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" PERFECTIONNEMENTS A LA FABRICATION DE FILES COMPOSES DE FIBRES EN
MECHE.. "
Cette invention est relative à la fabrication des produits de fibres en mèche .
Suivant l'invention, on fabrique un produit conti-- nu de fibres en mèche en amenant à la surface périphérique d'un tambour rotatif une succession ou file de groupes de fibres séparées, en maintenant par succion chaque groupe de fibres au contact de la surface du tambour et en retirant la file de groupes de fibres par un conduit aboutissant à l'axe du tambour, de sorte que les extrémités avant des fibres de chaque groupe s'étendent au delà des extrémités arrière des fibres du groupe précédent à un degré tel que la torsion com-
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muniquée par la rotation du tambour unit les groupes succes- sifs de fibres sous forme d'un produit continu et tordu de fibres en mèche.
La succion a pour effet de maintenir les fi- bres contre la surface du tambour et de permettre aux fibres présentées consécutivement d'être converties en un produit continu, mais elle n'empêche pas les fibres de glisser sur la surface du tambour au cours de leur enlèvement continu avec application de torsion.
Une forme d'appareil propre à permettre de réali- ser le procédé ci-dessus comprend un tambour rotatif, des moyens pour faire tourner ce tambour, des moyens par lesquels une dépression peut être créée à l'intérieur du tambour, un conduit se terminant à l'une de ses extrémités par une ouver- ture de la surface périphérique du tambour et aboutissant à l'axe du tambour, la surface du tambour étant perméable, au moins dans le voisinage de l'ouverture, des moyens pour ame- ner à la surface du tambour une file ou succession de groupes de fibres séparées et des moyens pour retirer à partir de 1' axe du tambour le produit continu et tordu de fibres en mè- che qui a été obtenu par la rotation du tambour agissant sur les groupes successifs de fibres maintenus par succion contre sa surface ,
La dépression peut être créée à l'intérieur du tambour par tout moyen convenable, par exemple à l'aide d'un conduit traversant un palier dans lequel tourne le tambour, cette disposition permettant d'effectuer le maintien des fi- bres d'une façon continue pendant toute la durée de la ro- tation du tambour, sans qu'on ait besoin d'utiliser un dis- positif mécanique extérieur qui pourrait faire obstacle à la rotation régulière du tambour. Par conséquent, le tambour est
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capable de travailler à des vitesses de rotation très élevées,
Pour rendre le tambour perméable, on peut le percer d'une série de petits trous communiquant avec une chambre in- térieure dans laquelle est créée la dépression.
Des trous a- nalogues peuvent être pratiqués dans l'orifice du conduit par lequel les fibres destinées à être converties en fil ou produit analogue sont amenées au centre du tambour .
On peut ne prévoir qu'un seul point ou zone de dé- pression dans le tambour, mais on peut aussi prévoir deux ou plus de deux points ou zones de ce genre, avec des conduits correspondants aboutissant à l'axe du tambour pour coopérer avec un nombre correspondant de dispositifs servant à pré- senter les fibres au tambour, les deux ou plus de deux produite formés étant soit réunis et tordus ensemble sous forme d'un produit unique au moment où ils arrivent au centre, soit re- tirés séparément de côtés opposés du tambour .
Les fibres peuvent être présentées au tambour sous forme d'un produit de fibres en mèche ayant reçu une forme préalable, tel qu'un boudin, de l'extrémité duquel une file ou succession de groupes de fibres sont retirés pour être ame- nés au tambour. Une ou plusieurs paires de rouleaux d'entraî- nement peuvent être utilisées pour retirer les groupes de fibres et les présenter au point auquel la succion est exer- cée pour maintenir les fibres. Dans ce cas, l'invention per- met de convertir le boudin en un produit tordu dont le numé- ro est dans un rapport avec celui du boudin initial qui dé- pend du rapport entre les vitesses auxquelles la matière com- posée de fibres en mèche est respectivement amenée au tam- bour et retirée du tambour .
Par un choix convenable de ces vitesses, du numéro du boudin initial et du taux d'applica-
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tion de la torsion, on peut obtenir en une seule opération le poids et la torsion appropriés à l'usage que le produit est appelé à recevoir . Les filaments élémentaires d'un fais- ceau sensiblement non tordu de filaments continus associés peuvent être séparés les uns des autres à l'extrémité du faisceau et entraînés vers le tambour et découpés en groupes de fibres séparées de longueur prédéterminée, par exemple à l'aide du dispositif coupant décrit dans le brevet anglais N 21.213/36
Après que chaque groupe de fibres a été découpé et détaché des extrémités des filaments continus, les fibres de ce groupe sont maintenues par succion contre le tambour,
les groupes successifs étant convertis en un produit continu qui émerge à l'état tordu de l'axe du tambour .
Le faisceau de filaments continus associés qui doit être converti en un produit de fibres en mèche peut affecter la forme d'une bande ou fil de filaments non tordus ou d'un fil ayant un très faible degré de torsion, mais, dans ce der- nier cas, il faut que le degré de torsion soit suffisamment faible pour permettre aux filaments élémentaires d'être sé- parés les uns des autres. L'expression "sensiblement sans torsion" utilisée au sujet du faisceau veut dire que celui- ci ne contient pas de torsion ou que, si une torsion quelcon- que est présente dans ce faisceau, cette torsion doit être in- suffisante pour faire obstacle à une libre séparation des filaments élémentaires les uns des autres à l'extrémité du faisceau.
Le degré de torsion du produit final dépend de la vitesse à laquelle le produit quitte le tambour et de la vi- tesse de rotation du tambour. De même, la grosseur ou numéro
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du produit dépend de la vitesse à laquelle ce produit est re- tiré du tambour par rapport à celle à laquelle les groupes de fibres sont amenés audit tambour .
Il est important que les groupes consécutifs de fibres soient mélangés les uns avec les autres, afin d'obte- nir un'produit solide. A cet effet, les fibres des groupes consécutifs sont disposées à recouvrement, de sorte que les groupes sont tordus ensemble. Il est avantageux que les fais- ceaux de filaments soient coupés de telle sorte que les ex- trémités des groupes de fibres soient étagées, ce qui s'obtient par exemple en coupant le faisceau de filaments obliquement.
A titre d'alternative ou supplémentaire, on peut assurer le recouvrement des groupes eux-mêmes en réglant convenablement la vitesse à laquelle les groupes sont amenés au tambour par rapport à celle à laquelle ils sont retirés du tambour.
Il est particulièrement important que les filaments continus soient sensiblement parallèles mais séparés les uns des autres lorsqu'ils arrivent au tambour, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas une grande proportion du nombre total des fila- ments qui restent intimement en contact sur une partie im- portante de leur longueur. Ainsi, il est préférable de séparer les filaments de telle manière qu'ils puissent être amenés au dispositif coupant sous forme d'une bande plate, de façon à permettre aux extrémités coupées des fibres d'être sensi- blement espacées les unes des autres, cette disposition étant spécialement avantageuse lorsque la coupe est effectuée obli- quement par rapport à la longueur des filaments.
Les groupes successivement produits sont alors recueillis sur le tambour sous cette forme aplatie séparée, de sorte que, dans les di- vers groupes qui se succèdent les uns les autres, les fibres
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occupent des positions telles qu'elles peuvent être distri- buées uniformément dans le produit final.
Les filaments peuvent être séparés pendant leur mouvement vers le dispositif coupant. Ainsi, par exemple, ils peuvent être soumis à l'action d'un courant de gaz qui a pour effet de les projeter les uns à l'écart des autres et, en même temps, de les amener au dispositif coupant. Par exem- ple, les filaments peuvent être conduits par une buse d'éjec- tion qui présente un orifice évasé plat tourné vers le dispo- sitif coupant et qui est alimentée d'air comprimé, les fila- ments s'étalant sous forme d'un éventail à leur sortir de la buse .
On peut aussi utiliser l'électrification pour se- conder la séparation des filaments, par exemple dans le cas de filaments d'acétate de cellulose. Ainsi, les filaments peuvent être retirés du dispositif d'alimentation par des rouleaux d'entraînement et conduits à travers un dispositif de tension à grille qui les électrifie par une action de frot- tement. Il importe que la matière des rouleaux d'entraîne- ment n'occupe pas, dans la série électrostatique, une posi- tion telle qu'elle puisse neutraliser notablement l'électri- fication susceptible d'être ainsi créée. Par exemple, avec un dispositif de tension à grille métallique, on pourrait utili- ser des rouleaux d'entraînement en gutta-percha.
La fourniture des filaments est synchronisée avec le fonctionnement du dispositif coupant, la tuyère d'éjection étant à cet effet munie d'un obturateur de réglage convena- ble. Le couteau est placé entre la tuyère et le tambour, et les filaments sont déviés vers la denture du couteau après que la longueur voulue de filaments séparés a été fournie.Il est préférable d'actionner le tambour à l'aide d'engrenages
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de façon qu'il occupe la position convenable pour recevoir les faisceaux de fibres lorsque ceux-ci lui sont présentée..
En quittant le tambour, le produit est conduit à un dispositif enrouleur qui, étant donné que ce produit est déjà tordu, n'a pas besoin d'être un dispositif retordeur.
Bien qu'il soit nécessaire que l'enlèvement des fibres d'un boudin ou produit analogue, ou le découpage de filaments continus en vue de l'obtention des fibres soit synchrone avec la rotation du tambour, il n'est pas nécessai- re que la présentation des groupes de fibres ait lieu une fois par tour du tambour. Par exemple, le tambour peut ef- fectuer plusieurs tours entre deux présentations successi- ves de fibres, chaque tour ayant pour effet de communiquer un tour de torsion au produit .
La dépression créée dans le tambour offre un moyen très simple de mettre l'opération en train, Le conduit ayant été obturé à la surface du tambour par le doigt de l'opéra- teur, une longueur de fil est présentée à l'extrémité de sor- tie de ce conduit et est aspirée par le conduit et maintenue en position par succion. Si nécessaire, on peut tirer un pe- tit bout du fil hors du'conduit de façon qu'il soit maintenu par la surface perméable du tambour et qu'il soit prêt à ê- tre disposé à recouvrement avec le groupe de fibres qui est le premier à lui être ensuite présenté .
Un tâteur ou "casse-fil" peut être disposé de fa- çon à débrayer le tambour et à libérer les rouleaux d'entrai- nement dans le cas d'une rupture de fil,
On a observé que la torsion que possède le produit à sa sortie du conduit axial du tambour est distribuée d'u- ne manière spéciale parmi les diverses fibres dont est com-
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posée la section transversale du produit. En effet, si l'on détord le produit, par exemple dans un appareil à éprouver la torsion, on voit que les fibres situées le plus à l'exté- rieur perdent toutes leur torsion avant les fibres centrales, de sorte que, si l'on continue à détordre, les fibres exté- rieures se tordent en sens inverse pendant que les fibres centrales continuent à perdre leur torsion.
Il semble que cette distribution de la torsion soit due au fait que le bout libre de chaque groupe de fibres tourne en bloc pendant que son bout avant débordant sur le faisceau précédent se tord dans ce dernier. Il en résulte qu'il est difficile de séparer le produit en ses éléments en le détordant .
On décrira maintenant l'invention avec plus de dé- tail en se référant aux dessins schématiques annexés sur lesquels
Figure 1 est une coupe longitudinale verticale du tambour, cette figure montrant une partie de l'engrenage de commande .
Figure 2 est une vue de face de l'engrenage de com- mande du tambour et des mécanismes associés .
Figure 3 est une vue en élévation, en regardant de l'arrière et avec coupe verticale partielle d'un détail de la figure 2.
Figure 4 est une vue en plan avec coupe horizontale partielle du tambour et d'une enveloppe y associée .
Figure 5 est une vue en plan de l'enveloppe asso- ciée au tambour .
Fig. 6 et 7 sont respectivement une coupe vertica- le et une vue en plan du dispositif d'entraînement ,
Figure 8 représente un dispositif coupant associé au dispositif d'entraînement
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Figure 9 est une vue en plan du mécanisme de la figure 8 .
Figure 10 est une vue correspondant à la figure 8 et montrant un autre mécanisme associé au dispositif d'entrai- nement .
Fig. 11 et 12 sont des vues de face servant à fai- re comprendre le mécanisme d'arrêt de la figure 1,
Fig. 13 et 14 sont des vues en plan du dispositif de tension représenté sur les fig, l, 11 et 12 .
Figure 15 est une vue en plan d'un autre détail de la figure 1.
Fig. 16 à 18 représentent schématiquement d'autres types d'appareils permettant de réaliser l'invention.
Sur la figure 1, 1 désigne un tambour monté pour tourner autour d'un arbre horizontal 2, ce tambour étant fixé à un pignon 2. engrenant avec une roue dentée 4. Un ar- bre actionne par l'intermédiaire de pignons hélicoïdaux 6 et ± un embrayage 8 et des roues dentées , 10, la roue 10 entraînant la roue 4 et, par suite, le tambour .
L'intérieur 12 du tambour communique par l'arbre creux 2 et un tiroir rotatif avec un tuyau 14 aboutissant à une conduite d'aspiration 15. Un tube 16 présentant un ori- fice évasé 17 à la surface du tambour 1 est coudé à angle droit suivant l'axe du tambour pour émerger en 18 de l'extré- mité fermée 19 dudit tambour. A l'arrière de l'ouverture 17 du tube 16, la surface du tambour est percée d'une série de petits trous 20 ( voir la figure 4) et d'autres trous 21 sont pratiqués à l'intérieur de l'ouverture évasée, ces trous faisant communiquer la dépression régnant dans la ca- pacité 12 du tambour avec l'extérieur dudit tambour.
Le tam- bour tourne à l'intérieur d'une enveloppe fixe 22 (figuresl @et
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5 ) qui présente à sa partie supérieure une ouverture étroite parallèle à l'axe du tambour .
Un faisceau 24 de filaments continus ne possédant qu'une faible ou aucune torsion est déroulé d'une bobine 25 et fourni par l'intermédiaire de guides 26 et d'un disposi- tif de tension à grille 27 à des rouleaux d'entraînement 28.
29 dont le premier est monté fou pour reposer sur le second qui est actionné à la vitesse d'alimentation désirée . Les filaments 24 descendent du rouleau 29 à un dispositif d'ali- mentation 30 présentant un trou 31 ( fig. 6 et 7) pour l'en- trée des filaments et muni d'une base d'éjection évasée pla- te 32 qui est tournée horizontalement vers l'enveloppe 22 dans laquelle tourne le tambour rotatif et tangentielle à cet- te enveloppe. Le dispositif d'alimentation 30 reçoit de l'air comprimé d'une conduite 34 par un tuyau 33 .
Comme indiqué par les flèches de la figure 6, l'air descend par un conduit 35 et traverse un ajutage 36 pour pénétrer dans la buse 32, l'ajutage 36 présentant trois con- duits divergents 37 disposés de façon à étaler le jet d'air dans son passage à travers et hors de la buse, dont la forme évasée plate contribue à aplatir le jet et à l'étaler en é- ventail .
Le passage de l'air de l'ajutage 36 à la buse 32 crée au voisinage du trou 31 par lequel entrent les filaments une dépression qui a pour effet que les filaments 24 sont aspirés à travers ce trou et pénètrent dans le courant d'air principal, qui sert à la fois à éjecter les filaments par la buse 32 et à les séparer les uns des autres sous forme d'une bande sensiblement plate pendant l'éjection, le degré de tor- sion que le faisceau est susceptible de posséder étant dé-
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truit sous l'influence du courant d'air. Les faisceaux de filaments ne doivent pas contenir un apprêt susceptible d'em- pêcher le courant d'air de séparer les filaments et, pour cette raison, il est préférable d'utiliser des filaments non lubrifiés .
Dans son passage du tuyau 35 à l'ajutage 36, l'air est commandé par un obturateur 38 qui est actionné de façon à s'ouvrir et à se fermer par intervalles par une came 39 montée sur un arbre 40. De cette manière, les filaments 24 sont éjectés hors de la buse 32 par intervalles, pour une raison qui ressortira de ce qui suit .
Comme on le voit sur les fig. 8 et 9, un disposi- tif coupant 41 du type tondeuse de coiffeur est disposé en- tre la buse 32 et l'enveloppe 22, ses dents orientées vers le haut étant situées légèrement au-dessous du niveau de la buse et sa lame mobile 42 étant actionnée par une came 43 de l'arbre 40. Ce dispositif est disposé obliquement par rapport au chemin des filaments passant de la buse 32 à l'en- veloppe 22, et une paire de bras déflecteurs 45, montés sur un levier 46, sont similairement inclinés, de sorte que, lorsque le levier 46 pivote vers le bas, les deux bras 45 passent de part et d'autre du dispositif coupant.Le levier déflecteur 46 est actionné par une came 47 de l'arbre 40 .
Les rouleaux 28, 29 déroulent les filaments 24 de la bobine 25 à une vitesse approximativement constante et l'air admis par l'obturateur 38 au dispositif d'alimenta- tion 30 chasse les filaments à travers la buse évasée 32 jusqu'à ce que leurs extrémités libres soient venues sensi- blement au-dessus de l'ouverture 23 de l'enveloppe 22. La dépression créée à l'intérieur du tambour 1 et communiquant
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par les trous 20, 21 avec l'intérieur de l'enveloppe 22 a pour effet d'attirer les extrémités des filaments pour les obliger à passer par l'ouverture 23 et à s'appliquer contre la surface du tambour ( figure 8). A ce moment, la rota- tion de la came 39 provoque la fermeture de la soupape et, de cette façon, interrompt momentanément l'alimentation des filaments 24 par la buse 32.
Les extrémités des filaments 24 étant ainsi main- tenues, les bras déflecteurs 45 descendent etamènent les filaments dans la denture du dispositif coupant 41 (figure 10) qui découpe dans les filaments 24 une longueur prédéter- minée de fibres juste au moment où, en tournant, le tambour amène l'ouverture évasée 17 sensiblement en coïncidence avec l'ouverture 23 de l'enveloppe 22, l'obliquité du dis- positif coupant ayant pour effet d'étager ou décaler les extrémités des fibres par rapport à la longueur du faisceau de fibres.
Lorsque les fibres ont été coupées, elles sont tirées par le tambour 1 à travers l'ouverture 23 de telle sorte qu'elles pénètrent à l'intérieur de l'enveloppe 22 où elles ad'hèrent à la surface du tambour, leurs extrémités menantes étant disposées à ou près de l'ouverture évasée 17 du tube 16 .
Un bras horizontal 48 monté sur un levier 49 ac- tionné par une came 50 de l'arbre 40 pivote de droite à gau- che (en regardant la figure 10) de façon à tirer les bouts nouvellement coupés des filaments pour les éloigner de la denture du dispositif coupant 41 et les ramener dans la buse 32, le pointeau obturateur 38 se rouvrant alors pour qu'une nouvelle longueur des filaments arrivant des rouleaux 28, 29 puisse être fournie par la buse 32 en vue de la coupe d'un
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nouveau groupe de fibres ,
Les extrémités menantes ou avant d'un groupe de fibres maintenu contre une surface du tambour 1 recouvrent les extrémités arrière d'un groupe précédent qui a pénétré dans le tube 16 pour émerger par l'orifice de sortie 18 de ce tube sous forme d'un produit continu 52 de fibres en mè- che, ce produit étant tiré à l'écart du tambour,
à une vi- tesse prédéterminée, par un rouleau 53 reposant sur deux rouleaux/54. En raison de la rotation du tambour 1, une tor- sion est communiquée au produit 52, et la propagation de cet- te torsion en arrière le long du tube 16 a pour effet que les extrémités menantes d'un groupe de fibres se prennent et se tordent dans le produit de fibres en mèche, En même temps, les rouleaux 53, 54 tirent les fibres et les fait pas- ser dans le tube 16, de sorte qu'un groupe suivant de fibres se trouve disposé à recouvrement par rapport aux fibres du groupe déjà formé, le résultat étant que les fibres s'incor- porent graduellement au produit continu 52.
En quittant le second rouleau 54, le produit con- tinu 52 est enroulé sous forme d'une bobine à enroulement croisé 55 entraînée par une roue 56 tournant au contact d'u- ne roue 57 montée sur l'arbre 58, le produit étant animé d'un mouvement de va-et-vient parallèlement à la bobine par un guide 59. Pour la commodité du dessin, le mécanisme de bobinage a été représenté plus près de la conduite 15 qué ce n'est en réalité le cas .
Dans la disposition représentée, le tambour 1 est continuellement soumis à une dépression pendant toute la durée de sa rotation. Cette dépression continue ne fait tou- tefois pas obstacle au passage des fibres sur la surface du
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tambour et sert seulement à les maintenir régulièrement par succion pendant leur mouvement. Ce maintien des fibres par succion permet au tambour d'être mis en rotation à des vites- ses élevées sans risque'que les fibres deviennent ingouver- nables pendant la formation du produit .
Pour assurer un mélange convenable des fibres d'un groupe avec les fibres qu'elles recouvrent partiellement, il est important que les fibres de chaque groupe soient sépa- rées les unes des autres. Comme il a été expliqué plus haut, ceci est effectué par l'action mécanique de l'air, qui agit de façon à entraîner les filaments 24 à l'intérieur de la buse 32, l'extrémité évasée de cette buse facilitant la sépa- ration. Les filaments 24 sont ainsi séparés les uns des au- tres et amenés plus ou moins individuellement dans la denture du dispositif coupant 41, de sorte que, lorsque les fibres ont été découpées aux extrémités des filaments, elles consti- tuent un groupe de largeur importante qui s'étale sur la,lar- geur occupée par les trous 20, 21 du tambour 1.
Par suite , lorsque la torsion du produit se propage en arrière à l'in- térieur du tube 16, les extrémités menantes ou avant du groupe de fibres qui vient d'être déposé se prennent et se tordent dans l'extrémité du produit déjà formé. La sépara- tion des filaments 24 les uns des autres est secondée par l'action de frottement du dispositif de tension à grille 27 sur les filaments,cette action ayant pour effet d'élec- trifier les filaments et de provoquer, par suite, leur répul- sion mutuelle. Cette électrification est particulièrement prononcée dans le cas de filaments d'acétate de cellulose.
Avec de tels filaments, le dispositif de tension à grille 27 peut être métallique, et l'on peut munir un ou chacun des ' - deux rouleaux d'entraînement 28, 29 d'un revêtement de gutta-
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percha pour qu'on soit sur que, au moment où les filaments atteindront la buse, ils auront reçu une charge électrosta- tique adéquate. On a trouvé qu'on augmente l'électrification des filaments d'acétate de cellulose lorsqu'on frotte les rouleaux d'entraînement avec de la craie de tailleur (stéa- tite).
On peut maintenir un degré sensiblement régulier d'électrification des filaments 24 en déplaçant ceux-ci al- ternativement dans un des sens et en sens inverse de la lon- gueur des rouleaux d'entraînement, Ainsi, comme représenté sur la figure 1, le dispositif de tension 27 est monté sur un bras 60 qui pivote en 61 sur le bâti de la machine et qui reçoit un mouvement oscillant d'une barre à mouvement de va- et-vient 62 actionnant une patte 63 du bras 60. L'extrémité extérieure du bras 60 est supportée par le bord d'un élément 64 du bâti de la machine et glisse sur ce bord. Outre que ce déplacement des filaments 24 maintient l'électrification de ces filaments, il empêche une usure excessive d'une partie quelconque des rouleaux 28, 2 .
La longueur des fibres est déterminée par la lon- gueur de filaments 24 fournie par les rouleaux 28, 29 entre deux opérations consécutives du dispositif coupant 41 et on peut la faire varier jusqu'à une longueur sensiblement égale à la périphérie du tambour 1. On détermine le degré de re- couvrement d'un groupe de fibres avec le précédent en'réglant convenablement la vitesse à laquelle le produit est retiré du tambour 1 par rapport à la fréquence de coupe. Ainsi, par exemple si l'on fournit au tambour des fibres de 10 cm et en retire des fibres de 5 cm, 5 cm de la longueur d'un grou- pe de fibres recouvriront 5 cm de la longueur du groupe pré- cédent, de sorte que le produit aura sensiblement le double
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du poids du faisceau de filaments 24 .
En général, le denier du produit dépend du denier du faisceau de filaments et de la mesure dont les groupes de fibres se recouvrent les uns les autres. Avec un faisceau de filaments de faible denier et un faible recouvrement des groupes faits de ce faisceau, on obtiendra un produit de faible denier, et réciproquement.On peut maintenir le denier du produit à une valeur voisine de celle des filaments conti- nus en formant de longues fibres et en les retirant du tam- bour à une vitesse élevée en comparaison avec la fréquence à laquelle les groupes de fibres sont fournis au tambour, de façon que le degré de recouvrement des fibres ne représente qu'une petite fraction de leur longueur .
Le degré de torsion communiqué au produit 52 dé- pend de la vitesse de rotation du tambour 1 par rapport à la vitesse à laquelle le produit est retiré du tambour par les rouleaux 53, 54. Le sens de la torsion communiqué au produit dépend du sens de rotation du tambour 1, une rotation du tambour dans le sens dextrogyre (en regardant les fig. 11 et 12) donnant un produit dans lequel la torsion va de droite à gauche, alors que la rotation dudit tambour dans le sens lévogyre donne une torsion qui va de gauche à droite. L'en- veloppe 22 empêche le courant d'air sortant de la buse de frapper la surface du tambour et probablement de venir déranger les fibres reposant sur cette surface. Par consé- quent, l'appareil peut fonctionner à une vitesse élevée tout en assurant une commande adéquate.des fibres.
On peut communiquer une torsion plus élevée au pro- duit 52 en communiquant au tambour 1 deux ou plusieurs tours pour chaque commande du dispositif coupant 41. En d'autres termes, on peut donner à chaque groupe de fibres deux ou
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plus de deux torsions complètes avant que les extrémités du groupe de fibres suivant ait été amenées au contact du groupe tordu .
La pression à laquelle les filaments 24 sont soumis dans le dispositif de tension à grille 27 est réglée par un écrou 65 qui règle la pression d'un ressort 66 entourant une vis 67 qui fait saillie sur le bâti 68 du dispositif de ten- sion. Le ressort 66 prend appui contre un fil métallique 69 qui est recourbé pour entourer la vis 67 et dont ltextrémi- té supérieure est coudée de façon à entrer en contact avec .le bâti 68, alors que son extrémité inférieure traverse un prolongement 70 de la grille mobile 71 du dispositif et pas- se à gauche pour constituer une queue 72, comme on le voit clairement sur la figure 1.
Le fil métallique 69 constitue ainsi un levier du troisième genre dont le point d'appui est situé en a, le point d'application de la force en b, le point d'application de la réaction en c, la force exercée par le ressort 66 produisant une pression relativement fai- ble entre la grille mobile 71 et la grille fixe 73, dans le rapport de ac : ab .
Dans le cas où le produit 52 viendrait à casser , un mécanisme de débrayage entrerait en jeu pour arrêter la fourniture des filaments et la rotation du tambour 1 et du mécanisme associé. Un doigt tâteur 74 est maintenu relevé par le produit 52 quittant le tube 16 (fig. 11 et 12). Si le produit casse, ce doigt est mis à même de tomber à la position marquée en pointillé sur la figure 11, et une en- taille 75 dudit doigt entre en prise avec une dent 76 tour- nant avec l'arbre à came 40, ce qui a pour effet que le doigt est déplacé en bloc vers la gauche et entraîne un levier 77, sur lequel il pivote en 78. Un loquet 79 porté par le levier
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77 est ainsi dégagé d'un collet conique 80 monté sur une barre verticale 81, ce qui permet à un ressort 82 de faire mouvoir la barre 81 verticalement .
Au moment où le doigt 74 tombe à sa position infé- rieure, un galet 84 prévu à son extrémité entre en contact avec une came 85 fixée à une plaque 86. Le mouvement en bloc du doigt sous l'influence de la dent 76 fait descendre le galet 84 sur la came et fait ainsi pivoter le doigt jus- qu'à la position de la figure 12 pour permettre l'enfilage facile du produit 52 le doigt étant maintenu incliné pen- dant tout le temps que le levier 77 est maintenu déplacé par le collet 80 de la barre 81 .
Près de son extrémité supérieure, la barre 81 présente deux fentes transversales 87, 88. La fente 87 re- çoit l'extrémité d'un doigt 89 qui est fixé à un arbre 90 portant un bras 91 (voir figure 1). Le mouvement de la barre 81 vers le haut fait pivoter le doigt 89, qui fait ainsi tourner l'arbre 90 et amène le bras 91 au contact de l'em- brayage 8, celui-ci se débrayant alors pour interrompre la commande du tambour 1. L'extrémité avant de l'arbre 90 est munie d'un coude pour constituer une manette 92 permettant d'actionner manuellement la barre 81 .
La fente la plus haute 88 reçoit l'extrémité d'un levier 92 portant une pièce en forme de berceau 93 qui sup- porte le rouleau 28. Dans le mouvement d'élévation de la bar- re 81, le berceau 93 soulève par suite le rouleau 28 à lté- cart du rouleau 29 et, de cette manière, interrompt la four- niture des filaments 24 ( voir figure 12.)
L'extrémité supérieure de la barre 81 est coudée horizontalement pour constituer un organe 94 situé au-dessous et très près de la queue 72 du fil métallique plié 69 . Le
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mouvement de la barre 81 vers le haut a pour effet de pous- ser l'organe 94 contre la queue 72, en d, cette queue venant, par suite, à la position marquée en pointillé sur la figure 1.
Le fil métallique 69 est ainsi converti en un levier de se- cond genre, dont le point d'appui est en b (amené par le mou- vement du fil métallique en un point plus rapproché de l'é- crou 65 ), le point d'application de la réaction en c et le point d'application de la force en d, la force exercée par l'organe 94 augmentant grandement la pression entre les gril- les 71 , 73 dans le rapport bc : bd .La pression est telle qu'elle provoque le verrouillage mutuel des éléments 71,73 du dispositif de tension à grille, ce qui empêche le passage de filaments quelconques 24 à travers le dispositif et le ris- que qui pourrait en résulter que ces filaments s'enroulent librement autour des rouleaux 29 .
Lorsque la rupture du produit 52 a été réparée, on fait tourner la manette 92 pour remettre la machine en mar- che, un seul mouvement de cette manette provoquant la ferme- ture de l'embrayage 8, ce qui rétablit la commande du tam- bour 1 et du mécanisme associé, et l'abaissement de la barre 81, ce qui effectue à la fois la remise en position du doigt 74 et du mécanisme de débrayage associé dans la position de fonctionnement représentée par les traits pleins dans la figure 11, ainsi que le déverrouillage de la queue 72 du fil' métallique ±2 pour permettre au dispositif de tension 27 de fonctionner de la façon normale .
Pour régler le degré d'aspiration régnant à l'in- térieur du tambour 1, on peut faire tourner le tiroir 13 à l'aide d'un levier 96 ( fig. 1-3 ), de façon à ouvrir ou fermer ce tiroir, comme il ressort de la figure 3. L'extré-
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mité supérieure du levier 96 est munie d'une aiguille 97 qui se méut en regard d'une échelle graduée 98 et indique ainsi la position du tiroir .
Comme représenté sur la figure 16, une mèche ou boudin 100 (appelé ci-après "boudin") de fibres naturelles ou artificielles se déroule d'une bobine 101 et passe sur un guide 102 et, de là, à deux jeux de rouleaux de serrage 103, 104. Ces rouleaux sont entraînés de telle manière que des groupes de fibres séparées 105 sont retirés de l'extrémité du boudin par les rouleaux 104, qui amènent les fibres au tambour 1 à travers l'ouverture 23 de l'enveloppe 22 .
La grosseur (ou nombre de fibres) de chaque groupe retiré du boudin 100 par les rouleaux 104 dépend du numéro ou denier du boudin et des vitesses de rotation relatives des paires de rouleaux de serrage 103, 104. Ainsi, on peut régler les vitesses des rouleaux de façon que le boudin soit soumis à un degré d'étirage appréciable dans son passage entre les rouleaux, les groupes de fibres amenés au tambour étant ainsi d'une grosseur correspondant au numéro ou denier du boudin étiré. Par contre, si l'on règle les vitesses des rouleaux de façon à délier simplement les fibres du boudin, le nombre de fibres des groupes amenés au tambour sera augmenté dans u- ne mesure correspondante .
De la manière décrite plus haut, les groupes succes- sifs de fibres 105 sont disposés à recouvrement et sont tor- dus sous forme d'un produit continu cohérent par le tambour 1, ce produit étant retiré du tube 16 par les rouleaux 53 , 54 et enroulé sous forme d'une bobine 55 comme expliqué au sujet de la figure 1 .
Il est bien entendu qu'on pourrait incorporer à
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l'appareil un mécanisme de débrayage, par exemple analogue à celui décrit au sujet des figures précédentes, de façon à arrêter cet appareil lorsque le produit continu vient à cas- ser ,
Les fig. 17 et 18 représentent schématiquement l'application d'un tambour unique 1 pour constituer un ou deux produits séparés à l'aide de deux ou plus de deux files de groupes de fibres amenées à un nombre correspondant de points collecteurs sur la surface périphérique du tambour.
Ainsi, pour former un de ces produits, le tambour 1 est pour- vu de deux ouvertures évasées 17 (figure 17) dont chacune communique, par l'intermédiaire d'un tube 106, avec un tube d'échappement commun 107 disposé suivant l'axe du tambour, Les groupes de fibres 105 amenés par deux dispositifs 30 sont recueillis sur le tambour 1 de la manière précédemment décrite, et chaque file de groupes est conduite à l'intérieur du tube correspondant 106 au tube commun 107. Chaque file de groupes est convertie en un produit continu dans son pas- sage à l'intérieur des tubes, et les deux produits sont tor- dus ensemble et ainsi convertis en un produit unitaire avant de quitter le tube commun 107.
Le tambour représenté ne con- tient que deux tubes 106, mais il est bien entendu qu'il pourrait.être établi avec tout nombre commode de tubes pour la réception d'un nombre correspondant de files distinctes . de groupes de fibres .
Pour constituer deux produits de fibres en mèche distincts, on peut utiliser le tambour de la figure 18. Ain- si, alors que le tambour 1, analogue à celui de la figure 17, présente deux ouvertures évasées 17 , ces ouvertures sont reliées respectivement à des tubes distincts 108, 109
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qui communiquent respectivement avec le côté gauche et le côté droit du tambour et sont tous deux disposés suivant l'axe dudit tambour, les deux produits de fibres en mèche étant ainsi maintenus séparés l'un de l'autre pour être re- tirés du tambour de part et d'autre de celui-ci .
Le tambour est monté de façon à pouvoir tourner dans des paliers 110 supportés par des colonnes 111 et est entraîné par un pignon à chaîne 112 fixé à une tubulure 113 constituée sur le côté gauche du tambour. L'extrémité de la tubulure 113 communique avec un tuyau d'aspiration fixe en forme de T 114 par un presse-étoupe 115, un obturateur ana- logue 116 empêchant l'air de pénétrer en passant entre l'ex- trémité du tube 108 et l'extrémité du tuyau d'aspiration 114.
On n'a représenté que deux ouvertures évasées 17, mais il est bien entendu que la partie axiale de chacun des tubes 108, 109 peut être reliée à tout nombre commode d'ouvertures évasées 17 en vue de recevoir un nombre corres- pondant de files séparées de groupes de fibres destinées à être converties en un produit unitaire .
L'appareil représenté par les fig. 17 et 18 peut être utilisé avec la même facilité pour la fabrication de produits de fibres en mèche à partir de groupes de fibres retirés de boudins ou mèches ( de la manière représentée sur la figure 16) ou découpés dans des filaments continus .