Installation radiogoniométrique.
La présente invention a pour objet une installation radiogoniométrique comprenant des éléments d'antennes arrangés sous forme d'un ensemble dirigé et un récepteur radiogoniométrique disposé à distance des éléments d'antennes.
Cette installation est caractérisée par des lignes de transmission à haute fréquence en nombre inférieur au nombre desdits éléments et reliant ledit récepteur auxdits éléments, des amplificateurs à tubes à vide couplant ehaeun desdits éléments à une desdites lignes, au moins deux différents éléments étant cou plés à une desdites lignes, une source de puissance de fonctionnement pour lesdits amplificateurs, ladite souree étant reliée aux amplificateurs individuels an moyen de conducteurs séparés passant par un point de commande à distance, et des moyens commutateurs audit point de commande pour démon- necter individuellement lesdits conducteurs dans le but de mettre lesdits amplificateurs hors de fonctionnement.
Cette installation peut tre conçue pour qu'on puisse aisément vérifier l'équilibrage des éléments d'antennes éloignés et des lignes de transmission.
Cette installation radiogoniométrique, du type à antennes éloignées, peut tre actionnée sur une large bande de fréquences et tre sus eeptilwle de donner des indications nettes et précises de lever du doute pour toutes fré- quences comprises dans ladite bande.
On peut prévoir dans une telle installation une antenne de lever de doute et s'arranger pour que les signaux appliques par cette antenne de lever de doute au récepteur aient une relation de phase sensiblement constante avec les signaux appliqués par le système d'antennes dirigées audit récepteur, indépen- damment de variations de fréquence dans une large bande.
Le système d'antennes dans cette installation peut tre un système du type Adcock et former un ensemble de quatre dipôles ou de quatre antennes rectilignes mises à la terre, reliées par paires à des lignes de transmission qui aboutissent au récepteur, l'antenne de lever du doute étant reliée à une ligne de transmission distincte aboutissant également aurécepteur.
L'ensemble dirigé d'antennes peut encore tre composé de dipôles, cependant que l'an- tenne de lever du doute peut tre une antenne rectiligne mise à la terre à l'une de ses extrémités.
De préférence, on s'arrangera aussi pour que l'énergie effectivement captée par chaque antenne soit ajustable à distance.
De plus, il est possible de prévoir des moyens pour que le facteur de transmission effectif d'énergie ou facteur de couplage de deux éléments d'antennes, par rapport à une ligne de transmission, puisse tre modifié individuellement à distance, de telle manière qu'on puisse réaliser l'équilibrage.
La description détaillée qui suit, faite en référence au dessin, montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'inven- tion. Dans ce dessin :
La fig. 1 est un schéma en perspective d'une installation radiogoniométrique.
La fig. 2 est une représentation schématique des circuits à basse fréquence de l'ins- tallation de la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 sont des représentations schématiques des circuits de certains amplificateurs de couplage représentés sur les fig. 1 et 2.
On considérera plus particulièrement la fig. 1. Les quatre dipôles 10,11,12 et 13 sont disposés en carré pour former un ensemble type Adcock, dit en H. Lesdites antennes sont couplées par des organes 20,21,22,23 aux quatre lignes de transmission à haute fré- quence 30,31,32 et 33, les deux lignes de transmission 30 et 32 étant réunies à la ligne de transmission unique de grande longueur 37 et les deux lignes de transmission 31 et 33 étant réunies, d'une manière analogue, à la ligne de transmission de grande longueur 38. Les deux lignes de transmission longues 37 et 38 aboutissent au récepteur radiogoniométrique 40.
En vue du lever du doute, un cinquième élément d'antenne 15 est prévu, ledit élément étant, de préférence, une antenne rectiligne mise à la terre à l'une de ses extrémités plutôt qu'un dipôle, et étant couplé par un appareil 25 à une ligne de transmission 35 qui aboutit directement au récepteur radiogoniométrique 40. Ledit récepteur radiogoniométrique 40 peut tre d'un type connu convenable pouvant fonctionner avec des antennes fixes. Par exemple, il peut comporter principalement un goniomètre ou variocoupleur quadrantal 41, entraîné par moteur, un élément détecteur et amplificateur 42 et un indicateur 43 qui est entraîné par le mme moteur 44 que le goniomètre 41.
Dans le récepteur 40, les ondes appliquées sur les lignes de transmission 37 et 38, depuis l'ensemble dirigé 10-13, sont transmises au goniomètre 41. L'application desdites ondes audit goniomètre se fait d'une manière bien connue, en utilisant les stators en croix habituels (non représentés).
L'énergie de sortie du goniomètre (recueillie d'une manière classique a partir d'une bobine explo- ratrice tournante, non représentée) aboutit, par l'intermédiaire d'une ligne de transmission à haute fréquence 45, à l'élément déteeteur et amplificateur 42. Les ondes appliquées à la ligne de transmission 35 à partir de l'an- tenne de lever de doute 15 parviennent, par l'intermédiaire de l'élément déphaseur 46, à l'élément détecteur et amplificateur 42, dans lequel lesdites ondes sont mélangées aux signaux arrivant par la ligne 45 du goniomètre.
Le déphaseur 46 est, de préférence, un cir- cuit légèrement apériodique, susceptible de donner un déphasage de l'ordre de 90 pour toutes fréquences comprises dansune bande assez large. Une forme d'exécution préférée du déphaseur 46 consiste en une ligne artificielle d'une longueur telle qu'on obtienne un déphasage de 90"pour la fréquence moyenne de la bande à utiliser.
Si la largeur de bande est limitée à un octave, la ligne artificielle peut tre, par exemple, conçue de telle manière qu'elle donne un déphasage de 60 à la fréquence la plus basse de la bande et un déphasage de 120 à la fréquence la plus haute de ladite bande, le déphasage étant ainsi maintenu avec un écart maximum de 30 , de part et d'autre de la quadrature pour toutes les fréquences.
Si un déphasage plus approché de la quadrature est désirable, ou si une bande plus large doit tre utilisée, on peut employer une ligne artificielle dont l'énergie de sortie est recueillie sur une bobine mobile, ladite bobine mobile étant en commande unique avec les organes d'accord de l'élément détecteur et amplificateur 42, de telle manière qu'elle soit déplacée lorsqu'on accorde lesdits organes.
Les signaux arrivant depuis la sortie du déphaseur 46 sont mélangés aux signaux arrivant par la ligne de transmission 45 du goniomètre, en vue du lever du doute. De préférence, les signaux provenant de 46 ne sont pas utilisés, cependant que la ligne de direction précise est déterminée, mais sont ajoutés aux signaux provenant de 45, en ré ponse an fonctionnement d'un commutateur approprié, uniquement, lorsqu'on désire déter- miner le sens des signaux dont la ligne de direction a été repérée.
Les organes mélan- , enrs des signaux de 46 et de la ligne 45, de mme que le commutateur provoquant ledit mélange lorsque le lever du doute est désiré, ne sont pas représentés, étant supposé com- pris dans l'élément détecteur-amplificateur 42.
L'énergie de sortie de l'élément 42 est appliquée, comme représenté, à l'indicateur 43.
Comme décrit précédemment, l'appareil est de type classique dans ses grandes lignes, à cela près qu'il utilise une antenne de lever du doute rectiligne mise à la terre à l'une de ses extrémités 15, avec l'antenne dirigée dipôle type Adcock en H.
Les organes de couplage 20,21,22 et 23, qui n'ont été mentionnés ei-dessus que de fa générale, sont représentés sur la fig. 3.
Comme on peut le voir d'après ladite figure, chacun dcsdits éléments de couplage comporte quatre tubes à vide 51, 52, 53 et 54, les deux tubes 52 et 53 étant normalement utilisés comme amplificateur push-pull et les deux tubes 51 et 54 servant de tubes de réserve, pouvant tre utilisés an lien des tubes 52 et 53. L'amplificateur push-pull comportant les tubes 52 et 53 est du type dit cathodyne, dans lequel les résistances de charge de sortie 55 et 56 sont dans les connexions de cathode communes au circuit grille-cathode et anodecathode.
Comme il est bien connu, un tel montage cathodyne produit une très forte réaction négative, de sorte que le gain de tension est inférieur à l'unité. En vertu de cette forte réaction négative toutefois, l'impédance de sortie apparente de l'amplificateur est rendue très faible et peut tre, par conséquent, équilibrée de manière très précise avec l'impé- dance caractéristique de la ligne associée (par exemple de la ligne 30 dans le cas de l'amplificateur 20). Il en résulte que l'amplificateur peut produire un gain de puissance important, en dépit du fait que son gain de tension est inférieur à l'unité.
D'autres avantages encore sont obtenus en dii)posant l'amplificateur type catliodyne de telle manière qu'il serve d'organe de coupure d'antenne, pouvant tre commandé à distance pour faciliter l'isolement des différentes antennes en vue des essais de vérification.
Ladite caractéristique de coupure d'antenne comporte le fait que les connexions de pola risation d'anode des einq amplificateurs sont disposées de telle manière qu'au moins un conducteur par amplificateur (représenté sur la fig. 3 par le conducteur B +) soit relié individuellement, depuis chaque amplifiateur distinct à l'élément de commande 70 adjacent au récepteur, comme représenté sur la fig.
2 et que des commutateurs d'essai indi viduels 71, 72,74 et 75 de l'élément 70 soient disposés de telle façon qu'ils coupent indivi duellement la tension d'anode des différents amplificateurs 20,21,22 et 23, ce qui décor- ple effectivement les antennes correspon- dantes des lignes de transmission aboutissant au récepteur.
Comme on peut le constater aisément sur les fig. 2 et 3, les cinq conducteurs B+ provenant des amplificateurs 20,21,22,23,25 sont eontenus dans cinq câbles distincts 30a, 31a, 32a, 33a, 35a, jusqu'à une boite de jonction 65 et de là se prolongent, sous la forme de cinq conducteurs distincts dans un câble unique 36a jusqu'à l'élément de commande 70.
Ladite caractéristique de coupure d'antenne eomporte encore le fait que les circuits de chauffage aboutissent également individuellement aux amplificateurs distincts 20,21,22 et 23 et que des interrupteurs d'essai 76,77, 79 et 80 sont prévus pour interrompre indi viduellement lesdits circuits de chauffage.
L'interruption des circuits de chauffage sert à isoler l'antenne de manière encore plus efficace que la coupure du courant d'anode, étant donné que les filaments étant allumés et la tension d'anode étant coupée, la grille et la cathode forment ensemble une diode et que, dans ces conditions, une eertaine transmission peut avoir lieu entre grille et cathode, par l'intermédiaire du parcours de conductibilité des électrons entre les électrodes.
Chacun des amplificateurs est muni d'un ensemble de tubes de réserve complet (par exemple les tubes 51 et 54 de l'amplificateur 20 de la fig. 3) et lesdits tubes sont relies au circuit de l'amplificateur en parallèle avec les tubes normaux. En raison de la forte réaction négative existant dans le montage, la connexion permanente des tubes de réserve, en parallèle avee les tubes normaux, n'a aucune influence nuisible. En outre, on a constaté qu'en montant les tubes de cette manière, il est possible de substituer les tubes de réserve aux tubes normaux, par une simple commande des tensions de chauffage.
Ainsi, les connexions de chauffage des tubes normaux et des tubes de réserve de chacun des amplificateurs sont distinctes les unes des autres et des organes sélecteurs 81,85 sont prévus dans l'élément de commande 70, pour déterminer sélectivement lequel des jeux de filaments doit tre rendu actif.
Suivant le mode de réalisation préféré représenté, les connexions de chauffage de tous les amplificateurs sont reliées d'un coté à un point commun et mises à la terre sur la masse 50 (voir fig. 3), ladite connexion de chauffage à bas potentiel commune étant dési- gnée sur les fig. 2,3 et 4 par la référence Lll.
Les connexions opposées non mises à la terre ou connexions de chauffage à haut potentiel aboutissent à des conducteurs distincts, les connexions de ehauffage à haut poten- tiel des tubes normaux 52 et 53 aboutissant au conducteur HI, N, tandis que celles des tubes de réserve aboutissent au conducteur Hllkl. Lesdites connexions sont alors amenées, individuellement, jusqu'à l'élément de commande 70 représenté sur la fig. 2, de sorte que dix connexions distinctes (pour les cotés de potentiel élevée des filaments normaux et de réserve des cinq amplificateurs) sont commandées par les cinq commutateurs 81 à 85.
En conséquence, il est clair que la réalisation représentée à titre d'exemple, utilisant onze conducteurs de chauffage, allant des amplificateurs 20,25 à l'élément 70, présente l'avan- tage de permettre, à distance, le passage des amplificateurs normaux aux amplificateurs de réserve et l'avantage supplémentaire de per- mettre la mise hors circuit des amplificateurs un à un, par extinction de leur filament de chauffage.
Les avantages mentionnés ci-dessus pourraient tre obtenus avec un plus petit nombre de conducteurs, en isolant la connexion Lh, de chaque amplificateur, de la masse 50, grâce à un condensateur d'arrt, tout en reliant en commun les cinq connexions HIN et, de mme, les cinq connexions HhS. Les connexions Li, pourraient alors partir séparément de chaque amplificateur, ce qui porterait à sept le nombre total des connexions de chauffage aboutissant à l'élément de commande 70.
En rendant active l'une ou l'autre des deux con nexions EhN, EltS, on pourrait passer des amplificateurs normaux aux amplificateurs de réserve et la mise hors circuit des amplificateurs individuels pourrait tre réalisée par interruption individuelle des connexions Loft.
La disposition représentée sur les fig. 2 et 3, suivant laquelle onze connexions distinctes aboutissent à l'élément de commande 70 est, toutefois, à préférer, étant donné qu'elle permet de faire fonctionner certains amplifiea- teurs avec leurs tubes normaux, cependant que d'autres fonctionnent avec leurs tubes de réserve.
L'attention est attirée sur le fait que trois conducteurs distincts relient la masse 50 de chaque amplificateur au poste récepteur, comme on peut le constater en comparant les fig. 1, 2 et 3. L'un desdits conducteurs est la gaine de la ligne à haute fréquence correspondante (par exemple des lignes 30,38, dans le cas de l'amplificateur 20). L'autre conducteur est-le conducteur Lt, ci-dessus mentionné, le conducteur LI, de l'amplificateur 20 par exem- ple, passant à l'intérieur du câble 30a jusqu'à la boîte de jonction 65, puis étant réuni aux autres conducteurs Lu,, dans ladite boîte de jonction (voir fig.
2), puis passant dans le câble 36a jusqu'à l'élément 70, où il rejoint le secondaire qui, autrement, n'est pas mis à la terre, du transformateur de chauffage des filaments 86. La troisième connexion conduetive partant de la masse 50 est le conducteur
B-qui, dans le cas de l'amplificateur 20, s'étencl a l'intérieur du câble 30c jusqu'à la boite de jonction 65. Ledit conducteur est réuni à ceux des autres amplificateurs, puis parvient dans le câble 36a, jusqu'à l'élément 70.
Les commutateurs d'essai d'anode 71-75 5ont. disposés de telle manière que, lors de la coupure de la tension d'anode de l'un quel- conque des amplificateurs, une charge fictive (par exemple 91, 92, 93, 94 ou 95) est reliée au lieu de la charge d'anode de l'amplificateur, de manière à ne pas perturber l'alimen- tation en tension des autres amplificateurs.
Chacun des commutateurs d'essai de chauffage 76 à 80 est également disposé de manière à assurer une connexion identique d'une charge fictive, lorsque ledit commutateur est à sa position de gauche, en vue de couper les filaments de chauffage de l'amplificateur associé.
I) préférence, chaque commutateur de chaud- fage coupe également la tension d'anode, pour éviter une surcharge de l'alimentation d'anode au cours des quelques premières secondes. après la mise a la position de gauche du commutateur. Lesdits caractères ont une grande valeur en ce qu'ils garantissent que la mise en circuit on hors circuit de l'un quelconque des amplificateurs ou de deux amplificateurs à la fois n'affecte pas le gain des autres am plificatenrs.
L'existence des commutateurs d'essai d'anode 71 à 75 permet une vérification rapide des gains des différentes antennes, par simple mise en circuit ou hors circuit des dif férents amplificateurs. Grâce à l'utilisation desdits commutateurs d'essai d'anode, l'opérateur évite les retards importants (atteignant parfois plusieurs minutes) nécessaires pour atteindre l'état de stabilité après la mise en circuit ou hors circuit des courants de chauf image et des résultats de comparaison de bonne qualité peuvent tre obtenus, mme si les antennes ne sont pas absolument découplées.
< h'aee à l'utilisation des commutateurs d'essai de chauffage 76 à 80, les amplificateurs sont rendus plus complètement ineffieaees, de sorte que les antennes correspondantes sont prati quement absolument coupées de leur ligne de transmission ; lorsque lesdits commutateurs sont utilisés, un temps considérable est nécessaire pour le refroidissement et réchauffement des filaments et, par conséquent, les comparaisons ne peuvent tre effectuées aussi rapidement qu'avee les commutateurs d'essai 71 à 75. Toutefois, en raison de la suppression de l'effet de diode, les essais, lorsqu'ils sont effec- tués, peuvent tre plus précis.
On envisage d'utiliser les eommutateurs d'essai d'anode 71 à 75 principalement pour déterminer rapidement si les quatre antennes 10 à 13 sont ou non approximativement égales en ce qui concerne leur énergie de captation effective. Un tel essai est généralement effec- tué après que les antennes ont été une fois pour toutes soigneusement alignées et équili- brées et sert à indiquer si l'une des antennes a été ou non sensiblement affectée par un tir d'artillerie de l'ennemi, par exemple, ou par d'autres raisons accidentelles.
Pour effectuer un tel essai grossier, un petit émetteur portatif peut tre disposé dans une direction con venable quelconque, à une distance appréeiable de l'ensemble d'antennes ; dans la plupart des cas, on peut utiliser un signal existant quelconque d'intensité essentiellement eonstante. Dans tous les cas, les commutateurs d'essai d'anode 71 à 75 sont placés d'abord à la position de mise hors circuit, puis à la position de mise en circuit, à raison d'un eommutateur à la fois, et la grandeur de l'indi- cation donnée par l'indicateur 43 ou par un appareil de mesure de courant d'anode dans l'élément détecteur-amplificateur 42 est uti- lisée comme mesure de l'énergie du signal appliqué aux antennes.
Lorsqu'elles sont toutes mises en circuit une par une, les antennes doivent donner des signaux d'égale amplitude.
Les commutateurs d'essai de chauffage 76 à 80 doivent tre utilisés pour aligner soigneusement les appareils lors de leur première installation à un nouvel emplacement ou dans le cas d'installation permanente à des intervalles, par exemple, d'un mois ou d'une semaine. Pour ledit alignement soigné, on place, tout d'abord, un émetteur portatif à une dis tance appréciable des antennes et sur la ligne passant par les dipôles 10 et 2. Les éléments amplificateurs 20 et 22 sont ensuite rendus actifs par la mise à la position de droite des commutateurs 80 et 77, comme représenté sur la fig. 2, les autres commutateurs 76,78 et 79 étant mis à la position de gauche, pour mettre hors circuit les autres amplificateurs.
Les deux dipôles 10 et 12 doivent alors recevoir des signaux de grandeur égale et de phase opposée et le signal résultant, transmis par la ligne à haute fréquence 37 au récepteur 40, doit tre nul. Si ledit signal n'est pas nul, le gain des amplificateurs 20 ou 22 doit tre ajusté-jusqu'à ce que ledit signal devienne exactement nul. La déconnexion des antennes 10 et 12 au cours de cet ajustement facilite, dans une large mesure, ledit ajustement, en éliminant l'application des signaux par la ligne 38. Après l'achèvement dudit ajustement, un réglage et un essai analogues doivent tre effectués, en ce qui concerne les antennes 11 et 13, l'émetteur étant déplacé jusqu'à un emplacement situé en ligne droite avec lesdites antennes.
L'ajustement des gains des différents am plificateurs peut tre modifié à distance, à partir de l'élément 70. A cet effet, les rhéostats de commande de gain 101, 102,103, 104 et 105 sont prévus en série avec les conducteurs positifs d'alimentation d'anode individuels, aboutissant aux différents amplificateurs. De tels rhéostats sont particulièrement utiles en combinaison avec les commutateurs d'essai, mais, mme à défaut desdits rhéostats de commande de gain réglables 101 à 105, on constate que les commutateurs d'essai 71 à 75 et 76 à 80 ont une grande utilité, étant donné que la vérification des antennes peut tre effectuée à distance, mme si leur ajustement ne peut l'tre.
La fig. 4 représente, à titre d'exemple, le montage de l'élément amplificateur 25, qui couple l'antenne de lever du doute 15 à sa ligne de transmission 35. Comme il ressort clairement de l'examen de la fig. 4, ledit am plificateur est essentiellement analogue aux autres (comme représenté sur la fig. 3), mais la moitié environ de l'appareillage étant sup- primée. L'amplificateur 25 est à un seul tube, les deux tubes représentés sur la fig. 4 correspondant respectivement au fonctionnement normal et au fonctionnement de secours.
Pour obtenir une énergie de sortie symétrique, on relie les deux conducteurs de la ligne de transmission à haute fréquence 35, respectivement à la résistance de charge de cathode 55
(qui correspond exactement à la résistance de cathode portant le mme numéro du dispositif de la fig. 3) et à une résistance de charge d'anode 56' (qui remplace la seconde résistance de cathode 56 de la fig. 3).
De préférence, les résistances 55 et 56'sont choisies telles que le signal effectif appliqué aux deux condueteurs de la ligne 35 soit identique. A cet effet, les résistances 55 et 56'doi- vent tre approximativement égales.
Les cinq conducteurs à basse fréquence B+, I N, HhS, Lh, B, qui sortent du côté de l'amplificateur 25, à l'intérieur du câble 35a, correspondent exactement aux cinq conducteurs portant les mmes références et sortant de chacun des amplificateurs 20 à 23 dans les câbles 30a, 33a et la connexion desdits conducteurs est exactement analogue à celle des autres conducteurs de la fig. 2.
Par l'utilisation d'un amplificateur de couplage apériodique 25 et par celle des amplificateurs de couplage correspondants des dipôles 10 à : 13, on obtient utile, résidant en ce que les signaux provenant de l'antenne 15 arrivent au récepteur 40 avee une relation de phase assez bien définie par rapport aux signaux provenant des quatre antennes dirigées. Ordinairement, dans les systèmes radiogoniométriques destinés au fone- tionnement sur une large bande de fréquences de l'ordre d'un octave ou davantage, la relation de phase entre les signaux de l'antenne du lever du doute et ceux du système d'antennes dirigées varie d'une façon extrmement indéterminée avec la fréquence, ce qui rend les indications de lever du doute peu sûres.
De telles variations indéterminées proviennent de deux causes : 1 Les transformateurs de couplage utilisés ordinairement pour l'adapta tion des éléments d'antennes dipôles à leurs lignes sont caractérisés eux-mmes par des effets de résonance donnant naissance à des déphasages importants dans lesdits transformateurs ; 2 Les transformateurs n'équilibrent pas de façon précise l'impédance de l'antenne ii l'impédance caractéristique de la ligne à toutes les fréquences de la bande et, par con 3équent, des réflexions très sensibles se produisent aux extrémités des lignes de transmis3ion horizontales.
Lesdites réflexions peuvent, pour certaines relations de phase, tre encore intensifiées au point de jonction en T, où les lignes de transmission horizontales sont réunies à la longue ligne verticale aboutissant au récepteur, de sorte que le coefficient de réflexion effectif audit point de jonction T, vu du récepteur, peut, pour certaines fré- quences, tre très important et dépasser, dans un grand nombre de cas, 80 /o.
Par coefficient de réflexion effectif au point de jonction vu du récepteurs, il faut entendre le coefficient de réflexion totale au point de jonction en T, considéré simultanément avee tous les organes disposés du côté dudit point où se trouve l'antenne. En d'autres termes, si l'on suppose qu'une onde d'un volt est appliquée à la ligne (par un générateur remplaçant le récepteur destiné aux essais), la fraction de volt qui est réfléchie vers le générateur à partir du point de jonetion en T (par suite des réflexions audit point de jonction combinées avee eelles en provenanee de tous les autres points de disconti- nuité au-delà dudit point de jonction) est désignée ici par l'expression coefficient de réflexion effectif au point de jonction vu du récepteurs.
Ainsi, toute onde réfléchie par le récepteur et se propageant en sens inverse jusqu'au point de jonction en T peut tre à nouveau réfléchie dans l'autre sens avec des coeffi- cients de réflexion de 800/o ou mme davantage, puis tre encore réfléchie par le récepteur. L'effet de telles réflexions multiples dé- pend dans une très large mesure de la longueur exprimée en longueurs d'onde de la longue ligne de transmission entre le point de jonction en T et le récepteur et des dépha- sages des coefficients de réflexion au point de jonction en T et au récepteur.
Dans des conditions défavorables avec des coefficients s effectifs au récepteur et au point de jonction en T de 80 /o, la phase résultante des ondes arrivant à l'extrémité réceptrice de la ligne peut varier de plus de 80tel suivant le nombre exact de longueurs d'onde contenues dans la longueur de la ligne de transmission, entre le point de jonction en T et le récepteur. En présence de déphasages indéterminés d'une telle importance, le problème de la détermi- nation de la phase de l'énergie d'antenne de lever du doute, de telle manière qu'elle coincide sensiblement avee celle de l'énergie provenant du système d'antennes dirigées, devient pratiquement insoluble.
Il est possible, pour la première fois, d'en- visager un fonctionnement sur une large bande de fréquences (par exemple une bande attei gnant les 2/3 d'un octave ou mme davantage), > tout en maintenant une relation de phase sensiblement fixe entre les signaux appliqués au récepteur 40 par l'antenne de lever du doute 15 et ceux qui sont appliqués audit récepteur par les autres antennes.
De préférence, l'antenne rectiligne, mise à la terre à l'une de ses extrémités 15, est à un niveau suffisamment élevé au-dessus des autres antennes, pour que la ligne de transmission 35 ait une longueur approximativement égale a la somme des longueurs des lignes de transmission 30 et 38 ou encore à la somme des longueurs des lignes de transmission 31 et 37.
En vertu de la nature essentiellement apé- iodique des éléments de couplage de type amplificateur utilisés, deux des problèmes principaux posés par les indications de lever du doute dans un radiogoniomètre à large bande sont résolus : En premier lieu, le dépha- sage dont l'élément de couplage est faible étant dû presque entièrement à la bobine 57 d'accord de l'antenne. En second lieu, l'impédance apparente de l'élément de couplage vue des lignes de transmission associées (telles que 30,31, ete.) est adaptée à l'impédance caracéristique desdites lignes avec précision pour toutes les fréquences comprises dans la bande utilisée.
Par conséquent, si l'impédance caracéristique des lignes de transmission horizontales (telles que 30,31, etc.) est rendue approximativement égale ou double de l'impé- dance caractéristique des lignes s'étendant entre les points de jonction en T et les récepteurs, on peut réaliser aisément une adaptation parfaite de l'ensemble du système de transmission, du moins en ce qui concerne son extrémité où sont disposées les antennes.
Si, d'autre part, un déséquilibrage quelconque existe à l'extrémité réceptrice (c'est à-dire au point où les longues lignes de transmission sont réunies au récepteur 40), un tel déséquilibrage ne produit aucun effet nuisible, à 1'exception d'une réduction de la puissance appliquée au récepteur. Il est vrai que les ondes réfléchies par le récepteur donnent naissance à des ondes stationnaires, mais lesdites ondes stationnaires sont indépendantes de la longueur exacte de la ligne de transmission exprimée en longueurs d'onde.
L'énergie réflé- chie par le récepteur n'est pas réfléchie à nou- veau à l'extrémité antenne de la ligne de transmission, si ladite ligne est convenablement adaptée à ladite extrémité antenne . comme dans l'hypothèse ci-dessus.
Par conséquent, aucune réflexion répétée susceptible de donner naissance à un dépha- sage indéterminé à variation rapide pour de faibles variations de fréquence ne peut se pro duire.
La phase de l'énergie arrivant à l'extré- mité réceptrice de la ligne de transmission n'est nullement affectée par les ondes réflé- chies par le récepteur.
Dans certains cas, il peut tre préférable de donner aux lignes de transmission horizontales 30,31, etc. la mme impédance earaeté- ristique qu'aux longues lignes de transmission aboutissant au récepteur. Lorsque les impé- danees caractéristiques desdites lignes sont égales, il existe un coefficient de réflexion de 33 1/30/o à la jonetion en T. En vertu du fait qu'il n'y a aucune réflexion à l'extrémité des lignes de transmission horizontales au point où eelles-ei sont réunies aux éléments de couplage, toutefois, le coefficient de réflexion résultant effectif au point de jonction vu du récepteur est le mme que le coefficient réel dudit point de jonction.
De cette manière, aucun déphasage indéterminé important ne peut avoir lieu, mme si le récepteur est très fortement déséquilibré. En supposant, par exemple, que le récepteur est déséquilibré de 80 /o par rapport à sa ligne, la variation maximum de phase qui peut tre produite e par des réflexions multiples, lorsque la longueur des lignes de transmission entre le point de jonction en T et les récepteurs est modifiée, est de + 151/2 , étant donné que la ligne couplant l'antenne de lever du doute au récepteur ne comporte aucune jonction en T, il n'y a aucune variation de phase produite par des réflexions de l'énergie arrivant par ladite ligne, si grand que soit le coefficient de réflexion au récepteur.
De cette manière, la relation entre l'énergie arrivant de 1'antenne de lever du doute et celle provenant du système d'antennes dirigées est fixe dans une mesure raisonnable, sa variation indéterminée due aux réflexions n'excédant pas 15t'2 , pour un coefficient de réflexion de 80"/o au récepteur.
En prévoyant un déphaseur de 90 , raisonnablement apériodique, 46, comme pré cédemment décrit, l'énergie de lever du doute peut tre combinée de façon sûre avec une relation prédéterminée additive ou sotIstrae- tive par rapport à l'énergie provenant du système d'antennes dirigées et ladite relation n'est pas inversée du sens additif au sens soustractif, par suite d'une variation dans la fréquence reçue.
Bien que la réalisation pré férée de 1'iinvention, représentée à titre d'exemple sur les fig. 1 à 4, soit eoneue avee les conducteurs d'alimentation d'anode mis à la terre en commun et les clés d'essai d'anode reliées au conducteur d'alimentation d'anode individuel, un dispositif inverse avec des conducteurs négatifs d'alimentation d'anode individuels et une connexion d'alimentation d'anode positive commune, est également possible.
Pour réaliser un tel dispositif, chaque borne d'alimentation d'anode négative doit tre isolée de la terre par un condensateur shunt, tout en restant reliée conductivement aux résistances de cathode 55 et 56, la prise médiane de la résistance de fuite de grille 58 et les grilles de rejet des tubes 51 à 54, tous ces points étant isolés électriquement de la terre, mais shuntés convenablement à la terre.
Les einq connexions d'alimentation d'anode négatives individuelles peuvent alors aboutir séparément à l'élément de commande 70 et, de là, traverser les commutateurs d'essai d'anode 71 à 75, cependant que les con- nexions d'alimentation positives d'anode sont reliées en commun eonduetivement. Un tel dispositif inverse peut, par exemple, tre préérable, si l'on considère comme désirable de mettre à la terre la borne positive de la source d'alimentation d'anode à 1'effet d'empcher la corrosion.
Toutefois, ordinairement, le dispositif représenté, dans lequel les bornes néga- tives d'alimentation d'anode sont mises à la terre et reliées entre elles et les conducteurs d'alimentation positifs commandés indivi duellement par les clés d'essai, est à préférer.
Bien qu'on préfère utiliser des cathodes à chauffage indirect, on pourrait employer des filaments à chauffage direct, en intercalant des bobines d'impédance convenable pour isoler lesdits filaments de la terre, en ce qui concerne les courants à fréquellee radioélee- trique. En eonséquenee, il doit tre bien com- pris que lorsque la présente description se réfère à une surface de cathodes excitée en vue de son émission par des organes de chauf fage, une telle expression doit tre considérée dans une acception englobant une surface de filament chauffée par elle-mme.
Il est évident que l'on peut utiliser des types de systèmes d'antennes autres que le type Adcock en H composé de quatre dipôles ; par exemple, on peut utiliser quatre antennes rectilignes mises a la terre à l'une de leurs extrémités, formant un dispositif Adcock croisé, dit en U et non plus un dispositif croisé en H. Dans ce cas, les éléments de couplage peuvent tous se présenter sous la
forme représentée sur la fig. 4. Il est à noter que, dans un tel système, un seul tube est nécessaire pour coupler chaque élément d'an- tenne à sa ligne.
Selon une variante, on pourrait utiliser une paire de dipôles ou une paire d'antennes rectilignes mises à la terre à l'une de leurs extrémités, pour former un demi système Adoock qu'on pourrait alors faire tourner directement an lieu de le coupler à un goniomètre tournant.
En outre, il est à noter que l'appareillage d'alimentation qui est représenté sur la fig. 2 comme réalise à l'aide du mme élément 70, comportant les commutateurs d'essai, pourrait tre distinct dudit élément. Ainsi, par exemple, la source d'alimentation pourrait tre disposée sur un camion à une certaine distance des récepteurs et l'élément de commande 70 pourrait tre disposé à proximité du récepteur 40, ou mme à une petite distance dudit récepteur. Toutefois, quel que soit le cas, il est désirable que les commutateurs d'essai soient disposés de façon commode par rapport au récepteur, de sorte que la manipulation des commutateurs puisse tre aisé- ment combinée avec la lecture de l'indicateur 43 ou des appareils de mesure d'anode (non représentés) de l'élément 42.