Equipement de traction à quatre moteurs à transitions par la méthode du pont. Dans la réalisation d'équipements de trac tion électrique, destinés à effectuer plus de deux couplages des moteurs, par exemple un couplage en série, un ou deux en série-paral- lèle et un en parallèle, on rencontre de sé rieuses difficultés lorsqu'il s'agit d'appliquer la méthode de transition dite du pont , dont on connaît bien les avantages par rap port à la méthode dite du shunt qui con siste à éliminer une partie des moteurs pen dant la transition.
La présente invention, due à Monsieur L. Heidmann, a pour objet de résoudre ee pro blème d'une faon simple et efficace et de permettre en particulier d'effectuer toutes les transitions par la méthode du pont et avec une très grande régularité de l'effort de trac tion.
Dans l'équipement de traction selon l'in vention, ces résultats sont obtenus par les moyens suivants: Afin de pouvoir effectuer toutes les tran sitions par la méthode du pont , la réparti tion équilibrée et symétrique clés courants dans les couplages des moteurs en série- parallèle et en parallèle est réalisée en répar tissant et en connectant les moteurs, résis tances et contrôleurs des circuits alimentés en parallèle, d'une faon telle que lesdits cir cuits soient identiques en ce qui concerne la répartition des courants.
D'autre part, pour assurer dans le dernier couplage (parallèle) la répartition correcte des courants qui tra- versent les contacteurs desdits circuits, des résistances, dites additionnelles, sont insérées entre les points équipotentiels desdits cir cuits; ainsi des surcharges desdits contacteurs par déséquilibrage sont évitées.
Le dessin représente à titre d'exemple une forme d'exécution de l'équipement selon l'in vention pouvant réaliser trois couplages.
Sur ce dessin, la fi-. 1 est un schéma sim plifié de l'équipement, la fig. 2 un schéma in diquant l'ordre de fonctionnement des con- taet.eurs de couplage, la fig. 3 montre les con nexions en série, la fig. 4 représente la transi tion au couplage série-parallèle, la fig. 5 la transition au couplage parallèle et la fig. 6 est le schéma réalisé en parallèle.
Sur la fig. 1, on voit les quatre moteurs I à IV alimentés entre les points L, reliés à la ligne, et la terre T.
L'équipement. représenté comporte un con tacteur A, un contacteur<I>B,</I> un contacteur<I>D,</I> deux contacteurs E et El, quatre contacteurs El, F.,, F'l, F', deux contacteurs C et Cl, deux contacteurs H et Hl et deux contacteurs I et Il; il est à noter que ceux parmi ces con tacteurs de couplage, qui sont désignés par la même lettre, fonctionnent simultanément.
En dehors des résistances de démarrage 1, \', 3 et 4, l'équipement, comporte les résis tances additionnelles 5 et 6, ainsi qu'éven tuellement les résistances d'équilibrage H, <I>N,</I> <I>P, Q,</I> dont le rôle sera exposé phis bas. Les contacteurs de démarrage, destinés à mettre hors circuit ou en circuit les résis tances 1 à 4 n'ont pas été représentés pour simplifier les figures.
Ce schéma se distingue, comme on le voit, par une symétrie qui aurait été com plète (sauf pour la polarité des prises de courant) s'il comportait un contacteur A' re présenté en traits interrompus; étant donné toutefois que le moteur IV est en perma nence relié à la terre, ce contacteur a été sup primé.
L'ordre de fonctionnement des contacteurs clé couplage est indiqué sur la fig. 2 où le trait horizontal 0 correspond à l'arrêt, les traits 1 et 2 aux crans S du couplage en série, les traits 3 et 4 à la première transition Pr,, les traits 5 et 6 au couplage S-P en série-parallèle, le trait 7 à la deuxième tran sition Tr. et le trait 8 au couplage<I>Pr</I> en pa rallèle.
D'après cette figue, on voit par exemple que les quatre contacteurs du groupe F (c'est-à-dire: Fl, FZ,, F, et F'z) ne sont fer més que sur les crans 6 , 7 et 8 .
Il est: à noter que la fig. 2 ne représente que les crans principaux qui sont nécessaires pour la compréhension du fonctionnement, de sorte qu'elle ne comporte aucun cran de dé marrage, de réglage, etc.
Le cran 19 correspond au schéma repré senté sur la fig. 3 où la fermeture des con tacteurs<I>A, B,</I> G et Gl met les quatre moteurs en série; dans cette position, les résistances 1, 2, 3 et 4 sont supposées mises en court-circuit par les contacteurs de démarrage non repré sentés. Sur le cran 2 qui prépare la transition après l'élimination des résistances 1, 2, 3 et 4, le contacteur D se ferme en éliminant les der nières résistances 5 et 6.
On peut suivre sur la fig. 4 la transition qui s'effectue par l'ou verture du contacteur B (cran 3 ) divisant les résistances en deux groupes symétriques et par la fermeture au cran 4 des deux contac teurs E et El qui relient. un groupe à la terre T et l'autre à la ligne L comme l'indique le dessin. Ces groupes comportent en particulier les résistances additionnelles 5 et 6 qui inter- viennent par conséquent également pendant- la transition.
Aussitôt les contacteurs E et E, fermés, le contacteur D s'ouvre en coupant le pont , et le couplage série-parallèle est établi.
Au cran 6 qui est le dernier cran de ce couplage, la fermeture des contacteurs F éli mine les résistances 5 et 6, ce qui correspond encore au dernier cran d'élimination des résis tances.
La fig. 5, caractérisée par deux circuits pra tiquement identiques et par une symétrie de leurs interconnexions, représente la deuxième transition: les résistances 5 et 6 ayant été éli minées par la fermeture des contacteurs F, le cran de transition ferme les deux contacteurs <I>II</I> et<I>II,</I> et les deux contacteurs <I>I</I> et 1,, après quoi les deux ponts sont coupés par l'ouver ture des contacteurs G et G,.
Cela établit le couplage en parallèle, re présenté sur la fig. 6, où les résistances de dé marrage sont supposées éliminées: le premier circuit passe par A, par le moteur I, par<I>II,</I> N et E; le deuxième par F'.w, F, <I>I,</I> le moteur II et F,; le troisième par F'" le moteur III, I" DT, et F.; le quatrième par E" Q, <I>II,</I> et le mo teur IV.
Il est à noter que dans le schéma en paral lèle réalisé suivant la fig. 6, la. répartition des courants est également- symétrique, ce qui fa vorise la bonne répartition des courants pen dant et après la transition.
Pour assurer d'autre part l'équilibrage des courants qui traversent des contacteurs reliés en parallèle, on fait intervenir, en dehors des résistances additionnelles 5 et 6 mentionnées plus haut, les quatre résistances<I>11, N, P,</I> Q. Ces dernières peuvent avoir une valeur extrê mement, faible, c'est: à-dire être par exemple du même ordre de grandeur que la résistance d'un contacteur fermé, de sorte que leurs pertes peuvent être négligeables. Malgré cela, elles assurent un bon équilibre grâce auquel chacun des contacteurs F'2 et E,<I>ou</I> F. et E ne doit supporter que le courant. d'un seul mo teur.
Quant aux résistances 5 et 6, elles ne sont parcourues normalement par aucun cou- , rant. On constatera que dans l'exemple qui vient d'être décrit, ces résistances additionnelles 5 et 6 jouent un double rôle. D'une part, elles sont éliminées en fin série par la fermeture du contacteur D et en fin série-parallèle par la fermeture des contacteurs du groupe F, ce qui fournit deux crans supplémentaires de dé- rnarrage.
D'autre part, en fin parallèle , ces résis tances 5 et 6 servent à éviter la surcharge des contacteurs du groupe F par des courants dés équilibrés. En effet, si ces deux résistances étaient. supprimées et remplacées par des simples connexions équipotentielles, des faibles différences inévitables dans les résistances propres des contacteurs Fl et F, ou F'1 et<B><U>P.,</U></B> pourraient donner lieu à des très forts dés équilibres des courants qui les traversent. Par exemple presque tout le courant des moteurs III et II pourrait passer par le contacteur Fl et presque rien par le contacteur F_.
Par contre, étant donné que la résistance additionnelle 5 présente une valeur bien supé rieure à celle d'un contacteur, le rôle des résis tances propres des contacteurs devient négli geable, un tel déséquilibre devient impossible, et tout se passe comme si la résistance 5 avait une valeur infinie.
On a ainsi la certitude que tous les con tacteurs de l'équipement supportent unique ment les courants normaux d'un seul moteur, et, que toute surcharge des contacteurs par un déséquilibre quelconque est éliminée.
Les moyens de la présente invention peuvent être appliqués en combinaison avec des moyens pour la commande automatique des transitions.
On peut notamment disposer dans chaque circuit du pont un relais approprié qui règle convenablement. la valeur ohmique des résis tances utilisées pendant la transition.
Dans l'exemple considéré, on peut, disposer en Ct un relais de ce genre (voir fig. 1, 3 et 4) qui intervient au cours de la première transition Trl, et en C, et en C3, ou seulement en l'un de ces points (voir fig. 1 et 3) des relais pour intervenir au cours de la deu xième transition Tr2.