Procédé pour filer un fil uni de verre ou de matière analogue d'une pluralité de fils sans fin.
Dans la fabrication de fils en verre ou analogues filés, la
masse est fondue de la manière connue dans un four; elle passe
hors de celui-ci par une filière et est ensuite prise sur un
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motifs techniques, de produire un fil approprié au métier à
tisser ou à des buts analogues. Le motif en est qu'il est pratiquement impossible de retirer du dévidoir le fil de verre en fil
sans fin ou continu. Les différents procédés, par exemple, celui
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ont visé à produire un fil continu. L'opération d'étirage du
procédé protégé par ce brevet est, pour diverses raisons, par
suite de la grande vitesse de sortie, pratiquement impossible. Le
présent dispositif est l'objet d'un nouveau procédé relatif à
cette question.
Une construction pour l'exécution de oe proeéâé est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé.
A ce dessin: Fig.l est une vue latérale; Fig.2 est une vue de face;
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Il doit être remarqué à ce sujet que toutes les caractéristiques forment un ensemble et qu'elles appartiennent au procédé dans leurs détails comme un tout indivisible. Par la chute libre hors de l'ajutage de la filière, il se forme une grosse goutte qui, tombant tangentiellement sur le dévidoir, endommage
le fil déjà enroulé sur celui-ci. Ceci produit des défauts de
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fin. Un dispositif est donc nécessaire pour fournir au dévidoir le fil, de manière à ce que celui-ci soit amené sur ce dévidoir approximativement à la même vitesse de translation que la vitesse tangentielle de ce dernier. En outre, afin d'empêcher un endommagement de la surface lisse filée, on doit éviter que la matière solide vienne en contact avec la couche enroulée.
L'appareil représenté doit être supposé se trouver en liaison avec le four de fusion connu. Suivant les fig.l et 2, chacun des fils sortant de la filière 1 arrive de suite sur un guidage, qui est une rainure 2, repliée en forme d'angle à son extrémité inférieure. Cet angle détermine le ohemin du fil de manière à oe que les fils qui se trouvent l'un auprès de l'autre, malgré leur faible écartement, ne se touchent pas. Les rainures sont soumises continuellement à une faible vibration, afin que les fils se dégagent facilement. Cette vibration est produite comme suit:
d'après la fig.4, un marteau 4 recouvert de feutre ou de cuir et un doigt 5 sont montés sur un axe 3; un ressort 6 les tire dans la position de repos.
Par la rotation d'un disque 7 pourvu de deux taquets 8, ou davantage, le coude 4-5, lors du choc de l'un des taquets 8 sur le doigt 5, bascule, et le marteau 4 frappe les rainures 2. L'oscillation du marteau est limitée par une butée 9, dont la position peut être réglée de manière à ce que le coup soit aussi léger qu'il convient. Après le glissement du taquet, le ressort 6 ramène le marteau 4 en arrière.
Sur les cylindres 10, 11 et 12, dont le dernier porte la poulie motrice 13, est tendue une bande sans fin 14 pourvue à des intervalles uniformes de pointes d'épingles 15. Le mouvement du fil est ici amené approximativement à la vitesse tangentielle.
. Une deuxième bande 16 est tendue sur les cylindres 17 et 18, ce dernier étant commandé par le cylindre 19 au moyen de la courroie
20, et la poulie 21 l'étant par la transmission du moteur. Sur l'axe de cylindre 17, est montée une poulie 22 et sur oelle-ci et la poulie 13 est tendue une courroie 23 qui met en mouvement les cylindres 10, 11 et 12.
Les bandes 14 et 16 se meuvent dans le sens indiqué par les flèches, qui est opposé à celui de la rotation du dévidoir. Elles se meuvent approximativement à la vitesse tangentielle de ce dévidoir 24 et elles amènent le fil filé mince de la manière qui sera décrite plus loin, audit dévidoir 24. Le commencement du fil 25 passe sur la première bande 14 et est entraîné par l'effet du frottement et par les pointes d'épingles 15. A l'angle aigu formé par la bande près de l'axe 11, il continue dans la même direction, par suite de son mouvement rapide, se détache de la bande 14 et passe sur la bande 16. Celle-ci le transporte sous le dévidoir 24. Le fil 25 est maintenant tiré, comme indiqué, autour du dévidoir 24 et s'applique sur celui-ci.
Le précédent entretemps devenu solide, se brise et est rejeté sur la bande 16 continuant à se mouvoir, où un couteau 26 enlève les morceaux attachés éventuellement sur la surface. Le principe de l'application du fil sur le dévidoir est donc que le fil est d'abord amené autour du dévidoir 24 à une certaine vitesse et qu'ensuite il est pris par ce dernier sans que des parties solides y arrivent et sans que le dévidoir exerce une traction de prise.
Pour travailler le fil filé en question dans un métier à tisser, il est nécessaire de fabriquer le fil continu destiné à cet usage, de manière à ce que ce fil, lors du filage, soit renforcé sur le dévidoir par la réunion de plusieurs fils. Les fig.l et 2 montrent le dispositif pour le faire. Le dévidoir 24 est interrompu à sa surface en plusieurs parties par des sillons
45. Sur ces sillons 45 se trouvent des couteaux 46, dont le profil est en forme de faucille et qui sont disposés de manière à ce
que leur tranchant ou pointe supérieure soit sur la limite 47 des sillons. Les couteaux 46 sont disposés en largeur, de manière à former une fente étroite 48. Ces couteaux se terminent en une pointe vers le bas: Ils sont réunis à leur partie supérieure par une plaque 49, au moyen de laquelle ils sont fixés. Cette plaque
49 peut être fixée d'une manière quelconque qui maintienne l'ensemble du dispositif.
les fils 25 sont divisés par les couteaux 46 en cordons uniformes. Ces cordons, composés chacun d'une quantité de fils 25, sont tirés et réunis, entre les couteaux 46 disposés l'un près de l'autre, par leurs pointes dirigées vers le bas, dans la fente 48, de sorte qu'ils forment un ensemble d'une pièce. Le dévidoir 24 continuant à les filer, ils forment facilement maintenant à nouveau des faisceaux de fils. En arrosant ce faisceau de fils avec un liquide approprié avant de le tirer sur le dévidoir, son homogénéité peut être augmentée.
Par la durée du filage, le diamètre augmente naturellement. On doit cependant éviter que le chemin du fil doive changer, à moins que la chose ne soit nécessaire. Cela est obtenu par le dispositif suivant, qui est monté dans un châssis 27 fait de barres en U. Les deux paliers 28 du dévidoir 24 sont formée comme des curseurs pourvus de taraudages intérieurs et chacun de ces paliers est porté sur une tige 29 qui, à son tour, porte à son extrémité inférieure une roue 30 à vis sans fin. Sur le bout d'un axe 31, qui porte sur son autre extrémité un ,pignon conique 32, est montée la vis sans fin 33 engrenant avec la roue 30. Sur un
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36, dont chacune engrène avec le pignon 32 correspondant. Par la rotation de l'axe 34, les deux tiges 29 tournent d'une manière correspondante, et par conséquent les paliers 28 se déplacent obliquement vers le haut, et avec eux le dévidoir 24, jusqu'à ce que l'égalité soit obtenue. Les paliers 28 se déplacent
chacun dans une coulisse en queue d'aronde 37, qui décharge la tige 29 du poids du palier, de sorte que celle-ci n'est soumise qu'à sa commande. Les chaises 38, 39 fixent les axes et les tiges. La commande du dévidoir 24 a lieu par la transmission motrice,
au moyen des poulies 40, 41, 42 et 43. Par suite du déplacement du dévidoir, la courroie y relative doit aussi être réglable, ce qui se fait au moyen du rouleau de tension 44.
REVENDICATIONS.
l.- Procédé pour filer un fil uni de verre ou de matière analogue d'une pluralité de fils sans fin, caractérisé en ce que le fil sortant est conduit sur le dévidoir à la même ou presqu'à la même vitesse tangentielle, ce fil recevant sa conduite initiale dans un guidage soumis à une vibration et étant ensuite guidé, sur des bandes sans fin, autour du dévidoir jusqu'à parvenir au contact d'application, ce qui fait que toute traction supplémentaire du dévidoir lui-même, lors de la prise du fil, est évitée.