Installation comprenant une machine à souder par résistance pour la soudure par points. L'invention a pour objet une installation comprenant une machine à souder par résis tance pour la soudure par points.
Dans la soudure par points, il est usuel d'employer une machine à souder à résistance munie d'une paire d'électrodes et d'un dispo sitif permettant d'exercer une pression pour déplacer une des électrodes par rapport à L'autre, afin de serrer les pièces de travail qui doivent être soudées entre elles. L'énergie fournie aux électrodes pour produire une sou dure provient d'une source de courant alter natif à travers des valves électriques et un transformateur de soudure. Les valves sont contrôlées pour déterminer la durée pendant laquelle du courant est fourni aux électrodes, dite temps de soudure, en même temps que la valeur du courant effectif. Après l'interrup tion du courant de soudure; les électrodes con tinuent à serrer les pièces de travail entre elles pendant un temps qu'on appelle généra lement le temps de retenue.
Pendant ce temps de retenue, la masse des électrodes et le métal environnant aident à dissiper la chaleur pro duite à la soudure, de sorte que la possibilité de formation de porosités et de fêlures à la soudure est réduite pendant que le bourrelet de soudure se solidifie.
Dans la soudure par points de pièces de travail, il est d'usage de choisir la grosseur des extrémités d'électrodes, la pression de serrage à appliquer au moyen des électrodes, la valeur du courant de soudure à fournir aux électrodes et la durée de la fourniture du courant selon les pièces de travail à sou der. Il est également d'usage commun de changer la grosseur des extrémités des élec trodes, la force de serrage, la valeur du cou rant et le temps de soudure lors de tout chan gement important dans l'épaisseur de la ma tière à souder. Par épaisseur de matière, on entend l'épaisseur totale au point .de soudure des pièces de travail qui doivent être soudées ensemble.
Les rectifications et les modifications à apporter au montage de la machine à souder pour la soudure de matières de différentes épaisseurs, lorsque de telles opérations sont relativement fréquentes, nécessitent une atten tion soutenue, un jugement précis et de l'adresse de la part de l'opérateur. De plus, le temps nécessaire pour effectuer ces change ments augmente grandement le prix de revient. des objets fabriqués.
Le but de l'invention est de .créer une installation comprenant une machine à souder par résistance dans la soudure<U>-par</U> points de matières de différentes épaisseurs, dans la quelle les rectifications et modifications de montage de la machine sont fortement ré duites ou supprimées.
Dans ce but, l'invention consiste en une installation comprenant une machine à sou der par résistance pour la soudure par points comportant des dispositifs de contrôle qui sont sensibles à l'épaisseur des pièces de tra- vail serrées entre les électrodes de soudure, et qui sont agencés de manière à pouvoir ré gler automatiquement la puissance de soudure selon ladite épaisseur.
La solidité d'une soudure variant avec son étendue et son épaisseur de même que la cha leur nécessaire pour effectuer une soudure donnant satisfaction, l'invention est basée sur le principe que dans la soudure par points de métaux, tels que les aciers à faible teneur ën carbone, les soudures de bonne qualité peu vent être façonnées avec des matières de différentes épaisseurs en modifiant seulement la durée de la soudure.
Ainsi, cri maintenant sensiblement constantes la grosseur de l'extré mité de l'électrode, la force de serrage, la valeur du courant et la durée de retenue, la quantité de chaleur nécessaire et la soli dité des soudures de matières de différentes épaisseurs peuvent être modifiées en variant la durée de la soudure seulement. _ Selon une forme d'exécution préférée de l'invention, un dispositif est prévu, dans une machine à souder par résistance, pour régler l'alimentation de l'énergie pour effectuer une soudure, dispositif au moyen duquel le temps de soudure est réglé automatiquement comme fonction déterminée de l'épaisseur de la ma tière à souder.
D'ailleurs, il a été constaté que le meilleur rapport temps-épaisseur pour l'écartement le phis petit de points de sou dure nécessaire dans des buts de solidité dans les aciers à faible teneur en carbone peut être défini comme N=1,67J+6J2+12J3 (1) où J représente l'épaisseur en pouces (1 pouce = 2,54 cm) et N le temps en se condes. L'invention est relative à d'ajuste ment automatique .du temps .de soudure selon l'équation (1).
Lorsque l'épaisseur est repré sentée par C en cm, l'équation peut être modi fiée comme suit: N = 0,66 C + 0,93 CZ + 0,73 C3 (7.a) On ne doit pas déduire de cela que l'équa tion précitée représente le seul rapport entre l'épaisseur et le temps permettant d'obtenir clés résultats satisfaisants. L'équation indique le temps minimum approximatif de soudure nécessaire pour obtenir une soudure satisfai sante avec toute épaisseur donnée pour des écartements minima des points de soudure.
Il a été constaté que le rapport entre l'épaisseur et le temps selon l'équation (1) peut également servir de mesure commode du temps de retenue minimum nécessaire pour la solidification du bourrelet de soudure. Le temps de retenue peut aussi être modifié auto matiquement avec l'épaisseur de la matière, afin d'augmenter la vitesse de production.
Dans la pratique, il est préférable de choi sir la grosseur des extrémités des électrodes, la force de serrage et le courant correspon dant à l'épaisseur maximum de la matière. Alors, ces valeurs étant maintenues cons tantes, le temps de soudure et le temps de retenue sont réglés automatiquement avec l'épaisseur de la matière. On a. trouvé que le champ pratique des épaisseurs qui peuvent être soudées de cette façon est de l'ordre de 6 à 1.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, dans sa figure unique, un schéma de l'installation avec machine à souder par résistance selon l'invention.
Ainsi que le représente le dessin, la ma chine à souder comporte une paire d'élec trodes 3 et 5, dont l'une, 5, est immobile, tan dis que l'autre, 3, est mobile, afin de serrer entre elles les pièces de travail 7 et 9 à souder. L'électrode 3 est agencée de manière à pouvoir être déplacée par un dispositif de pression approprié 11, qui peut être actionné par exemple par de l'air sous pression. L'appli cation de la pression est réglée par une valve 13 actionnée par un solénoïde 15, lequel, lors qu'il est aimanté, oblige l'électrode 3 à se dé placer vers la position de serrage, où elle est retenue jusqu'à la désexcitation de la bobine du solénoïde 15.
Un interrupteur à contre- pression est muni d'un contact 17 qui est fermé seulement après que le dispositif de pression 11 a amené l'électrode 3 dans la posi tion de serrage avec la force désirée.
L'enroulement secondaire 19 d'tul trans formateur de soudure 21 est relié aux élec trodes 3 et 5. L'enroulement primaire 23 du transformateur 21 est relié de façon à être alimenté au moyen de lignes d'alimentation à. courant alternatif 25 et 27 à travers une, paire de valves électroniques à arc 29 cou plées en connexion croisée, telles que des igni- irons. Une résistance 30 est connectée en shunt sur l'enroulement primaire 23 pour absorber les à-coups de courant et empêcher un allumage prématuré des ignitrons 29.
Une valve électrique 31, également de pré férence du genre à arc, telle qu'un thyratron, est, prévue pour chacun des ignitrons 29 et est appelée ci-après tube d'allumage . Chaque tube d'allumage 31 a une anode 33 reliée à l'anode 35 de l'ignitron correspondant 29, et une cathode 37 reliée à l'allumeur 39 de l'igni tron correspondant 29. Ainsi, lorsqu'un tube d'allumage 31 devient conducteur, l'anode 35 de l'ignitron correspondant est positive et le courant traversant le tube d'allumage 31 et l'allumeur 39 rend l'ignitron conducteur pour créer un passage de courant à travers les électrodes 3 et 5. Les tubes d'allumage 31 sont réglés par une autre valve 43, qui est également de pré férence du genre à arc, telle qu'un thyratron, et qui est appelée ci-après tube de réglage .
L'anode 45 et la cathode 47 du tube de réglage 43 sont couplées en série avec une résistance 41 par l'intermédiaire d'un contact normale ment fermé 49 d'un premier relais 51 et ali mentées par un redresseur 53 à onde pleine branché sur les lignes d'alimentation 25 et 27.
Le circuit de contrôle pour chaque tube d'allumage 31 comprend l'électrode de con trôle 55 de ce tube et une résistance de grille correspondante 57 connectée à une extrémité de l'enroulement secondaire 59 d'un transfor mateur auxiliaire 61, les électrodes de contrôle 55 des deux tubes d'allumage 31 étant reliées aux extrémités opposées de l'enroulement se condaire 59. L'enroulement primaire du trans formateur auxiliaire 61 est excité par les lignes d'alimentation 25 et 27. Le circuit de contrôle part d'une dérivation centrale 63 de l'enroulement. secondaire 59 et passe à travers une source de tension de commande 65, par la résistance 41 couplée en série avec le tube de contrôle 43, pour arriver à une dérivation intermédiaire 67 d'une résistance 69 reliée aux anodes 33 des ' deux tubes d'allumage 31.
A partir de l'anode d'un des tubes d'allumage, le circuit de contrôle de l'autre -tube d'allu- mage continue à travers la cathode 71 et l'allumeur 39 de l'ignitron 29 correspondant à la cathode 37 du tube d'allumage. La tension de commande de la source 65 maintient nor malement les tubes d'allumage non conduc teurs. Chaque tube d'allumage 31 devient con ducteur au moment, dans une demi-période de la tension alternative, où son anode devient positive, du fait que le tube de contrôle 43 devient conducteur. La résistance 69, connec tée entre les anodes 33 des tubes d'allumage 31, est destinée à permettre à une tension uni que, fournie à travers la résistance 41, de contrôler les deux tubes d'allumage.
Le tube de contrôle 43 devient conducteur à un moment déterminé à l'avance dans chaque demi-période de la tension d'alimenta tion alternative pendant l'intervalle du temps de soudure. La longueur de l'intervalle du temps de soudure est déterminé par un circuit qui comporte un diviseur de tension 75, à tra vers lequel est maintenue une tension à cou rant continu au moyen d'un redresseur à onde pleine 77 et des organes de filtrage 79 et 81 excités par les lignes d'alimentation 25 et 27 à travers un autre transformateur auxiliaire 83. La bobine 15 de la valve à solénoïde 13 du dispositif de pression 11 est reliée aux bornes du diviseur 75 par l'intermédiaire d'un pre mier contact 85 d'un interrupteur à poussoir 87.
L'interrupteur à poussoir 97 est normale ment ouvert, mais, lorsqu'il est fermé à la main, il est maintenu en position fermée par un verrou 89 actionné par un solénoïde jus qu'à ce que la bobine du solénoïde 91 du ver rou soit excitée, auquel moment l'interrupteur à poussoir 87 est ouvert au moyen d'un res sort 93. Le circuit de la bobine 91 du solé noïde du verrou est fermé sur les bornes du diviseur de tension 75 par l'intermédiaire d'un contact 95 normalement ouvert d'un second relais 97, le contact à contre-pression 17 et un second contact 99 sur l'interrupteur à pous soir 87.
Une paire de valves électriques 1.01 et 103, préférablement du genre à arc, telles que des thyratrons, est branchée dans le circuit de dis tribution. La première de ces valves 101 est appelée tube d'amorçage , et la seconde valve 103 est appelée tube d'arrêt . Les anodes 105 et 107 des tubes d'amorçage et d'arrêt 101 et 103 sont reliées ensemble à la borne positive du diviseur de tension 75 par un contact nor malement fermé 109 d'un troisième relais 111, le contact à contre-pression 17 et le contact 99 de l'interrupteur à poussoir 87. La cathode 113 du tube d'amorçage 101 est reliée par une résistance 11_5 à la borne négative du diviseur 75.
En parallèle avec cette résistance 115, et reliés en série, sont branchés -un redresseur 117, plusieurs éléments de résistance 118-125 et un premier condensateur de distribution 127. Un second condensateur de distribution 129 est connecté normalement en dérivation avec le premier condensateur de distribution <B>127</B> au moyen d'un interrupteur à main 131 qui peut être ouvert dans le but indiqué ci- après. Un circuit de décharge, comprenant une résistance 133 et un contact normalement ouvert 135 du troisième relais 111, est bran ché en parallèle sur les condensateurs de dis tribution 127 et 129.
Chacun des éléments de résistance 118-125 est connecté à deux contacts adjacents d'un dispositif à contact multiple 137. Le dispo sitif à contact 137 peut être monté sur une partie fixe de la machine à souder et comporte plusieurs lames flexibles 139=147 placées l'une au-dessus de l'autre. Les lames sont fixées et isolées l'une de l'autre à une extré mité, mais sont libres et portent des contacts à l'autre extrémité. Un levier 149 en matière isolante est disposé de manière à pouvoir être déplacé dans un sens pour entrer en contact avec l'extrémité libre de la première lame 139 et la déplacer vers la deuxième lame 140 pour entrer en contact avec celle-ci.
Lors de la con tinuation du mouvement du levier 149 dans le même sens, la lame 140, qui est toujours en contact avec la feuille 139, entre en contact également avec la troisième lame 7.41. Le mouvement progressif du levier 149 donne lieu à des contacts successifs entre les lames successives du dispositif à contact. Il est évi dent que, lorsque la première et la deuxième lame 139 et 140 sont en contact, le premier élément de résistance relié entre celles-ci est court-circuité, et ainsi de suite; la résistance totale du jeu d'éléments de résistance 118-125 inséré dans le circuit est déterminée par la position du levier mobile 149.
Le levier 149 est pivoté en un point 151 et soumis à l'action d'un ressort 153, de façon que, normalement, les lames 139-147 ne sont pas en contact. L'extrémité du levier éloignée des lames est placée de façon à coopérer avec un organe fileté réglable 155 monté sur l'élec trode mobile 3 et se déplaçant avec elle. Par conséquent, pendant que l'électrode 3 se dé place vers la position de serrage des pièces à souder entre les électrodes, le levier 149 est déplacé de manière qu'un certain nombre de lames 139-147 sont en contact correspondant à la position de l'électrode mobile 3, laquelle, à son tour, est déterminée par l'épaisseur de la matière à souder.
L'organe réglable 155 monté sur l'électrode mobile 3, une lampe 157 branchée en dériva tion sur le dernier organe de résistance 125 de la série et alimentée au moyen d'une source de tension, représentée par une batterie 159, et un interrupteur à main 161. branché dans le circuit de la lampe, sont prévus pour per mettre un premier réglage de l'appareil. Ce réglage est décrit ci-après en corrélation avec le fonctionnement de l'installation.
La cathode 163 du tube d'arrêt 103 est reliée à la cathode 47 du tube de contrôle 43 et elle est aussi reliée par une résistance 165 à une dérivation intermédiaire 167 du divi seur de tension 75. La bobine 169 du second relais 97 est reliée aux bornes de la résistance 165 par l'intermédiaire d'un contact normale ment ouvert 171 du premier relais 51. La bobine 173 du troisième relais 111 est aussi reliée aux bornes de la résistance 165 par l'intermédiaire d'un contact normalement fermé 175 du pre mier relais 51.
L'enroulement 177 du premier relais 51. est connecté à la borne positive du diviseur 75 et à la dérivation intermédiaire 167 de celui-ci, à travers le contact 99 de l'in terrupteur à poussoir 87, le contact à contre- pression 17 et un contact normalement ouvert 179 du troisième relais 111. Un contact 1S1 du premier relais 51 est branché en dérivation sur le contact ouvert 179 du troisième relais 11l.
Le circuit de contrôle du tube d'amorçage 101 peut être tracé de l'électrode de contrôle 183 de celui-ci, à travers une résistance de grille 185, une paire de résistance 187 et 189, à la cathode 113. Une tension de commande de courant continu est appliquée à la résis tance 189 qui tend à maintenir le tube d'amor çage 101. non conducteur. Une impulsion de tension suffisante pour vaincre la tension de commande et pour rendre le tube d'amorçage 101 conducteur est appliqué périodiquement à travers l'autre. résistance 187. L'impulsion de tension est obtenue au moyen d'un transfor mateur de pointe 191 alimenté par les lignes d'alimentation 25 et 27 au moyen d'un circuit de déphasage 193.
Le circuit 193 est réglé de façon que l'impulsion de tension dans la résis tance 187 rende le tube d'amorçage 101 con ducteur .à un moment de la période de la ten sion d'alimentation alternative, dépendant du facteur de puissance de la charge et corres pondant au point nul du courant.
Le circuit de contrôle du tube d'arrêt 103 peut être tracé depuis l'électrode de contrôle 195 de celui-ci à travers une résistance de grille 197 et les condensateurs de distribution <B>127</B> et 129 à la borne négative du diviseur 75.
partir de la dérivation intermédiaire<B>167</B> chi diviseur 75, le circuit de contrôle continue à. travers la résistance 165 à la cathode 163 du tube d'arrêt. La tension existant dans le diviseur 75 entre la dérivation intermédiaire 167 et la borne négative tend à maintenir le tube d'arrêt 103 non conducteur. Toutefois; lorsque le tube d'arrêt 101 devient conduc teur, du courant passe dans les condensateurs < le distribution 127 et 129 pour les charger à un taux déterminé par la résistance prévue clans le circuit par les organes de résistance 118-125. Lorsque la charge dans les conden sateurs de distribution 127 et 129 atteint une valeur déterminée à l'avance, le tube d'arrêt 103 devient conducteur.
Le circuit de contrôle du tube de contrôle 43 peut être tracé depuis l'électrode de con trôle 199 de celui-ci, à travers une résistance de grille 201, un pont de compensation com prenant une résistance 203 et un enroulement secondaire 205 d'un transformateur auxiliaire 207, un conducteur 209, une résistance 211, la résistance 189, la résistance 115 à la borne négative du diviseur 75 et, en outre, depuis la dérivation intermédiaire 167 du diviseur 75 à travers la résistance 165 à la cathode 47 du tube de contrôle 43.
La tension résultant de la partie du divi seur 75 insérée dans le circuit de contrôle du tube de contrôle 43 et la tension de commande appliquée à la résistance 189 fournissent une tension tendant à maintenir le tube de con trôle 43 non conducteur. Une tension de ré glage est appliquée aux bornes de la résistance 211 à travers un redresseur 213 et un circuit de déphasage 215 aimanté par les lignes d'ali mentation 25 et 27 à travers le transformateur auxiliaire 207. Ainsi qu'il sera expliqué plus loin, le moment dans une demi-période de la tension alternative à laquelle le tube de con trôle 43 devient conducteur est déterminé par le déphasage de la tension appliquée aux bornes de la résistance 211.
Avant le commencement des opérations de soudure, le montage du dispositif à contact 137 doit être réglé. Un interrupteur actionné à la main 217 placé à proximité de l'interrup teur à poussoir 87 est fermé pour produire l'aimentation de la valve à solénoïde 13, de façon que l'électrode à souder mobile 3 soit abaissée sous l'effet de la pression, sans qu'il y ait de plaque de matière entre les électrodes. Les électrodes étant dans cette position, l'or gane réglable 155 est réglé de façon que toutes les lames 139-147 du dispositif à con tact 137 soient tout juste en contact. L'inter rupteur à main 161 est fermé de façon que le contact entre les deux dernières lames 146 et 147 soit. signalé par l'allumage de la lampe indicatrice 157.
Avec toutes les lames en con tact, l'organe réglable 155 est fixé en position et les interrupteurs à main 161 et 217 sont ouverts; l'installation est dès lors en état de fonctionnement. Pour amorcer le fonctionnement de l'ins tallation, l'interrupteur à poussoir 87 est fermé. Ainsi qu'il a déjà été expliqué, l'inter rupteur à poussoir 87, une fois fermé, est maintenu dans cette position aussi longtemps que la bobine du solénoïde 91 de la détente demeure désexcitée. Le premier contact 85 de l'interrupteur à poussoir 87 ferme un circuit à travers la bobine 15 de la' valve à solénoïde 13 du dispositif de pression 11. Il en résulte que l'électrode mobile 3 est déplacée vers le bas pour serrer les pièces de travail 7 et 9 à souder qui ont été placées entre les deux élec trodes 3 et 5.
Au même moment, le levier 149 est déplacé vers le haut, de manière qu'un certain nombre des lames 139-147 du dispo sitif à contact entrent en contact entre elles, ce nombre correspondant à l'épaisseur des pièces de travail à souder.
Lorsque l'électrode mobile 3 est en posi tion, le contact à contre-pression 17 se ferme, de sorte qu'un circuit est fermé depuis la borne positive du diviseur 75 à travers le deuxième contact 99 de l'interrupteur à pous soir 87, le contact 17 de l'interrupteur à contre-pression et le contact normalement fermé 109 du troisième relais 111 aux anodes 105 et 107 des tubes d'amorçage et d'arrêt 101 et 103. De ce fait, la prochaine impulsion de tension se produisant à travers la résis tance 187 dans le circuit de contrôle du tube d'amorçage 101 rend le tube d'amorçage con ducteur, afin d'amorcer la charge des conden sateurs de distribution 127 et 129.
Lorsque le tube d'amorçage 101 devient conducteur, le point sur le circuit de contrôle du tube de contrôle 43 le plus rapproché de la cathode 113 du tube d'amorçage 101 est élevé presque au niveau du potentiel de la borne positive du diviseur 75. Par conséquent, les pointes de la tension de contrôle résul tante, telles que prévues par la tension de réglage appliquée aux bornes de la résistance 211, rendent le tube de contrôle 43 conduc teur.
La phase des pointes et, par conséquent, le moment dans une demi-période auquel le tube de contrôle devient conducteur est réglé par le circuit de déphasage 215. Les tubes d'allumage 31 deviennent conducteurs pendant des demi-périodes alternatives par l'action du tube de contrôle 43 et, à leur tour, ils agis sent de manière que les ignitrons 29 devien nent conducteurs alternativement dans des demi-périodes opposées de la tension d'alimen tation. Par conséquent, du courant. est trans mis dans le transformateur de soudure pour produire une soudure dans les pièces de tra vail serrées entre les électrodes, la durée du temps de soudure commençant au moment où le tube d'amorçage devient conducteur.
La charge des condensateurs de distribu tion 127 et 129 est aussi amorcée lorsque le tube d'amorçage 101 devient conducteur. Le taux de chargement des condensateurs de dis tribution dépend de la valeur de la résistance insérée par les éléments de résistance 118-125 en série avec ceux-ci. Cette valeur, à son tour, dépend du nombre de lames du dispositif à contact 137 qui sont en contact les unes avec les autres, nombre qui correspond à l'épaisseur de la matière à souder. Pour des raisons déjà indiquées, il est préférable de choisir les résis tances des divers éléments de résistance 118-125, de façon que le temps nécessaire pour charger les condensateurs de distribution 127 et 129 à la tension nécessaire pour rendre le tube d'arrêt 103 conducteur soit déterminé par l'équation (1) déjà. énoncée.
Lorsque le tube d'arrêt 103 devient conducteur, la ca thode 47 du tube de contrôle 43 étant reliée à la cathode 163" du tube d'arrêt 103, est élevée presque au niveau du potentiel de la borne po sitive du diviseur 75, tandis que la grille 119 du tube de contrôle 43 a sensiblement le po tentiel de la borne négative du diviseur 75, de sorte que le tube de contrôle 43 n'est plus conducteur pendant chaque demi-période. Ainsi, le temps de soudure est. terminé et l'alimentation en courant de soudure cesse. Le courant dans le tube d'arrêt 103 passe dans le contact normalement fermé 175 du premier relais 51 et à travers la bobine 173 du troi sième relais 111 pour exciter ce dernier.
Lors de l'aimantation du troisième relais 11.1, le premier contact 179 de celui-ci est fermé pour compléter le circuit dans la bo bine 177 du premier relais 51. Le deuxième contact 109 du troisième relais 111 s'ouvre pour couper les circuits d'anodes des tubes d'amorçage et d'arrêt 101 et 103, et le troi sième contact 135 est fermé pour compléter le circuit de décharge à travers les condensateurs (le distribution 127 et 129.
Lorsque le premier relais 51 est excité du fait de l'action du troisième relais 111, le pre mier contact 49 de celui-ci s'ouvre, de manière que tant que le premier relais 51 demeure dans sa position excitée, le tube de contrôle 43 ne peut pas devenir conducteur. Le deuxième contact 181 du premier relais 51 complète le circuit de maintien pour la bobine 177. Ceci est nécessaire puisque le troisième relais 111 reprend sa position de désexcitation lorsque le deuxième contact 109 .de celui-ci coupe les circuits des anodes .des tubes d'amorçage et d'arrêt 101 et 103. Le troisième contact 171 du premier relais 51 complète la connexion de la bobine 169 du deuxième relais 97 à tra vers la résistance 165 dans le circuit de ca thode du tube d'arrêt 103.
Toutefois, le tube d'arrêt 103 est maintenant désexcité, de sorte que le deuxième relais 97 reste dans sa posi tion désexcitée. Le quatrième contact 175 du premier relais 51 ouvre le circuit d'excitation du troisième relais 111.
Jusqu'ici, il est évident que le temps de soudure dépend et est réglé automatiquement en fonction de l'épaisseur de la matière à souder. De plus, en choisissant convenable ment les organes de .résistance 118-125, le temps de soudure devient une fonction déter minée de l'épaisseur conformément à l'équa tion déjà énoncée. Il est évident que le nom bre d'organes de résistance et de leurs résis tances peut être déterminé comme on le dé sire. La disposition des contacteurs peut, naturellement, être utilisée pour faire varier un autre paramètre du courant de soudurë, si on le désire. De plus, d'autres dispositions peuvent être prévues pour traduire l'écarte ment mécanique des électrodes en. un réglage du circuit de distribution.
Lorsque le quatrième contact 175 du pre mier relais 51 ouvre le circuit d'excitation du troisième relais 111, ledit troisième relais re tourne à sa - position de désexcitation, mais seulement après un léger retard provoqué par tme pièce de retardement prévue sur le relais. Ainsi, le circuit de décharge pour les conden sateurs de distribution 127 et 129 est ouvert, les condensateurs .ayant été, à ce moment-là, complètement déchargés, et les circuits d'anodes des tubes d'amorçage et d'arrêt 101 et 103 sont de nouveau fermés. L'opération de distribution est alors répétée, mais il est à noter que, puisque le premier relais 51 est encore excité, aucun courant .de soudure ne passe.
A la fin de la deuxième période de dis tribution, le tube d'arrêt 103 redevient 'con ducteur. Cette fois-ci, le deuxième relais 97 est excité au lieu du troisième relais 111 et ferme le circuit par la bobiné 91 du solénoïde de détente 89. Le solénoïde est déplacé hors de contact .de l'interrupteur à poussoir 87,. de sorte que ce dernier est immédiatement' ouvert par l'action du ressort 93. Lors de l'ouverture de l'interrupteur à poussoir 87, la valve de soléno'ide 13 du dispositif de pression 11 est désexcitée et l'électrode mobile 3 est ramenée vers le haut, hors de contact de la matière qui vient d'être soudée.
Il est alors évident que la deuxième pé riode de durée constitue le temps de retenue. Pendant cette période, les électrodes 3 et 5 sont maintenues en contact avec les pièces qui viennent d'être soudées; mais aucun courant de soudure ne passe.
On doit se rendre compte que, tandis qu'on a représenté une installation dans laquelle le temps de soudure ainsi que le temps de rete nue sont réglés automatiquement selon l'épais seur de la matière. à souder, il peut être dési rable, clans certains cas, de ne régler que la durée du temps .de soudure seulement. Il est également à noter que divers relais adjoints au tube d'arrêt peuvent être utilisés pour d'autres opérations en phis de celles décrites, telles que l'amorçage :d'une pression de for geage pendant la période de retenue. On doit également se rendre compte que les condensateurs 127 et 129 ont, de préfé rence, une grandeur qui est en rapport avec la valeur des éléments de résistance 118-125, en vue de la distribution énoncée dans l'équa tion (1).
Les condensateurs ont également, de préférence, une grandeur relative telle que, lorsqu'on ouvre l'interrupteur 131, le réglage obtenu correspond à environ 701/o de celui résultant de l'équation (1) pour l'obtention de soudures uniques ou très largement espa cées dans lesquelles l'effet de dérivation de la soudure précédente n'est pas sensible. D'après ce qui précède, on voit qu'avec l'installation selon l'invention, les réglages manuels et les modifications dans le montage de la machine, habituellement effectués jus qu'ici pour chaque modification .dans l'épais seur de la matière à souder, sont supprimés.
De bonnes soudures en résultent, qui sont entièrement indépendantes du degré d'atten tion ainsi que du jugement de l'opérateur. L'appareil est entièrement autoréglable d'une soudure à l'autre.