Procédé d'étirage d'un ruban de fibres textiles, et machine pour sa mise en couvre. La présente invention comprend un pro cédé d'étirage d'un ruban de fibres textiles, ce procédé étant notamment applicable à l'éti rage et au mélangeage de fibres de laine, lon gues ou courtes, avec ou sans addition d'au tres fibres naturelles ou synthétiques, ou des deux, qu'elles diffèrent ou non en longueur des fibres de laine, en général plus longues, quoique ledit procédé soit également appli cable à d'autres types ou longueurs de fibres textiles, seules ou -en mélange.
Le procédé que comprend l'invention est. caractérisé en ce que l'on saisit. le ruban fer mement et en ce qu'on le comprime entre des cylindres d'alimentation jusqu'à. ce qu'il pré sente une section transversale prédéterminée par rapport. au poids d'une longueur détermi née du ruban amené auxdits cylindres, après quoi on entraîne le ruban en avant et on le comprime au cours de son avance par étages jusqu'à avoir, aux points de compression, des sections transversales décroissantes prédéter minées par rapport au poids d'une longueur unitaire du ruban, puis en ce qu'on étire le ruban comprimé.
L'invention comprend encore une machine pour la mise en oeuv re du procédé. Cette ma chine est caractérisée en ce qu'elle comprend des cylindres d'alimentation destinés à saisir fermement. et à faire avancer un ruban de fibres textiles, des cylindres d'étirage et, entre les cylindres d'alimentation et les cylindres d'étirage, un dispositif intermédiaire pour comprimer le ruban au cours de son avance.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine que comprend l'invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale en élévation, représentant de façon générale les groupes principaux d'appareils dont se com pose la machine.
La fig. 2 montre une série de rectangles représentant des orifices successifs, en section transversale, dans lesquels les fibres textiles passent, sous forme de boudin, dans la ma chine représentée, la série de rectangles de la. fig. \? correspondant. aux ouvertures respec- tiv es qui existent dans les groupes de la fig. 1.
La fig. 3 est. une vue en plan de la ma chine, qui sert à. étirer quatre boudins, chacun d'eux passant dans les groupes d'appareils re présentés sur la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en élévation de côté, suivant la ligne de coupe 4-4 de la fig. 3. Les fig. 5 et 6 représentent, des blocs uti lisés en combinaison avec certains des cylin dres.
La fig. 7 représente les blocs des fig. 5 et 6, avec les cylindres qui y sont associés.
Les fig. 8 et 9 représentent le dispositif d'entraînement de la machine.
Les fig. 10 et 11 sont des diagrammes montrant certaines relations entre les poids d'une longueur déterminée des matières et les sections des ouvertures par lesquelles la ma tière passe.
Dans la forme d'exécution préférée de la machine représentée sur le dessin, la matière, sous forme de boudin, ruban ou mèche, est étirée une ou plusieurs fois successivement, et peut être amenée à la machine sous forme d'un ruban, d'une mèche ou d'un fil.
Cette machine comprend cinq groupes de mécanismes<I>ri, B, C, D</I> et E qui sont montés sur une base iY1 (fig. 4). Le groupe<I>A</I> com prend des cylindres d'alimentation A1 et A2. Le groupe B comprend ce que l'on appellera une auge dont les côtés maintiennent laté ralement la matière, et des paires de cylindres de compression supérieurs et inférieurs B3 à B8, qui constituent, effectivement, le fond et le dessus de l'auge dans laquelle la matière est concentrée, c'est-à-dire est comprimée ver ticalement et est empêchée de s'étendre laté ralement pendant qu'on l'étire.
Le groupe C" comporte une paire de cylindres C1 et C2, qui tire la matière serrée de l'auge à une vi tesse qui est sensiblement plus grande que celle à laquelle elle est amenée à l'auge par' les cylindres A1 et A2, en étirant, ainsi, la, matière dans la mesure désirée.
L'ensemble des groupes A,<I>B, C</I> pourrait servir à effectuer un simple étirage au moyen duquel un boudin pourrait être étiré sous forme d'un ruban, d'une mèche ou d'un fil. Mais la machine représentée permet deux éti rages en tandem, du fait que les cylindres Cl et C2 constituent les rouleaux d'alimentation pour un deuxième étirage qui utilise les groupes D et E.
Le groupe D comprend une auge dont les parois latérales sont plus près l'une de l'autre que celles de l'auge du groupe B. L'auge da groupe D comprend des paires de cylindres de compression supérieurs et inférieurs D3 à D8 qui pénètrent dans l'auge et qui constituent, effectivement, le fond et le dessus de celle-ci. Le groupe E comprend deux cylindres El et E2 qui tirent la matière de l'auge du groupe D et la réduisent sous forme de mèche, de ruban ou de fil désiré. Les cylindres El et E2 tournent à plus grande vitesse que les cylindres C1 et C2 et, en conséquence, étirent la matière clans la mesure désirée. L'étira < .;@e total dans la machine en tandem représentée est le produit des deux étirages, et on peut le modifier à volonté.
Le mécanisme du groupe _l est. monté de façon réglable, longitudinalement., sur la base l! de la machine, de sorte que l'on peut régler la distance qui sépare les cylindres<B>A</B>1 et _12 des cylindres C1 et C2, suivant la longueur des fibres à étirer. De même, les mécanismes des groupes B et C sont réglables, ensemble, sur la base<B>31,</B> de sorte que l'on peut iiiodifier la distance qui sépare les cylindres Cl et C'2 des cylindres El. et E2, suivant la longueur des fibres à étirer.
La matière, consistant par exemple en un ruban ou en plusieurs rubans, arrive par la droite de la fig. 1. Elle passe, d'abord, entre les cylindres cannelés en acier<B>Al</B> et A2. Le cylindre A2 tourillonne dans un bloc _13 (fig. 4). Le cylindre A1 tourillonne dans un bloc A4 (fig. 4) qui est mis en place verti calement au moyen de cales r111, clac l'on peut modifier, sur les blocs =13 et _112, de manière à. fixer la distance minimum désirée entre les cylindres.
Les cylindres<B>Al</B> et A2 sont ac tionnés par une transmission que l'on va dé crire.
Les cylindres A1 et .12 sont montés entre les côtés verticaux .15 et _17 dîme auge dans laquelle la matière arrive par une ouv ertare de guidage ménagée dans une plaque d'extré mité A6, fixée sur les parois _1:5 et A7 de l'auge (fig. 1 et 3). La matière est. solide ment prise et comprimée dans la fente com prise entre les cylindres Q11 et .'12 et entre les parois verticales A5 et<B>17,</B> de sorte qu'elle a, de préférence, une section transversale fixe.
par exemple celle d'un rectangle a (fig. 2).
Lorsque la matière quitte l'ouverture com prise entre les cylindres Al et _12, elle passe dans l'auge ayant pour parois latérales B1 et B2 qui, dans la machine représentée, sont à douze millimètres l'une de L'autre (fi-. 1. et 3). Dans l'auge, la matière passe dans l'es pace compris entre les parois latérales Bl et B2, les cylindres de compression inférieurs B3, B-1 et B5, et les cylindres de compression supérieurs B6, B7 et B8 (fi<B>n</B> . 1). Les cylin dres sont, (le préférence, cri acier et cannelés.
Les cylindres inférieurs sont montés sur des arbres tourillonnant clans les parois laté rales B7 et B2 de l'auge et ils sont en prise les uns avec les autres au moyen de roues dentées intermédiaires (fig. 4), de sorte qu'ils sont mis en rotation par une roue dentée B10, pour entraîner le ruban dans le même sens (fig. 3 et 4). La roue B10 est actionnée par une roue dentée A8 portée par l'arbre A10 (fia. 9).
Les cylindres supérieurs B6, B7 et B8 sont actionnés par engrenages, à partir d'une roue dentée montée sur l'arbre du cylindre B3, de sorte que tous les cylindres B3 à B8 sont actionnés dans le même sens périphérique et à la même vitesse périphérique qui est uni peu plus rapide que la vitesse superficielle des cylindres !11 et. -12, clé manière à étirer la matière. Si on le désire, une paire de cylindres peut. être actionnée à vitesse un peu plus grande que la précédente, en modifiant de façon appropriée le rapport des engre nages.
Les cylindres supérieurs B6 à. BS touril lonnent dans un bloc B12 (flg. 5 et 7) qui est fixé au moyen de vis B'20 et d'axes B201 sur un bloc Bll (fia. 5). Les blocs B12 et B1-1 sont maintenus à. un écartement déter miné par une cale B15. Le bloc B14 pivote sur l'arbre du cylindre B3 (flg@. 1) et l'extré mité du bloc de gauche B12 est. poussée par un ressort.
B13 contre une butée déterminée B23 (fig. 1), comme on le décrira plus loin en détails.
Les génératrices inférieures des cylindres supérieurs B6, B7 et BS sont. sensiblement dans le même plan, de sorte que, lorsque l'extrémité (le gauche du bloc pivotant Bl2 est.
abaissée, les espaces compris entre chacun (le ces cylindres et le cylindre correspondant du jeu inférieur, vont progressivement en di- winuant 1), lorsque la matière se dé place clé droite à gauche et est tirée par les evlilidres <B>C'1</B> et.
C'2. La hauteur minimum entre les cylindres B3 et B6 est déterminée, par l'épaisseur de la cale B1.5, à volonté. Les hauteurs minimum des intervalles compris entre les cylindres B-1 et B7 et entre les cylin dres B5 et B8 sont déterminées au moyen de dispositifs réglables, y compris la butée B23 < lui limite la mesure suivant laquelle l'extré mité de gauche du bâti B12 est abaissée par le ressort B13.
De cette façon, l'épaisseur ver ticale de la matière comprise entre les paires successives de cylindres diminue, comme on le voit sur la fig. 2 en b1, b2 et b3, dans la quelle la dimension horizontale du dessin est la lar,ettr de l'intervalle, c'est-à-dire la lar geur de l'auge, et les dimensions verticales sont les hauteurs des ouvertures laissées par les intervalles respectifs. La. matière tombe dans l'espace compris entre les paires de<B>cy-</B> lindres de compression et entre les parois laté rales, et elle est limitée et comprimée par les cylindres et les parois.
Le degré de diminu tion progressive, en épaisseur verticale, des sections transversales de la matière, représen tées par les rectangles b1, <I>b2</I> et b3, dépend <B>(le</B> l'étirage, clé la longueur de mèche et de la masse de matière à étirer. Dans certains cas, en particulier avec des fibres de mèches plus courtes ou avec une matière comportant. comme partie principale des fibres de mèche courte avec des fibres plus longues, il semble satisfaisant, en pratique, que les sections transversales soient sensiblement les mêmes.
Par exemple, s'il faut étirer une mèche plus longue et uniforme, par exemple de la rayonne clé 75 mm en mèche, les sections transversales peuvent être les mêmes, ou plus sensiblement les mêmes, tandis qu'avec des mèches mixtes et de la laine et pour la diver sité habituelle de conditions et de matières traitées, la réduction des sections transver sales donne de meilleurs résultats.
Dans une mise en couvre préférée du pro cédé que comprend l'invention, on maintient la matière à étirer sous forme re(!tali--til aire dans l'intervalle compris entre chaque paire (le cylindres, et elle est, ainsi, d'épaisseur uni forme sur toute sa largeur, clans l'intervalle compris entre les cylindres de chaque paire. On obtient, ainsi, une compression sensiblc- ment uniforme dans chaque ouverture entre cylindres et un rétrécissement uniforme par section entre les fibres qui sont étirées dans les dispositifs de compression, c'est-à-dire les parois latérales et les cylindres de l'auge.
Les parois latérales Bl et B2 de l'auge comprennent des parties, représentées sur la gauche, sur les fig. 1 et 6, qui limitent la ma tière latéralement, jusque tout près de l'ou verture entre les cylindres C1 et C2, de sorte que la masse de matière est empêchée de s'éta ler latéralement de façon gênante à l'endroit de cette ouverture.
La matière passe de l'auge du groupe B à l'intervalle compris entre les cylindres Cl et C2 (fig. 1). Le cylindre inférieur C2 est cannelé, il est en acier, et il est monté dans un palier porté par un bloc C3 (fig. 4) qui est fixé de façon réglable sur la base de la machine. Le cylindre supérieur Cl présente un recouvrement élastique, par exemple en caoutchouc, et il tourne sur un arbre C4 qui est mobile verticalement dans des fentes du bloc C3 (fig. 1, 3 et 4), de sorte que le cylin dre peut être fortement serré contre le cylin dre inférieur au moyen d'un dispositif que l'on va décrire.
Le cylindre inférieur C2 est entraîné de façon positive par une transmis sion que l'on va décrire, et le cylindre supé rieur C1 est entraîné par le contact à friction de sa surface élastique avec celle du cylindre inférieur C2.
La distance comprise entre la première paire de cylindres A1 et A2 et, la paire de cylindres C1 et C2 est en général, et de préfé rence, phis grande que la longueur des fibres de matière les plus longues. Les blocs dans les quels les cylindres A1 et A2 sont montés sont réglables sur la base de la machine, de sorte que l'on peut modifier la distance suivant la longueur des fibres de la matière.
Le cylindre C2 est actionné à une vitesse périphérique qui est, par exemple, de 5 à 20 fois, ou plus, la vitesse périphérique du cylindre A2. Par suite, la matière peut être étirée, à volonté, entre la paire de cylindres A1, A2 et la paire C1, C2. Si l'on ne désire pas étirer davantage le produit, celui-ci peut être fourni à partir des cylindres C1 et C2, comme on le voit sur la fig. 1, et être recueilli ou bobiné, comme cela est indiqué.
La machine comprend un deuxième jeu de dispositifs d'étirage, qui étire la matière entre les cylindres C1 et C2 et une paire de cylin dres E1 et E2. Le cylindre E2 est, de préfé rence, cannelé, et en acier, et. il est monté dans des coussinets portés par un bloc E3 (fig. 4). Le cylindre E1 présente un recouvrement élastique, par exemple en caoutchouc, et il est monté sur un arbre E4 qui est mobile verti calement dans des fentes du bloc E3 (fig.1, 3 et 4). Lei cylindre E1 est fixé fortement contre le cylindre E2 par un dispositif que l'on va décrire et il est actionné par ce dernier.
Le second jeu d'étirage comprend lute auge limitée par les parois latérales D1 et D\_' (fig. 3) et par des cylindres de compression supérieurs et inférieurs D3 à D8 (fig. 1) qui sont identiques à ceux du groupe B, sauf que, comme les parois latérales., ils sont plus près les uns des autres, par exemple écartés d'en viron 1,5 mm et les cylindres D3 à D8 sont, de façon correspondante, phis étroits. Les pa rois latérales D1 et D2 présentent des parties qui vont tout près de l'intervalle compris entre les cylindres E1 et E2.
Les cylindres D3 à D8 sont actionnés à la même vitesse périphérique, qui est légèrement plus grande que celle des cylindres Cl et C2. Le rouleau E2 est actionné à une vitesse péri phérique qui est,, par exemple, de 5 à. 20 fois, ou plus, celle des cylindres C1 et C2, de façon à, donner l'étirage désiré. La distance qui sé pare les cylindres Cl et C2 des cylindres El et E2 est, en général, et de préférence, plus grande que la lôngueur de la fibre de matière la plus longue. Le bloc C3 (flg. 4) sur lequel les groupes B et C sont montés, est réglable sur la base de la machine, de façon à donner la longueur désirée pour cette distance.
Dans les intervalles compris entre les cylin dres D3 à D8, et entre El et E2, la matière a une largeur qui est représentée par la dimen sion horizontale de dl,<I>d2,</I> d3 et e (fig. 2), par exemple 1,5 mm qui est la largeur de l'auge, et elle a une dimension verticale qui est représentée par les dimensions verticales de (1l, <I>d2, d3</I> et e respectivement.
L'étiraâe total est donné par le produit des deux étirages. La matière sortant d'entre les cylindres E1 et E2 (fig. l) est. à l'état voulu pour être étirée davantage, ou être tordue pour donner un fil. Le dispositif au moyen duquel les cylin dres supérieurs clés grotihes :1 ., B,<B><I>C</I></B><I>, D</I> et E sont appliqués contre les autres va être main tenant décrit.
Les cylindres d'alimentation A1 et A2 ser rent solidement la matière, sans glissement dans l'intervalle compris entre eux, qui a une hauteur minimum désirée suivant l'épaisseur (les cales A11 que l'on petit, modifier à vo lonté.
Le dispositif servant à serrer le bloc 114, loris lequel le cylindre A1 du groupe A est monté, sur ses cales, est représenté sur la fig. 4.
Un Bout d'arbre .140, situé sur le dessus (lu bloc A4, est abaissé par l'extrémité d'un levier I1-12 sur lequel pivote unie bielle A43 dont l'extrémité supérieure pivote sur une barre .144 dont l'extrémité inférieure pivote dans un bloc A45, mobile verticalement.
Dans ce bloc se visse une vis A46 dont la tête porte une rondelle A47, sur laquelle appuie un ressort .1-18. En conséquence, les pièces étant. dans les positions représentées sur la fig. 4, le res sort.
A48 est comprimé et il pousse vers le bas la vis A-16, le bloc A43, la tige A44, la bielle ,143, le levier A42 et le bloc @14. La descente du bloc A4 est limitée par une butée déter minée, à savoir les cales A7.1, de sorte que Je cylindre A1 est fortement serré contre le cylindre A2, mais il en est séparé d'une quan tité déterminée et suivant une distance ré glable, au moyen des cales A11,
la distance étant déterminée suivant le poids de matière qui passe entre les cylindres, comme on va l'in diquer.
On retrouve dans le groupe C, sensible ment le même mécanisme pour pousser le cylin dre C'1 à recouvrement élastique contre le cylindre en acier C2, sauf qu'en ce cas il n'y a pas de cale pour séparer le cylindre C1 du cylindre C2, de sorte que les cylindres sont serrés l'un contre l'autre.
On retrouve sensiblement le même méca nisme dans le groupe E que dans le groupe C, de manière à pousser le cylindre E1 à recou vrement élastique contre le cylindre E2.
Le dispositif que comprend le groupe B. pour régler le bloc B12 par rapport au bloc B14, en vue de déterminer les hauteurs minima clés ouvertures entre les paires de cylindres de compression B3 à B8, est constitué de la façon suivante lie bloc Bl2 (fig. 4 et 5) est séparé du bloc B14 par l'épaisseur des cales B15 com prises entre les blocs, et les blocs sont mainte nus dans leur position relative par des vis<I>B20</I> et des axes B201. L'épaisseur des cales déter- iniiie la hauteur -minimum des ouvertures com prises entre les cylindres B3 et. B6.
Pour déterminer les hauteurs des ouver tures comprises entre les cylindres B4 et B7, et entre les cylindres B5 et B8, le bloc B14 tourne sur l'arbre du cylindre B3 (fig. 1) et l'extrémité de gauche du bloc B12 est poussée vers le bas par le ressort B13 (fi-. 4), mais sa position basse est limitée de la façon suivante.: une barre<I>B21</I> passe dans une pièce transver sale B22 montée sur le bloc de support C3, monté lui-même sur la base de la machine. Sur la barre B21 est calé un collier B23 portant une pièce B24 d'un bâti B25, qui est. fixé sur le bloc B12 par des vis B20 et B26.
En ré glant la position verticale de la barre B21, en la faisant tourner dans la pièce transversale B22, l'amplitude du mouvement de descente de l'extrémité de gauche du bloc B12 est limi tée par la position verticale du collier B23 qui constitue une butée déterminée. Le ressort B13 entourant la barre B21 est comprimé entre un collier supérieur B27, calé sur la barre, et un collier B28 libre sur elle, et, portant contre le dessus de la pièce B24.
Grâce à ce dispositif, le ressort B13 abaisse l'extrémité de gauche du bloc B12 autant que cela est permis par le réglage clé la barre B21 et de son collier B23, de sorte que la hauteur minimum de l'ou verture entre les cylindres B4 et B7 et entre les cylindres B5 et B8 se trouve déterminée. On retrouve sensiblement le même dispo sitif dans le groupe D, pour déterminer les ouvertures minima comprises entre les paires de cylindres D3 à D8.
La masse du boudin de fibres, dans l'auge du groupe<I>B</I> ou du groupe<I>D,</I> a une section transversale telle et elle est limitée et com primée entre les parois latérales de l'auge et les cylindres de compression supérieurs et in férieurs, de: faon telle qu'il y a. une pression sensiblement uniforme dans toute la. masse de fibres, dans une section transversale quelcon- qùe donnée.
Il en résulte que, dans l'intervalle compris entre les cylindres C1, C2 ou El, E2, les fibres sont étirées également et uniformé ment par la traction exercée par les cylindres, et les fibres qui ne sont pas prises dans cet intervalle sont retenues par les cylindres de compression, qui les font avancer exactement et uniformément pendant qu'elles sont main tenues latéralement par les parois de côté. Dans la forme d'exécution représentée, les pa rois de côté sont représentées comme étant fixes mais, dans une variante présentant des cylindres plus larges, ces parois peuvent être réglables en largeur, de façon à régler la sec tion transversale du boudin de fibres.
Lorsque les fibres sortent d'une auge, la surface de la section transversale de la masse de fibres diminue, comme on le voit sur la fig. 2, mais il est important que la section transversale minimum entre les cylindres d'une paire soit limitée à une gamme détermi née de surfaces, dans laquelle il y a un opti mum.
On règle la hauteur des ouvertures com prises entre les cylindres A1 et A2, entre les cylindres d'entrée d'une auge, tels que B3, B6 et<I>D3, D6,</I> et entre les cylindres de sortie d'une auge tels que B5, B8 et D5, D8, suivant le poids d'une longueur déterminée de matière, soit une unité de longueur, passant entre ces cylindres, comme on va l'indiquer.
Le mécanisme servant à entraîner les dif férents cylindres de la machine est représenté schématiquement sur les fig. 8 et 9, dans, les quelles les cercles représentent les cercles pri mitifs des engrenages. L'arbre E20 de la fig. 8 est l'arbre moteur sur lequel est. calé le cylindre E2 (fig. 1). Une roue dentée E21, calée sur l'arbre E20 (fig. 8), engrène avec une roue dentée E22 qu'elle actionne, et qui tourne sur un bout d'arbre E23. Sur ce même.
arbre se trouve une autre roue E2-1 (calée sur la roue dentée<I>L'22)</I> qui actionne la roue C13 calée sur l'arbre C10, sur lequel est fixé le cylindre C2 (fig. 4).
Sur l'arbre C10 est également calée une roue dentée C14 (fig. 8) qui actionne une roue dentée C15, montée sur un bout d'arbre C16. Sur cet arbre C16 est également montée une roue dentée C17, solidaire de la roue C15, et qui entraîne la roue dentée. < 120, calée sur l'arbre A10, sur lequel le cylindre A2 est fixé (fig. 4). En conséquence, les arbres C10 et A10 sont actionnés à partir de l'arbre E20. En changeant les dimensions des roues dentées E21, E24, C17 et, C1-1, on peut également mo difier les étirages.
Le bout d'arbre E23 est à l'extrémité d'un bras rainuré E30, qui est fixé de faon ré glable sur le bâti de la machine, lequel pré sents également une fente, au moyen d'un bou lon passant dans ces fentes (fig. 8). En con séquence, lorsque le groupe C est réglé sur la base de la machine, de façon à, modifier la distance qui sépare les cylindres C1, C2 des cylindres El, E2, la roue dentée E22 peut être remise en place pour engrener avec la roue E21, et la roue dentée E24 peut être remise en place pour engrener avec la roue C13. De même, on peut régler le bout d'arbre C16 qui se trouve à l'extrémité du bras rainuré C30, de façon à maintenir la mise en prise des roues dentées C14 et C15,
avec les roues C17 et A20, lorsque l'on déplace le groupe A sur la base de la machine, de manière: à modifier la dis tance qui sépare les cylindres Al, -42 des cylindres C1, C2.
Pour entraîner les cylindres B3 à B8, une roue dentée A8, calée sur l'arbre < 110, actionne une roue dentée B10 tournant dans un étrier B31 (fig. 4 et 9). La roue B10 actionne une roue dentée portée par l'arbre du cylindre B3 qui, à l'aide de roues dentées intermédiaires, actionne les cylindres B4 et<B>B5.</B> Une roue den- tée B35, portée par l'arbre du cylindre B3 (fig. 9), actionne une roue dentée B65 portée par l'arbre du cylindre B6. Une autre roue dentée portée par l'arbre du cylindre B6 ac tionne, au moyen de. roues intermédiaires, des roues dentées portées par les arbres des cylin dres B7 et B8.
Lorsque l'on modifie la distance comprise entre B3 et B6, en utilisant des cales B15 d'épaisseurs différentes (fig. 5), on change, de façon correspondante, les roues dentées B35 et B65.
La roue dentée B10 (fig. 4) tourne dans l'étrier B31, qui est réglable verticalement et horizontalement, par rapport à la base de la machine, au moyen d'une vis B33 qui se visse dans un bloc B34, lequel est fixé de façon ré glable sur la base de la machine. Par suite, lorsque le groupe C est réglé horizontalement sur la base de la machine, de façon à modi fier la distance qui sépare les cylindres C1, C2 des cylindres t11, r12, on peut, ainsi, régler la roue B10 de manière à la faire engrener avec la roue A8.
La roue B10 est également mise en place par des bras B30, qui pivotent sur l'arbre du cylindre B3, de sorte que la roue dentée B10 est. toujours en prise avec la roue de l'arbre du cylindre B3.
Les cylindres D3 à D8 du groupe D sont actionnés à partir de l'arbre C10 de la même façon, et avec les mêmes moyens utilisés pour actionner les cylindres du groupe B, à partir de l'arbre A10.
Une roue dentée A52, calée sur l'arbre A10, actionne une roue dentée A51 (fig. 9) calée sur l'arbre du cylindre Al (fig. 3, 4 et 9). Les dents des roues A51 et A52 sont à pas suffisamment grands pour que, quel que soit le réglage relatif utilisable entre le cylindre A1 et le cylindre A2, les dents restent en prise.
Une caractéristique importante des formes et de l'utilisation préférées de la machine ci dessus, pour obtenir les meilleurs résultats, im plique une certaine relation entre le poids d'une longueur déterminée de matière à trai ter et la section transversale des ouvertures entre cylindres, par lesquelles la matière passe pendant qu'elle est étirée, mélangée, etc.
Lorsque la section de ces ouvertures est, ainsi, en relation convenable avec les autres, la pres sion sur les fibres et, par suite, la retenue par friction des fibres entre elles, sont rendues plus uniformes, d'où il résulte que l'opération d'étirage est rendue précise et. que l'on obtient des produits étirés uniformes, en particulier lorsque la matière est soumise à des étirages relativement élevés, par exemple à des étirages successifs, jusqu'à 20 ou plus.
On a représenté graphiquement sur les fig. 10 et,<B>11</B> les relations entre les sections des ouvertures types entre cylindres, par rapport au poids d'une longueur déterminée des ma tières textiles qui passent dans ces ouvertures.
Sur la fig. 10, la ligne 1A représente la relation du poids de la matière à la section de l'ouverture optimum entre les cylindres d'alimentation A1, A2 compris entre les côtés A5, A7 de l'auge, la largeur entre les côtés étant de 6 à 18 mm environ. La section A varie en proportion du poids de la matière éva lué en grammes pour 36 m, et que l'on dési gnera par G'. On a établi que cette relation, indiquée par la ligne 1A, est optimum lorsque la section A en emz égale 0,220 X 0,418 G'. 10-5. Si la pression appliquée sur le cylindre A1 est telle que cette section soit réduite bien au- dessous de cet optimum, la pression sur les fibres peut devenir si grande qu'elles soient abîmées.
D'autre part, la pression ne doit pas être réduite à une valeur telle que la matière glisse, c'est-à-dire, que la section doit, de préfé rence, ne pas être supérieure à 0,106 G' .10-5. Les cinq lignes 2A à 6A représentent les relations entre les poids de matière et les sec tions dans l'ouverture de la première paire de cylindres, à l'entrée d'une auge, entre les pa rois latérales de l'auge.
Les lignes 2A et<B>6.1</B> représentent, respec tivement, les relations du poids de matière à la section maximum approximative entre les cylindres et la section minimum approxi mative entre ces cylindres. Ces sections sont respectivement égales à 0,477 G'.10-5 et 0,179 G' .10-5. Entre ces lignes 2A et 6A, il y â une gamme de sections avec lesquelles on peut obtenir de bons résultats, avec des éti rages optima, mais à mesure que l'on s'écarte de l'optimum, les résultats sont de moins en moins satisfaisants.
Les lignes<I>3A,</I> 4-4 et 5A représentent, res pectivement, les relations optima dans le cas typique de la machine représentée, dans la quelle les dimensions des cylindres et les dis tances qui les séparent sont sensiblement: comme cela est représenté sur la fig. 1.
La ligne 3 A représente la relation opti mum du poids de matière à la section de l'ouverture, entre les cylindres B3 et B6, avec une largeur d'auge de 12 mm. On a trouvé que cette section était de 0,322 G' .10-5.
La ligne 4A représente la relation opti mum du poids de matière à la section entre les cylindres B3 et B6, avec -une largeur d'auge de 6 mm. Cette section est égale à 0,305 G' .10-5. La ligne 5A représente la relation opti mum du poids de matière à la section com prise entre les cylindres B3 et B6, avec une largeur d'auge de 1,5 mm. Cette section est égale à 0,256 G' . l0-5.
Sur la fig. 11, les lignes 7A à 11A repré sentent les relations des poids de matières aux sections, dans l'ouverture d'une paire de cylin dres, à la sortie d'une auge, en supposant que ces poids soient pris comme étant dans un rapport direct avec les poids des matières dans l'intervalle des cylindres d'étirage Cl, C2 ou El, E2, suivant le cas.
Les lignes 7r1 et 11A représentent, respec tivement, la relation des poids de matière à la section maximum approximative entre les cylindres et à la section minimum approxima tive entre les cy lindres. On a trouvé que ces sections sont, respectivement, 4,18 G'.10-5 et 1,895 G'.10-5, dans lesquelles G' a la même signification que ci-dessus pour le ruban qui se trouve dans l'intervalle entre les cylindres d'étirage, car il est impossible de mesurer le poids de la matière dans la distance entre cylindres de sortie de l'auge.
Entre ces lignes 711. et 11A, il y a. une gamine de sections avec lesquelles on peut obtenir de bons résultats avec un étirage optimum, mais à mesure que l'on s'écarte de cet optimum, les résultats sont de moins en moins satisfaisants.
Les lignes 8.1, 9-1 et 10 < 1 représentent., respectivement, les relations optima dans la même supposition, dans le cas type de la ma chine représentée, dans lequel les dimensions des cylindres et les distances qui les séparent sont sensiblement les mêmes que représentée,, sur la fig. 1.
La ligne 8.1 représente la relation optimum entre le poids de matière et la seetion, dans l'ouverture d'une paire de cylindres, avec une largeur d'auge de 12 mm. On a constaté que cette section devait. être 2,26 G'. 10-5.
La ligne 9t1 représente la, relation opti mum du poids de matière et la section de l'ouverture entre une paire de cylindres, avec une largeur d'ange de 6 mm. On a trouvé que cette section devait être 1,71.5 G'.10-5.
La ligne 10A représente la relation opti mum du poids de matière Ù, la section de l'ouverture de la paire de cylindres, avec une largeur d'auge de 1,5 mm. On a trouvé qu'elle devait être<B>1,308</B> G'. l.0-5.
Dans les diagrammes des fig. 10 et 11, les sections des ouvertures se rapportent, aux cas d'auges ayant respectivement. 12,6 et 1,5 mm de largeur. Les diagrammes représentent, également, des sections maximum ou minimum d'ouverture, qui sont également applicables aux auges, de toute largeur possible.
On va maintenant exposer quelques mises en aeuvre particulières du procédé que com prend l'invention, pour le traitement de laine, de viscose, de mélange de laine et de rayonne et de coton.
I. On a amené à la, machine trois bouts de laine, qualité 40s, avec une longueur de mèche maximum de 30 cnt en un ruban non peigné pesant 1231 g pour 36 m. L'étira,---e total a été de 107 et on a obtenu une mèche d'écheveau 2,8, numéro peigné, pesant 11,55 g pour 36 m. On a alors filé la mèche en fils, numéro peigné, 18s. Ci-dessous on a la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindre.
EMI0009.0001
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres-'il, <SEP> <B>A2 <SEP> 1,27</B> <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> cm2
<tb> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 7,27 <SEP> <SEP> 0,80 <SEP> <SEP> 1 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,43 <SEP> <SEP> 0,55 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D3, <SEP> D6</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,40 <SEP> <SEP> 0,06 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D8</I> <SEP> 0,<B>1</B>5 <SEP> <SEP> 0,20 <SEP> <SEP> 0,03 <SEP> II.
On a amené à la machine deux bouts de laine de dessus, 64s, à 100%, faisant 1360 m pour 36 m. L'étirage total a été de 173 et l'on a obtenu une mèche d'écheveau 4, numéro pei gné, pesant 7,98 g pour 36 m.
Ci-dessous, on a la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0009.0011
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> Al, <SEP> a2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> em
<tb> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,71 <SEP> <SEP> 0,9 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,43 <SEP> <SEP> 0,55 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D3, <SEP> D6</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,40 <SEP> <SEP> 0,06 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> DS</I> <SEP> <B>0,15</B> <SEP> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,025 <SEP> III.
On a amené à la machine deux bouts de laine de dessus, 64s, à. 7_000/0, faisant 908 g pour 36 m. L'étirage total a été de 56 et l'on a obtenu une mèche d'écheveau 2, numéro pei gné, pesant 16,2 g pour 36 m.
On a ci-dessous la hauteur, la largeur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0009.0015
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> (.'ylindresA1,A2 <SEP> <B>11,27</B> <SEP> cm <SEP> 0,7.5 <SEP> cm <SEP> 0,2 <SEP> cm=
<tb> <I> <SEP> B3, <SEP> B6</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,55 <SEP> <SEP> 0,7 <SEP>
<tb> <SEP> B5, <SEP> BS <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,51 <SEP> <SEP> 0,65 <SEP>
<tb> <SEP> D3, <SEP> D6 <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,07 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D</I><B>8</B> <SEP> 0,1.5 <SEP> <SEP> 0,32 <SEP> <SEP> 0,05 <SEP> IV.
On a amené à la machine six bouts de viscose lustrée, 1. denier, à 100%, longueur de mèche 40 mm, faisant 777 g pour 36 ni. L'éti rage total a été de 193,8 et. on a obtenu une mèche d'écheveau 7.6, numéro peigné, pesant 4,2 g pour 36 m.
On a ci-après la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre des paires de cylindres.
EMI0009.0025
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> A1, <SEP> A2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> en=
<tb> <I> <SEP> B3,B6</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,55 <SEP> <SEP> 0,7 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,6 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D3,D6</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,24 <SEP> <SEP> 0,03 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D8</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,12 <SEP> <SEP> 0,02 <SEP> V.
On a amené à la machine un bout de viscose lustrée, 5,5 deniers, R-99, 100%, lon- gueur de mèche 87 à 150 min, faisant 890 g pour 36 m. L'étirage total a. été de 423 et on a obtenu un fil 1/l5,5, numéro peigné, pesant 2,105 g pour 36 m.
Ci-dessous on a la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0009.0036
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres@l.l,_l2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,15 <SEP> cm <SEP> 0,2 <SEP> cm2
<tb> <I>>> <SEP> B3, <SEP> B6</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,6 <SEP>
<tb> <SEP> B5, <SEP> B8 <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,20 <SEP> <SEP> 0,25 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D3, <SEP> D6</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,025 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> DS</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,07 <SEP> <SEP> 0,012 <SEP> VI.
On a amené à la machine deux bouts d'un mélange de 20% de laine de dessus et de 80% d'une viscose lustrée, 1 denier, mèche de 38 mm, pesant 708 g pour 36 m. L'étirage total a été de 173 et on a obtenu une mèche d'écheveau 7,8 pesant 4,12 g pour 36 m.
Ci-dessous on a la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0009.0054
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> A1, <SEP> A2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> cm'
<tb> <I> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 1.27 <SEP> </I> <SEP> 0,55 <SEP> <SEP> 0,7 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> BS</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,6 <SEP>
<tb> <I> </I> <SEP> <B>D3,1)6</B> <SEP> 0,1.5 <SEP> <SEP> 0,24 <SEP> <SEP> 0,03 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D<B>8</B></I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,12 <SEP> <SEP> 0,02 <SEP> VII.
On a amené à la machine deux bouts d'un mélange de 80% de laine de dessus, 62s et de 20% d'une viscose lustrée, 1 denier, mèche de 3h mm, faisant. 1360 g pour 36 m.
L'étirage total a été de 173 et on a obtenu une mèche d'écheveau 5, numéro peigné, pe sant 6,48 g pour 36 m. Ci-dessous, on a la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0010.0002
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> CylindresAl,A2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> cm2
<tb> <SEP> B3, <SEP> I36 <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,71 <SEP> <SEP> 0,9 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,43 <SEP> <SEP> 0,55 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D3, <SEP> D6 <SEP> 0,15 <SEP> </I> <SEP> 0,40 <SEP> <SEP> 0,06 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D8</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,18 <SEP> <SEP> 0,03 <SEP> VIII.
On a amené à la machine cinq bouts de ruban de carde en coton 1000/0,à un seul étirage, mèche de 38 à 40 cm, faisant 806 g pour 36 m. L'étirage total a été de 114 et on a obtenu une mèche d'écheveau 4,5, numéro peigné, pesant 7,2 g pour 36 m.
On donne ci-dessous la largeur, la hau teur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0010.0004
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> 11.l, <SEP> A2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> cm'
<tb> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,55 <SEP> <SEP> 0,7 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,27 <SEP> <SEP> 0,35 <SEP>
<tb> <I>>> <SEP> D3, <SEP> D6</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,24 <SEP> <SEP> 0,03 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D8</I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,10 <SEP> <SEP> 0,02 <SEP> IX.
On a effectué l'opération en deux étages, d'abord avec une machine constituée par les groupes A, B et C, dans laquelle les parois limitant la matière étaient à une dis tance de 12 mm et, en second lieu, avec une machine comportant les groupes A,<I>B,</I> G\, <I>D</I> et E, dans laquelle les parois limitant la ma tière des groupes A et B étaient à 6 mm l'une de l'autre, et les parois du groupe D à 1,5 mm l'une de l'autre.
On a amené à la première machine deux bouts d'un mélange de laine de dessus, 62s, à 100%, 70% de drap olive et 30% de blanc, faisant 1360 g pour 36 m. L'étirage a été de 11,2 et on a obtenu un ruban pesant 121,5 g pour 36 m.
On donne ci-dessous la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0010.0015
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> Al, <SEP> A2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> cm=
<tb> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,71 <SEP> <SEP> 0,9 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 1,27. <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,6 <SEP> On a amené à la deuxième machine quatre longueurs de ce ruban, pesant 486 g pour 36 m. L'étirage total y a été de 90,2 et on a obtenu une mèche d'écheveau 6, numéro pei gné, pesant 5,37 g pour 36 m.
Ci-dessous on donne la largeur, la. hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0010.0017
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> Al, <SEP> A2 <SEP> 0,65 <SEP> cm <SEP> 0,2 <SEP> cm <SEP> 0,12 <SEP> em'
<tb> <I> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 0,6.5 <SEP> </I> <SEP> 0,55 <SEP> <SEP> 0,35 <SEP>
<tb> <I> <SEP> B5, <SEP> B8</I> <SEP> 0,65 <SEP> <SEP> 0,32 <SEP> <SEP> 0.2 <SEP>
<tb> <SEP> D3, <SEP> D6 <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,24 <SEP> <SEP> 0,03 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D<B>8</B> <SEP> 0,15 <SEP> </I> <SEP> 0,1'? <SEP> <SEP> 0,02 <SEP> Quoique le nombre de retordages n'ait été que de 240, le tissu terminé fait avec la mèche obtenue ci-dessus était identique à tous points de vue, tels que la structure du fil, le toucher,
le mélange de fibre à fibre, etc., à un tissu fait à partir d'une mèche à la faon habi tuelle et comportant 38 400 retordages.
X. On a effectué l'opération en deux étages, d'abord avec une machine présentant les groupes A, B et C, dans laquelle les pa rois limitant la matière, étaient à 12 mm l'une de l'autre et, en second lieu, avec une machine présentant les groupes<I>A, B, C, D</I> et E, dans laquelle les parois limitant la matière des groupes A et B étaient à 12 mm l'une de l'autre, et celles du groupe D à 1,5 mm.
On a amené à la première machine deux bouts de laine de dessus à 100%, c'est-à-dire un bout 62s et un autre 64s, blanche, faisant <B>1.360</B> g pour 36 m. L'étirage a été de 12 et le ruban obtenu pesait 113,5 g pour 36 m.
Ci-dessous on donne la largeur, la. hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0010.0026
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> t11, <SEP> A2 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,24 <SEP> cm <SEP> 0,3 <SEP> <B>en12</B>
<tb> <I> <SEP> B3, <SEP> B6 <SEP> 1,27 <SEP> </I> <SEP> 0,71 <SEP> <SEP> 0,9 <SEP>
<tb> <SEP> B5, <SEP> B8 <SEP> <B>1</B>,27 <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,6 <SEP> On a amené à la deuxième machine huit bouts de ce ruban faisant 908 g pour 36 m. L'étirage total y a été de 173 et l'on a obtenu une mèche d'écheveau 6,0, numéro peigné, pe sant 5,25 g pour 36 111. Ci-dessous on donne la largeur, la hauteur et la section des ouvertures entre les paires de cylindres.
EMI0011.0001
Largeur <SEP> Hauteur <SEP> Section
<tb> Cylindres <SEP> Al, <SEP> l12 <SEP> 1,27 <SEP> cm <SEP> 0,15 <SEP> cm <SEP> <I>0,'2</I> <SEP> CM2
<tb> <I> <SEP> B3, <SEP> B6</I> <SEP> 1,27 <SEP> <SEP> 0,48 <SEP> <SEP> 0,6 <SEP>
<tb> <SEP> B5, <SEP> B8 <SEP> 1,2 <SEP> 1 <SEP> <SEP> <B>0,27</B> <SEP> <SEP> 0,35 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D3, <SEP> D6</I> <SEP> 0,<B>1</B>5 <SEP> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,025 <SEP>
<tb> <I> <SEP> D5, <SEP> D<B>8</B></I> <SEP> 0,15 <SEP> <SEP> 0,12 <SEP> <SEP> 0,02 <SEP> Quoique le nombre de retordages soit de 16 et que la réduction du dessus en mèche fine se fasse en deux opérations séparées, l'effet (les retordages, par rapport.
à une seule longueur de mèche, représente une ré duction réelle de 1000 à 1, c'est-à-dire que huit dessus de laine ont été réduits directe ment à un brin de mèche.
Ainsi, au moyen de la machine représen tée, on petit traiter des fibres, malgré des dif férences, même grandes, dans les Ion\@ueurs, la nature et la couleur, et l'on peut les com biner, les étirer et les mélanger pour donner des rubans, des mèches et des fils très uni formes. En outre, des fibres, même de nature élastique, telles que la laine ou le nylon, ou leurs mélanges, peuvent. être soumises à. des étirages élevés, tels qu'on les considérait., habituellement, comme impraticables sur les machines existantes, du fait de l'irrégularité des produits obtenus, en particulier avec des fibres élastiques.
Toutefois, du fait du réglage précis des fibres, avant et dans la zone d'éti rage, comme on l'a indiqué, on obtient des étirages même supérieurs à ceux donnés par les procédés habituels dits à étirage élevé , on réduit an minimum les retordages et on obtient des produits beaucoup plus uniformes, avec les économies qui en résultent du fait du plus petit nombre d'opérations nécessaires.