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Commande de soudeuse.
L'invention concerne les appareils de commande et en particulier les appareils de commande utilisés avec les soudeu- ses à résistance pour la soudure par points.
Il est courant d'utiliser pour la soudure par points une soudeuse à résistance ayant une paire d'électrodes et un dispo- sitif de pression pour déplacer une des électrodes par rapport à l'autre de façon à serrer entre elles les pièces à souder. Les électrodes reçoivent l'énergie pour la soudure d'une source de tension alternative par l'intermédiaire de valves électriques et d'un transformateur de soudure. Les valves sont commandées dans le but de limiter le temps durant lequel le courant est envoyé aux électrodes, c'est-à-dire le temps de soudure, et de régler l'amplitude du courant réel. 1 l'arrêt du passage du cou- rant de soudure, les électrodes continuent à maintenir les pièces serrées pour une période communément dénommée temps de maintien.
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Pendant ce temps de maintien, la masse formée par les Electrodes et le métal environnant aide à dissiper le chaleur produite à la. soudure, diminuant ainsi la possibilité de la- formation de pores et de fêlures à l'endroit de la soudure pendant la solidi- fication.
Dans la soudure par points de pièces usinées;, on varie souvent la dimension des pointes des électrodes et la force de serrage des électrodes,ainsi que l'amplitude du courant qui traverse les électrodes et l'intervalle de temps pendant lequel le courant passe, suivant le forme particulière des piè- ces à souder. Il est courant aussi de changer les dimensions des pointes,, la force du serrage, l'amplitude du courant et le temps de soudure pour chaque variation notable de l'épaisseur de la matière à souder. Il faut entendre par épaisseur de la matière, l'épaisseur totale des pièces à souder à l'endroit du point de soudure.
Là où les réglages et les changements dans la mise au point de la soudeuse, dus à la variation dans les épaisseurs de la matière à souder, sont relativement fréquents, l'opérateur doit faire preuve de grande attention, d'un bon jugement et d'expérience. De plus le temps nécessaire à ces changements augmente fortement les frais de production.
L'invention a principalement pour but de créer un nouvel appareil destiné aux soudeuses à résistance pour la sou- dure par points de matières à souder d'épaisseurs variables avec lequel les réglages et changements de mise au point de la soudeuse sont fortement réduits ou éliminés.
A cet effet, une soudeuse à résistance conforme à l'in- vention comprend des dispositifs de commande sensibles à l'épais- seur des pièces enserrées entre les électrodes de soudure et susceptibles de régler automatiquement l'énergie de soudure se- lon l'épaisseur des pièces.
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Comme la résistance d'une soudure varie en fonction de la surface et de l'épaisseur de la soudure, la chaleur requise à réaliser une soudure satisfaisante variant de même, l'invention met de préférence à profit la découverte que, dans les métaux soudés par points, tels que les aciers à faible teneur en car- bone, il est possible de réaliser de bonnes soudures avec des métaux d'épaisseurs différentes en variant uniquement le temps de soudure. Donc,en maintenant pratiquement constants les di- mensions des pointes, la force de serrage, l'amplitude du cou- rant et le temps de maintien, ilya moyen de donner les calories nécessaires et d'atteindre la,résistance de soudure convenable pour des soudures d'épaisseurs différentes en changeant unique- ment le temps de soudure.
Conformément à une forme d'exécution préférée de l'in- vention, un appareil à utiliser avec une soudeuse à résistance pour commander l'amenée d'énergie pour la soudure, règle automa- tiquement le temps de soudure en fonction de l'épaisseur de la matière à souder. De plus, il a été constaté que le meilleur rapport temps-épaisseur pour l'écartement le plus petit entre soudures compatible avec les conditions de résistance dans les aciers à faible teneur en carbone, peut être défini par la formule:
N = 1,67 J + 6 J2 + 12 J3 ................ (1) dans laquelle J est l'épaisseur en pouces (1 pouce = 2,54 cm) et N est le temps en secondes. Suivant l'invention, il est pré- vu de faire varier automatiquement le temps de soudure conformé- ment à l'équation (1).
Si l'épaisseur est définie par C en centimètres, l'équation peut être modifiée:
N = 0,66 G + 0,93 C2 + 0,73 C3 .........-(la).
Il ne faut pas en conclure que l'équation ci-dessus re- présente l'unique relation temps-épaisseur que l'on peut uti- liser pour obtenir des résultats satisfaisants. L'équation, au contraire, ne donne que le temps minimum approximatif de passage
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du courant de soudure requis pour une soudure convenable d'une épaisseur quelconque avec espacement minimum entre soudures.
L'invention se rapporte de préférence au réglage automatique du temps de soudure, suivant une relation déterminée temps-épaisseur, la seule variable significative dans l'opération de soudure étant l'épaisseur variable de la matière. Les temps de soudure de l'ordre de grandeur précité conviennent spécialement bien dans le cas de l'espacement minimum entre soudures. Pour des soudures très espacées et des points de soudure isolés, le temps minimum approximatif sera égal à environ 70% de la valeur donnée par l'équation (1).
Il a été constaté que la. relation temps-épaisseur donnée par l'équation 1 convient également à la mesure du temps minimum de maintien requis pour la solidification de la. soudure.
Conformément à une autre particularité de l'invention, le temps de maintien peut également varier automatiquement en fonction des changements d'épaisseur de la matière dans le but d'augmen- ter la cadence de production.
En pratique, il est avantageux de choisir la dimension de pointe, la force de serrage et le courant nécessaire pour la matière la plus épaisse de la gamme de matières à traiter.
Alors, ces valeurs restant constantes, les temps de soudure et de maintien sont réglés automatiquement suivant l'épaisseur de la matière. L'expérience a montré que l'on peut souder de cette façon des matières dont l'épaisseur varie dans un rapport de 6 à 1.
L'invention ressortira clairement de la description suivante d'une forme d'exécution choisie, représentée à titre d'exemple dans le dessin annexé dont l'unique figure est un schéma de connexions d'une soudeuse par résistance.
Comme on peut le voir à la,figure, la soudeuse comprend une paire d'électrodes de soudure et 5, dont l'une, 5, est fixe et l'autre, 3, peut se déplacer de façon à enserrer entre
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elles les deux pièces 7 et 9 à souder. L'électrode 3 est dépla- çable au moyen d'un dispositif presseur approprié 11, pouvant utiliser un moyen convenable quelconque, tel que l'air. L'appli- cation de la pression est réglée au moyen d'une valve commandée par solénolde 13 qui, excitée, amène l'électrode 3 en position de serrage, celle-ci étant maintenue dans cette position jus- qu'au moment de la. coupure de l'excitation de l'enroulement du solénolde 15.
Un interrupteur de post-compression est prévu muni d'un contact 17 qui ne se ferme qu'après que le dispositif presseur 11 a amené l'électrode 3 en position de serrage avec la force voulue.
L'enroulement secondaire 19 d'un transformateur de sou- dure 21 est relié aux électrodes 3 et 5. L'enroulement primaire 23 du transformateur de soudure 21 est connecté de façon à être alimenté par les lignes 25 et 27 d'une source de courant alter- natif, à travers une paire de valves 29 montées dos-à-dos. de préférence du type redresseuses à arc, telles que les ignitrons, Une résistance 30 est mise aux bornes de l'enroulement primai- re 23 de façon à absorber les pointes de courant et empêcher l'allumage en retour des ignitrons 29.
Une valve électrique 31. également de préférence du type à arc, tel qu'un thyratron, est associée à chacun des ignitrons 29 et est désignée ci-après comme tube d'amorçage. Chaque tube d'amorçage 31 comprend une anode 33 reliée à l'anode 35 de l'ignitron correspondant 29 et une cathode 37 reliée à l'élec- trode d'amorçage 39 de l'ignitron correspondant 29. Donc, chaque fois qu'un tube d'amorçage 31 devient conducteur, l'anode 35 de l'ignitron correspondant est positive et le courant qui tra- verse le tube d'amorçage 31 et l'électrode d'amorçage 39 rend l'ignitron conducteur faisant passer une quantité de courant par les électrodes 3 et 5.
Les tubes d'amorçage 31 sont commandés par une tension 'unique créée aux bornes d'une résistance 41 placée dans le cir-
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cuit de sortie d'une autre valve 43. Celle-ci est de préférence également du type à arc, tel qu'un thyratron, et est dénommée ci-après le tube de commande. L'anode 45 et la cathode 47 du tube de commande 43 sont mises en série avec la résistance 41 à travers un contact, normalement fermé, 49 d'un premier relais
51 mis aux bornes d'un redresseur biplaque 53 alimenté par les lignes 25 et 27.
Le circuit de commande pour chaque tube d'amorçage 31 va de son électrode de commande 55 par une résistance de grille correspondante 57 à une extrémité de l'enroulement secondaire
59 d'un transformateur auxiliaire 61, les électrodes de commande
55 des deux tubes d'amorçage 31 étant reliées aux extrémités opposées de l'enroulement secondaire 59.
Le circuit de commande va depuis une prise médiane 63 de l'enroulement secondaire 59, par une source de tension de polarisation 65 et la résistance 41 faisant partie du circuit du tube de commande 43, vers une prise intermédiaire 64 d'une résistance 69 connectée entre les anodes 33 des deux tubes d'a- morçage 31. Partant de l'anode d'un des tubes d'amorçage, le circuit de commande de l'autre tube d'amorçage va par la cathode 71 et l'électrode d'amorçage 39 de l'ignitron corres- pondant 29 vers la cathode 37 du tube d'amorçage. La tension de polarisation provenant de la source 65 maintient normalement les tubes d'amorçage 31 non conducteurs.
Chaque tube d'amorçage 31 est rendu conducteur au moment où, dans une demi-période de la tension alternative pendant laquelle son anode est positive; le tube de commande 43 devient conducteur. La résistance 69, con- nectée entre les anodes 33 des tubes d'amorçage 31, est disposée de façon à créer une tension unique aux bornes de la résistance
41 afin de commander les deux tubes d'amorçage. Cependant, à cause des connexions de la résistance 69 avec les lignes d'a- limentation 25 et 27, celle-ci reçoit une composante superpo- sée de courant alternatif. Cette composante alternative est
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annulée par la tension produite par le transformateur auxiliaire 61, dont l'enroulement primaire 73 est alimenté par les lignes 25 et 27.
Le tube de commande 43 est rendu conducteur à un moment choisi à l'avance dans chaque demi- période de la tension d'ali- mentation alternative pendant tout l'intervalle de temps de sou- dure. Le moment dans une demi-période où le tube de commande 43 devient conducteur est déterminé par une tension de commande de l'énergie, tandis que la longueur de l'intervalle de temps de soudure est déterminéepar un circuit compteur de temps.
Le circuit compteur comprend un diviseur de tension 75, aux bornes duquel une tension continue est entretenue au moyen d'un resseur biplaque 77 et d'éléments de filtrage 79 et 81 ali- mentés par les lignes 25 et 27 à travers un autre transformateur auxiliaire 83. L'enroulement 15 de la valve à solénolde 13 du dispositif compresseur 11 est connecté aux bornes du diviseur 75 par l'intermédiaire d'un premier contact 85 d'un interrupteur à bouton-poussoir 87. Celui-ci est normalement ouvert, mais, quand il est fermé manuellement, il est maintenu dans cette position par un taquet 89 commandé par solénolde jusqu'au moment où l'en- roulement d'excitation 91 du solénolde du taquet est alimenté, l'interrupteur à bouton poussoir 87 étant alors couvert par le ressort 93.
L'enroulement du solénoïde du taquet 91 est connecté aux bornes du diviseur de tension 75 par l'intermédiaire d'un contact normalement ouvert 95 d'un second relais 97, du con- tact 17 de post-compression et d'un second contact 99 de l'interrupteur à bouton poussoir 87.
Une paire de valves électriques 101 et 103, de préfé- rence du type à arc, tel que les thyratrons, interviennent dans le circuit compteur. La première de ces valves, la 101, est appelée ci-après le tube de démarrage, et la seconde valve, la 103, le tube d'arrêt. Les anodes 105 et 107 des tubes de démar- rage et d'arrêt 101 et 103 sont réunies ensemble à la borne po- sitive du diviseur de tension 75 par l'intermédiaire d'un contact
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normalement fermé 109 d'un troisième relais 111, du contact 17 de post-compression et du second contact 99 de l'interrupteur à bouton poussoir 87. La cathode 113 du tube de démarrage 101 est reliée par une résistance 115 à la borne négative du diviseur de tension 75.
En parallèle sur cette résistance 115 se trouvent, montés en série, un redresseur 117, des résistances l18-125 et un premier condensateur totalisateur de temps 127. Un second condensateur totalisateur 129 est normalement en parallèle avec le premier condensateur 127 par l'intermédiaire d'un interrup- teur manuel 131 qui peut être ouvert pour des raisons exposées ci-après. Aux bornes des condensateurs totalisateurs 12 et 129 se trouve un circuit de décharge comprenant une résistance 133 et un contact normalement ouvert 135 du troisième relais 111.
Chacune des résistances 118-125 est reliée entre deux contacts voisins d'un dispositif à contacts multiples 137, tel que celui de la Westinghouse Electric Corporation dénommé "Silverstat". Le dispositif à contacts 137 peut être monté sur une partie fixe de la soudeuse et comprend des lamelles superpo- sées 139-147. Les lamelles sont fixées et isolées les unes des autres à une extrémité, mais leurs autres extrémités sont li- bres et portent des contacts. Un levier 149 en matière isolante peut être déplacé de façon à mettre l'extrémité libre de la première lamelle 139 en contact avec la seconde lamelle 140.
Le levier 149 continuant à se mouvoir dans le même sens, la lamelle 140, déjà en contact avec la lamelle 139 vient également en contact avec la troisième lamelle 141. Si le levier 149 con- tinue son mouvement, le contact continue à s'établir successi- vement entre les différentes lamelles du dispositif à contacts.
Il est clair que, lorsque les première et deuxième lamelles 139 et 140 sont en contact, la première résistance 118, connectée entre elles, est court-circuitée et ainsi de suite, jusqu'à ce que la résistance totale du groupe de résistances 118-125 dans le circuit, soit déterminée par la position du levier mobile 149.
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Le levier 149 pivote en 151 et est maintenu par un ressort 153 de telle manière'que normalement il n'y a pas de lamelles 139-147 en contact. L'extrémité du levier éloignée des lamelles se trouve en contact avec une pièce filetée, à position réglable, 155 montée sur l'électrode mobile 3 de la soudeuse et mobile avec elle.
Par conséquent, lorsque l'électrode 3 vient dans sa position de serrage des pièces à souder, le levier 149 se déplace avec elle et met un certain nombre des lamelles 139-147 en con- tact, nombre dépendant de la position de l'électrode mobile 3 qui dépend elle-même de l'épaisseur de la matière à souder.
La pièce réglable 155 montée sur l'électrode mobile 3 et une lampe 157 montée en shunt sur la dernière résistance 125 de la série, par l'intermédiaire d'une source de tension, repré- sentée comme une batterie 159, et un interrupteur à main 161, servent à la mise au point initiale de l'appareil. Cette mise au point est décrite ci-après dans l'exposé du fonctionnement du système.
La cathode 163 du tube d'arrêt 103 est reliée à la cathode 47 du tube de commande 43 et est connectée également par une résistance 165 à une prise intermédiaire 167 du diviseur de tension 75. L'enroulement 169 du second relais 97 est con- necté aux bornes d'une résistance 165 par l'intermédiaire d'un contact normalement ouvert 171 du premier relais 51. L'enroule- ment 173 du troisième relais 111 se trouve aussi aux bornes de la résistance 165 avec interposition d'un contact normalement fermé 175 du premier relais 51.
L'enroulement 177 du premier relais 51 est relié entre la borne positive du diviseur 75 et sa prise intermédiaire 167, à travers le second contact 99 de l'interrupteur à bouton poussoir 87, le contact 17 de post- compression et un contact normalement ouvert 179 du troisième relais 111. Un contact de sécurité 181 du premier relais 51 est connecté en shunt sur le contact ouvert 179 du troisième relais 111.
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Le circuit de commande du tube de démarrage 101 va de son électrode de commande 183, par une résistance de grille 185 et une paire de résistances 187 et 189, à la cathode 113. Une tension continue de polarisation est appliquée aux bornes d'une des résistances, la 189, et sert à maintenir le tube de démarrage 101 non conducteur. Une impulsion de tension suffisante pour annuler la tension de polarisation et rendre le tube de démarrage 101 conducteur est appliquée périodiquement aux bornes de l'au- tre résistance 187. L'impulsion de tension est obtenue par un transformateur à impulsions 191 alimenté par le réseau 25-27 à travers un circuit déphaseur 193.
Celui-ci est réglé de façon que l'impulsion de tension aux bornes de la résistance 187 rende le tube de démarrage 101 conducteur à un moment, dans la période de la tension alternative d'alimentation, dépendant du facteur de pertes de la charge et correspondant au point zéro du courant.
Le circuit de commande du tube d'arrêt 103 va de son électrode de commande 195, par une résistance de grille 197 et les condensateurs totalisateurs 127 et 129, à la borne négative du diviseur 75. Le circuit de commande continue de la prise intermédiaire 167 du diviseur, par la résistance 165, à la cathode 163 du tube d'arrêt. La partie de la tension aux bor- nes du diviseur 75, entre la prise intermédiaire 167 et la borne négative sert à maintenir le tube d'arrêt 103 non conduc- teur. Cependant, lorsque le tube de démarrage 101 est rendu con- ducteur, le courant passe dans les condensateurs totalisateurs 127 et 129 et charge ceux-ci à un niveau déterminé par la ré- sistance insérée dans le circuit par le groupe de résistances 118 et 125.
Lorsque la charge des condensateurs totalisateurs 127 et 129 atteint un niveau prédéterminé, le tube d'arrêt 103 est rendu conducteur.
Le circuit de commande du tube de commande 43 part de son électrode de commande 199, passe par une rstance de grille 201, un pont d'équilibrage comprenant une résistance 203 et un
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enroulement secondaire 205 d'un transformateur auxiliaire 207, un conducteur 209, une résistance 211, la résistance 189, la résistance 115, aboutit à la borne négative du diviseur 75, re- part de la prise intermédiaire 167, passe par la résistance 165 et arrive à la cathode 47 du tube de commande 43.
La partie du diviseur 75 insérée dans le circuit de com- mande du tube de commande 43 et la tension de polarisation aux bornes de la résistance 189 donnent une tension servant à main- tenir le tube de commande 43 non conducteur. Une tension de commande de l'énergie est créée aux bornes de la résistance 211 par un redresseur biplaque 213 et un circuit déphaseur réglable 215 alimentés par les lignes du réseau 25 et 27 à travers un transformateur auxiliaire 207. La tension aux bornes de la ré- sistance 211 a, comparativement à l'électrode de commande 199 du tube de commande 43, la forme d'onde d'une tension alternative, redressée, inversée et déphasée par rapport à la tension alter- native d'alimentation.
Comme il sera expliqué plus loin, le mo- ment où, dans une demi période de la tension alternative, le tube de commande 43 est rendu conducteur, est déterminé par l'im- portance du déphasage de la tension aux bornes de la résistance 211.
Le pont d'équilibrage est du type courant servant à fournir éventuellement une composante de tension alternative compensant les légères différences dans les caractéristiques d'amorçage des deux tubes d'amorçage et de leurs ignitrons asso- ciés.
Avant de commencer les opérations de soudure, le ré- glage du dispositif à contacts 137 doit être effectué. Un in- terrupteur à commande manuelle 217 placé près de l'interrupteur à bouton poussoir 87 est fermé pour alimenter la valve électro- magnétique 13, grâce à quoi l'électrode de soudure mobile 3 est abaissée de façon à appliquer une pression convenable entre pointes, sans présence de matières à souder. Les électrodes se
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trouvant dans cette position, la pièce réglable 155 est déplacée jusqu'au moment où toutes les lamelles 139-147 du dispositif à contacts 137 se touchent exactement. L'interrupteur manuel 161 est fermé de sorte que le contact entre les deux dernières lamelles 146 et 147 sera évidemment indiqué par l'éclairement de la lampe indicatrice 157.
Toutes les lamelles étant en con- tact, la pièce réglable 155 est bloquée, les interrupteurs 161 et 217 sont rouverts et l'appareil est prêt au travail.
La mise en route de l'appareil débute par la fermeture de l'interrupteur à bouton poussoir 87. Comme il a été dit plus haut, une fois que l'interrupteur à bouton poussoir 87 est fermé, il est maintenu dans cette position aussi longtemps que l'enroulement du solénolde du taquet 91 n'est pas alimenté. Le premier contact 85 de l'interrupteur à bouton poussoir 87 ferme un circuit passant par l'enroulement 15 de la valve électro- magnétique 13 du dispositif compresseur 11. Il s'en-suit que l'électrode mobile 3 descend de façon que les deux pièces à souder 7 et 9 sont serrées entre les deux électrodes 3 et 5.
En même temps, le levier 149 se déplace de manière à mettre un certain nombre de lamelles 139-147 du dispositif 137 en contact, ce nombre correspondant à l'épaisseur des pièces à souder. ilne fois l'électrode mobile 3 en place, le contact de post-compression 17 se ferme, complétant un circuit qui part de la borne positive du diviseur 75, passe par le second contact 99 de l'interrupteur à bouton poussoir 87, le contact 17 de l'interrupteur de post-compression et le contact normalement fermé 109 du troisième relais 111 et aboutit aux anodes 105 et 107 des tubes de démarrage et d'arrêt 101 et 103.
Après celà, l'impulsion de tension suivante aux bornes de la résistance 187 qui se trouve dans le circuit de commande du tube de démarrage 101, rend celui-ci conducteur et la charge des condensateurs de comptage 127 et 129 commence. , Lorsque le tube de démarrage 101 devient conducteur,
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le point du circuit de commande du tube de commande 43 le plus proche de la cathode 113 du tube de démarrage, est élevé à un potentiel presque égal au potentiel de la borne positive du diviseur 75.
Par conséquent, la composante continue de la ten- sion résultante entre l'électrode de commande et la cathode du tube de commande devient moins négative,'et les pointes de la tension résultante, produite par la tension de commande de la chaleur aux bornes des résistances 211, rendent le tube de com- mande 43 conducteur.
La position de phase des pointes et donc l'instant, dans la demi période, où le tube de commande devient conducteur sont réglés par le circuit déphaseur 215. Les tubes d'amorçage 31 sont rendus conducteurs pendant les demi-périodes alternées par' l'action du tube de commande 43 et, à leur tour=. rendent les ignitrons 29 conducteurs pendant les demi-périodespposées de la tension d'alimentation. Il s'ensuit que le courant est envoyé dans le transformateur de soudure de façon à souder les pièces serrées entre les électrodes, l'intervalle de temps de soudure commençant au moment où le tube de démarrage devient conducteur.
C'est également au moment où le tube de démarrage 101 devient conducteur que la charge des condensateurs de comptage 127 et 129 commence. La vitesse ,de charge des condensateurs de comptage dépend de la valeur des résistances, du groupe de ré- sistances 118-125, en série avec eux. Cette valeur dépend, à son tour, du nombre de lamelles du dispositif à contacts 137, qui se touchent, nombre déterminé par l'épaisseur de la matière à sou- der. Pour des raisons exposées ci-dessus, on choisira de préfé- rence les valeurs des différentes résistances du groupe 118-125 de façon que le temps requis pour la charge des condensateurs de comptage 127 et 129 à la tension nécessaire pour rendre le tube d'arrêt 103 conducteur, est déterminé par l'équation (1) donnée antérieurement.
Lorsque le tube d'arrêt 103 devient conducteur, la cathode 47 du tube de commande 43, qui est reliée à la cathode
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163 du tube d'arrêt 103, est élevée presque à la tension de la borne positive du diviseur 75, tandis que la grille 199 du tube de commande 43 est pratiquement au potentiel de la borne négative du diviseur 75, de sorte que le tube de commande 43 ne devient plus conducteur dans chaque demi-période. Ainsi l'intervalle de soudure est terminé et le courant de soudure est coupé. Le cou- rant passant par le tube d'arrêt 103, traverse le contact nor- malement fermé 175 du premier relais 51 et l'enroulement 173 du troisième relais 111 de façon à exciter celui-ci.
Quand le troisième relais 111 est excité, son premier contact 179 est fermé, complétant le circuit passant par l'en- roulement 177 du premier relais 51. Le second contact 109 du troisième relais 111 s'ouvre de façon à interrompre les circuits d'anode des deux tubes de démarrage et d'arrêt 101 et 103, et le troisième contact 135 se ferme, complétant le circuit de dé- charge aux bornes des condensateurs totalisateurs 127 et 129.
Lorsque le premier relais 51 est excité par l'action du troisième relais 111, son premier contact 49 s'ouvre de sorte qu'aussi longtemps que le premier relais 51 reste excité, le tube de commande 43 ne peut devenir conducteur. Le second contact 181 du premier relais 51 complète un circuit de sécurité pour l'en- roulement 177. Ce circuit est nécessaire du fait que le troisième relais 111 se désexcite au moment où son second contact 109 ou- vre les circuits d'anode des tubes de démarrage et d'arrêt 101 et 103. Le troisième contact 171 du premier relais 51 complète la mise en parallèle de l'enroulement 169 du second relais 97, sur la résistance 165 qui se trouve dans le circuit de cathode du tube d'arrêt 103.
Cependant, le tube d'arrêt 103 n'est plus alimenté pour le moment de sorte que le second relais 97 reste désexcité. Le quatrième contact 175 du premier relais 51 ouvre le circuit d'alimentation du troisième relais 111.
La description précédente montre que le temps de soudure 1 dépend de et est réglé automatiquement en fonction de l'épaisseur
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de la matière à souder. De plus, en choisissant convenablement les valeurs des résistances 118-125, le temps de soudure devient une fonction bien déterminée de l'épaisseur conformément à l'é- quation susmentionnée. Il est évident que le nombre de résistances et leurs valeurs peuvent être choisis.,, à volonté. On peut utiliser le dispositif à contacts pour faire varier un autre paramètre du courant de soudure, si on le désire.
De plus, conformément à cer- tains aspects de l'invention, il est possible de trouver d'autres dispositifs pour transformer la variation de l'écartement méca- nique entre électrodes en un réglage de circuit compteur.
Lorsque le quatrième contact 175 du premier relais 51 ouvre le circuit d'alimentation du troisième relais 111. celui-ci revient à sa position désexcitée mais avec un léger retard provoqué par un frein monté sur le relais. Ainsi, le circuit de décharge des condensateurs totalisateurs 127 et 129 est rerouvert, les con- densateurs ayant eu le temps de se décharger complètement et les circuits d'anode des tubes de démarrage et d'arrêt 101 et 103 sont à nouveau fermés. L'opération de totalisation est répétée, mais comme le premier relais 51 est toujours excité, aucun cou- rant de soudure ne passe.
A la fin de la deuxième période de totalisation, le tube d'arrêt 103 redevient conducteur. Cette fois, le second relais 97 est excité à la place du troisième relais 111 et ferme le circuit passant par l'enroulement 91 du solénoide du taquet 89. Le so- lénolde s'écarte de l'interrupteur à bouton poussoir 87, et celui- ci s'ouvre immédiatement sous l'effet du ressort 93. Par l'ouver- ture de l'interrupteur à bouton poussoir 87, la valve élec- tromagnétique 13 du dispositif compresseur 11 n'est plus alimen- tée et l'électrode mobile 3 remonte s'écartant de la matière qui vient d'être soudée.
Il est clair que la deuxième période de temps constitue la période de maintien. Pendant ce temps, les électrodes 3 et 5 sont maintenues en contact avec les pièces qui viennent d'être soudées, mais aucun courant de soudure ne passe.
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Il va de soi que quoique, dans le présent exposé, il soit question d'un système dans lequel et le temps de soudure et le temps de maintien sont réglés automatiquement en fonction de l'épaisseur de la matière à souder, il peut se faire que l'on désire régler uniquement le temps de soudure. Il faut re- marquer également que l'on peut employer avec le tube d'arrêt divers autres relais y associés, pour réaliser des opérations en plus de celles décrites, telles que la création d'une pression de forgeage pendant la période de maintien.
Il est à noter aussi que les condensateurs 127 et 129 auront de préférence des capacités telles, relativement aux ré- sistances 118-125, que leurs temps de charge satisfassent à l'équation (1). Les condensateurs ont aussi de préférence des dimensions telles l'un par rapport à l'autre, que, lorsque l'in- terrupteur 131 est ouvert, le temps de charge vaut environ les 70% du temps donné par l'équation (1) dans le cas d'une soudure unique ou de soudures très espacées, cas où l'effet de shunt de la soudure précédente est négligeable.
La description précédente montre que, grâce à ce nouveau dispositif, les réglages manuels et mises au point dUs aux chan- gements de la machine,qui jusqu'ici devaient ordinairement se faire à chaque variation d'épaisseur des matières à souder, sont éliminés* On obtient donc de bonnes soudures indépendantes de l'attention ou de l'inattention et du jugement de l'opérateur.
L'appareil se règle tout-à-fait automatiquement d'une soudure à l'autre, que les soudures suivantes se fassent dans des épais- saurs différentes ou dans les mêmes, sur le même joint ou sur des joints différents. Dans un joint, on peut réaliser des,sou- dures ayant les dimensions minima requises dans un ordre quel- conque concevable, avec des changements irréguliers en dimension et résistance des soudures, suivant les variations d'épaisseur.
Le fait le plus important est peut être l'inutilité d'apporter des modifications à la mise au point de la machine dans une gamme
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étendue d'épaisseurs, ce qui fait réaliser une sérieuse écono- mie dans les frais de production dans le cas où l'épaisseur des pièces à souder varie fréquemment.
REVENDICATIONS
1) Soudeuse à résistance, caractérisée par des disposi- tifs de commande (137) sensibles à l'épaisseur des pièces (7,9) enserrées par les électrodes de soudure, (3,5) et pouvant régler automatiquement l'énergie nécessaire à la soudure suivant l'é- paisseur de ces pièces.