Dispositif d'allumage à pierre pyrophorique à molette. L'invention a pour objet un dispositif d'allumage à pierre pyrophorique à molette, notamment de briquet, ou d'allumeur. Afin de ne pas avoir à changer la pierre pyro- phorique trop souvent, il y a avantage à agencer un tel dispositif de manière que l'on puisse utiliser une pierre de longueur relati vement grande. Mais dans ce cas on doit prendre des mesures pour que la force pous sant la pierre contre la molette ne varie pas de façon exagérée pendant toute la durée de cette pierre. On peut obtenir ce résultat, sans devoir recourir à un mécanisme de réglage, en utilisant un ressort de grande longueur.
Mais cette solution ne peut convenir que là où l'on dispose de l'espace nécessaire pour loger le ressort, ce qui n'est pas toujours le cas.
Le dispositif selon l'invention, dans lequel la pierre pyrophorique est poussée contre une molette par un ensemble élastique ne pré sentant pas de mécanisme de réglage de la force agissant sur cette pierre, est caractérisé en ce que l'ensemble élastique comprend au moins deux ressorts montés en série par l'intermédiaire d'un organe mobile, le tout étant agencée de façon que l'on puisse uti liser une pierre pyrophorique de grande lon gueur et que la force agissant sur cette pierre ne varie pas de manière exagérée, pendant toute la durée de celle-ci.
11 est clair qu'il sera possible d'agencer ce dispositif de telle façon que l'ensemble élastique occupe un espace plus restreint que celui qui serait nécessaire pour loger un seul ressort ayant les mêmes caractéristiques que cet ensemble élastique.
Les trois figures du dessin montrent cha cune, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 1, la chape 1 qui porte la molette 2 est solidaire d'une pièce 3, présentant une chambre cylindrique dans laquelle est dis posée la pierre pyrophorique constituée par un bâtonnet de ferro-cérium 10. Ce dernier est d'une longueur relativement grande, par exemple double, triple, quadruple ou plus, de la longueur usuelle. Le fond côté molette de la chambre de la pièce 3 est de forme conique et présente une ouverture centrale 4' située en regard d'une ouverture 4 de la chape 1. Le bâtonnet 10 traverse l'ouverture 4 pour frotter contre la molette.
Le diamètre de l'ouverture 4 est très légè rement supérieur au diamètre du bâtonnet 10 et la hauteur du bord de cette ouverture est aussi réduite que le permet une fabrication solide.
Dans la chambre cylindrique sont disposés deux ressorts de poussée 5 et 8. Le ressort 5 prend appui, d'une part, contre un bouchon fileté 12 fermant la chambre cylindrique à son extrémité opposée à la molette et, d'au tre part, contre un rebord 7 d'un culot 6 entouré par ce ressort 5. Le ressort 5 est engagé dans le culot 6 et prend appui, d'une part, contre le fond de ce culot et, d'autre part, contre une tête conique 9a d'une pièce de poussée, qui est munie d'une tige 9 entou rée par le ressort 8 et dont la longueur est au plus égale à la hauteur intérieure du culot 6.
La tête conique 91, a un diamètre un peu plus petit que celui de la chambre cylindrique de la pièce 3.
Le bâtonnet 10 repose par son extrémité opposée à la molette sur la tête conique 9", et sur cette extrémité du bâtonnet 10 est chassée une rondelle de guidage 11, formant collier de faible hauteur. Cette rondelle 11 de profil conique a un diamètre un peu plus petit que celui de la chambre cylindrique et coulisse dans celle-ci, de sorte que le bâton net 10 est centré à ses deux extrémités par l'ouverture 4 et la rondelle 11 respectivement.
La chambre cylindrique pourrait aussi être fermée par une broche ou un clapet, ou encore par une euveloppe formant chapeau coiffant la pièce 3.
On voit que les deux ressorts 5 et 8 sont montés en série par l'intermédiaire du culot mobile 6. Les deux ressorts 5 et 8 ont des caractéristiques différentes au point- de vue diamètre et nombre de spires et éventuelle ment métal et grosseur du fil, ces caracté ristiques étant choisies de faon que la force appuyant le bâtonnet 10 contre la molette ne soit pas trop grande au début et ne dimi nue pas au-dessous de la valeur nécessaire jusqu'à usure complète du bâtonnet.
La saillie tubulaire de la rondelle 11 peut pénétrer dans l'ouverture 4' du fond de la chambre cylindrique de manière à permettre une usure quasi-totale du bâtonnet 10 dont seule la faible partie contenue dans l'ouver ture 4 de la chape et dans la saillie tubu laire de la rondelle 11 se trouve perdue, cette perte étant toutefois négligeable étant donné la grande longueur du bâtonnet qui peut être ici utilisée.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 2, la chape portant la molette est soli daire d'une pièce tubulaire 3 qui est fendue de chaque côté, en 3a, sur une grande partie de sa longueur; dans les fentes 31, coulissent les branches d'un étrier 6. Sur les extrémités recourbées en 7 des branches de l'étrier prend appui une extrémité d'un ressort externe 5 entourant la pièce 3.
Sur le fond, coulis sant à l'intérieur de la pièce 3, de cet étrier, prend appui le ressort 8, disposé à l'intérieur de la pièce 3 et qui repousse la pièce de pous sée, comprenant le chapeau 91, et la tige cen trale 9, qui repousse à son tour soit une pierre unique de grande longueur, soit une série de pierres superposées 10, 10a, 101, contre la molette. Un chapeau 12 ferme la pièce tubulaire 3 et présente un rebord servant d'appui à l'autre extrémité du ressort externe 5. Les deux ressorts 5 et 8 sont donc mon tés en série par l'intermédiaire de l'étrier mobile 6.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 3, un ressort externe 5 est disposé à côté d'une pièce tubulaire fendue 3 solidaire de la chape portant la molette.
Ce ressort 5 appuie par une extrémité sur une branche d'une pièce coudée 6 coulis sant dans les fentes 3a de la pièce 3. Un ressort 8 disposé à l'intérieur de la pièce 3 prend appui sur la pièce 6 et repousse la pièce de poussée 9, 91, qui à son tour repousse les pierres 10, 10a vers la molette. L'autre extrémité du ressort 5 appuie sur une butée fixe 12. Les ressorts 5 et 8 sont ainsi mon tés en série par l'intermédiaire de la pièce 6.
Il va sans dire que le dispositif pourrait aussi présenter un nombre de ressorts plus grand que deux, par exemple trois ou quatre ressorts, pouvant être disposés soit coaxiale- ment, soit côte à côte.