Cette invention a pour objet un dispositif de fermeture pour bouteilles et récipients similaires, comprenant une enveloppe de forme générale tubulaire destinée à être fixée sur le goulot de la bouteille et dans laquelle sont logés une soupape coopérant avec- nn siège entourant un orifice pratiqué à la base de ladite enveloppe, et un flotteur maintenant ladite soupape sur son siège lors de tentatives de remplissage de la bouteille par immersion en position retournée.
Les dispositifs de fermeture de ce tvpe sont emploi tés dans le but d'empêcher le remplissage frauduleux de bouteilles d'origine, remplies avant la pose du dispositif de fermeture, sans pour autant gêner le versage. Ils sont généralement agencés de manière à empêcher le remplissage de la bouteille soit par gravité, soit sous pression ou dépression, pour toutes positions de la bouteille, et à empêcher l'écoulement du contenu de la bouteille si cette dernière est accidentellement renversée, tout en permettant le versage sans que le dispositif nécessite une intervention manuelle.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce que la soupape susmentionnée présente une jupe coopérant, en position fermée de la soupape, avec la paroi de l'orifice prévu à la base de l'enveloppe, de manière à former un logement annulaire étroit dans lequel du liquide est retenu par capillarité lorsque la bouteille est redressée après versage, ledit liquide ayant pour but de maintenir la soupape collée sur son siège, pour empêcher l'ouverture de cette dernière sous l'action de secousses imprimées à la bouteille lorsque celleci est en position normale, ladite jupe ayant, en outre, une longueur inférieure à la course de la soupape, afin de ne pas obstruer ledit orifice en position ouverte de la soupape.
L'enveloppe du dispositif présente, de pré férence, des saillies servant au guidage du flotteur, les surfaces de contact coopérantes du flotteur et desdites saillies étant exécutées en matériaux glissant facilement l'un sur ].'au-tre, par exemple des résines synthétiques résistant à l'attaque par l'alcool et ayant une densité inférieure à 1,10, telles que le polystyrène et le polyéthylène.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution et des variantes du dispositif de fermeture selon l'invention.
Fig. 1 est une coupe longitudinale du dispositif de fermeture monté sur une bouteille.
Fig. 2 est une coupe suivant la ligne 22 de la fig. 1.
Fig. 3 est une vue en plan, de dessous, du chapeau de protection du dispositif de la fig. 1.
ll'ig. 4 est une vue similaire à la fig. 1 montrant la position prise par les différentes pièces lorsque la bouteille est inclinée, le col tourné vers le bas.
Fig. 5 et 6 sont des coupes longitudinales de différentes variantes de flotteurs qui peuvent être employés dans le dispositif de fermeture de la fig. 1.
Dispositif de fermeture pour bouteille.
Fig. 7 est une coupe longitudinale d'une variante de la soupape.
Fig. 8 est une vue partielle, en coupe, d'une variante du chapeau de protection.
Fig. 9 est une coupe longitudinale d'une variante du dispositif de fermeture, montée sur une bouteille.
Fig. 10 est une vue en coupe suivant la ligne 10-10 de la fig. 9.
Fig. 11 est une vue partielle en coupe, à plus grande échelle, de la soupape sur son siège dans l'enveloppe.
Fig. 12 est une vue en élévation montrant comment flotte le flotteur du dispositif représenté à la fig. 9.
Le dispositif de fermeture représenté à la fig. 1 comprend une enveloppe cylindrique 10 qui peut être introduite dans le col 11 d'une bouteille. A son extrémité inférieure, l'enveloppe présente une ouverture 12 dont le bord est arrondi pour former un siège 13 de soupape. L'intérieur de l'enveloppe est muni de nervures de guindage 14 faisant saillie sur la paroi transversale de l'enveloppe dans laquelle est pratiquée l'ouverture 12. L'extrémité supérieure de l'enveloppe est formée par une collerette 15 qui repose par l'intermédiaire d'un joint 16 sur le col de la bouteille.
Une soupape 17 est disposée sur le siège 13 pour fermer l'orifice 12; cette soupape comprend une tête 18 munie d'une collerette l9 de plus grand diamètre que le siège 13, de fagon que ladite collerette surplombe le fond de l'enveloppe autour du siège. A son extrémité inférieure, cette tête est munie d'une jupe 20 passant à travers l'orifice 12 quand la soupape est fermée; la collerette est raccordée à la jupe par une surface conique 19a, qui s'applique sur le siège. La surface 19a de la soupape et le siège arrondi 13 bordant l'orifice 12 de l'enveloppe délimitent un espace annulaire dans lequel un film de liquide est retenu par capillarité sur ces surfaces.
La jupe de la soupape et la paroi de l'orifice 12, au-dessous du siège, forment aussi un espace annulaire qui retient un film de liquide par capillarité sur ces surfaces.
L'importance d'une telle forme de la soupape qui provoque la formation et la rétention de films liquides sera expliquée par la suite.
La jupe 20, de forme générale cylindrique, a une longueur inférieure à la. course de la soupape, afin de ne pas obstruer l'orifice 12 en position ouverte de la soupape (voir fig. 4).
La tête de la soupape est creuse et prolongée par une queue évidée 21 présentant un petit orifice 22 à soi extrémité supérieure.
La soupape est, de préférence, faite de fapon qu'elle flotte dans de l'alcool distillé ordinaire ou absolu. Pour obtenir cette flottabilité, la soupape peut être exécutée soit en polyéthylène qui a une densité d'environ 0,92, soit en un matériel ne flottant pas, mais alors elle est munie d'non disque perforé de liège 20a (fig. 7) placé à l'intérieur de la jupe et qui en assure la flottabilité.
Un flotteur 23 est posé sur l'extréniité supérieure de la queue de la soupape 21, la partie inférieure du flotteur formant une cavité 24 dans laquelle pénètre la queue de soupape 21. Le fond de la cavité 24 est muni d'une protubérance sphérique qui repose sur l'arête supérieure de l'orifice 22 de la queue de soupape, et ferme ledit orifice dans des conditions normales. La partie du flotteur formant cavité est prolongée pour former un support 25 entouré par une paroi circulaire ouverte du flotteur.
Gn poids 26, une bille de préférenee. appuie sur le bossage 25 et maintien normaliement le flotteur sur la soupape et cette dernière sur son siège. La partie inférieure de la bille se trouve encore dans la partie supérieure de l'enveloppe alors que la partie supérieure de la bille dépasse l'enveloppe et se trouve dans un couvercle 27. L'extrémité inférieure cylin- dorique du couvercle s'engage sur la collerette 15 de l'enveloppe et s'appuie sur le joint 16.
A. son extrémité supérieure, le couvercle présente un orifice 28 d'un diamètre plus petit que celui de son extrémité inférieure cylin- drique.
Un chapeau de protection 30 placé dans le couvercle recouvre la bille qui se trouve dans une partie évidée du chapeau formée par une paroi conique faisant un angle d'environ 30 avec l'axe longitudinal du dispositif. Le chapeau est muni de nervures extérieures 31 qui se terminent à leur extrémité inférieure par des pattes 32 qui font saillie sur la base du chapeau et qui sont destinées à s'appuyer sur le dessus de la collerette la de l'enveloppe, de façon que le chapeau de protection soit maintenu sans contact avec la bille 26 quand la bouteille est verticale. Les faces extérieures des nervures 31 s'étendent d'abord parallèlement. au manteau interne du couvercle, puis parallèlement à l'axe longitudinal du dispositif.
A son extrémité supérieure, le chapeau est muni d'unie tête 33; dans la fig. 1 cette tête est rapportée sur le corps du chapeau par l'entremise d'une queue 34 fixée dans un logement de l'extrémité supérieure du chapeau. lie diamètre extérieur de la partie supérieure des nervures 31 est plus petit que le diamètre intérieur du couvercle, alors que la tête 33 du chapeau que montre la fig. 1 est d'un dia mettre un peu plus grand que le diamètre intérieur du couvercle. Dans cette construction, la tête et le corps du chapeau sont assemblés à travers l'ouverture du couvercle. Quand le chapeau de protection repose sur la collerette 15 de l'enveloppe, le bord de la tête 33 se trouve très près du bord de l'ouverture du couvercle et la ferme presque, mais ne touche pas encore le bord.
Si un coup est donné sur
Je chapeau, le choc est transmis par le elia- pean de protection à la collerette de l'enveloppe et au col de la bouteille, sans qu'il parvienne à la soupape qui, de ce fait, ne peut pas être endommagée.
Le dispositif de fermeture est fixé au col de la bouteille de toute manière convenable; dans la forme d'exéeution représentée, une douille métallique 35 est sertie sur l'extrémité inférieure du couvercle dans une rainure prévue à cet effet. L'extrémité inférieure de la douille est glissée sur le col de la bouteille et maintenue sur celui-ci par une rainure repoussée 36 qui s'emboîte dans une gorge circulaire que présente le col de la bouteille.
bu dispositif tel que celui décrit ci-dessus résiste à toute tentative de remplissage au cours de laquelle on secoue la bouteille pour ouvrir la soupape,
car il se forme dans les espaces entre la surface conique 19a et la jupe 20 de la soupape et les surfaces de l'enveloppe qui leur sont opposées, au-dessus et au-dessous du siège, un film de liquide de cohésion suffisante pour maintenir la soupape sur son siège malgré les secousses. Si l'on essaie de remplir la bouteille en la tenant renversée, l'axe longitudinal de l'enveloppe étant incliné d'un angle inférieur à environ 30 par rapport à l'horizontale, la paroi conique du chapeau de protection 30 est encore inclinée vers la bouteille, la bille roule le long de ladite paroi inclinée et pousse le flotteur et la soupape de fanon à fermer cette dernière.
Si la bouteille est tenue renversée et que l'axe longitudinal de l'enveloppe est incliné à environ 30 , la génératrice inférieure du cône interne du chapeau de protection est horizontale, la bille s'éloigne du flotteur pendant le renversement et la soupape et le flotteur prennent la position que montre la fig. 4. Le liquide peut alors pénétrer par l'ouverture du couvercle, mais lorsqu'il atteint le niveau indiqué par la ligne A dans la fig. 4, le niveau du liquide atteint l'extrémité ouverte du flotteur et emprisonne de l'air dans l'espace 37.
L'air emprisonné augmente la flottabilité du flotteur à son extrémité proche de la soupape et du fait de cette différence de flottabilité des deux extrémités du flotteur, ce dernier flotte dans le liquide sous lm angle approchant celui de l'axe de l'enveloppe. A. mesure que le niveau du liquide monte, le flotteur se déplace en poussant la soupape vers son siège; du fait de la position inclinée du flotteur parallèlement aux nervures 14, le frottement n'est pas suffisant pour empêcher le flotteur de se déplacer dans l'enveloppe et de fermer la soupape. La fermeture de l'ou ouverture 12 se produit avant qu'une quantité appréciable de liquide ait pénétré dans la bouteille.
Si la bouteille est inclinée de facon que l'axe de l'enveloppe forme un angle de plus de 300 par rapport à l'horizontale, le frottement du flotteur sur les nervures est moindre encore que dans le cas précédent et la soupape poussée par le flotteur se déplacera lorsque le niveau montera dans le dispositif et fermera l'orifice.
La sensibilité et la sûreté de fonctionnement du dispositif de fermeture décrit peuvent être augmentées par un choix judicieux des matériaux formant les surfaces en contact de l'enveloppe et du flotteur. Ces deux derniers sont, de préférence, exécutés en matières synthétiques moulables de densité relativement faible, par exemple inférieure à 1,10, la matière choisie doit permettre un moulage précis et ne pas affecter ou être attaquée par les solutions alcooliques.
Le polystyrène est un matériel convenant pour la fabrication de l'enveloppe et du flotteur, mais il est possible que lorsqu'un flotteur lisse moulé en polystyrène est employé avec une enveloppe lisse, moulée elle aussi en polystyrène, le flotteur adhère aux nervures de guidage de l'enveloppe lorsque le liquide pénètre dans le dispositif lors d'une tentative de remplissage.
Cette adhérence du flotteur peut être suffisante pour empêcher la soupape de se fermer, tout au moins momentanément, et permettre ainsi à un peu de liquide de pénétrer lors d'une tentative de remplissage. Si un objet en polystyrène est trempé dans un solvant tel que dn méthyl éthylcétone et en est rapide- ment extrait, le solvant attaque la surface de l'objet et provoque de petites irrégxllarités qui permettent à un objet de polystyrène ainsi traité de glisser facilement sur un objet de polystyrène à surface lisse non traitée.
Ainsi, le dispositif peut être rendu très sensible en exécutant le flotteur et l'enveloppe en polystyrène et en traitant soit l'un, soit l'autre, pour lui donner une surface présentant de légères irrégularités. Il est clair que pour obtenir l'effet désiré, il est sans importance que ce soit la surface cylindrique du flotteur ou les nervures de l'enveloppe qui soient lisses.
D'autres matériaux possédant les qualités requises pour exécuter le flotteur et l'enveloppe sont le polystyrène et le polyéthylène.
Ces matériaux glissent sans frottement l'un sur l'autre, sans adhérer l un à l'autre et lorsqu'ils sont employés ensemble, il n'est pas indispensable de traiter le polystyrène comme décrit ci-dessus.
Du fait de la faible densité du polyétliy- lène, son emploi pour l'exécution de flotteurs augmente la flottabilité et simplifie la construction de ces derniers, car ils n'ont pas besoin d'être creux ou d'une forme permettant d'emprisonner de l'air. Il serait aussi possible d'empêcher l'adhérence du flotteur aux nervures de l'enveloppe en exécutant le flotteur en polystyrène recouvert d'une fine couche de polyéthylène sur les surfaces qui peuvent entrer en contact avec les nervures.
Cependant, l'emploi de deux matériaux pour la construction du flotteur compliquant la fabrication, il est préférable de faire le flotteur entièrement en polyéthylène. Lorsque le flotteur est exécuté en polyéthylène, il peut avoir la forme montrée à la fig. 5. Le flotteur selon cette variante est ouvert à son extrémité proche de la soupape et la bonne flottabilité de l'autre extrémité est obtenue en augmentant l'épaisseur du fond 38 du flotteur.
Pour permettre l'emploi de certains niaté- riaux présentant de bonnes propriétés du poilait de vue du glissement, mais de densité trop élevée, on peut donner au flotteur une forme creuse telle que celle du flotteur 39 de la fig. 6, de manière à obtenir une flottabilité suffisante. Le flotteur 39 est, en principe, identique au flotteur de la fig. 1, sauf que son extrémité supérieure est fermée par une plaque 40 et que le tourillon 41 qui prolonge le bossage du flotteur est de construction plus légère que le tourillon 25. Le flotteur 39 n'a pas de différence de flottabilité entre ses extrémités; de ce fait, il ne flotte pas dans ime position inclinée.
Lors d'une tentative de remplissage en tenant la bouteille comme l'indisque la fig. 4, le flotteur 39 aura un contact plus appuyé avec les nervures de l'enveloppe que le flotteur 23, par exemple. Cependant, le flotteur de la fig. 6 peut être employé si les matériaux, dont sont faits le flotteur et l'enveloppe dans laquelle il est placé, sont choisis en tenant compte des conditions déjà énoncées.
Le chapeau de protection 30 de la fig. 1 est exécuté en deux parties assemblées; ee mode de construction est indispensable si le diamètre de la tête 33 est plus grand que le diamètre intérieur du couvercle. On peut aussi construire la tête du chapeau de protection d'un diamètre qui lui permette de passer à travers l'ouverture du couvercle; dans ce eas, le chapeau peut être en une pièce, comme le chapeau 42 de la fig. 4; il peut aussi être construit avec une tête amovible 43 (fig. 8).
La variante du dispositif montrée à la fig. 9 comprend une enveloppe 44 qui peut être introduite dans le col d'une bouteille et qui est munie d'une collerette 45 qui repose par l'intermédiaire d'un joint 46 sur le col de la bouteille. L'enveloppe présente à son extrémité inférieure un orifice 47 bordé par une nervure circulaire arrondie 48. Plusieurs nervures cie guidage 49 s'étendent le long de la surface interne de l'enveloppe. L'orifice 47 est fermé par une soupape 50 qui possède une tête creuse munie à sa partie supérieure d'une collerette 51. A son extrémité inférieure, la soupape est munie d'une jupe cylindrique 52 reliée à la collerette de la sou- pape par une partie à surface extérieure sphérique 53.
Ladite jupe 52 a également une longueur inférieure à la course de la soupape. afin de ne pas obstruer l'orifice 47 en position ouverte de cette dernière. Quand la soupape ferme l'ouverture, la jupe passe à travers cette dernière et la surface sphérique s'appuie sur l'arrondi de la nervure annulaire 48. La tête est prolongée par une queue de soupape creuse 54 fermée à sa partie supérieure, à l'exception d'non petit orifice 55 à son extrémité supérieure.
Un flotteur 56 repose sur la soupape lorsque la bouteille est en position verticale; le flotteur présente une cavité au fond de laquelle est formée une protubérance 57 qui s'appuie sur la queue de la soupape et ferme l'orifice 55. La surface interne de la cavité du flotteur est munie de nervures 58 qui cen- trent la queue de soupape 54 ? de façon que la proftibérancc 57 ferme l'orifice 55. Le flotteur est fermé à son extrémité supérieure par un bouchon 59 muni d'un tourillon 60 qui est posé sur la paroi formant le fond de la cavité du flotteur. Le bouchon est d'une épaisseur notable et provoque une répartition du poids du flotteur telle que ce dernier flotte avec son axe incliné sur l'horizontale (fig. 12).
L'extrémité supérieure de l'enveloppe 44 est fermée par un couvercle 61 présentant une ouverture 62 à son sommet. Le couvercle s'emboite autour de la collerette 45 et s'appuie sur le joint 46; il est maintenu par une douille 63 qui est sertie dans le couvercle. L'extrémité inférieure de la douille s'emboîte sur le col de la bouteille; elle est refoulée dans une rainure circulaire 64 de l'extérieur du col de la bouteille.
Une bille 65 s'appuie sur l'extrémité supé- rieure du flotteur, la surface extérieure 59a du bouchon étant légèrement concave pour centrer la bille. Un chapeau do protection 66 est placé dans le couvercle au-dessus de la bille; sa partie inférieure est creuse et recou- vre la bille. La surface interne de cette cavité est colique, formant un angle d'environ 30 avec l'axe longitudinal du dispositif. Le eha- peau est muni à l'extérieur de nervures 67 et à son extrémité supérieure dune tête 68 qui est assemblée par un tourillon 68a à la partie supérieure du chapeau 66.
Dans l'exemple représenté, le chapeau est soutenu par le bord de la tête 68 qui s'appuie sur le chanfrein de l'ouverture supérieure du couvercle.
L'arête circulaire de la tête est munie de plu- sieurs eneoenes 69 par lesquelles l'air peut entrer dans le dispositif pour éviter que le chapeau soit maintenu en place, de faucon étanche, par le vide qui peut se produire dans la bouteille lors de changements de température.
L'extrémité inférieure 47 de l'enveloppe, autour du siège de la soupape 50, est construite de fa con à former des poches qui retiennent un film de liquide qui maintient la soupape sur son siège. Ainsi, la jupe 52 de la soupape est légèrement écartée de la paroi in- térieuro de l'ouverture, lorsque la soupape est fermée, et forme un espace annulaire entre
Les deux surfaces opposées de l'enveloppe et de la jupe de la soupape, dans lequel un film de liquide B est retenu par capillarité. De même, la partie sphérique de la soupape et le siège arrondi 48 de l'ouverture de l'enveloppe forment une poche dans laquelle un autre film de liquide C est retenu.
La cohésion des deux films de liquide est suffisamment grande par rapport au poids de la soupape pour que des secousses imprimées à la bouteille placée en position verticale, pour essayer de la remplir, ne parviennent pas à ouvrir la soupape.
Lorsqu'un essai de remplir la bouteille munie du dispositif de la fig. 9 est tenté, en inclinant la bouteille vers le bas, le dispositif réagit comme décrit précédemment en se référant à la forme d'exécution de la fig. 1 et empê ohe le liquide de pénétrer dans la bouteille. En effet, si la bouteille est moins inclinée qu'un certain angle critique, la bille roule sur la surface conique du chapeau de protection et pousse le flotteur et la soupape sur le siège de cette dernière.
Si la bouteille est tenue suffisamment inclinée pour que la bille n'ait pins tendance à rouler contre le flotteur et à fermer la soupape, le liquide pénètre dans le dispositif, le flotteur 56 flotte sur le liquide, son axe étant sensiblement parallèle à celui de l'enveloppe, et le frottement entre le flotteur et les nervures de l'enveloppe n'est pas assez grand pour empêcher le flotteur de s'élever dans l'enveloppe en poussant la soupape qui se ferme.
Pour obtenir une excellente sensibilité, il faut exécuter l'enveloppe 44 et le flotteur 56 en matériaux qui glissent facilement l'lm sur l'autre, comme expliqué ci-dessus. Si le flotteur est creux, il n'est pas nécessaire de le faire en un matériel qui flotte, mais si, par exemple, il est exécuté en polystyrène, il est préférable de faire les nervures de guidage en polyéthylène. Le flotteur et les nervures peuvent être faits en polystyrène, Si l'un des deux est traité pour être muni de petites irrégularités de surface, comme décrit ci-dessus.
Lorsqu'une bouteille munie du dispositif décrit est inclinée pour verser du liquide et qu'il n'y a pas de vide partiel dans la bou- teille du fait de changements de température, la bille pousse le chapeau à sa position extérieure (fig. 4) et le flotteur suit la bille. Gé- néralement, un peu de liquide reste pris dans l'espace formé par la cavité du flotteur et la queue de la soupape, et par l'adhérence du liquide sur ces surfaces et sa cohésion, le flotteur et la soupape se déplacent ensemble vers le bas. L'ouverture de la soupape est aussi rendue plus sûre par l'addition du poids du flotteur et il y a moins de ehanees que la soupape soit refermée sous l'action de l'air entrant dans la bouteille pendant l éeoule- ment du liquide.
L'effet de cohésion du film de liquide autour de la soupape qui maintient la soupape sur son siège est annulé dès que le liquide de la bouteille frappe la surface inférieure de la soupape. Si la bouteille est inclinée pour verser du liquide alors qu'il y a un vide partiel dans la bouteille, le flotteur s'écarte de la soupape et de l'air peut entrer dans la bouteille à travers l'orifice de l'extrémité de la queue de soupape. Le flotteur et la soupape sont alors séparés et pour ouvrir la soupape, il fant généralement redresser d'abord la bouteille et verser à nouveau.
Quand la bouteille est redressée, le flotteur appuie sur la soupape et le film cohésif entre la cavité du flotteur et la queue de la soupape se forme à nouveau. Lorsqu'on incline la bouteille à nouveau pour verser, le flotteur entraîne avec lui la soupape loin de son siège.
L ouverture de la soupape pour permettre de verser le liquide est facilitée, lorsqu il y a un vide partiel dans la bouteille, si le flotteur et la soupape sont exécutés en matériaux sur lesquels le liquide a une bonne adhérence.
Cette adhérence est aussi favorable lorsque la soupape est exécutée en un matériel qui flotte pour que, quand le liquide pénètre dans le dispositif lors dune tentative de remplissage, la soupape ne s'écarte pas du flotteur. ce qui pourrait permettre à du liquide de pénétrer dans la bouteille en passant par l'ori fice de l'extrémité de la queue de la soupape.
L'adhérence du liquide entre une surface de polystyrène et une surface de polyéthv- Diène est meilleure qu'entre deux surfaces de polyéthylène et, de ce fait, le fonctionnement du dispositif est meilleur, lors du versage, si le flotteur et la soupape sont exécutés res pectivement en polystyrène et polyéthylène.
Les meilleurs résultats sont obtenus avec un flotteur du type à extrémité ouverte de la fig. 1, parce qu'il est assez léger pour qu'il ne se sépare pas de la soupape, du fait de la cohésion du liquide entre eux, avant que l'an- gle d'inclinaison soit suffisant pour que la soupape quitte son siège.
Dans le dispositif représenté, l'enveloppe est munie de nervures qui guident les mouvements du flotteur et de la soupape dans l'enveloppe. Les diamètres du flotteur et de la soupape doivent être notablement plus petits que le diamètre de l'enveloppe pour permettre au liquide de s'écouler à côté de la soupape et du flotteur lorsqu'on verse la bouteille. A cause des différences dq diamètre de la soupape, du flotteur et de l'enveloppe, il est nécessaire d'avoir un guidage des parties mobiles pour être assuré que la soupape se ferme convenablement. Il est plus eommode de prévoir des nervures de guidage à l'intérieur de l'enveloppe, mais il est clair que ces nervures peuvent aussi être solidaires du flotteur.
Il n'est pas indispensable que le guidage soit assuré par des nervures, tout autre moyen ne gênant pas l'écoulement du liquide peut aussi être adopté.
Les dispositifs décrits et représentés sont formés d'un nombre de pièces restreint, dont la plupart peuvent être produites à peu de frais par moulage de matière plastique; ils sont faciles à assembler et se montent aisément sur une bouteille. Une fois montés, ces dispositifs sont d'apparence discrète et ne déparent pas la bouteille.