Procédé d'alimentation d'un dispositif de projection de fibres minérales et installation pour la mise en #uvre dudit procédé. Un procédé très efficace pour la formation d'un revêtement isolant sur des parois, pla fonds ou d'autres surfaces, consiste<B>à</B> projeter des fibres d'amiante contre lesdites parois, avec ou sans d'autres matières et avec un adhésif ou des ingrédients qui réagissent avec un liquide, de manière<B>à</B> constituer un adhésif. Ce procédé peut être effectué avantageuse ment en procédant de manière que les fibres soient en suspension dans de l'air et en aspirant l'air et les fibres en suspension; cependant, ce procédé présente un incon vénient pratique.
Cet inconvénient provient de ce que la poussière s'échappe dans l'atmo sphère pendant l'opération de projection et, pour éliminer cet inconvénient, différents artifices ont été proposés, mais aucun de ces derniers n'a permis d'introduire des fibres minérales, d'amiante ou de verre, dans un courant d'air dans un état pratiquement libre de poussière.
<B>A</B> la suite de nombreuses recherches, on a trouvé que la quantité de poussière peut être réduite suffisamment pour obvier de façon notable audit inconvénient, sans em pêcher totalement la formation et la projec tion de poussière.
L'invention comprend un procédé d'ali mentation d'un dispositif de projection de fibres minérales dans lequel les fibres sont transportées dans un courant d'air. Ce pro <B>cédé</B> est caractérisé en ce qu'on asperge une fine couche de fibres par un agent humidifiant avant de les amener en suspension dans le courant d'air et pendant que cette couche se déplace<B>à</B> travers un dispositif, de manière <B>à</B> humidifier les fibres de façon régulière, et en ce qu'on commande l'aspersion des fibres en fonction du débit<B>de</B> fibres<B>à</B> travers ledit dispositif.
Il est important que l'humidification soit effectuée de façon aussi uniforme que pos sible, et dans ce but, les fibres doivent être étendues de manière<B>à</B> former une couche fine, plus fine que dans la pratique courante. L'agent humidifiant pulvérisé sur ladite couche de fibres peut être constitué par de l'eau finement pulvérisée, de l'huile ou un autre liquide approprié. Le plus simple est d'employer de l'eau; le jet d'eau doit être le plus fin possible. En plus de l'humidifi cation- de la fine couche de fibres, le jet con tribue aussi<B>à</B> former une atmosphère saturée qui tend<B>à</B> provoquer le dépôt de la poussière formée<B>à</B> l'intérieur de l'installation.
Dans une mise en ceuvre particulière du procédé, il est préférable d'employer une installation munie d'un convoyeur qui<B>dé-</B> place les fibres vers le haut sous une brosse qui sert<B>à</B> enlever le surplus de fibre, en laissant la fine couche désirée, et de munir ladite installation de moyens pour pulvériser de l'eau atomisée sur ladite fine couche de fibres pendant qu'elle se trouve encore sur le convoyeur, la couche étant enlevée de la courroie du convoyeur par une seconde brosse ou brosse-racloir qui détache la couche de fibres du convoyeur. Plus la couche de fibres humidifiée par l'eau est fine, plus les résultats atteints sont bons, car les fibres et l'eau sont mélangées<B>dé</B> façon plus régulière.
<B>Il</B> est possible d'obtenir une couche plus fine sans diminuer la production d'une ins tallation donnée en augmentant la vitesse du convoyeur et en disposant la première brosse très près du convoyeur.<B>Il</B> est impos sible d'humidifier la couche de fibres de façon absolument régulière pendant qu'elle est sur le convoyeur et, de ce fait, un peu de poussière est produite par l'action de la brosse-racloir et est entraînée vers le dispo sitif de projection. Cependant, cette poussière est produite en relativement faible quantité et, afin de maintenir cette quantité de pous sière aussi faible que possible,<B>la,</B> vitesse de la brosse-racloir doit être choisie aussi faible que possible.
Dans les installations précédemment em ployées, l'air dans1equel les particules sont projetées est aspiré par l'orifice d'aspiration d'un ventilateur. Ainsi, les particules sont en fait mises en suspension dans un courant d'air en mouvement, cet air et ces particules étant déplacés vers l'avant par le ventila teur. Dans de telles installations, le ventila teur produit la plus grande partie de la poussière. Dans une mise en #uvre parti culière du procédé objet de l'invention, on utilise également un ventilateur, cependant, lorsque les fibres parviennent audit ventila teur, elles sont<B>déjà</B> suffisammenthumidifiées pour empêcher la formation subséquente d'une quantité notable de poussière dans le ventilateur.
Autant que possible, aucune poussière ne doit être aspirée avec les fibres et, dans ce but, il est préférable d'apporter des modifi cations aux installations<B>déjà</B> connues. En premier heu, lorsque l'on emploie un venti lateur pour transporter les fibres en suspen sion vers le dispositif de projection,<B>il</B> est préférable que le ventilateur aspire de l'air <B>à</B> partir de l'atmosphère, de manière que la succion produite ne s'exerce pas notablement <B>à</B> l'intérieur de l'enveloppe<B>dé</B> l'installation.
Ce résultat est obtenu, de préférence, en divi sant en deux parties le conduit d'aspiration <B>à</B> travers lequel les fibres tombent<B>à</B> partir de la brosse-racloir, l'extrémité supérieure de la partie inférieure entourant et chevau chant l'extrémité inférieure de la partie supérieure en étant écartée par rapport<B>à</B> cette dernière, de manière<B>à</B> laisser un espace libre entre les deux parties du conduit<B>à</B> tra vers lequel l'air puisse être aspiré<B>à</B> partir de l'atmosphère ambiante exempte de pous sière.
Au lieu de faire passer les particules de fibres<B>à</B> travers le ventilateur, il est possible de les entraîner dans un courant d'air, qui peut lui-même être produit par un ventila teur. Par exemple, les particules qui sont projetées par la brosse-racloir peuvent tom ber dans un conduit en forme d'entonnoir jusque dans une soupape tournante, tour nant de façon continue,<B>à</B> travers laquelle les particules pénètrent dans une conduite dans laquelle s'écoule un courant d'air. Une telle soupape sert<B>à</B> empêcher l'aspiration de la conduite inférieure d'être transmise<B>à</B> l'in térieur de l'enveloppe.
Comme décrit ci-dessus, l'aspersion de l'agent humidifiant doit être commandée en fonction du mouvement des fibres. Dans les installations existantes pour la projection de fibres d'amiante, il est bien connu d'employer un embrayage> commande pneumatique pour la comùianâe du convoyeur et d'actionner cet embrayage au moyen d'un dispositif soli daire de la tuyère de projection, de manière que la courroie du convoyeur soit arrêtée lorsque la projection est interrompue. Dans une forme d'exécution particulière d'une installation que comprend aussi l'invention, pour la mise en #uvre du procédé, le jet pulvérisé d'eau, d'huile ou d'un autre agent .humidifiant peut être arrêté de façon simul tanée par l'action des mêmes moyens de commande que le convoyeur.
Le dessin représente,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution de l'installation pour la mise en #uvre du procédé de l'invention. La fig. <B>1</B> est une vue en élévation de cette installation représentée quelque peu schéma tiquement et partiellement en coupe.
La fig. 2 est une coupe selon la ligne II -II de la fig. <B>1.</B>
La fig. <B>3</B> est une coupe verticale centrale <B>à</B> travers la partie de l'installation repré sentée<B>à</B> la partie supérieure de droite de la fig. <B>1.</B>
La fig. 4 est une coupe selon la ligne IV-IV de la fig. <B>3, à</B> une plus grande échelle.
La fig. <B>à</B> est une vue en perspective d'une partie de l'intérieur de l'installation.
La fig. <B>6</B> est une vue schématique du mécanisme de commande de l'humidifica tion.
L'installation représentée est supportée par une armature en fer profilé qui comprend deux cadres latéraux composés chacun d'un élément de base<B>1,</B> d'éléments latéraux inclinés 2 et<B>3,</B> d'un élément vertical 4, d'un élément supérieur 51, et de deux éléments <B>6</B> et<B>6'</B> permettant d'écarter les éléments 2 et<B>3,</B> et d'un élément incliné<B>7</B> reliant les éléments<B>5, 3</B> et 4. Les deux cadres latéraux sont liés Fun <B>à</B> l'autre par des entretoises non représentées disposées<B>à</B> la base et au sommet desdits cadres.
L'espace compris de chaque côté entre les éléments 2,<B>3, à</B> et<B>7</B> est fermé par des plaques<B>8</B> et<B>9,</B> la plaque<B>8</B> prévue de chaque côté étant constituée par une tôle et la plaque<B>9</B> étant constituée par une pièce fondue qui sert de palier principal <B>à</B> un tambour<B>10.</B> Le tambour constitue le rouleau supérieur d'une courroie sans fin<B>il</B> qui passe aussi sur un rouleau 12 porté par des paliers<B>13</B> supportés par les éléments<B>6</B> et<B>6'.</B> Le convoyeur<B>11</B> est entraîné par un moteur électrique<B>là</B> monté sur les éléments de base<B>1.</B> Le moteur est relié par une cour roie d'entraînement<B>16 à</B> une poulie d'en- trainement,
<B>17</B> clavetée sur un arbre<B>18</B> qui passe<B>à</B> travers le tambour<B>10.</B> Cet arbre<B>18</B> est porté par des douilles prévues dans des manchons<B>19</B> et<B>19'</B> qui pénètrent dans le tambour, comme'représenté <B>à</B> la fig. 4, et qui sont eux-mêmes pivotés dans les plaques de support<B>9.</B> Le manchon<B>19</B> est fixé<B>à</B> une plaque transversale annulaire 20 qui est fixée<B>à</B> l'intérieur du tambour. Le manchon <B>19'</B> est fixé au boîtier d'un train d'engrenages 21 du type épicycloïde, qui est lui-même fixé<B>à</B> une autre plaque annulaire 22 fixée <B>à</B> l'intérieur du tambour.
Le train d'engre nages épicycloïde 21 relie l'arbre<B>18 à</B> un arbre<B>23</B> auquel une roue 24 est clavetée. Cette roue présente une série de trous<B>28</B> pratiqués sur sa périphérie. Un piston<B>26,</B> monté de manière<B>à</B> coulisser dans un cylin dre<B>27</B> fixé sur le côté de l'installation, peut venir en prise avec l'un ou l'autre de ces trous. Lorsque le piston pénètre dans l'un des trous<B>28,</B> l'arbre<B>23</B> ne peut pas tourner et, dans ces conditions, l'arbre<B>18</B> entraîne le tambour<B>10</B> par l'entremise du train d'engrenages 21.
Cependant, si la roue 24 est libre de tourner du fait que le piston<B>26</B> a été retiré d'un trou<B>28,</B> la résistance de frottement du tambour<B>10</B> et du convoyeur <B>il</B> a pour effet de bloquer le tambour<B>10</B> et le convoyeur<B>11,</B> et l'arbre<B>23</B> est alors entraîné.
Au-dessus du convoyeur<B>Il</B> se trouve une trémie<B>25</B> qui est maintenue remplie de fibres d'amiante et qui présente un couvercle<B>31</B> fixé par des charnières en <B>32 à</B> une entretoise fixe<B>38.</B> Une plaque métallique<B>33,</B> disposée au-dessous du brin inférieur du convoyeur, relie les deux<B>élé-</B> ments latéraux<B>3.</B> La partie centrale du convoyeur<B>Il</B> porte des crochets 34 et, des deux côtés de sa partie centrale munie de crochets, la courroie est lisse et dépasse laté ralement de la trémie<B>25,</B> de manière que le fond de ladite trémie soit constitué par la partie munie de crochets du convoyeur. Lorsque<B>le</B> convoyeur se déplace, les crochets 34 viennent en prise avec des fibres d'amiante disposées dans la trémie et les entraînent vers le haut.
Il est important que seule une fine couche régulière d'amiante reste sur le convoyeur au sommet du brin supérieur de ce dernier; une brosse<B>35</B> est prévue pour balayer le convoyeur et ramener<B>à</B> la trémie l'amiante en excès qui peut se trouver sur le convoyeur. Cette brosse est portée par des paliers<B>36</B> qui sont fixés aux éléments de cadres 2, l'arbre de la brosse passant au travers de douilles logées dans les parois latérales de la trémie.
La couche fine et régulière d'amiante qui reste sur le convoyeur après le brossage passe sous une plaque 40 qui divise l'intérieur de la trémie<B>25</B> et constitue une paroi d'une chambre d'humidification 41 dont le fond est formé par le convoyeur<B>11.</B> Les côtés de ladite chambre sont constitués par des parois <B>53</B> qui sont décalées par rapport aux parois de la trémie<B>25</B> et qui rejoignent ces dernières par des parois incurvées<B>58.</B> La chambre 41 est ainsi plus large que la trémie<B>25</B> et pré sente presque une largeur égale<B>à</B> celle du convoyeur<B>il.</B> Les éléments latéraux 2 sont plus étroits le long des parois<B>53,</B> comme représenté à"la fig. 4,
et les parois<B>25</B> et<B>53</B> sont réunies par des parties transversales 54 qui s'arrêtent légèrement en retrait du bord arrondi de la surface du convoyeur<B>Il.</B> Le résultat de cette disposition est de cons tituer des ouvertures<B>-59</B> de chaque côté de la chambre 41 qui conduisent aux éléments 2 disposés<B>à</B> l'extérieur de la trémie<B>25.</B> Le sommet de la chambre 41 est constitué par un couvercle 42 fixé par charnière en 43<B>à</B> l'entretoise<B>38.</B>
Une tuyère de pulvérisation 44 est dis posée dans la chambre d'humidification 41. Elle est maintenue entre les parties incurvées 45 de deux bandes 46 qui sont soudées l'une <B>à</B> l'autre et aux parois latérales de la chambre 41. Cette tuyère 44 est alimentée en eau par une conduite 47 et en air comprim6 par une conduite 48. Elle présente un orifice 49 qui peut être fermé par une soupape<B>à</B> aiguille<B>50.</B> Lorsque l'air parvient<B>à</B> la tuyère par l'entre mise de la conduite 48, il agit sur la face intérieure d'un diaphragme<B>51</B> qui est fixé <B>à</B> la tige de la soupape<B>à</B> aiguille<B>50.</B> De ce fait, ladite soupape<B>à</B> aiguille est écartée de l'orifice 49.
Simultanément, de l'air s'échappe <B>à</B> travers un étroit passage annulaire 52 et parvient<B>à</B> l'orifice 49, pour<B>y</B> pulvériser de l'eau qui est amenée<B>à</B> cet orifice par la con duite 47. Le pulvérisateur produit un jet d'eau pulvérisé qui a une largeur sensiblement égale <B>à</B> la partie du convoyeur munie de crochets 34. La quantité d'eau peut, par exemple, se monter<B>à<I>5 à</I></B> 100/, en poids de l'amiante. Le jet humidifie l'amiante de façon pratique ment uniforme et produit une atmosphère humide dans la chambre d'humidification 41.
Lorsque le convoyeur commence son mouve ment vers le bas, l'amiante est enlevé par une brosse<B>60</B> qui est montée sur un arbre<B>61</B> porté par des supports<B>62</B> qui sont fixés aux éléments d'armature<B>7.</B> Cet arbre<B>61</B> est entraîné par une courroie 64<B>à</B> partir de l'arbre<B>18</B> et<B>à</B> son tour entraîne la brosse<B>35</B> par l'entremise d'une courroie<B>65.</B>
La brosse<B>60</B> fonctionne<B>à</B> l'intérieur d'une chambre<B>70</B> et constitue en fait une paroi de cette dernière. La chambre<B>70</B> présente des parois latérales<B>71</B> alignées avec les parois latérales de la trémie<B>25</B> et fixées aux<B>élé-</B> ments<B>7.</B> Cette chambre<B>70</B> est fermée par un couvercle incurvé<B>72</B> fixé par des char nières en<B>73;</B> elle est plus étroite que la cham bre 41. Au point où les deux chambres se rejoignent, se trouve une plaque transversale 74 qui s'arrête légèrement en retrait des bords lisses du convoyeur et qui laisse des ouvertures<B>75 à</B> travers lesquelles la matière disposée sur lesdits bords lisses peut passer.
La chambre<B>70</B> débouche<B>à</B> son tour dans la partie supérieure d'un dévaloir <B>76</B> dans lequel tombent les particules d'amiante détachées du convoyeur par la brosse<B>60.</B> Ce dévaloir présente des parois latérales<B>77</B> qui chevauchent la partie inférieure de la brosse<B>60,</B> une paroi<B>78</B> qui touche presque les crochets 34 du convoyeur<B>Il</B> et une paroi i <B>79</B> qui s'étend suffisamment loin verticale ment pour constituer une butée pour le bord inférieur du couvercle<B>72.</B>
Le dévaloir<B>76</B> est prolongé par la pre mière partie 80 d'un canal dont la seconde partie 81. présente un orifice d'échappement qui correspond avec l'orifice d'aspiration d'un ventilateur 82 qui tourne autour d'un axe horizontal.
Ce ventilateur est entraîné par le moteur<B>15,</B> par l'entremise d'une courroie <B>83.</B> Ledit ventilateur reçoit les particules d'amiante qui tombent dans le conduit et les envoie par une conduite 84<B>à</B> un dispositif de projection 8.5. Au moyen de ce dispositif, l'amiante est projeté simultanément avec une émulsion de caoutchouc et d'eau qui est fournie au dispositif par une conduite<B>86,</B> l'amiante et ladite émulsion étant destinés <B>à</B> être projetés contre une paroi ou une surface similaire qui doit être munie d'un revêtement. L'émulsion est projetée et pul vérisée sous l'action d'air comprimé fourni par une conduite<B>87,</B> et agit<B>à</B> la manière d'un adhésif pour fixer l'amiante.
Il faut remarquer que l'extrémité infé rieure de la partie<B>80</B> du conduit se trouve <B>à</B> l'intérieur de l'embouchure de la partie<B>81</B> qui est elle-même entourée par un capot<B>90,</B> de manière<B>à</B> laisser subsister une ouverture annulaire<B>91 à</B> travers laquelle l'air peut être aspiré. En employant un conduit interrompu de ce genre, la succion exercée par le venti lateur est appliquée pratiquement entiè rement<B>à</B> l'air atmosphérique par l'ouver ture<B>9 1.</B>
On remarquera que dans l'installation représentée, l'amiante circule<B>à</B> travers une enveloppe pratiquement fermée qui est cons tituée par la trémie et par les chambres 41 et <B>70. Il</B> est inévitable que de la poussière se forme<B>à</B> l'intérieur de l'enveloppe,<B>déjà</B> sim plement du fait de la haute vitesse<B>à</B> laquelle la brosse<B>35</B> doit tourner, et du fait de l'effet de ventilation ainsi produit. L'avantage de cette installation est de diminuer le pilus possible la quantité de poussière fournie au dispositif de projection 85 et l'installation représentée<B>à</B> la fig. <B>1</B> peut être disposée, si nécessaire, en un point où l'échappement de la poussière n'est pas nuisible.
Cependant, la poussière produite dans la trémie<B>25</B> restera pour sa plus grande partie dans ladite trémie. La poussière produite directement par la brosse<B>35</B> est envoyée pour sa plus grande part dans la trémie. La poussière dans la chambre d'humidification 41 restera en sus pension dans cette dernière ou sera humi difiée par l'humidité de l'atmosphère. Tant qu'elle est en suspension dans la chambre, elle ne cause aucun dommage.
Dès qu'elle est assez humide pour tomber, elle ne cons titue plus de la poussière nuisible, mais cons titue plutôt des particules humidifiées d'ami ante qui peuvent tomber sur le plancher et être balayées par la suite si elles passent<B>à</B> travers les ouvertures<B>59</B> ou<B>75.</B> La couche d'amiante n'est pas soulevée du convoyeur avant qu'elle soit humidifiée et, de cette façon, peu de poussière est produite par la brosse-racloir <B>60.</B> Du fait que la partie de la chambre<B>70</B> située sous la brosse<B>60</B> n'est pas sous une basse pression, il n'y a pas de ten dance<B>à</B> ce que la poussière soit entraînée dans cette dernière<B>à</B> travers la brosse<B>60 à</B> partir d'une partie quelconque de l'intérieur de l'enveloppe sous l'effet d'une succion.
Au contraire, la brosse détache plutôt les fibres humidifiées du convoyeur et transporte vers le bas les particules humidifiées qui sont<B>déjà</B> en train de tomber dans la partie supérieure de la chambre<B>70</B> et qui, du fait qu'elles sont en train de tomber, ne consti tuent pas de poussière nuisible.
Le volume d'air comprimé fourni au pulvérisateur 44 est relativement petit.<B>Il</B> est fourni sous une pression d'environ 2<B>kg</B> par CM2 et provoque une très légère sur pression dans la chambre d'humidification 41. De toute façon, cette surpression s'atténue notablement par l'ouverture comprise sous le bord inférieur de la plaque 40 et la turbu lence dans la chambre d'humidification est avantageuse pour maintenir la poussière en suspension jusqu'à ce qu'elle soit assez hu mide pour tomber sur le convoyeur.
La présence des bords lisses du convoyeur <B>11</B> permet au jet d'humidifier de façon con venable les fibres, sans mouiller directement les parois latérales<B>53.</B> En même temps, les parois latérales<B>53</B> deviennent humides et lorsqu'un certain degré d'humidité est atteint, lesdites particules de fibre en suspension dans l'air ont tendance<B>à</B> coller aux surfaces humides et<B>à</B> s'amonceler en paquets sur lesdites surfaces. Lorsque ces paquets sont suffisamment humides, ils tombent sur les bords lisses du convoyeur<B>Il</B> et roulent en arrière le long des bords lisses du convoyeur et vers Fextérieur <B>à</B> travers les ouvertures<B>59.</B>
On voit que l'enveloppe est ainsi prati quement fermée et n'est pas soumise<B>à</B> l'aspiration et, de cette façon, très peu de poussière s'échappe de ladite enveloppe et la fibre convoyée vers le dispositif de projection est pratiquement exempte de poussière.
L'opérateur commande toutes les opéra tions de l'installation par une seule poignée de commande<B>95</B> qui est reliée<B>à</B> une double soupape qui commande le débit des deux conduites<B>86</B> et<B>87.</B> Une conduite<B>96</B> se sépare de la conduite<B>87</B> et parvient au cylindre<B>27.</B> Ce cylindre contient un piston<B>98</B> qui se déplace contre l'action & un ressort<B>99</B> lorsque de l'air peut s'écouler dans la conduite<B>96</B> et qui porte le piston<B>26.</B> De ce fait, lorsque la poignée<B>95</B> est disposée dans sa position correspondant<B>à</B> l'arrêt de la projection de l'amiante, le piston<B>26</B> est retiré, la roue 24 tourne et le convoyeur est arrêté.
La conduite 48 relie le cylindre<B>27</B> au pulvérisateur 44 et lorsque le convoyeur est arrêté, l'air parvenant au pulvérisateur 44 est aussi arrêté. Le jet d'eau pulvérisé est aussi arrêté du fait que le diaphragme<B>51</B> déplace l'aiguille de la soupape<B>50</B> pour fermer l'orifice 49.
Le procédé que comprend l'invention peut être mis en #uvre dans des installations différentes de celle qui est représentée. Par exemple, le convoyeur et ses rouleaux de support peuvent être remplacés par un con voyeur constitué par un simple tambour de grandes dimensions qui sert<B>à</B> monter les fibres<B>à</B> partir de la trémie et<B>à</B> porter lesdites fibres successivement sous le pulvérisateur et sous la brosse-racloir.