est également com mandé par l'une des cames 190 à l'aide de laquelle du fluide sous pression, par exemple de l'air comprimé, peut agir, par l'intermé diaire du conduit 243, sur un diaphragme qui commande un distributeur 244 établi dans un conduit. d'amenée d'eau 245. L'effet de la pression dans le conduit 243 provoque l'ou verture du distributeur 244 et celui-ci débite dans le tube flexible 229 (fig. 1 et 3).
Si l'on veut mouler des objets plats, l'agencement de la came 190 qui commande le débit de l'eau est tel que l'eau soit fournie aux gicleurs un peu avant que l'outil vienne en contact avec la matière à mouler. Quand ce contact a lieu, une aile de la cornière 223 vient en contact avec la butée 225, ce qui provoque une rotation de l'arbre 121 autour de son axe et, par conséquent, un mouvement angulaire des gicleurs 232 autour dudit axe. Il en résulte que les jets liquides émanant de ces gicleurs se déplacent radialement vers l'extérieur le long de la matière au cours du moulage de celle-ci, la position finale desdits gicleurs étant indiquée par les lignes 247 à la fig. 6.
Quand il s'agit du moulage de pièces creuses, la came 190 qui contrôle le débit de l'eau est agencée de manière que l'on obtienne l'ouverture du distributeur 244 après que l'outil façonneur est descendu suffisamment. loin dans le moule<B>pour</B> que la matière soit établie plus ou moins sur la face interne de celui-ci, afin que les jets émanant des gicleurs soient orientés vers la matière et qu'une cer taine quantité d'humidité en excès soit appli quée directement sur la face interne du moule.
Pour un moulage au tour ou à calibre, il n'est pas possible de prédéterminer la quan tité de matière nécessaire à l'obtention d'un objet déterminé, et l'on est en présence d'un certain excédent de matière. En d'autres termes, la quantité de matière posée sur ou dans le moule, au poste de moulage, est tou jours plus ou moins en excès sur celle qui est effectivement nécessaire à la fabrication de la pièce à obtenir. Quand il s'agit d'objets plats, cet excès de matière s'accumule à la périphé rie de la pièce et est. enlevé par l'opérateur à l'aide d'une mince pièce métallique qu'il pose contre le bord de l'objet quand le mou lage est terminé.
Cette opération dure un certain temps et nécessite Lui effort. de la part de l'opérateur et celui-ci doit être très habile pour ne pas déformer ou abîmer le bord de l'objet. La présente invention comprend éga lement un dispositif racleur qui est fixé à l'outil façonneur et qui intervient automati quement pour enlever cette matière en excès.
Le dispositif en question est constitué par une lame 250 articulée, entre ses extrémités et en 251, à un support 252 en forme de fourche qui est monté sur un bras latéral 254 dont. une partie 255, repliée vers le haut, peut être fixée, d'une manière réglable, à. l'outil façonneur <B>110</B> à. l'aide de vis 256. Dans le bras 25-1 est, ménagée une fente allongée 257 propre à recevoir des vis de blocage 258 montées sur le support 252, de sorte que l'on peut ainsi régler la position longitudinale du dit support 252 par rapport au bras 254.
Le support 252 est prolongé vers l'arrière par un bras 259 traversé par une tige 260 dont l'extré mité inférieure est articulée en 261 à. la. lame 250. L'extrémité supérieure de la. tige 260 est. filetée et porte un écrou à oreilles 262 et un ressort de compression hélicoïdal 263 inter calé entre l'écrou 262 et la partie 259 du sup port 252. De cette manière, l'extrémité avant de la lame 250 est sollicitée élastiquement vers le bas. Une raclette 264 est fixée sur l'extrémité avant de la lame 250 par des vis 265 qui servent également à retenir une ner vure 266.
L'extrémité avant de la lame 250 porte, du côté où se trouve le centre du moule, un rebord 268, orienté vers le haut et dont l'extrémité avant est formée par un biseau 270.
Le dispositif tel que décrit ci-dessus est. monté sur l'outil façonneur 110 et sa position peut être réglée, par rapport à celui-ci, de manière que la raclette 26-1 vienne en con tact avec le bord supérieur périphérique du moule, alors que le biseau 270 vient en con tact avec le bord périphérique de la pièce en cours de moulage. Le contact. de la. raclette 264 avec la partie marginale du moule se fait sous la pression légère du ressort 263, de sorte que ladite raclette 264 peut suivre fa cilement la surface de la partie du moule avec laquelle elle est en contact sans qu'elle risque d'abîmer celle-ci.
La fonction de la nervure 266 est de diriger la matière en excès vers le haut et suivant un angle relativement prononcé, afin que cette matière soit projetée par-dessus la partie avant de la lame 250 en empêchant toute accumulation de matière sur celle-ci.
On a constaté que le dispositif racleur fonctionne d'une manière très efficace et per met de donner à l'objet un contour net et précis tout en enlevant la totalité de la ma tière en excès hors du moule. Il fonctionne d'une manière absolument automatique pen dant la dernière partie de l'opération de mou lage.
A la fig. 8, i1 s'agit du moulage d'un objet creux 290, cet objet étant destiné à former une cuvette par exemple. L'outil façonneur comporte dans ce cas et, par exemple, une partie auxiliaire 292 destinée à former un trou ou une ouverture 293 au centre du fond de la cuvette. Le moule 38 comprend, dans ce cas, un passage central 294 dans lequel la matière 295, découpée pour former le trou 293, est recueillie.
Cette opération laisse par fois subsister une frange de matière le long de la face interne du trou 293 à proximité de son extrémité inférieure, et des moyens sont prévus pour égaliser automatiquement ce bord inférieur. Lesdits moyens sont cons titués par un racleur 296 dont l'extrémité inférieure 297 est recourbée vers l'extérieur. Le racleur 296 est articulé, en un point inter médiaire 298, à l'outil façonneur 110.
L'extré mité supérieure du racleur est reliée à une tige de piston 300 dont le piston 301 travaille dans un cylindre 302 monté sur un. support 303 fixé à l'outil façonneur <B>110</B> par la vis 304. Le piston 301 est déplacé vers la droite de la fig. 11 par l'admission de l'air com primé amené par un conduit 305 et ce piston est ramené vers la gauche par im ressort de compression 306.
L'extrémité active 297 du racleur 296 pénètre dans le trou 293 de l'ob- jet en èours de moulage et se présente à la hauteur du bord inférieur dudit trou.
Quand le moulage est terminé, de l'air comprimé est admis dans le conduit 305 par un des distributeurs 160 commandé par l'une des cames 190. De cette manière, l'extrémité active 297 du racleur 296 vient en contact avec la paroi du trou 293 et comme le moule tourne, cette extrémité enlève efficacement toute frange ou matière en excès qui peut exister le long du bord inférieur du trou 293.
La matière découpée, qui se présente sous forme d'une pastille 295, tombe par le passage 294 ménagé dans le moule. L'amplitude du mouvement de l'extrémité active 297 du ra- cleur 296 vers la paroi du trou 293 peut être modifiée à l'aide d'une butée réglable 310 montée sur l'outil façonneur 110. Quand le raclage du bord inférieur du trou 293 est terminé, le distributeur 160 est fermé et le conduit 305 est relié à l'un des robinets d'échappement 168.
Comme déjà dit plus haut, on a montré à la fig.10, sous forme d'un diagramme angu laire, la succession des opérations A, B, <I>C, D,</I> E qui constituent un cycle complet de la ma chine et dont la durée totale est d'environ 6 secondes. Il est évident que les particula rités du cycle peuvent être modifiées quelque peu suivant les dimensions et la forme de l'objet à mouler, de la matière utilisée, etc.
L'expérience a montré que la machine fai sant l'objet de l'invention fonctionne d'une manière très efficace et permet d'obtenir un nombre de" pièces beaucoup plus grand par opérateur que lorsque celui-ci utilise le pro cédé manuel ou l'un quelconque des procédés mécaniques appliqués jusqu'ici. De plus, les objets et les pièces ainsi obtenus sont d'une qualité excellente.