Procédé de fabrication d'agglomérés combustibles. Dans le brevet principal est. décrit un procédé de fabrication d'agglomérés combus tibles selon lequel on mélange un combustible maigre, tel que l'anthracite, le charbon maigre, quart-gras ou demi-gros, le charbon de bois, etc., avec un charbon gras, on comprime ce mélange et on le chauffe à la température de ramollissement du combustible gras, en le maintenant sous pression pendant toute I'opé- ration. On peut obtenir ainsi des agglomérés combustibles de très grande dureté et d'une cohésion pratiquement parfaite, se compor tant.
correctement au feu et capables d'être stockés à l'air libre sans aucune désagrégation.
Le brevet principal décrit également des appareils pour la mise en oeuvre de ce procédé. Il est essentiel, du point de vue écono mique, de pouvoir atteindre un -débit satisfai sant pour un poids minimum de l'appareil lage; ce but sera évidemment plus facilement atteint. en réali>,ant une fabrication continue qu'une fabrication discontinue, surtout du fait qu'intervient un bilan thermique dans le calcul du prix .de revient des agglomérés.
La présente invention, qui réside en un perfectionnement du procédé décrit au brevet principal, permet de réaliser de façon con tinue et économique la fabrication d'agglo mérés combustibles.
Selon l'invention, on mélange un combus tible solide maigre ou demi-gros, finement. di visé, avec du charbon gras agglutinant et on comprime ce mélange, tout en le chauffant à la température de ramollissement du charbon gras, entre les brins adjacents de deux bandes sans fin voisines.
Le procédé selon l'invention sera mainte nant décrit avec référence aux dessins annexés, clans lesquels La fig. 1 montre, très schématiquement, une partie d'une installation pour la réalisa tion dudit procédé. Dans cette installation, deux bandes sans fin 1, 2, réalisées en toute matière appropriée, sont combinées d'une telle manière que le brin inférieur 3 de la. première se maintienne parallèle et à une certaine dis tance constante prédéterminée -du brin supé rieur 4 de la seconde. Un tronçon de chacune des deux bandes est maintenu en permanence dans un four 5.
La bande inférieure 2 fait saillie en amont du four et présente donc une partie 6 libre et se déplaçant sous un dispo sitif de chargement 7. En aval -du four, la bande 1 se prolonge également et peut. de ce fait être aisément nettoyée après évacuation des agglomérés.
Les bandes 1 et 2 peuvent être réalisées de très nombreuses manières différentes. Comme schématisé aux fig. 2, 3 et 4, ces bandes peuvent être réalisées par des plaques 8 uni formes, solidarisées l'une à l'autre 'par des charnières 9 et présentant des nervures 10 et éventuellement. des traverses capables d'im primer dans les agglomérés des rainures favo risant leur fragmentation _ subséquente. Les plaques inférieures présentent préférablement des rebords latéraux, tandis que les plaques supérieures sont conditionnées de manière à pouvoir venir s'ajuster entre lesdits rebords.
Sur pratiquement toute la longueur du tron çon inclus dans le four, les deux brins adja cents sont maintenus sous une certaine pres sion par des rouleaux ou des galets 11<B>judi-</B> cieusement réglés. Compte tenu @de l'élasticité de la matière comprimée, ces rouleaux ou ga lets peuvent être montés sur :des supports rigides, sans craindre de coincement ni d'ef fort résistant exagéré. Les rouleaux offrent l'avantage de réduire la pression spécifique de la matière, tandis que les galets offrent l'avantage de réduire très sérieusement le poids mort de l'installation et par consé quent aussi la masse de métal à chauffer.
Les galets offrent, comme autre avantage, de pouvoir être disposés en quinconce, ce qui permet d'utiliser des diamètres plus petits et par conséquent de rapprocher les axes de rotation. Par ce moyen on rapproche égale ment les points de contact entre les galets et les plaques, ce qui est. favorable à une meil leure sollicitation permanente. Des galets la téraux 17 guident les deux brins adjacents.
Enfin, la fig. 5 représente schématique ment en coupe longitudinale une installation complète.
Dans cette réalisation, le transporteur inférieur 12 est constitué par exemple par des plaques successives formant éléments fe melles et. la chaîne ainsi réalisée s'enroule autour de deux tambours d'about 13, 14. Ce transporteur est. surmonté d'une deuxième bande sans fin 15 semblablement condi tionnée, sauf les plaques qui constituent les éléments mâles et qui sont. conditionnées pour pouvoir se placer correctement sur les éléments femelles constituant le transporteur inférieur 12. Les deux brins- adjacents sont appliqués fermement l'un contre l'autre par urne série de galets 16 et des galets latéraux guident lesdits tronçons latéralement.
Ces deux transporteurs sont par exemple dis posés entièrement dans un four comparti menté 18. Dans la partie antérieure, le brin supérieur du transporteur 12 passe sous une trémie 19, laquelle charge les éléments fe melles formant moules, par simple gravité et sur une hauteur supérieure à l'épaisseur finale des agglomérés. Cette hauteur est éta blie d'une telle manière qu'après tassement ou vibration elle soit égale à l'épaisseur dé sirée pour les agglomérés. Dans ce but, un dispositif général de vibrations 20 est. mis en relation avec les supports des plaques-moules vers l'endroit où elles entrent en contact avec le brin adjacent de la chaîne supérieure.
D'autre part, pour assurer un chargement correct des plaques-moules> la. trémie 19 elle-même est préférablement soumise à l'ac tion d'un vibrateur 21 en vue de favoriser l'écoulement de la matière. Dans la partie supérieure de la trémie 19 débouche un transporteur à vis 22 qui traverse le four ou une dérivation de ce dernier, afin d'assurer le préchauffage de la masse à agglomérer jusqu'à un point aussi voisin que pratique ment possible du point de ramollissement. du composé gras. La. matière vient directement d'un mélangeur 23, lui-même alimenté par des appareils doseurs et autres connus.
A son autre bout, le transporteur 12 est placé au- dessus d'une trémie d'évacuation 24 et son brin inférieur est encore soumis à l'effet d'un vibrateur 25, afin de le débarrasser de toute matière éventuellement adhérente.
Le nettoyage, tant du transporteur inférieur 12 que du transporteur supérieur 15, est complété par des brosses rotatives respec tivement 26 et. 27 ou tous autres dispositifs de fonction analogue, lesquels peuvent. d'ail leurs être multipliés et disposés en tous en droits convenables. Les agglomérés finis sont évacués, par exemple, par un transpor teur spécial 28 qui en assure le refroidisse ment progressif.
Dans une telle installation, relativement simple, les combustibles solides sont préparés, mélangés et préchauffés avant d'être intro duits dans les éléments constitutifs du trans- porteur inférieur. En vue d'alléger le bilan thermique, les deux transporteurs sont, au tant que possible, maintenus à température constante.
Les matières solides introduites dans ou sur le transporteur inférieur, sont vibrées préférablement à l'aide d'appareils capables de produire une micro-vibration unidirectionnelle. Automatiquement, par le fait même du mouvement des deux transpor teurs, la masse ainsi rendue compacte est sou mise à une certaine pression et ensuite, tout en étant maintenue à une certaine pression, elle est portée à la température de ramol lissement du charbon gras.
La durée de pas sage de l'aggloméré dans le four est réglée très simplement par la vitesse de déplace ment des transporteurs et cette vitesse peut être considérablement accélérée par le fait même du préchauffage des combustibles. A l'endroit de la séparation des deux brins, les agglomérés combustibles se détachent du transporteur inférieur et tombent par gra vité. Ils peuvent être concassés, si la frag mentation résultant de leur chute est insuf fisante, ce qui est rarement le cas lorsque les transporteurs présentent des dispositions préparant la fragmentation.
Ils se trouvent ainsi automatiquement séparés des pous- sières et déchets.
Evidemment, une telle installation peut être complétée par tous les accessoires usuels.