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" FERMETURE POUR RECIPIENT. "
L'invention concerne les dispositifs de fermeture pour bouteilles et récipients analogues ayant pour but d'em- pêcher de- lesremplir sans autorisation et plus particulière- ment un nouveau dispositif du type empêchant le remplissage, plus sensible et par suite plus efficace et d'un fonctionne- ment plus sur que les dispositifs analogues antérieurs. Le nouveau dispositif de fermeture non seulement empêche de remplir la bouteille dans laquelle il est disposé en faisant agir le vide, la pression, la pesanteur ou l'agitation, ou
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une combinaison de ces moyens, mais encore empêche complè- tement ou en partie le liquide de la bouteille de se répan- dre, si celle-ci est accidentellement heurtée latéralement.
Quoique ce dispositif ferme normalement l'extrémité de la bouteille d'une manière assez étanche pour empêcher les poussières et les insectes d'y pénétrer, le contenu de la bouteille contenant le dispositif de fermeture peut être versé librement sans avoir à régler antérieurement le dis- positif à la main. Il ne se compose que de quelques pièces, dont la plupart sont faciles à fabriquer et à bas prix en matières plastiques synthétiques par moulage et peut être facilement assemblé et monté dans la bouteille. Une fois monté, le dispositif de fermeture est invisible et n'afiecte pas défavorablement l'aspect de la bouteille.
Le dispositif de fermeture suivant l'invention consiste dans une enveloppe et un couvercle qui délimitent ensemble une chambre contenant une soupape, un flotteur, un poids et un bouchon mobile. L'enveloppe st le couvercle comportent des ouvertures à leurs extrémités opposées et lorsque la bouteille est debout, l'extrémité supérieure du bouchon ferme à peu près complètement l'ouverture du couver- cle et la soupape ferme l'ouverture de l'enveloppe. La soupape est maintenue en place sur un siège autour de l'ou- verture de l'enveloppe par le flotteur qui repose sur la sou- pape et pur le poids qui repose sur le flotteur.
Lorsqu'on ren- verse la bouteille pour verser le liquide, la soupape, le flot- teur et le poids s'éloignent de l'ouverture de l'enveloppe jusqu'à ce que le poids vienne en contact avec le bouchon et le pousse pour découvrir l'ouverture du couvercle et ces pièces continuent leur mouvement jusqu'à ce que le bouchon rencontre une partie du couvercle ot soit arrêté par elle.
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Si on cherche à remplir la bouteille debout en l'a- gitant, le dispositif de fermeture s'y oppose, parce que la soupape est maintenue sur son siège par les couches minces de liquide qui adhèrent à la soupape et à l'enveloppe et ne peuvent pas être facilement détachées. Si on renverse la bou- teille pendant qu'on cherche à la remplir, deux cas peuvent se présenter suivant l'angle d'inclinaison du goulot de la bouteille. Si le goulot de la bouteille est maintenu incliné suivant un angle inférieur à une valeur critique, qui peut être de 30 par rapport à l'horizontale, le poids repose sur la surface inclinée du bouchon et est ainsi poussé par l'ac- tion de la pesanteur contre le flotteur et par l'intermédiaire de ce flotteur maintient la soupape sur son siège.
Si l'in- clinaison de la bouteille est plus forte que son angle criti- que par rapport à l'horizontale, et si le liquide pénètre dans le dispositif de fermeture, la force ascensionnelle du flotteur et de la soupape dans le liquide les rapproche en- semble du siège de la soupape qui ferme l'ouverture de l'en- veloppe avant qu'une quantité appréciable de liquide ait pu pénétrer dans la bouteille.
La sensibilité du nouveau dispositif de fermeture lui permettant de s'opposer aux tentatives de remplissage est réalisée en fabriquant l'enveloppe et le flotteur avec des matériaux spécialement choisis, en employant un flotteur d'une nouvelle forme de construction et en donnant une forme appropriée au bouchon. Lorsque les matériaux de construction de l'enveloppe et du flotteur sont choisis d'une manière ap- propriée, le flotteur monte librement et sans rester collé à l'intérieur de l'enveloppe lorsque la bouteille est en position renversée inclinée et que le liquide pénètre dans le dispositif de fermeture pendant qu'on cherche à la remplir.
Cette liberté de mouvement du flotteur est facilitée enlui
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donnant une forme lui permettant de flotter dans le liquide dans une position où son axe longitudinal est incliné par rap- port à l'horizontale, c'est-à-dire que la poussée du liquide est plus forte sur son extrémité voisine de la soupape que sur l'autre.
Cette différence entre les poussées verticales aux deux extrémités au flot-,-tour peut être obtenue en ré- partissant son poids d'une manière appropriée ou en lui don- nant une forme creuse et ouverte à son extrémité supérieure, de façon à emprisonner de l'air dans l'extrémité fermée du flotteur par le liquide qui y pénètre, la forme de construc- tion avec extrémité ouverte étant choisie de préférence parce qu'elle est plus facile à fabriquer.
La soupape peut aussi flotter de préférence et on la constitue par une matière flottante ou par une combinaison de matériaux dont l'un est flottant. De préférence la soupape et le flotteur sont construits de la manière décrite dans le brevet américain n 2 278 924 qui permet de compenser facilement les dépressions éventuelles résultant dans la bouteille de variations de température.
L'invention est facile à comprendre d'après la description détaillée qui en est donnée ci-après avec le dessin ci-joint à l'appui sur lequel : la fig. 1 est une coupe longitudinale d'une forme de réalisation du nouveau dispositif de fermeture monté dans une bouteille, la fig. 2 est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la f ig. 1, la fig. 3 est une vue en plan par dessous du bouchon du dispositif de fermeture de la fige l, la fige 4 est une vue semblable à la fige 1 et représente les pièces dans la position qu'elles occupent lorsque la bouteille est en position renversée inclinée,
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les fig. 5 et 6 sont des coupes longitudinales de variantes du flotteur pouvant être employées dans le disposi- tif de fermeture de la fig. 1, la fig.
7 est une coupe longitudinale d'une variante de la soupape, la fig. 8 est une coupe longitudinale partielle d'une variante du bouchon, la fig. 9 est une coupe longitudinale d'une autre forme de dispositif de fermeture monté dans une bouteille, la fig. 10 est une coupe transversale suivant la ligne 10-10 de la fig. 9, la fig. 11 est une coupe longitudinale partielle à plus grande échelle de la soupape sur son siège de l'envelop- pe et la fig. 12 est une élévation indiquant de quelle manière le flotteur du dispositif de fermeture de la fig. 9 flotte sur le liquide.
Le dispositif de fermeture de la fig. 1 comporte une enveloppe de forme générale cylindrique 10, qui peut être introduit dans le goulot d'une bouteille 11. L'enveloppe 10 est percée à son extrémité inférieure d'une ouverture 12, dont le bord supérieur est arrondi de façon à former un siège de soupape 13 entourant l'ouverture. La surface inté- rieure de l'enveloppe comporte des saillies de guidage qui peuvent avoir la forme de nervures espacées 14 dirigées vers le haut à partir du siège. L'enveloppe comporte à son extré- mité supériebre un rebord périphérique 15 qui repose sur une garniture 16 sur l'extrémité du goulot de la bouteille.
Une soupape 17 coopère avec le siège 13 de façon à fermer l'ouverture 12 et comporte une tête 18 avec rebord 19 de plus grand diamètre que la partie supérieure du siège,
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de sorte que le rebord passe par dessus la paroi de l'ex- trémitó de l'enveloppe voisine du siège. La tête comporte à son extrémité inférieure une cuvette renversée 20 qui pénètre dans l'ouverture 12, lorsque la soupape repose sur son siège et la soupape comporte entre le rebord et l'extrémité supé- rieure de la cuvette une surface conique 19a qui est en contact avec le siège.
La surface 19a de la soupape etla .-surface courbe de l'enveloppe à l'extrémité supérieure de l'ouverture 12 délimitent un espace annulaire dans lequel une couche mince de liquide est retenue par adhérence sur ces surfaces. Les surfaces opposées de la cuvette et la paroi de l'ouverture 12 au-dessous du siège délimitent un es- pace annulaire étroit dans lequel une autre couche mince de liquide est retenue par adhérence sur ces surfaces. L'impor- tance de la forme donnée à la soupape de façon à former ces espaces annulaires, dans lesquels des couches minces de liqui- de sont retenues sera expliquée plus loin.
La tête de la soupape est creuse et une tige tubulaire 21 se dirige vers le haut à partir de la partie supérieure de la tête et est percée d'un petit trou 22 à son extrémité supérieure. La soupape est construite de pré- férence de façon à flotter dans les alcools à 100 degrés et inférieurs. Pour lui faire acquérir cette force ascensionnel- le, elle peut être en polyéthylène, dont la densité est d'en- viron 0,92, ou en une matière non flottante et rendue flottan- te en introduisant dans la cuvette un disque perloré 20a en liège.
Un flotteur 23 repose sur l'extrémité supérieure de la tige 21 de la soupape, et l'extrémité inférieure du flotteur a une forme rentrante de façon à former une cavité 24 dans laquelle pénètre la tige 21. La partie supérieure de la cavité comporte une saillie arrondie qui repose sur le
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bord supérieur de l'ouverture 22 de la tige de la soupape de façon à fermer cette ouverture dans les conditions normales.
L'extrémité supérieure de la portion rentrante du flotteur se prolonge vers le haut au point 25 de façon à former un siège et l'extrémité supérieure du flotteur est ouverte au- tour du siège.
Un poids 26, de préférence une bille, repose sur le siège 25 et maintient normalement le flotteur en con- tact avec la soupape et la soupape sur son siège. La portion inférieure de la bille se trouve dans l'extrémité supérieure de l'enveloppe et la portion supérieure de la bille est située au-delà de l'enveloppe et à l'intérieur d'un couvercle 27.
L'extrémité inférieure du couvercle s'emboîte sur le rebord 15 de l'enveloppe et repose sur la garniture 16. Le couvercle comporte à son extrémité supérieure, un orifice de versement 28 de plus petit diamètre que son extrémité inférieure et les parois intérieures 29 du couvercle sont inclinées en de- dans et vers le haut dans la direction de l'orifice.
Un bouchon 30 situé dans le couvercle se trouve au- dessus de la bille, qui est logée dans unévidement de l'ex- trémité inférieure du bouchon, délimité par une paroi conique faisant un angle d'environ 30 par rapport à la verticale.
Le bouchon comporte des nervures verticales extérieures 31 qui se terminent à leurs extrémités inférieures par des pattes 32 dirigées vers le bas au-dessous du plan de la par- tie inférieure du bouchon et reposant sur la partie supé- rieure du rebord 15 de l'enveloppe, de façon à maintenir le bouchon hors de contact avec la bille, lorsque la bouteille est debout.
Les faces extérieures des nervures 31 sont pa- rallèles à la paroi intérieure inclinée du couvercle entre les extrémités inférieures des nervures et le plan de la partie supérieure de la paroi inclinée et au-dessus de ce
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plan les faces extérieures des nervures sont verticales. Le bouchon comporte à son extrémité supérieure une tête de plus grand diamètre 33 qui, sur la fil, l, est constituée par une pièce séparée du reste du bouchon et comporte une tige 34 qui se loge dans l'extrémité supérieure de la portion prin- cipale du bouchon et y est fixée dans sa position.
Le diamètre des extrémités supérieures des nervures 31 est inférieur au diamètre minimum interne du couvercle, tandis que le diamètre de la tête du bouchon, fig. l, est un peu plus grand que le diamètre intérieur minimum du couvercle. Dans cesconditions on assemble la tête et la portion principale du bouchon en 'passant par l'ouverture du couvercle. Lorsque le bouchon repose sur le rebord 15 de l'enveloppe,le bord de la tête 33 est voisin de la paroi de l'ouverture du couvercle et ferme sensiblement cette ouverture, mais n'est pas en contact avec le couvercle. Si le bouchon reçoit un choc, ce choc est transmis par l'intermédiaire du bouchon au rebord de l'enve- loppe et au goulot de la bouteille et la soupape ne reçoit aucun effort susceptible de 1'endommager.
Le dispositif de fermeture est fixé sur le goulot de la poutsille d'une manière quelconque appropriée et dans la forme de construction représentée on fait passer une virole métallique 35 sur l'extrémité inférieure du couvercle et on l'y fixe enfaisant rentrer son extrémité supérieure dans une rainure périphérique du couvercle. Puis on fait glisser l'extrémité inférieure de la virole sur l'extrémité du goulot de la bouteille et on la maintient en place en refoulant un bourrelet 36 dans une rainure périphérique de l'extérieur du goulot de la bouteille.
Le dispositif de fermeture de la forme de cons- truction décrite ci-dessus, s'oppose au remplissage par un moyen quelconque consistant à agiter la soupape pour la déta- cher de son siège parce que les couches minces de liquide
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qui se trouvent dans les espaces délimités d'une part par la surface conique 19a et la surface de la cuvette 20 de la soupape et, d' autre part par les surfaces opposées de l'en- veloppe au-dessus et au-dessous du siège adhèrent aux surfaces délimitant ces espaces et que la cohésion du liquide est suffisante pour maintenir la soupape sur son siège malgré l'agitation.
Si on cherche à remplir la pouteille en la ren- versant et en amenant l'axe longitudinal de 'enveloppe dans une position faisant un angel de moins de 30 environ par rapport à l'norizontale, la surface inclinée du bouchon se dirige vers le bas à partir de l'extrémité ouverte du couver- cle et la bille croule sur la surface inclinée du bouchon et pousse le flotteur et la soupape de façon à amener la soupape sur son siège. Si l'on maintient la soupape renversée, l'angle de l'enveloppe faisant un angle d'environ 30 par rapport à l'horizontale, et la surface intérieure du bouchon étant Horizontale, la bille s'est éloignée de l'enveloppe pendant le mouvement de renversement et le flotteur et la soupape sont venus avec elle dans la position de la fige 4.
Le liquide peut alors être introduit par l'ouverture du couvercle et lorsqu'il atteint le niveau indiqué par la ligne A de la fig. 4, il ferme l'extrémité ouverte du flotteur et emprisonne de l'air dans l'espace 37. Cet air empri- sonné rend le flotteur plus léger à son extrémité voisine de la soupape qu'à.son autre extrémité et, en raison de cette différence de poussée verticale, le flotteur flotte sur le liquide, son axe longitudinal faisant un angle'à peu près égal à l'angle d'inclinaison de l'axe de l'enveloppe.
Lorsque le niveau du liquide monte, le flotteur monte égale- ment en faisant avancer la soupape avec lui vers son siège et en raison de la position inclinée du flotteur et des ner-
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vures 14, le frottement du flotteur sur les nervures est insuffisant pour l'empêcher de se déplacer dans l'enveloppe et amener la soupape sur son siege. L' ouverture 12 est fermée par la soupape avant qu'une quantité appréciable de liquide ait pénétré dans la bouteille.
Si la bouteille est maintenue renversée, l'axe de l'enveloppe faisant un angle par rapport à l'horizontale sensiblement plus ;rand que 30 , le frottement du flotteur sur les nervures est plus faible que dans le cas procèdent et comme précédemment, le flotteur se déplace avec la soupape pour l'amener sur son siège pen- dant que le niveau du liquide monte dans le dispositif de fermeture.
La sensibilité et la sure-ce du fonccionnement du nouveau dispositif de fermeture peuvent être augmentées en choisissant d'une manière appropriée les matériaux qui constituent les surfaces opposées de l'enveloppe et du flotteur..
L'enveloppe et le flotteur sont de préférence en une matière synthétique pouvant être moulée, de densité relativement faible, par exemple inférieure à 1,10, et les matériaux choisis doivent permettre de mouler les pièces avec précision et d'être insensibles à l'action des solutions alcooliques et de n'exercer aucune action sur elles. Le polystyrène con- vient à la fabrication de l'enveloppe et du flotteur, mais ,si on emploie un flotteur moulé en polystyrène et lisse avec une enveloppe lisse en polystyrène, le flotteur peut res- ter éventuellement collé sur .Les nervures de guidage de l'en- veloppe pendant du'il monte avec le liquide pénétrant dans le dispositif de fermeture au moment où on cherche à remplir la bouteille.
Ce collage du flotteur peut être suffisant pour empêcner la soupape de venir sur son siege, au moins temperairement, en permettant ainsi à une quantité de liquide plus forte de pénétrer dans la bouteille que si le flotteur
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n'était pas resté collé. Si on plonge une piece en polystyrè- ne dans uu solvant tel que le méthyléthyl cétone, et si on l'en retire rapidement, le solvant attaque la surface exté- rieure de la piece et y fait apparaître de faibles irrégula- rités superficielles, de sorte que la piece en polystyrène .. traitée glisse facilement sur une piece en polystyrène à surface lisse non traitée.
En conséquence, le fonctionnement du dispositif de fermeture peut être rendu extrêmement sen- siole en faoriquant l'enveloppe et le flotteur en polystyrène et en traitant ensuite l'enveloppe ou le flotteur pour faire apparaître à sa surface de faibles irrégularités. Il est; évideut que, pour arriver au résultat voulu, il est sans importance que la surface cylindrique du flotteur soit trai- tée et que les surfaces des nervures de l'enveloppe restent lisses, ou inversement.
Une autre combinaison de matériaux possédant des caractéristiques permettant de les employer avec succès à la fabrication du flotteur et de l'enveloppe consiste dans le polystyrène e.t le polyéthylene. Ces matériaux glissent faci- lement l'un sur l'autre sans se coller et lorsqu'on les emploie en combinaison, il est inutile de traiter le polys- tyrène de la manière décrite ci-dess us, quoique ce traitement ne soit pas nuisible.
En raison de sa faible densité, le polyéthylène utilisé à la fabrication du flotteur augmente sa force as- censionnelle et rend sa forme plus simple, étant donné qu'il n'a pas besoin d'être construit sous forme de chambre fermée, ni de façon à emprisonner de l'air. Il est possible d'empêcher le flotteur de rester collé sur les nervures de l'enveloppe en fabriquant le flotteur en polystyrène et en appliquant une couche mince de polyéthylène sur sa surface
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qui se trouve en face des nervures. Cependant en employant deux matériaux pour constituer le flotteur, on complique sa fabrication et par suite il vaut mieux fabriquer le flotteur exclusivement en polyéthylène.
Lorsque le flotteur est en polyéthylène, on peut lui donner la forme de la fig. 5. Ce flotteur est ouvert à l'extrémité du côté de la soupape et la diminution de force ascensionnelle à l'extrémité du flotteur du côté opposé à la soupape est obtenue en augmentant l'épaisseur (le la paroi de son extrémité fermée 8.
Si on emploie pour fabriquer le flotteur et l'en- veloppe des matériaux qui glissent facilement l'un sur l'au- tre, le flotteur peut avoir la f orme d' une chambre fermée et le flotteur 39 de la fig. 6 estainsi construit. Le flot- teur 39 est d'une manière générale semblable à ce lui de la fig. l, sauf que son extrémité supérieure est fermée par une plaque 40 et la tige 41 qui part de l'extrémité rentrante du flotteur est plus légère que la tige 2. La force ascen- sionuelle du flotteur .22 est la même aux deux extrémités et par suite lorsqu' il flotte son axe longitudinal nefait pas d'angle avec 1'horizontale.
Lorsqu'on cherche à remplir la bouteille dans la position de la fig. 4, le .frottement du ïlotteur 39 sur les nervures de l'enveloppe est plus fort que celui du flotteur 23 par exemple. Cependant on peut se servir du flotteur de la fig. 6, à condition @e choisir les matériaux qui servent à fabriquer le flotteur et .L'enveloppe de la manière indiquée ci-dessus.
Le bouchon 30 de la fige 1 est en deux pièces fixées l'une sur l'autre et cette forme de construction en deux pièces est nécessaire si le diamètre de la tête 33 est plus ¯;rand que le diamètre intérieur minimum du couvercle. Si on le désire, la tête du bouchon peut avoir un diamètre lui
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permettant de passer par l'ouverture du couvercle et dans ce cas, le bouchon peut être en une seule pièce comme l'indi- que à titre d'exemple le bouchon 4-2'de la fig. 4, ou compor- ter une tête amovible 43, comme l'indique la fig. 8.
La variante du dispositif de fermeture de la fig.9 consiste dans une enveloppe 44 qui peut être introduite dans le goulot d'une bouteille et qui comporte un rebord 45 posé sur une garniture 46 qui repose sur l'extrémité du goulot de la bouteille. L'enveloppe est percée d'une ouverture à son extrémité inférieure 47 et comporte une nervure 48 en forme de bourrelet demi-rond entourant l'ouverture. Plusieurs saillies de guidage en forme de nervures espacées 49 partent de l'extrémité inférieure de l'enveloppe et sont disposées de bas en haut le long de sa paroi intérieure.
L'ouverture est fermée normalement par une soupape 50 à tête creuse comportant à sa partie supérieure un rebord 51, Une cuvette cylindrique renversée 52 part de l'extrémité inférieure de la tête, qui comporte une surface sphérique 53 entre le re- bord et l'extrémité supérieure de la cuvette. Lorsque la sou- pape est en position de fermeture de l'ouverture, la cuvette passe à travers cette ouverture et la surface sphérique repose sur la surface arrondie de la nervure 48. Une tige tu- bulaire 54 se dirige vers le haut à partir de la tête et l'extrémité supérieure de 'la tige est fermée à part un petit trou 55 qui y est percé.
Un flotteur 56 repose sur la soupape lorsque la bouteille est debout, et comporte une extrémité inférieure rentrante avec à sa partie supérieure un prolongement 57 qui repose sur la tige et ferme le trou 55. La surface inté- rieure de la cavité rentrante comporte des nervures 58, qui ont tendance à centrer l'extrémité de la tige 54, de sorte
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que le prolongement 57 ferme le trou 55. Le flotteur est fermé à son extrémité supéricure par un bouchon qui comporte un prolongement 60 par.tant de sa surface Inférieure et venant en contact avec supérieure intérieure de la portion rentrante du. flotteur.
Le bouchon est assez é- pais et répartit le poids du flotteur, de façon à le faire flotter sur le liquide dans une position dans laquelle son axe longitudinal est incline par rapport à l'horizontale, comme l'indique la fig.12.
L'extrémité supérieure de l'enveloppe 44 est fermée par un couvercle 61 percé d'une ouverture 62 à sa partie supérieure. Le couvercle s'emboîte sur le rebord 45, de façon à reposer sur la garniture 46 et est maintenu en place par une virole 63, dont l'extrémité supérieure ce).être dans une rainure périphérique du couvercle. La virole passe à son extrémité intérieure sur l'extrémité du goulot de la bouteille et est refoulée dans une rainure 64 de la surface extérieure du goulot de la bouteille.
Un poids 65 en forme de bille repose sur l'extré- mité supérie ure du flotteur dont l'extrémité extérieure 59a a une forme légèrement concave, de façon à centrer la bille.
Un bouchon 66 est disposé dans le couvercle au-dessus de la bille et comporte une extrémité inférieure creuse dans la- quelle se loge la bille. La surface intérieure de l'extrémité inférieure du bouchon est conique et fait un angle d'environ 30 par rapport à la verticale. Le bouchon comporte des ner- vures verticales extérieures 67 et à son extrémité supérieure une tête 68 avec tige 68a logée dans un évidement de la partie supérieure du bouchon.
Dans cette forme de construc- tion, le bouchon est supporté par le bord de sa tête en contact av..c la surface intérieure évasée de l'extrémité supérieure de l'ouverture du couvercle et pour empêcher le
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bouchon de s'appliquer fortement dans sa position, sous l'ef- fet de dépressions résultant dans la bouteille dès variations de température, le bord de la tête comporte plusieurs encoche.s 69 par lesquelles l'air peut entrer dans le disposi- tif de fermeture.
La forme de l'extrémité inférieure 47 de l'enve- loppe voisine de l'ouverture et de la soupape 50 est choisie de façon à former des espaces retenant des couches minces de liquide, qui ont tendance à maintenir la soupape sur son siège. La cuvette 52 de la soupape se trouve donc à une légère distance de la paroi intérieure de l'ouverture lorsque la soupape est sur son siège et l'espace annulaire entre les surfaces opposées de la paroi de l'enveloppe et de la cuvette forme un intervalle dans lequel une couche mince de liquide B est retenue à cause de son adhérence sur ces surfaces. De même, la surface courbe 53 de la soupape et la partie supé- rieure arrondie de la nervure 48 de l'enveloppe délimitent un espace dans lequel une autre couche mince de liquide C est retenue par son adhérence sur ces surfaces.
La cohésion des deux couches minces par rapport au poids de la soupape est suffisante pour que ces couches empêchent la soupape de quitter son siège lorsque la bouteille est debout et qu'on cherche à la remplir en l'agitant.
Si on cherche à remplir la bouteille contenant le dispositif de fermeture de la fig. 9 en la tenant en position renversée inclinée, les éléments du dispositif de fermeture fonctionnent de la manière décrite précédemment et empêchent le liquide de pénétrer dans la bouteille. Si l'axe de la bouteille est maintenu dans une position dans laquelle il fait un angle inférieur à un angle critique par rapport à l'horizontale, la bille roule en descendant sur la surface intérieure du bouchon et provoque le mouvement du flotteur et de la soupape amenant la soupape sur son siège.
Si la
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bouteille est maintenue dans une position angulaire dans laquelle la bille n'a pas tandance à rouler, et à amener la soupape sur son sièe @ dans laquelle le liquide monte dans le dispositifde fermeture, le flotteur 56 flotte sur le liquide dans une posibion où son axe est sensiblement parallè- le à l'axe de l'enveloppeet le frottement créé entre le flotteur et les nervures est assez faible pour ne pas empê- cher le flotteur d'avancer dans l'enveloppe et d'amener avec lui la soupape sur son siège.
Pour que le dispositif soit extrême ment sensible, il convient de fabriquer l'enveloppe 44 et le flotteur 56 avec une combinaison de matériaux qui glissent facilement l'un sur l'autre, ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus. Etant donné que le flotteur est un corps creux fermé, il n'est pas nécessaire qu'il soit en une matière possédant une force ascensionnelle, mais si le flotteur est en polystyrène, par exemple, il est avantageux que les nervures soient en poly- éthylène. Le flotteur et les nervures pouvent être en polys- tyrène à condition de traiter le flotteur ou les nervures de façon à faire apparaitre à leur surface de faibles irré- gularités ainsi qu'il a été décrit ci-dessus.
Lorsqu'on incline en position de versement une bou- teille contenant le nouveau dispositif de fermeture sous une quelconque des formes décrites ci-dessus, lorsqu'il n'existe pas de dépression dans la bouteille résultant des variations de température, la bille pousse immédiatement le bouchon dans sa position extérieure de la fige 4 et -le flot- teur suit le mouvement de la bille. Une faible quantité de liquide est généralement emprisonnée dans l'espace situé entre la surface de l'extrémité rentrante du flotteur et la surface extérieure de la tige de la soupape et en raison de
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l'adhérence du liquide sur ces surfaces et de sa cohésion, le flotteur et la soupape .descendent ensemble.
On a ainsi d'autant plus la certitude que la soupape quitte son siège que le poids du flotteur agit sur elle et la soupape est moins susceptible de revenir sur son siège sous l'action de l'air pénétrant dans la bouteille pendant qu'on verse le liquide. L'effet de cohésion exercé par la couche mince de liquide au-dessous de la soupape qui tend à la maintenir sur son s.iège, disparait dès que le liquide de la bouteille ren- contre la surface inférieure de la soupape. Si on incline la bouteille en position de versement, lorsqu'il existe un vide partiel dans la bouteille, le flotteur s'éloigne de la soupape et l'air pénètre dans la bouteille par le trou de l'extrémité de la tige de la soupape.
Le flotteur et la sou- pape sont alors séparés l'un de l'autre et pour soulever la soupape de son siège, il est généralement nécessaire de redresser la bouteille et de l'incliner de nouveau. Lors- qu'on redresse la bouteille, le flotteur se rapproche de la soupape et la couche mince de cohésion entre l'extrémité entrante du flotteur et la tige de la soupape se rétablit.
Lorsqu'on incline de nouveau la bouteille en position dever- sement le flotteur entraine la soupape avec lui en l'éloi- gnant de son siège.
On facilite le soulèvement de la soupape de son siège, pour permettre de verser le liquide, lorsqu'un vide partiel existe dans la bouteille, en fabriquant le flotteur et la soupape avec des matériaux auxquels le liquide adhère d'une manière satisfaisante. De même cette adhérence est avantageuse si la soupape est en une matière possédant une force ascensionnelle pour empêcher la soupape de s'éloigner du flotteur lorsque le liquide monte' dans le dispositif de .fermeture pendant qu'on cherche à remplir la bouteille, et
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pour permettre au liquide de pénétrer dans la bouteille par le trou de l'extrémité de la tige de la soupape.
L'adhérence du liquide entre une surface en polys- tyrène et une surface en polyéthylène est meilleure qu'entre deux surfaces de polyéthyléne et par conséquent, le liquide est plus facile à verser lorsque le flotteur et la soupape sont respectivement en polystyrène et en polyéthylène. Les meilleurs résultuts sont obtenus lorsque le flotteur est du typeà extrémité creuse de la fig. 1, étant donné que ce flotteur est asrez léger pour ne pas se séparer de la soupape avant que l'inclinaison de lu bouteille pour verser le liquide soit suffisante pour que la soupape soit soulevée de son siège avec le flotteur, du fait de la cohésion du liquide entre ces pièces.
L'enveloppe des dispositifs de formeture repré- sentés comporte des nervures espacées qui guident 10 flotteur et la soupape pendant leurs mouvements dans l'enveloppe. Le diamètre du flotteur et de la soupape doit être sensiblement inférieur à celui de l'enveloppe pour ménager un espace par lequel le liquide peut s'écouler le long de la soupape et du flotteur pendant qu'on le verse. En raison des dia- mètres différents du flotteur et de la soupape, d'une part et de l'enveloppe, d'autre part, des dispositifs de guidage du flotteur et de la soupape sont nécessaires pour donner la certitude que la soupape repose convenablement sur son siège.
Il est plus commode de former les saillies de guidage sur la surface intérieure de l'enveloppe, mais il est évident qu' elles pourraient être formées sur la surface latérale du flotteur si on le désire. De même, il n'est pas nécessaire que les dispositifs de guidage aient la forme de nervures et des saillies disposées d'une manière quelconque appropriée, n'empêchant pas le liquide de s'écouler dans l'enveloppe le long du flotteur et de la soupape, pourraient aussi bien convenir.