Métier à tisser. La présente invention a pour objet un mé tier à tisser, notamment utilisable pour la fabrication d'articles étroits, tels que des ru bans, courroies, sangles, etc.
Le métier à tisser est caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de formation d'une foule entre les fils de chaîne, une aiguille d'insertion de trame en forme de lame, montée d'un côté de la foule et avant un #illet qui la traverse de part en part pour le passage du fil de trame et qui se trouve près cle l'extrémité libre de l'aiguille, pour lancer des boucles de fil de traite dans la foule, dont la hantenr est un peu plus grande que l'épais- seur de l'aiguille, des moyens pour faire mou voir cette aiguille sensiblement dans les deux sens pour l'introduire dans la foule et l'en retirer en un point voisin de la façure, des moyens disposés du côté opposé de la foule, près de la façure, potr accrocher les boucles à l'extrémité libre de l'aiguille d'insertion,
et des moyens pour actionner chronologiquement le dispositif de formation de la foule et l'ai guille d'insertion de la trame.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du métier à tisser faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est tn plan de ce métier.
lia fia. 2 en est une élévation de profil. La fig. 3 en est une élévation de dos.
lia fig. 4 est une coupe par la ligne 4-4 de la fig. 1. La fig. 5 est une coupe par la ligne 5-5 (le la fig. 1.
La fig. 6 est une coupe par la ligne 6-6 Cie la fig. 2.
La fig. 7 est une coupe par la ligne 7-7 de la fig. 1.
La fig. 8 est une coupe par la ligne 8-8 (le la fig. 1.
La fig. 9 est une coupe par la ligne 9-9 de la fig. 2.
La, fig. 10 est une coupe par la ligne 10-10 (le la fie. 2.
La fig. Il est une coupe par la ligne 11-11 de la fig. 1.
La fig. 12 est une coupe transversale, à urne plus grande échelle, semblable à la fig. 4, représentant l'ensemble monté au sommet du métier et comprenant une aiguille d'insertion (le trame, ainsi que son dispositif d'entraîne ment.
La fig. 13 est une coupe par la ligne l3-13 de la fig. 12.
La fig. 14 est un plan de détail, à une plus grande échelle, de ladite aiguille d'inser tion de trame.
La fig. 14a est une coupe par la ligne 14a-14a de la fig. 14.
La fig. 1.5 est une vue, partie en coupe, du bord intérieur de l'aiguille telle qu'elle est. représentée dans la fig. 14.
La, fig. 16 est une coupe transversale, à une plus grande échelle, semblable à celle de la fia. 5, montrant l'ensouple enrouleuse et la position des lisses pour la formation d'une foule entre les fils de chaîne, La fig. 17 est une coupe par la ligne 17-17 de la fig. 16.
La fig. 18 est une coupe verticale, à une plus grande échelle, passant par l'un des cadres de lisses et montrant la façon dont ce cadre est attaché à l'un des sautereaux.
La fig. 19 est une coupe par la ligne 19-19 de la fig. 18.
La fig. 20 est une coupe par la ligne 20-20 de la. fig. 18.
La fig. 21 est une coupe par la ligne 21-21 de la fig. 18.
La fig. 22 est une vue partielle, à une plus grande échelle, de l'une des lisses, mon trant la disposition de l'#illet dans la lisse.
La fig. 23 est un plan, à une plus grande échelle, du métier à proximité de la façure, montrant le mouvement de l'aiguille d'inser tion de trame dans la foule entre les fils de chaîne, ainsi que la mise en position du fil de trame dans cette foule.
La fig. 24 est un plan, à une plus grande échelle, du métier au point de tissage, mon trant l'aiguille d'insertion de trame dans sa position de serrage dans la foule, ainsi que l'aiguille à tricoter coopérant avec l'extrémité libre de l'aiguille d'insertion de trame pour saisir la boucle de fil de trame insérée dans la foule par cette dernière aiguille.
La fig. 25 est une coupe par la ligna 25-25 de la fig. 24, montrant le changement de pas.
La fig. 26 est un plan, à une plus grande échelle, montrant l'aiguille d'insertion de trame au moment où elle est retirée de la foule lorsque l'aiguille à tricoter est passée à travers la boucle du fil de trame et s'y est accrochée.
La fig. 27 est une coupe par la ligne 27-27 de la fig. 26, montrant le changement de pas s'effectuant pendant que l'aiguille d'insertion de trame est encore engagée dans la foule formée auparavant, de façon à pro duire un effet de ciseaux sur l'aiguille d'in sertion de trame, et la fig. 28 est une vue partielle de l'extré mité libre de l'aiguille d'insertion de trame, montrant comment une boucle est formée sur le fil de trame sur la face inférieure pour recevoir l'aiguille à tricoter.
Le métier à tisser représenté comprend un bâti creux rectangulaire 2 ayant des pa rois d'extrémité 3 et 4, des parois latérales 5 et 6, une paroi supérieure 7 et une paroi de fond 8, co bâti étant constitué de préférence par une pièce coulée en acier. Un palier 9, dans lequel est tourillonné un arbre 10, est monté dans la paroi d'extrémité 3, comme le montrent clairement les fig. 5 et 6. Près de son extrémité extérieure, sur le côté extérieur du bâti, l'arbre 10 porte un volant 12 et une poulie 13, sur laquelle peut passer une cour roie reliée à une source appropriée de force motrice telle qu'un moteur (non représenté) entraînant l'arbre 10.
Dispositif à barres minces et à lisses. Deux paires d'arbres parallèles 14, 15, 16 et 17 sont montées à l'intérieur du bâti 2, les arbres de chaque paire étant disposés l'un au- dessus de l'autre et espacés l'un de l'autre (fig. 7). Des roues dentées 19, 20, 21 et 22 sont montées sur une extrémité de chacun des arbres 14, 15, 16 et 17 respectivement, les roues dentées 19 et 20 des arbres 14 et 15 engrenant entre elles, tandis que les roues dentées 21 et 22 des arbres 16 et 17 ;engrènent entre elles.
Les deux roues dentées 19 et 21 des arbres inférieurs 14 et 16 engrènent. également avec une roue dentée 18 montée sur l'extrémité intérieure de l'arbre moteur 10. On voit que, grâce à cette disposition, l'arbre 1.0 entraîne, lorsqu'il tourne, les arbres 14, 15, 16 et 17 sous l'action des roues dentées 18, 19, 20, 21 et 22. Les arbres 14 à 17 sont toii- rillonnés dans des paliems appropriés 23, 24, 25 et 26 respectivement, ces paliers étant.
montés sur deux paires de supports 27 et 28, les supports de chaque paire étant espacés l'un de l'autre et portés par des plaques 29 et 30 respectivement montées sir les parois laté rales 5 et 6 respectivement du bâti 2, par des vis 27a. Deux tiges 31 et 32, sensiblement pa- rallèles entre elles et aux arbres 14 et 15, sont montées entre les supports 27 et espacées entre elles. Quatre leviers espacés 33 sont montés horizontalement directement au-des sous de l'arbre 14, une extrémité de chacun (le ces leviers étant articulée sur la tige infé rieure 31.
Uue rangée de dents 31 est disposées à l'extrémité opposée de chacun des leviers 33, de façon à former une denture partielle dans un but qui sera indiqué plus loin.
Une autre rangée de quatre leviers hori zontaux 35 est disposée au-dessus de l'arbre 15, l'extrémité extérieure de chacun de ces leviers étant articulée sur la tige supérieure 32. Une rangée de dents 36, semblables aux dents 34 des leviers 33, est disposée sur l'extré mité intérieure de chacun des leviers 35. Les leviers 33 et 35 sont décalés entre eux. L'arbre 14 porte plusieurs cames 3 7 espacées entre elles et en nombre égal à celui des leviers 33 avec lesquels elles coopèrent. L'arbre 15 porte plusieurs cannes semblables 38 espacées et en nombre égal à celui des leviers 35 avec les quels ces cames coopèrent.
Chacun des leviers 33 porte, au milieu de sa longueur, un galet 33a avec lequel coopère la came correspon dante 37, et chacun des leviers 35 porte un galet semblable 35a avec lequel coopère la came correspondante 38. Un ressort hélicoïdal de traction 39, disposé verticalement, entre chacun des leviers 33 et l'un des leviers 35, sert à rapprocher ces leviers 33 et 35 l'un de l'autre en les faisant mouvoir autour de leur axe d'articulation avec les tiges 31 et 32 res pectivement. Ces ressorts 39 ont pour but de maintenir les galets 33a et 35a des leviers 33 et 35 respectivement en contact avec leurs cames respectives 3 7 et 38 portées par les arbres 14 et 15.
Un ensemble analogue de leviers et de cames est disposé du côté opposé du métier et de l'arbre 10. Cet ensemble comprend une autre paire de tiges parallèles 40 et 41 respec tivement, s'étendant entre les supports 28. Quatre leviers 42 sont disposés au-dessous de l'arbre 16, de ce côté du métier, une extré mité de chacun de ces leviers étant articu lée sur la tige 40. Une rangée de dents 43 est disposée à l'extrémité opposée ou extré mité intérieure de chacun des leviers 42, de façon à former une denture partielle. L'arbre 16 porte quatre cames espacées 44 coopérant avec les quatre leviers 42.
Quatre leviers 45 sont disposés au-dessus de l'arbre 17, une extrémité de chacun de ces leviers étant arti culée sur la tige 41 et chacun de ces leviers portant une rangée semblable de dents 46. Quatre cames espacées 47, coopérant avec les leviers 45, sont montées sur l'arbre 17. Cha cun des leviers 42 porte, au milieu de sa lon gueur, un galet 42a coopérant avec la came correspondante 44 et un galet semblable 45a monté sur chacun des leviers 45 coopère avec la came correspondante 47. Un ressort de tension 48, semblable au ressort de tension 39 et sensiblement, parallèle à celui-ci, est dis posé verticalement entre chacun des leviers 42 et l'un des leviers 45, les extrémités de ces ressorts étant filées aux leviers respectifs.
Ces ressorts 48 ont pour but de maintenir les galets 42a et -15a, des leviers 42 et 45 en. contact avec leurs cames respectives 44 et 47 des arbres 16 et 17 respectivement. Les leviers de chaque groupe de leviers 33, 35, 42 et 45 sont décalés par rapport aux leviers de ,chaque autre groupe. En d'autres termes, les leviers d'un. groupe ne sont pas montés direc tement au-dessus ou en face des leviers d'un autre groupe quelconque. Cette disposition permet, de monter les leviers d'entraînement avec leurs cames relativement. près les uns des autres.
Comme le montrent plus clairement, les fig. 5 et. 7, plusieurs barres minces allongées 50, dont quatre sont représentées, sont mon tées verticalement à l'intérieur du bâti 2, au centre du métier, entre les paires d'arbres 14, 15 et 16, 17 et s'étendent de haut en bas jusqu'à un point se trouvant au-dessous des leviers les plus bas 33 et 42. Ces barres minces sont disposées sur une même ligne, directement les unes près des mitres et. en prise coulissante les unes avec les autres. Près du sommet et près du pied de chacune des barres minces, unie partie épaissie 51 pré sente des surfaces planes opposées qui jouent.
le rôle de portées coulissantes pour les barres lorsque celles-ci effectuent leur mouvement de va-et-vient et coulissent les unes sur les autres, en restant côte à côte, lorsque le mé tier fonctionne.
Près de l'extrémité inférieure de la pre mière barre mince et de chaque quatrième barre à partir de la première, sur l'un des bords des barres, est disposée une rangée de dents 53 qui coopèrent et engrènent avec les dents 34 qui se trouvent à l'extrémité des leviers respectifs 33. Du côté opposé de la deuxième barre mince et de chaque quatrième barre venant après la deuxième, sur le bord et près du sommet de chaque barre, est dis posée une rangée de dents semblables 54 qui coopèrent et engrènent avec les dents 46 qui se trouvent à l'extrémité des leviers respectifs 45.
De même, près de l'extrémité inférieure de la troisième barre mince et de chaque quatrième barre à partir de la troisième, sur celui des bords de la barre qui est opposé à la face qui porte les dents 53 de la première barre, est disposée une autre rangée sem blable de dents 55 qui coopèrent et engrènent avec la rangée de dents 43 se trouvant à l'extrémité des leviers respectifs 42. La qua trième barre mince et chaque quatrième barre après la quatrième portent également, sur celui des bords qui est opposé à la face sur laquelle se trouvent les dents 54 de la.
deuxième barre, est disposée une rangée de dents semblables 56 coopérant et engrenant avec les dents qui se trouvent à l'extrémité des leviers respectifs 35.
Près de l'extrémité inférieure de chaque barre mince 50, Lui #i11et 57 traverse la barre et à cet ovillet est fixée une extrémité d'un ressort hélicoïdal de traction 58, l'extrémité opposée de chacin i de ces ressorts étant fixée en 59 aux parois intérieures 5 et 6 du bâti. Ces ressorts ont pour but de maintenir les dents portées par les bords des barres minces en prise avec les dents des leviers respectifs et d'empêcher tout jeu des barres et des leviers.
Les parties 51 des barres minces 50 situées environ au tiers inférieur de leur hauteur sont montées à mouvement alternatif dans mi logement de forme rectangulaire 60 pratiqué dans un guide horizontal 61 en forme de barre fixé aux deux supports 28 et formant un pont entre eux. De même, les parties 51 des barres minces situées environ au tiers supé rieur de leur hauteur passent à travers une ouverture 62u pratiquée dans le sommet 7 du bâti et à travers une ouverture de forme rec tangulaire 60 pratiquée dans un organe de guidage 63 monté sur le sommet du bâti. Une plaque amovible réglable 64, montée au som met de l'organe de guidage 63, est fixée à cet organe au moyen de vis 65.
Cette plaque pour but de faire varier la longueur de l'ou verture 60 de l'organe 63 suivant le nombre de barres minces pouvant être montées à l'in térieur ou employées pour toute armure particulière. Dans le cas présent, on n'a re présenté que quatre barres minces, ce qui est. d'ailleurs suffisant pour produire un article tissé de la. façon habituelle. On conçoit cepen dant que l'on peut employer jusqu'à seize barres minces, si on le désire, pour obtenir toute armure désirée, les leviers et les cames étant montés en nombre suffisant, soit. seize, pour entraîner ce nombre de barres. Lors qu'on utilise quatre barres, comme dans le cas présent, on voit que l'on n'emploie qu'un nombre correspondant de leviers et de cames, soit également quatre.
Lorsqu'on désire em ployer seize barres, on enlève complètement la plaque 64, l'ouverture 60 de la pièce 63 ayant les dimensions voulues pour loger ce nombre de barres, et lorsqu'on emploie un nombre plus petit de barres, on règle la po sition de la plaque 64 de façon que l'ouver ture 60 soit tout juste assez grande pour loger le nombre de barres que l'on emploie. On voit que, lorsqu'on utilise des barres ainsi construites et ainsi disposées avec leur dis positif d'entraînement, l'emplacement total occupé par les barres est réduit au minimum.
Comme le montrent plus clairement les fig. 18 à 22, deux plaques horizontales 66, parallèles et espacées, sensiblement perpendi culaires aux barres minces 50, sont montées à l'extrémité supérieure de chacune des barres 50 et fixées à cette extrémité. Un goujon 67 est disposé entre les plaques 66, près de cha que extrémité de celles-ci. I1 y a plusieurs harnais ou cadres de lisses 68, en forme d'U renversé, constitués chacun par tune bande métallique étroite et plate, chacun de ces cadres pouvant être fixé à l'une des barres 50.
Une partie, en forme de crochet 69, est disposée à l'extrémité de chacune des bran- ehes ou parties latérales de chacun des cadres 68, ces parties 69 étant disposées entre les plaques 66 et en prise avec les goujons 67 qui se trouvent entre celles-ci. En d'autres termes, par suite de l'élasticité du cadre, les parties 69 en forme de crochets peuvent être convenablement mises en place, par échappe ment, à l'extrémité des barres minces et dis posées sur les faces intérieures des goujons respectifs 67, les branches ou parties latérales tendant à faire ressort vers l'extérieur pour s'écarter l'une de l'autre, de façon que les parties en forme de crochets qu'elles portent soient amenées en prise avec les goujons res pectifs 67.
Deux barres à lisses horizontales 70 et 71, espacées l'une de l'autre, sont dis posées dans chaque cadre de lisses 68, l'une de ces barres à lisses étant disposée près du sommet du cadre et l'autre étant disposée près du fond du cadre. Ces barres passent à travers des ouvertures oblongues disposées en ligne et pratiquées dans les deux branches du cadre. Une partie élargie on déformée 72 et 73 est disposée à une extrémité de chacune des barres 70 et 71 respectivement, de façon à empêcher ces extrémités des barres de pas ser à travers les ouvertures du cadre. Des parties en forme de crochets 74 et 75 sont disposées sur les autres extrémités des barres 70 et 71 respectivement et se font face.
Ces barres à lisses 70 et 71 sont montées dans les cadres par leur insertion à travers les ouver tures d'un côté cles cadres et à travers les ouvertures de l'autre côté des cadres, les par ties élargies on déformées 72 et 73 empê chant les barres cle passer complètement à travers les ouvertures. Dans ces positions, les parties en forme de crochets 74 et 75 des extrémités opposées de ces barres se trou veront sur la face extérieure du côté opposé du cadre.
Un organe de retenue 76, élastique en soi, est disposé verticalement entre les par ties en forme de crochets 74 et 75 des barres 70 et 71 respectivement; cet organe est fendu à chaque extrémité et ses fentes sont dispo sées, par rapport aux parties respectives eu forme de crochets 74 et 75, de façon à coopé rer avec elles pour immobiliser les barres 70 et 71 dans le cadre. Chaque cadre 68 porte plusieurs lisses 77 constituées chacune par une pièce de métal élastique et mince.
Près de chaque extrémité de chacune des lisses 7 7 se trouve une ouverture 78 de forme rectan gulaire, ces diverses ouvertures étant légère ment plus grandes que la section transver- sale des barres 70 et 71 avec lesquelles elles coopèrent. Les lisses 77 sont montées coulis santes sur les barres à lisses 70 et 71 qui passent. à travers les ouvertures respectives 78 pratiquées clans les extrémités des lisses. En d'autres termes, les lisses 77 sont cons truites et disposées de façon à pouvoir se mouvoir horizontalement par rapport aux barres 70 et 71 et à leurs cadres respectifs.
Chaque lisse 7 7 porte en son centre un oeillet 79 à travers lequel on petit faire passer un fil de chaîne, de la faon qui sera décrite plus loin.
On voit. que les lisses 77 sont disposées sans être fixées à. l'intérieur dut cadre entre les côtés de celui-ci, et que l'organe de rete nue 7 6 est disposé entre les extrémités en forme .de crochets 74 et 7.5 des barres à lisses 70 et 71 respectivement sur la face exté rieure du cadre, cet organe de retenue à res sort 76 tendant. à. écarter les barres à. lisses pour empêcher les lisses de se déplacer par rapport aux barres à lisses. 8i l'on désire remplacer l'une quelconque des lisses ou la retirer des barres à lisses, on enlève l'organe de retenue 76 pour supprimer sa prise de verrouilla-e avec les parties en forme de cro chets des \barres horizontales; à cet effet., il.
suffit de le repousser élastiquenient vers L'ex térieur pour l'écarter de la face latérale du cadre, et de le séparer des parties en forme de crochets des barres. On verra alors que les barres horizontales 70 et 71. peuvent être dé- placées latéralement à travers les ouvertures pratiquées dans les côtés du cadre de lisses, ce qui permet de remplacer les lisses ou de les enlever.
Lorsqu'on a remplacé le nombre voulu de lisses ou lorsqu'on les a retirées des barres, on remet celles-ci en place en les fai sant passer à travers les ouvertures prati quées dans les côtés du cadre, puis on remet également l'organe de retenue 76 en place, de façon qu'il vienne en prise avec les parties respectives en forme de crochets 74 et 75 des barres à lisses; pour cela, il suffit de lui faire reprendre sa position en utilisant son élasticité, de façon qu'il immobilise les barres à lisses 70 et 71 de nouveau dans leur posi tion par rapport au cadre de lisses. Comme on peut le voir dans les fig. 23, 24 et 26, ces cadres à lisses 68 sont de largeur crois sante du premier au dernier, de façon à permettre aux fils de chaîne de passer conve nablement en venant du centre ou de l'autre source d'alimentation.
En d'autres termes, la distance entre les côtés de chaque cadre est inférieure à la distance entre les côtés du cadre suivant d'un bout à l'autre de la ran gée de cadres, afin de rassembler graduelle ment tous les fils de chaîne lorsqu'ils passent dans le métier.
Un peigne fixe 80 est disposé à une cer taine distance en arrière des cadres de lisses, et les fils de chaîne venant de la source d'ali mentation passent, à travers ce peigne, qui les maintient séparés avant qu'ils n'arrivent aux lisses 77. Ce peigne 80 est monté sur un support 81 (fig. 1 et 2) fixé à l'extrémité extérieure du bloc de guidage 63 au moyen de vis 82.
Dispositif à aiguille d'insertion de trame. Comme le montrent plus clairement les fig. 1 et 12 à 15, une aiguille d'insertion de trame 100 servant à insérer des boucles de fil de trame à travers la foule entre les fils de chaîne, d'une façon qui sera décrite plus loin, est disposée au sommet du bâti 2, d'un côté du centre du métier et du dispositif à barres minces et lisses. Cette aiguille est rela tivement mince et plate, en forme de lame, et sa section transversale v a en s'amincissant de son bord antérieur à son bord postérieur, comme le montre la fig. 14a. L'extrémité extérieure ou extrémité libre de l'aiguille est allégée en 101, la surface supérieure étant taillée en biseau, de façon à former une extrémité en pointe émoussée 102.
Les faces opposées de cette aiguille présentent un rebord longitudinal 103, ces deux rebords se trouvant directement en face l'un de l'autre et à une petite distance à l'intérieur à partir du bord intérieur 104 de l'aiguille. Un #illet 105, à travers lequel le fil de trame peut passer, se trouve près de l'extrémité libre de l'ai guille, qu'il traverse de part en part, et en ligne avec les rebords 103.
L'extrémité intérieure de l'aiguille 100 est fixée à un organe à mouvement alternatif constituant un curseur 106, au moyen clé deux vis 107. La partie postérieure extrême 108 du curseur 106 a une forme cylindrique (voir fig. 4), de façon à présenter une partie en forme de piston montée coulissante dans une partie en forme de cylindre 109 d'un organe à mouvement alternatif 110. Cet organe 110 est monté dans un palier 112 disposé à la partie supérieure 7 du bâti, et il est relié an moyen de vis 116 à un rebord 11.3 qui se trouve à l'extrémité supérieure d'un arbre vertical 114 tourillonné, de son côté, dans un palier 115 porté par le bras d'un support 117 disposé à l'intérieur du bâti et faisant partie de celui-ci.
Comme le montrent les fig. 4 et 11, un levier 118, disposé au-dessous du support 117, est fixé, par une de ses extrémités, à l'extrémité inférieure de l'arbre 114. Un galet 119, monté à l'extrémité opposée du levier 118, coopère avec une came 120 portée par un arbre vertical 121, afin de faire osciller l'organe 110, comme il sera. décrit ci-après. Aux fig. 5 et 11, un ressort hélicoïdal 127 est disposé d'un côté du levier 118 et relié par une extrémité à ce levier et par l'autre extrémité à l'extrémité d'une cheville 128 por tée par .le support 117. Ce ressort a pour but de maintenir le galet 119 constamment en contact avec la came 120.
Un logement 122, en forme de fente oblongue, est ménagé au centre et au fond (le l'organe 110 pour coopé rer avec le rebord 113 de l'arbre 114 et une cheville 123, montée mobile dans ce logement est reliée par un pas de vis au curseur 106 sur la face inférieure de celui-ci. Une bielle 121, disposée à l'intérieur du bâti, s'engage par une extrémité dans la fente 122 et elle est articulée, en 133, sur la cheville 123 qui s'y trouve. L'extrémité opposée de la bielle 124 est articulée sur une cheville 125 portée par une manivelle combinée avec Une came 126 et fixée, de son côté, à l'arbre 121. Grâce à cette disposition, le curseur 106 et l'aiguille 100 qu'il porte reçoivent un mouvement alter natif par rapport à l'organe oscillant 110.
L'arbre vertical 121 est disposé près d'une extrémité (le l'arbre horizontal 16, perpendi culairement à celui-ci et tourillonné dans des paliers approprié,, 129 portés par le support 117. Une roue dentée conique 130, fixée l'extrémité inférieure de l'arbre 121, engrène avec une roue dentée 131 montée sur Un pro longement de l'arbre 16, ce qui tait que l'arbre 121 est entraîné par cet arbre sous l'action des roues dentées 21 et 18 lorsque le métier fonctionne.
Tension et mesure de la trame.
On considérera maintenant plus particu lièrement la fig. 11, dans laquelle on a repré senté un dispositif servant à tendre le fil de trame et désigné d'une façon générale par 150, ainsi qu'un dispositif, désigné clans son ensemble par 151, et servant à mesurer et à distribuer le fil de trame pour l'amener à l'aiguille, de la façon qui sera décrite plus loin. Le dispositif tendeur comprend une pièce verticale filetée, en forme de tige 152, qui est vissée dans une partie saillante 153 disposée à la partie supérieure 7 du bâti, d'un côté de l'organe oscillant 110, et qui s'engage à l'intérieur du bâti.
L'extrémité supérieure de l'organe 152 porte une partie décolletée et filetée 154 sur laquelle sont montées, de façon à pouvoir effectuer un mouvement relatif par rapport à cette partie, deux paires de pièces en forme de plaques élastiques eir- culaires 155, 156, ces pièces étant montées l'une sur l'autre et percées, en leur centre, d'un trou à travers lequel passe l'extrémité décolletée 154 de l'organe 152. La partie dé colletée 154 présente une fente diamétrale 188, clans laquelle est disposée une partie diamétrale centrale de la plaque supérieure 156. La plaque inférieure de la paire de pla ques 155 repose sur un écrou de serrage 156 vissé sur la partie extérieure filetée de la pièce 152.
Un ressort hélicoïdal 157 de com pression, en forme de tronc de cône disposé autour de la partie décolletée 154, se trouve au-dessus de la paire de plaques 156, en con tact avec la plaque supérieure de cette paire. Un écrou réglable 158, disposé au-dessus du ressort 157, sur la partie filetée de la partie décolletée 154, permet de faire varier la com pression exercée par le ressort 157 sur le som met du disque 156. Le ressort 157 applique une pression sur la paire de plaques 156, pla ques qui, de leur côté, sont repoussées vers la paire de plaques 155, et l'on voit que, grâce à cette disposition, le fil de trame est soumis à un certain effort de tension lorsqu'il est disposé entre les plaques opposées de la paire de plaques 155 et 156.
VU canal longitudinal 159 est pratiqué clans l'axe de la pièce 152 et une pièce en forme de cheville ou de plongeur 160, de forme allongée, est montée à mouvement alter natif dans ce canal, une des extrémités de cette pièce pouvant venir en contact avec la partie diamétrale de la plaque supérieure de la paire de plaques 156, plaque qui est disposée dans la fente diamétrale 188 de la partie d'extrémité décolletée 15.1. L'extrémité opposée du plongeur<B>160</B> s'enrage clans le bâti et.
repose sur -Une saillie 161 d'tui levier coudé 162 articulé en 163 sur le support<B>117.</B> Un levier 16-1 est articulé, à une extrémité, sur le levier coudé 162 en 165, et son extré mité opposée est articulée en 166 sur un autre. levier coudé 167 qui, de son côté, est articulé sur le support 117 en 168. Le levier coudé 167 porte un galet rotatif 169 qui est main tenu en contact. avec une came 170 fixée sur l'arbre 121. On voit. que, lorsque l'arbre 121 tourne, le plongeur 160 peut effectuer un mouvement alternatif dans un plan vertical sous l'action du galet 169, des leviers cou dés 167 et 162 et du levier 164.
On voit aussi que, lorsque le plongeur 160 se ment, son extrémité supérieure fait monter la pla que supérieure 156 en l'écartant de la paire de plaques 155, de faon à assurer, entre les plaques 155 et 156, un jeu suffisant pour laisser passer librement le fil de trame entre elles.
Le mécanisme de distribution de trame ou dispositif de mesure 151 est monté du même côté de l'organe oscillant 110 que le dispositif tendeur 150 à une certaine distance, déter minée d'avance, de ce dispositif 150 et de l'#illet 105 qui se trouve à l'extrémité de l'aiguille 100. Ce mécanisme de distribution comprend un bras angulaire oscillant 171 dont une extrémité est fixée à un bout d'ar bre 172 monté dans un palier 173 qui se trouve au sommet du bâti. L'extrémité oppo sée ou extrémité libre du bras 171 est dé portée, en 174, de faon à être disposée au- dessus de la partie cylindrique 109 de l'or gane oscillant 110.
Cette extrémité déportée ou extrémité libre porte un #illet 175 à tra vers lequel passe le fil de trame venant du dispositif tendeur 150 pour aller à l'#illet 105 qui se trouve à l'extrémité de l'aiguille 100.
Une pièce 176, traversée de part en part par des #illets 177 et 178 superposés et tra versés par le fil de trame, se trouve au som met de la partie cylindrique de l'organe oscil lant entre le bras 171 et l'#illet de l'aiguille ainsi que le dispositif tendeur 150. Une autre pièce 179, disposée en avant de la pièce 176, au sommet de la partie cylindrique 109, porte un #illet qui est également traversé par le fil de trame et sensiblement en ligne avec l'#illet 105 qui se trouve à l'extrémité de l'aiguille 100 (fig. 12).
L'organe oscillant 110 porte, en un point situé au-delà de la pièce 179, un doigt de guidage 180 (fig. 23) constitué par un fil métallique pouvant con tribuer à maintenir le fil de trame sur le rebord supérieur 103 de l'aiguille. Un bras 181 est fixé à l'extrémité infé rieure du bout d'arbre 172 et une tige à mou vement alternatif 182 est articulée en 183 sur une extrémité de ce bras, qui est monté dans un palier approprié porté par le support 117 disposé à l'intérieur du bâti. Un galet 184, en contact avec la came 185 portée par l'arbre 121, est monté à rotation à l'extré mité opposée de la tige 183. L'extrémité de cette tige est également fixée à une pièce 189 en forme de levier de culasse sur l'articula tion ou l'axe du galet 184, en 190, cette pièce 189 étant articulée, de son côté, sur le support 117.
Cette pièce a pour but de sup porter et de guider l'extrémité intérieure de la tige 182. Un collet réglable 186 est dis posé au milieu de la longueur de la tige 182 et un ressort hélicoïdal de compression 187 disposé entre ce collet et une face adja cente du support 117 maintient constamment le galet 184 en contact avec la came 185. Ensemble comprenant une aiguille <I>à tricoter.</I>
Comme le montrent les fig. 1, 5, 9, 11. 16 et 23, une plaque de poitrinière de ruban ou de tissu 200, fixée au béai au moyen de vis 201 et maintenue dans sa position sur ce bâti par un assemblage à rainure et lan guette 202, est disposée au centre du sommet d'un bâti d'im côté de l'aiguille 100 et de son ensemble, à une distance relativement courte par rapport aux lisses 77. Cette plaque de poitrinière comprend une pièce en forme de bloc ayant une surface supérieure arquée 203 disposée en son centre et des rebords 204 et 205 dirigés vers le haut.
Après le tissage, le ruban peut venir s'appliquer sur la surface arquée 203 et passer par-dessus cette surface, les bords 204 et 205 ayant pour but de guider les fils de trame extrêmes et de les confiner sur la plaque de protection sur la façure qui est disposée sur le bord intérieur 206 de la plaque de poitrinière. Un guide en forme de doigt 207, fixé à une vis 199,au-dessus de la plaque de poitrinière et d'un côté de cette plaque, est constitué par un fil métallique qui se trouve sur la plaque de poitrinièere près de son extrémité anté- rieure et directement à côté du rebord adja cent 204,
ce guide ayant pour but de main tenir le bord du tissu fini appliqué contre la face intérieure du rebord 204. Toutefois, si on le désire, un organe d'abaissement en forme de plaque disposée au-dessus de la plaque de poitrinière et en contact avec le ruban peut servir à maintenir les fils de chaîne en position sur la plaque.
Un organe allongé 208,à mouvement alter natif, monté sur celui des côtés de la plaque de poitrinière 200 qui est opposé à l'aiguille 100 et sur le côté opposé de la foule formée par les fils de chaîne, porte, à une de ses extrémités, des organes de serrage 209 dans lesquels est fixée amovible une aiguille à tri- eoter 210 qui est de préférence du type à palette. Une pièce 211 en forme de culasse, fixée à la pièce 208 au milieu de sa longueur, a une extrémité fourchue 212 dans laquelle s'engage l'extrémité supérieure d'une cheville d'entraînement 213. La cheville 213 passe à travers une ouverture en forme de fente 214 pratiquée au sommet du bâti et elle est fixée à un levier coudé 215 disposé à l'intérieur du bâti.
Le levier coudé 215 est articulé sur le support 117 au moyen d'une cheville 216 et l'une des branches de ce levier coudé porte un galet 217 qui est en contact avec une came 218 fixée sur l'arbre 121. Un ressort de ten sion 219 est relié, par une de ses extrémités, à l'autre branche du levier coudé 215 et par son extrémité opposée à la face intérieure du bâti. Ce ressort a pour but de maintenir le galet 217 en contact avec la came 218.
On voit que, grâce à cette disposition, la pièce 208 et l'aiguille à tricoter 210 qu'elle porte sont animées d'un mouvement alternatif sous l'action de la came 218, du galet 217 et du levier coudé 215 dans un plan sensiblement perpendiculaire au bord antérieur 206 de la plaque de poitrinière 200, l'aiguille étant dis posée directement près de la face extérieure de la plaque de poitrinière.
Un -levier oscillant 220, disposé en un point qui se trouve sur un côté de l'ensemble des lisses, du même côté du métier que l'ai- guille à tricoter 210, est fixé par une de ses extrémités à un arbre vertical 221 monté dans un palier au sommet du bâti. Cet arbre s'en gage dans le bâti et sur son extrémité inté rieure se trouve un autre levier 222 dont l'extrémité libre porte un galet rotatif 223 en contact et coopérant avec la came 126 combi née avec une manivelle. Un ressort hélicoïdal 224 qui se trouve au-dessus du levier 222, autour de l'arbre 221, est fixé par une de ses extrémités à la face inférieure du sommet du bâti en 225, son autre extrémité étant en prise avec le levier 222, en 226.
Ce ressort a pour but de maintenir le galet 223 en contact avec la came 126.
Un galet 227, monté sur l'extrémité libre du levier 220 porté par l'arbre 221 au-dessus du sommet du bâti, est agencé en vue d'un réglage excentrique par rapport à l'extrémité du levier. On voit. que, grâce à cette disposi tion, le levier 220 effectue un mouvement oscillant sur un arc relativement petit, de façon à agir sur l'aiguille 100 pour la rappro cher et l'écarter du côté de la foule. Le galet. monté à l'extrémité de ce levier coopère avec la palette 228 de l'aiguille à tricoter 210 pen dant son mouvement alternatif, et il a pour but de fermer la palette par intermittence de façon à former une boucle fermée à l'extré mité de l'aiguille dans une de ses positions. Tirage <I>du</I> -ruban <I>ou de</I> la <I>chaîne.</I>
Ainsi que le montrent plus clairement les fig. 1, 2, 3 et 5, le sommet du bâti porte, près de sa face postérieure 4, un support angu laire 250 sur lequel est articulée, en 266, une pièce 251 sensiblement en -forme de<B>J</B> ren versé. L'extrémité supérieure 252 de la pièce 251 passe par-dessus le sommet du métier et elle se trouve à une certaine distance de ce sommet; en outre, elle est fourchue en 253, un galet à friction 254 étant monté à rotation entre les branches de cette extrémité. Un abra sif constitué par de la. toile d'émeri est disposé autour de la périphérie de ce galet pour em pêcher le tissu fini de glisser par rapport au galet.
Ce galet 254 est accompagné, sur un de ses côtés, par une roue dentée 255 engrenant avec une roue dentée semblable 256 disposée, avec un galet 257 qui se trouve au-dessous, sur un arbre 267 qui se trouve au sommet du bâti. Le galet 257 est semblable au galet 250, mais son diamètre est de préférence un peu phus grand. De même, la roue dentée 256 est un peu plus grande que la roue dentée 255, de sorte que le galet 254 se meut à une vitesse plus grande que celle du galet 257, dans un but qui sera indiqué plus loin. Une tige ou barre 258, autour de laquelle le tissu peut passer avant d'arriver au galet 254, est dis posée immédiatement au-dessous et en avant de ce galet 254, dans la partie supérieure du bâti.
Un ressort de tension 259, disposé d'un côté de la pièce 251, est fixé par une de ses extrémités à ume cheville 260 saillant extérieu rement à partir de l'extrémité supérieure 252 de la pièce 251, l'extrémité opposée de ce res sort étant fixée au sommet du bâti, en 261. Ce ressort a pour but de faire tourner la pièce 251 autour de son pivot 266, de façon à main tenir les galets 254 et 257 et à les rapprocher l'un de l'autre. L'autre branche 263 de la pièce 251 s'étend de haut en bas le long du bord extérieur de la paroi postérieure 4 du bâti et porte à son extrémité une vis 264 ayant ime poignée en forme d'écrou 265 disposée à son extrémité extérieure, l'extrémité intérieure de cette vis 264 pouvant coopérer avec une pièce de butée 268 montée sur la face exté rieure 4 du bâti.
Cette vis de réglage 264 a pour but de faire tourner la pièce 251 autour de son pivot 266 pour régler la position du galet 254 porté par cette pièce, par rapport à celle du galet 257 qui coopère avec le pré cédent, ce qui permet de faire varier le jeu laissé entre ces deux galets.
Une roue à chaîne 270 est fixée, dans une partie déportée de la paroi latérale 6 du bâti, sur l'extrémité de l'arbre 267, sur lequel le ga let 257 et la roue dentée 256 sont montés. Une chaîne 271 passe sur cette roue, ainsi que sur une autre roue à chaîne 272 montée à rota tion, à une certaine distance au-dessous de la roue 270, sur un bout d'arbre 273 porté par la paroi latérale du bâti.
Un levier à position réglable 275 est articulé entre les deux roues à chaîne 272 et 270 sur le côté du bâti, en 274, et porte une petite roue à chaîne 276 montée à rotation à l'extrémité libre de ce levier, sur le côté extérieur de la chaîne 271, avec laquelle elle peut coopérer pour main tenir la chaîne 271 sous la tension voulue sur les roues 270 et 272, l'empêchant ainsi de cli queter. L'arbre 273 porte aussi une roue den tée 277 qui est fixée à la roue à chaîne 272 et qui fait partie d'un engrenage compound monté en dessous.
Cet engrenage compound ou ce train d'engrenage comprend une roue dentée 278 et une roue dentée 286 montée di rectement près de la première et fixée à celle-ci, ces deux roues dentées étant montées à rotation sur l'extrémité libre d'une pièce 279 en forme de levier à position réglable, la roue dentée 286 engrenant avec la roue dentée 277. L'extrémité opposée de la pièce 279 présente une fente longitudinale 280 dans laquelle se trouve une vis 281 servant. à fixer la pièce 279 dans une position réglable sur le côté du bâti. Une autre roue dentée 283, engrenant avec la roue dentée 278, est disposée au-dessous de celle-ci sur l'extrémité d'un arbre tournant 282 qui s'engage dans le bâti et qui est tou- rillonné sur le' côté 6 de ce bâti.
L'extrémité opposée de l'arbre 282 porte, à l'intérieur du bâti, une autre roue dentée 284 qui engrène avec une roue hélicoïdale 285 montée sur un prolongement de l'arbre 16.
On voit donc que le galet 257 est. entraîné par la chaîne 271, l'engrenage compound 277, 278, 286, 283 et les roues dentées 284 et 285, lorsque l'arbre moteur 10 fait tourner l'arbre 16. Lorsque l'arbre 267, qui porte la roue dentée 256, tourne avec le galet 257, on voit que le galet 254 tourne également par suite de ce que les roues dentées 255 et 256 engrè nent entre elles.
On conçoit que la vitesse des galets 254 et 257 détermine le nombre de diûtes par imité de longueur dans le tissu fini, par suite de ce que ces galets tirent le tissu ou les fils de chaîne à travers le métier; en conséquence, plus la vitesse de ces galets est grande, moins il y a de duites par unité de longueur dans le tissu fini, et réciproque ment, plus la vitesse de ces galets est petite, plus le nombre de duites est grand. L'engre nage compound a pour but de faire varier à volonté la vitesse des galets 251 et 257, et par conséquent le nombre de duites par unité de longueur dans le tissu ou ruban fini.
On conçoit que l'on peut faire varier la vitesse de ces galets en changeant simplement les di mensions des roues dentées respectives 278 et 286. Par exemple, si l'on désire avoir un grand nombre de duites dans le tissu fini, on emploie une roue dentée 286 ayant un dia mètre relativement petit, de sorte que les galets 254 et 257 sont entraînés à une vitesse plus grande que si l'on employait une roue dentée plus grande.
Fonctionnement. On introduit les fils de chaîne W dans le métier en les enfilant à partir d'un cantre (non représenté) ou d'une autre source d'ali mentation à travers le peigne 80, comme le montrent les fig. 1, 2 et 5, puis à travers les #illets 79 des lisses 77 des cadres de lisses 68 portés par les barres minces 50, comme le montrent les fig. 16, 23, 25 et 27, en les fai sant passer par-dessus la plaque de protection 200, sons la tige fixe 258, puis en les faisant remonter et passer autour du galet 254, en les faisant redescendre entre ce dernier galet et le galet opposé 257 du mécanisme de tirage de la chaîne ou du ruban, après quoi ils sor tent du métier.
Les fils de chaîne sont cons tamment soumis, pendant leur passage à tra vers le métier, à un effort de tension exercé par tout dispositif approprié (non représenté), de façon à rester relativement tendus. Dans le cas présent, comme le montrent les fig. 23, 21 et 26, on a représenté cinquante-neuf fils de chaîne pour tisser un ruban 25/32 de 25 mm de large, mais il est bien entendu que l'on peut employer un nombre de fils de chaîne plus grand ou plus petit, suivant la largeur que l'on désire donner au ruban ou au tissu, et suivant le poids, ainsi que l'épais seur et le type de l'armure que l'on a choisis.
De même, dans le cas présent, on a représenté quatre barres minces et quatre lisses pour obtenir l'armure désirée, mais il est bien en tendu, comme on l'a dit plus haut, que l'on peut employer tout nombre désiré de barres minces et de lisses jusqu'à seize inclusivement, suivant l'armure que l'on désire obtenir.
On met ensuite le fil de trame F en place dans le métier en l'enfilant à partir d'une bobine (non représentée) ou de toute autre source d'approvisionnement à travers le dis positif tendeur 150 et autour de ce dispositif, comme le montrent les fig. 1, 2 et 11, puis à travers l'#illet 177 du montant 176,à tra vers l'#illet 175 qui se trouve à l'extrémité du bras oscillant 171, puis, en revenant en arrière, à travers l'#illet 178 du montant 176, à travers l'#illet du montant 179 (fig.
12), puis sous le fil métallique de guidage 180 (fig. 23), ensuite le long du rebord<B>103</B> sur la face supérieure de l'aiguille d'insertion de trame<B>100,</B> puis en le faisant descendre à tra vers l'#illet 105 qui se trouve à l'extrémité de cette aiguille, et en le ramenant en. arrière le long du rebord 103 sur la face inférieure de l'aiguille 100 pour arriver sur le côté des fils de chaîne IV.
Lorsque les fils de chaîne et de trame ont été enfilés et mis en place dans le métier de la façon qui vient d'être décrite, le métier est prêt à être mis en marche pour le tissage. On fait alors tourner l'arbre d'entraînement prin cipal 10 au moyen d'un moteur (non repré senté) par l'intermédiaire d'une courroie et d'une poulie 13 fixée sur l'arbre 10, comme le montrent les fig. 1, 5 et 6. Lorsque cet arbre tourne, les arbres 14, 15, 16 et 17 sont entraînés en rotation sous l'action des roues dentées 19, 20, 21 et 22 montées sur ces arbres respectivement, et de la roue dentée 18 portée par l'arbre 10.
Lorsque les arbres 11 à. 17 tournent, un mouvement alternatif vertical est imprimé aux barres minces 50 et aux lisses 68 qu'elles portent, par les cames 37, 38, 44 et 47 respectivement portées par ces arbres, les galets 33a, 35a., <I>12a.</I> et 45a portés par les leviers articulés respectifs 33, 35, 42 et 45, ainsi que les dents portées par ces leviers coopérant avec les barres minces 50 pour les entraîner, comme le montrent clairement les fig. 6 et 7.
Comme le montrent les fig. 4, 5 et 6, l'arbre 16 entraîne l'arbre vertical 121 sous l'action des roues dentées 130 et 131, et un mouvement oscillant est imprimé à la pièce 110 et à l'arbre 114 auquel cette pièce est re liée, ce mouvement étant produit par le levier 118, le galet 119 qu'il porte et la came 120 montée sur l'arbre 121, comme le montrent les fig. 9, 10, 11 et 12. L'aiguille de trame 100 et l'organe coulissant 106 sur lequel elle est montée reçoivent un mouvement alternatif qui leur est imprimé par la tige 124 et la pièce 126, came ou excentrique, montée à l'extré mité supérieure de l'arbre 121. Le dispositif tendeur 150 est actionné par la tige verticale 160, les leviers coudés 162 et 167, le levier 164 et le galet 169 qui coopère avec la came 170 montée sur l'arbre 121.
Le mécanisme 151 de distribution ou de mesure du fil de trame est actionné par l'arbre 172, le bras de manivelle 181, la tige à mouvement alternatif 182, le ressort 187 et le galet 184 qui coopère avec la came 185 portée par l'arbre 121. Un mouve ment alternatif est imprimé à l'aiguille à tri coter 210, ainsi qu'à la pièce 208 sur laquelle elle est montée, par le levier coudé 215, le res sort 219 et le galet 211 qui coopère avec la came 218 montée sur l'arbre 121. Le levier oscillant 220, qui sert à fermer la palette 228 de l'aiguille à tricoter 210, est actionné par l'arbre 221, le levier 222 et le galet 223 porté par ce levier et coopérant avec la came 126 portée par l'arbre 121.
Comme le montrent les fig. 2, 3, 5 et 6, les galets 254 et 257 d'entraînement de la chaîne sont entraînés par les roues dentées respectives 255 et 256, les roues à chaîne 270 et 272, sur lesquelles passe la chaîne 271, l'en grenage compound 277, 278 et 283, l'arbre 282 sur lequel cet engrenage est monté, la roue dentée 284 qui est également montée sur l'arbre 282 et la roue dentée 285 qui est mon tée sur un prolongement de l'arbre 116. On conçoit que tous ces mécanismes, tels qu'ils sont décrits ci-dessus, sont actionnés par des mouvements réglés chronologiquement les uns par rapport aux autres.
Après avoir ainsi décrit la façon dont les divers mécanismes du métier sont actionnés, on décrira maintenant l'opération de tissage proprement dite. Lorsque les barres minces 50 sont actionnées, comme le montrent les fig. 16, 25 et 27, la moitié des fils de chaîne IV sont déplacés de bas en haut et les fils de l'autre moitié sont déplacés de haut en bas pour for mer entre eux la foule destinée à recevoir le fil de trame. Dans le cas présent, les fils de chaîne alternant entre eux sont déplacés alter nativement de bas en haut et de haut en bas pour obtenir une armure, et il suffit d'em ployer quatre barres minces et quatre lisses, comme le montrent le dessin, pour obtenir cette armure.
Lorsque la foule a été formée entre les fils de chaîne, le fil de trame F est lancé à travers la foule par l'aiguille 100, comme le montrent plus clairement les fig. 23, 24 et 25. L'aiguille est mise en mouvement, par l'action oscillante de la pièce 110, suivant un trajet arqué à tra vers la foule, jusqu'à ce que son bord inté rieur 104 s'approche du bord de la plaque de poitrinière 200 ét vienne se placer contre la façure, où il serre la duite précédente en l'appliquant contre la facure sur toute la lar geur du tissu, comme le montre la fig. 24.
Ainsi qu'il a été expliqué, la pièce 110 est actionnée par la came ou l'excentrique 126 de l'arbre 121, cette came étant construite et disposée de façon que la vitesse de l'aiguille d'insertion soit la plus petite lorsque le bord intérieur de cette aiguille occupe sa position la plus avancée contre la facure ou, en d'au tres termes, sa position de serrage.
La fig. 24 montre qu'à ce moment l'extrémité de l'ai guille a été lancée du côté opposé de la chaîne et, en conséquence, que le fil de trame F a été transporté à travers la foule de façon à for mer une boucle dans le fil de trame, qui est ininterrompu dans la foule. L'aiguille d'inser tion s'écarte ensuite de la plaque de poitri- nière 200 et de la facure, et elle est ramenée en arrière hors de la foule sensiblement en ligne droite en faisant un petit angle avec la foule, comme le montrent les fig. 23 et 26.
Lorsque l'aiguille d'insertion est lancée dans la foule, les barres minces 50 et les lisses qu'elles portent sont actionnées de façon que le pas a commencé son changement pour l'in sertion de la duite suivante, et que le change ment de pas est déjà effectué à moitié lorsque l'aiguille a atteint sa position la plus avancée dans la foule, comme le montre la fig. 24, le changement de pas étant complet lorsque l'ai guille 100 a parcouru sensiblement un tiers de la distance qu'elle doit parcourir pendant son mouvement de retrait pour sortir de la foule. Autrement dit, le pas change lorsque l'aiguille est entre les fils de chaîne, ce qui est l'une des particularités les plus importantes du mé tier décrit.
On voit que, grâce à cette disposi tion, les fils de chaîne exercent une action de ciseaux sur l'aiguille d'insertion (le trame, comme le montrent les fig. 25 et 27 et que, par suite de cette action, les fils de chaîne maintiennent le fil de trame F sur les rebords 103 de l'aiguille d'insertion 100 pendant que cette aiguille se trouve dans la foule. Ces re bords 103 qui se trouvent sur l'aiguille, en dessus et en dessous, ont pour but de mainte nir et d'appliquer la boucle de fil de trame près de la façure et d'empêcher la trame d'être roulée ou déplacée par dessus le sommet et le fond de l'aiguille d'insertion.
Lorsque l'aiguille 100 a été lancée dans la foule et qu'elle a parcouru une petite distance pendant son mouvement de retrait, il se forme une boucle L dans le fil de trame F sur la face inférieure de l'aiguille près de l'extrémité extérieure de celle-ci, entre le fil de chaîne extrême et l'#illet 105 à l'extrémité de l'ai guille, comme le montre clairement la fig. 28. Cette boucle L est formée par l'action du bras oscillant 171 du mécanisme 151 de distribu tion de trame, de la façon qui va maintenant être décrite.
On conçoit que ce mécanisme de distribution ou de mesure fournit ou mesure tout juste une longueur de fil de trame suffi sante pour que l'aiguille 100 insère une duite ou une boucle de fil de trame dans la foule, et que, lorsque l'aiguille d'insertion commence son mouvement de retrait, le fil de trame forme ordinairement une boucle à travers l'#illet 105 sur les côtés extérieurs des fils de chaîne se trouvant au-dessus et au-dessous de l'aiguille.
Toutefois, le bras 171 est actionné par la came 185 tout juste suffisamment pour rentrer une partie du fil de trame afin d'évi ter ou d'empêcher la formation d'une boucle dans ce fil sur la face supérieures de l'aiguille, le fil de trame reposant à plat sur le rebord 103 contre la face supérieure de l'aiguille, mais permettant à la boucle L de se former sur la face inférieure de l'aiguille, comme le montre la fig. 28. On voit que cette boucle est maintenue dans le fil de trame grâce à l'ac tion de ciseaux exercée par les fils de chaîne par suite de ce que le changement de pas est déjà effectué à moitié.
A ce moment, l'aiguille à tricoter 210 est actionnée et. elle s'engage dans la boucle I, foi ntée dans le fil de trame F de la. façon dé crite ci-dessus, en passant à travers cette bou cle, et. le fil de trame est bouclé sur l'aiguille à tricoter, comme le montre la. fig. 26, la boucle de la duite précédente se déplaçant de bas en haut par-dessus la tige de l'aiguille. Lorsque l'aiguille à tricoter se meut en sens inverse, c'est-à-dire lorsqu'elle se retire, sa. palette ou son extrémité en forme de crochet.
accroche la. boucle de fil de trame, et lorsque soit mouvement continue, l'extrémité en forme de boucle est finalement, introduite dans l'extrémité en forme de crochet clé l'ai guille à tricoter et lorsque cette aiguille con tinue à se mouvoir vers sa position de retrait, la palette 228- est fermée par l'action du galet de, came 227 porté par le bras 220, de sorte que l'extrémité bouclée de la duite précédente passe par-dessus la palette 228 et par-dessus l'extrémité de l'aiguille, de la. .façon bien con nue de l'homme du métier, formant ainsi une lisière tricotée les long du bord du tissu en cours de fabrication.
L'aiguille à tricoter con tinue ensuite à se mouvoir jusqu'à sa position de retrait complet, comme le montre la fig. 24, et la boucle du fil de trame F, qui se trouve dans la partie en forme de crochet de cette aiguilles, reste dans cette partie jusqu'au cycle suivant du métier, cycle pendant lequel cette boucle est retirée de cette partie par la palette 228 au cours de l'insertion de la duite suivante, ainsi qu'on l'a décrit plus haut. On voit que, pendant ce mouvement de retrait complet de l'aiguille à tricoter, la partie bou clée du fil de trame F, partie qui se trouve dans la foule, a été appliquée contre la façure du tissu.
Lorsque l'aiguille d'insertion 100 a effectué son mouvement de retrait et qu'elle est sortie de la foule, elle se meut vers la fa- çure en suivant un chemin sensiblement paral lèle à cette façure, de façon à contribuer à amener le fil de trame contre celle-ci. On voit, comme cela est représenté schématiquement en traits interrompus dans la fig. 23, que l'ai guille 100 se meut dans la foule en suivant un chemin relativement peu courbe, ayant sensi blement la forme du chiffre 8, ce qui permet de placer les lisses 68 relativement près de la façuue du tissu en couus de fabrication, ce qui est une autre particularité important du mé tier décrit.
Lorsque l'aiguille d'insertion de trame a été retirée complètement hors de la foule, on conçoit que le changement de pas a été effectué, de la façon décrite, et que la foule est prête à recevoir la duite suivante. On voit que les fils de chaîne échappent gra duellement pour venir occuper une position dans laquelle ils sont hors de contact avec l'aiguille d'insertion 100, afin de former la foule pour la duite suivante lorsque l'aiguille revient à sa position de retrait.
Lorsque l'aiguille d'insertion de trame re vient en arrière, la partie en forme de boucle de la duite qui se trouve dans la foule ne peut pas sortir de la foule en suivant le mou vement de l'aiguille, par suite de ce qu'elle est bouclée autour de l'extrémité de l'aiguille de tricotage 210. Pendant ce mouvement de re trait de l'aiguille d'insertion 100, le méca nisme tendeur 150 est actionné par la tige 160 et la came 170, de façon à supprimer la ten sion exercée sur le fil de trame, pour que ce fil soit distribué à partir de sa source.
Le bras oscillant 171 est actionné pendant ce mouvement de retrait de l'aiguille d'insertion et il tire hors de la source d'alimentation, par l'intermédiaire du dispositif tendeur 150, une quantité suffisante de fil de trame pour for mer la duite suivante, c'est-à-dire assez de fil pour former la boucle de fil de trame entre les fils de chaîne. Lorsque cette longueur, dé terminée d'avance, de fil de trame a été reti rée de la source d'alimentation, le dispositif tendeur est actionné pour pincer le fil de trame F de façon à empêcher, toute conti nuation de la distribution de ce fil soit au bras 171, soit à l'aiguille 100, jusqu'à ce que la longueur de fil retirée ait été engagée dans la foule par l'insertion de la duite suivante.
1:n d'autres termes, toute distribution de fil de trame de la source d'alimentation à l'ai guille d'insertion est empêchée pendant que l'aiguille est lancée dans la foule, et la lon gueur de fil de trame nécessaire pour la. duite suivante est mesurée par le mouvement du bras 171 pendant que l'aiguille: est retirée hors de la foule. Cette mesure du fil de trame pour chaque duite est une autre caractéris tique importante; du métier décrit. Grâce à l'emploi de ce dispositif de mesure, le fil de trame préparé pour chaque duite a toujours la.
même longueur, et toutes les duites sont appli quées uniformément et maintenues dans la même position dans le tissu en cours de fabri cation, ce qui assure l'obtention d'un produit uniforme. De même, ce dispositif de messire empêche le fil de trame de fléchir et de gêner le mouvement des fils de chaîne et, en géné ral, il augmente notablement le rendement et la vitesse de fonctionnement du métier.
Ceci complète un cycle de fonctionnement du mé tier et la duite suivante, ainsi que les duites successives, sont insérées dans la foule .et le fil de trame est tissé avec les fils de chaîne de la même manière que celle qui a été décrite plus haut.
On voit que les barres minces et les lisses du métier ne sont pas seulement montées di rectement les unes près des autres, de façon à réduire au minimiun l'emplacement qu'elles occupent dans le métier, mais aussi que les lises sont montées à une distance relative ment petite par rapport à l'aiguille d'inser tion de trame et à la façure du tissu en cours de fabrication. Ces caractéristiques sont avan- tageuses en ce qu'il n'est pas nécessaire de faire parcourir une très grande distance aux barres minces et aux lisses pour effectuer le changement de pas et former la foule voulue entre les fils de chaîne.
Cette position des lisses permet également d'effectuer le change ment de pas lorsque l'aiguille d'insertion se trouve entre les fils de chaîne, de la façon dé- erite plus haut. Ces caractéristiques permet tent au métier décrit de fonctionner à des vitesses fortement augmentées, pouvant aller de 1000 à 1500 tours par minute, ce qui repré sente naturellement trois à quatre fois la vi tesse des autres métiers sans navette proposés et employés jusqu'à présent.
Le montage des lisses près de la façure est également avanta geux en ce sens que l'effort exercé sur les fils de chaîne est considérablement réduit, ce qui tend à réduire le retardement des fils de chaîne, retardement qui est naturellement d'autant plus grand que la distance entre les lisses et la façure est phus grande.
Le métier à tisser décrit est de construc tion relativement réduite et compacte, n'exi geant que peu de place, simple et relativement peu coûteux relativement à sa fabrication et à son fonctionnement, tout en étant efficace et ayant un bon rendement lorsqu'il est utilisé pour fabriquer un produit de qualité. Tous les mécanismes sont de cons truction simple et coopèrent entre eux en effectuant des mouvements réglés à des mo- roents déterminés les uns par rapport aux autres. Les lisses et les barres minces peuvent être changées rapidement et commodément, par suite de leur construction et de leur fonc tionnement, pour obtenir le produit tissé dé siré.
Le réglage de la position des pièces et mécanismes du métier à tisser décrit peut étre effectué facilement et commodément, et ces pièces ne se dérèglent pas facilement une fois qu'elles ont été réglées.