Molette abrasive pour briquet pyrophorique. Dans les briquets pyrophoriques connus, on utilise d'ordinaire, pour produire les étin celles servant à l'allumage du briquet, une molette abrasive présentant une denture péri phérique formée de dents dont les deux flancs sont obliques par rapport. aux deux rayons qui leur correspondent, le flanc de l'une des dents formant à la base de celle-ci avec le flanc contigu de la dent adjacente un angle plus petit que 85". Le sens de rotation de la molette est tel que les pointes des dents agissent sur l'organe pyrophorique à la faon d'un burin sur une pièce à travailler.
Cette molette offre l'inconvénient que d'espace compris entre les dents successives se remplit très rapidement avec les particules arrachées à l'organe pyrophorique. En effet, en raison de l'angle dont il a été question plus haut, les particules arrachées par la. pointe d'une dent et projetées en avant du fait de la rotation de la molette viennent pour la plupart d'entre elles frapper le flanc de la dent précédente auquel elles ont ten dance à rester fixées, ne pouvant pas être évacuées facilement.
La forme en dièdre à angle inférieur à 85 de l'espace compris entre deux dents successives facilite l'adhérence des particules et le remplissage de l'intervalle entre les dents par la masse que ces parti o cules forment, d'autant plus qu'il s'agit d'es paces très petits.
Lorsque, comme cela se pro duit souvent, le liquide inflammable que l'on utilise pour remplir le réservoir déborde de celui-ci pendant l'opération de remplissage et vient mouiller la molette, la masse des parti- cules ainsi serrées dans l'espace entre deux dents forme, au contact de ce liquide, une sorte .de pâte qui durcit et fait définitivement prise entre les dents, rendant ainsi très rapi dement à peu près inefficace l'action de la molette sur l'organe pyrophorique. Il faut alors procéder à. un nettoyage de la molette au moyen d'une brosse, ce qui n'est ni très commode, ni très agréable pour l'usager.
La présente invention vise à éviter ces in convénients et elle a pour objet une molette abrasive pour briquet pyrophorique, du type présentant une -denture périphérique, et qui est caractérisée en ce que l'un des flancs des dents est oblique par rapport au rayon qui lui correspond et forme, à la base de la. dent, un angle d'au moins 85 avec le flanc contigi= de la dent adjacente.
La figure unique du dessin annexé repré sente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de la molette objet de l'invention.
Cette figure montre, en coupe transver sale, une portion de la périphérie de la mo lette. En 1 se trouve l'axe de rotation de la molette, dont les dents sont visibles en 2. En 3, on a représenté l'axe longitudinal de l'or gane pyrophorique qui est lui-même indiqué en traits mixtes en 4. Chacune des dents '' comprend un flanc oblique 5 par rapport. au rayon qui lui correspond et un flanc G qui est pratiquement radial par rapport au centre 1. Le flanc 6 d'une dent fait, à la base de cette dent, avec le flanc oblique 5 de la dent adjacente, un angle 7 d'au moins 85 . Il est avantageux de prévoir, pour la valeur de cet angle 7, une valeur d'au moins 90 , de préfé rence 91 .
Du fait de la grande ouverture de cet angle entre les flancs contigus de deux dents adjacentes, on obtient les avantages sui vants: D'une part, les particules arrachées à l'or gane pyrophorique 4, du fait de la friction de la pointe des dents contre cet organe, ne vien nent pas frapper directement le flanc 5 de la dent voisine. De plus, lorsque la pointe d'une dent se trouve dans la position représentée en 8 sur le dessin, les particules arrachées à. l'organe pyrophorique par cette pointe 8 sont projetées en avant en direction de la mèche qu'il s'agit d'allumer, sans que le flanc obli que 5 de la dent précédente gêne cette pro jection.
De cette faon, on obtient un meilleur allumage et on évite .l'encrassement de l'es pace compris entre les dents. D'autre part, du fait de la grande ouverture de l'angle 7, si quelques particules se déposent quand même sur les dents, elles n'ont pas tendance à rester prisonnières dans un espace limité par deux parois formant entre elles un angle inférieur à 85 et elles tombent d'elles-mêmes sans res ter adhérentes à la molette.
Dans ces conditions, l'arrivée d'un liquide au contact de la molette, lors -du remplissage du réservoir, par exemple, lave cette molette sans produire un colmatage quelconque, comme c'est le cas dans les molettes de type connu.