Dispositif de canalisation d'un liquide s'écoulant par gravité sur une paroi. Dans un eextain nombre d'applications industrielles, on s'efforce de réaliser une grande surface libre d'un liquide, en l'étalant autant que possible sur une paroi-support d'allure générale verticale, cette surface étant plane ou profilée, le liquide s'écoulant de haut en bas, sous l'effet de la gravité. Il peut s'écouler sur une ou sur les deux faces de la plaque.
En quittant la partie basse de la paroi- support, le liquide s'écoule librement, en gout tes ou filets plus ou moins rapprochés, répar tis irrégulièrement, mais généralement étalés, sur toute la largeur de la paroi-support.
L'éparpillement du liquide qui se produit ainsi est syuvent peu désirable.
Un procédé bien connu de récolter ce li quide consiste à le faire écouler dans une cuvette disposée en dessous de la plaque, sur toute sa largeur. Cette façon d'opérer peut présenter des inconvénients, notamment dans le cas où de: l'air doit circuler de bas en haut, ou de haut en bas entre deux plaques-support voisines, afin d'effectuer soit un effet évapo- ratoire sur le liquide ruisselant sur les pla ques, soit un filtrage des poussières de l'air, ou pour tout autre objet.
En effet, la largeur des cuvettes recueil lant le liquide ruisselant sur les plaques doit être notablement plus grande à leur sommet que l'épaisseur des plaques, ce qui provoque un étranglement pour la circulation de l'air à son passage entre les cuvettes. La présente invention, appliquée à un dis positif destiné à rassembler le liquide de la dite paroi, permet d'éviter ces inconvénients.
L'invention s'applique également à un dis positif destiné à répartir le liquide sur ladite paroi.
Le dispositif objet de l'invention est carac térisé en ce qu'il comprend un organe pré sentant des saillies parallèles inclinées par rapport à l'horizontale et, formant entre elles des canaux capillaires.
Ce dispositif peut. être constitué par un organe distinct placé au-dessus de la. paroi sur laquelle le liquide doit être étalé, ou au- dessous de la. paroi sur laquelle coule le li quide à rassembler. Il peut également être prévu directement sur cette paroi, notamment lotrsque cette dernière est, constituée par une plaque mince.
Un tel dispositif est utilisable chaque fois qu'il s'agit de rassembler un liquide s'écou lant en couche mince sur une surface, ou d'étaler en couche mince un liquide, sur une telle surface, notamment chaque fois qu'il s'agit de chauffer ou de refroidir un liquide.
Le dispositif est utilisable particulièrement dans les réfrigérants par évaporation, que ceux-ci soient destinés à de grandes installa tions telles que les réfrigérants de l'eau des condenseurs de centrales thermiques, ou à des installations industrielles moins importantes, par exemple le refroidissement des bains de trempe, le refroidissement de l'eau circulant dans des compresseurs d'air,,
ou même â 1 éva poration de -fluides frigorifiques. 11 trouve également son application dans les appareils clé chauffage clés liquides, notamment ue pas teurisation de liquides alimentaires, pour ré partir .ces liquides sur les plaques cliautiantes et les collecter après pasteurisation.
.Dans le cas ou le chsposïtïf est utilisé pour rassembler le liquide s'écoulant de la paroi, les saillies déterminent entre elles des canaux que le liquide provenant des régions supé rieures remplit, avant de franchir verticale ment la saillie intérieure du canal considéré la tension superficielle du liquide jouant le rôle d'une paroi matérielle, réunissant dans un plan sensiblement vertical les arêtes exté rieures des deux saillies successives c@eesidé- rées,
l'étanchéité de cette paroi fictive variant avec le débit de liquide provenant des régions supérieures.
On comprend alors que le débit du canal, considéré complètement rempli, est de beau coup supérieur à celui qui serait réalisé avec des saillies trop espacées ne permettant pas l'obtention de la paroi fictive due à la tension superficielle du liquide.
La planche unique- ci-jointe représente, à titre d'exemple non limitatif, une réalisation du dispositif faisant l'objet de la présente invention.
La fig. 1 représente -une vue de face du dispositif et de la paroi suer laquelle s'écoule le liquide.
La fig. 2 représente une vue de profil du même ensemble.
A est une plaque-support, sur les deux faces B et C de laquelle ruisselle de l'eau qui est répartie régulièrement.
D est le dispositif sous forme d'une pla que mince métallique profilée comme l'indique le dessin.
La plaque<I>D</I> forme des saillies col, a2., a3 pour Peau qui s'écoule de la face B de la pla que A.
Ces saillies sont obliques par rapport à l'horizontale, comme le représente la fig. 1, et ménagent entre elles des canaux obliques c2, c4, c6. Le profil de la plaque D forme égale- ment des saillies b1, b2, b3 pour l'eau s'écou lant de la face C de la plaque A, et celles-ci ménagent entre elles les canaux obliques cl, c3, c5.
La plaque D a la même largeur que la pla que A, qu'elle prolonge, et se limite suivant les verticales E et I', qui prolongent les bords de la plaque-support A.
Les profils de la plaque D limitent sur trois côtés chacun des canaux c1, c'?, <I>c3, c4,</I> c5, c6. Les épaisseurs des canaux, mesurés sui vant la normale, à la direction des saillies, pa rallèles, sont assez faibles, 4 à 5 mm environ, pour que ces canaux puissent se remplir par l'eau venant des régions supérieures.
La tension superficielle de l'eau emprison née, agissant comme une paroi matérielle, li mite le canal sur la face avant.
Le fonctionnement du dispositif est le sui vant: L'eau répartie sur toute la largeur de la plaque.él, sur la face B, pénètre dans le canal c2, le remplit et s'écoule vers la partie basse de ce canal" en suivant la pente dudit canal, c'est-à-dire en se dirigeant vers le bord E de la plaque D.
Si toute l'eau provenant de la face B de la plaque A suit ce parcours, le résultat est atteint; si au contraire le débit du canal c2 est insuffisant, l'eau en supplément franchit la saillie a2 limitant à la base le canal c2. Elle pénètre dans le canal c4, le remplit et s'écoule vers la partie basse de ce canal, c'est- à-dire vers le bord r de la plaque D.
Si toute l'eau provenant de la faces B de la plaque A est évacuée par les canaux c2 et c4, le résul tat est atteint; si au contraire le débit d'eau est trop important, l'eau en supplément fran chira la saillie a3 et s'écoulera latéralement en suivant la pente du canal c6 qu'elle rem plira, et ainsi de suite.
On prévoit un nombre de canaux suffisant pour que toute l'eau provenant des régions supérieures s'écoule transversalement, et qu'aiteune partie de cette eau ne franchisse la dernière saillie limitant à sa partie basse le dernier canal aménagé. Les saillies b1, b2, b3 et les canaux cl, c3, c5 joueront. le même rôle, pour l'eau prove nant de la face C de la plaque-support @1.
Lorsque l'eau atteint la partie la plus basse < les canaux transversaux obliques c1, c2, c3, c-1, c5, c6, le poids de l'eau contenue dans ehaque@ eali < Ll considéré est suffisant pour vaincre l'effet (le la- tension superficielle de l'eau agissant sur la section droite de chaque canal, le long du bord F, et l'eau se libère des canaux, pour s'écouler librement. Elle peut être recueillie dans une cuvette (r, représentée sur la fil-. 1..
Si la. plaque est trop large ou le débit. linéaire trop fort, ce qui nécessite Lin nombre de canaux trop grand, pour atteindre le but pour suivi, il peut être préférable de diviser la lar geur<B>(le</B> la plaque en plusieurs bandes verti cales comportant chacune deus séries de Ba naux inclinés, les uns en pente vers la gauche, les autres en pente vers la droite, ou au con traire les uns reiucntant vers la. droite, et les autres remontant vers la gauche, c'est-à-dire en forme de chevrons.
Dans le premier cas, et si l'on suppose que la plaque comporte dans sa. largeur deux bandes seulement, on prévoiera deux cuvettes de recueillement des eaux, une à, chaque extré mité de la largeur de la plaque, et dans le deuxième cas une seule cuvette centrale, les eaux (le ruissellement convergeant vers cette région.
Dans une autre forme d'exécution ncn re présentée sur le dessin, le dispositif est utilisé pour étaler sur une paroi telle que B ou C un liquide ruisselant, concentré en une région dé terminée. Dans ce cas, les canaux constitués par deux saillies successives auraient leur ori gine, c'est-à-dire leur partie haute, disposées suivant la. verticale passant par la région de concentration du liquide, tandis que leur par tie la plus basse se trouverait, non plus sur une même verticale, ruais en des points espa cés les uns des autres dans le sens horizon- tau, sur toute la largeur de la plaque-support à alimenter.
Le liquide concentré dans les régions supé rieures serait ainsi distribué en autant de zones verticales qu'il 5 aurait d'extrémités de canaux.