Appareil générateur de rayons infra-rouges.
Ila technique moderne tend à généraliser les procédés de chauffage et de traitements divers par rayonnement. On a en effet constaté que, par exemple, le chauffage par rayonnement permet d'obtenir, à température égale du local, un confort plus grand pour l'être humain que le chauffage par convection. Certains constructeurs ont proposé l'installation de faisceaux tubulaires, parcourus par de l'eau chaude, dans les plafonds des locaux à chauffer. Les résultats obtenus par ce genre de chauffage sont très satisfaisants; toutefois, l'installation de ces faisceaux tubulaires ne peut être effectuée que dans des immeubles en construction.
L'invention a pour objet un appareil générateur de rayons infra-rouges, comprenant au moins un fil électriquement résistant, placé dans une enveloppe tubulaire au moins partiellement perméable aux rayons infra-rouges.
Cet appareil est susceptible, lorsqu'il constitue un appareil de chauffage, d'être installé dans un local dont la construction est achevée. I1 est caractérisé par le fait qu'il comprend un réflecteur et des moyens permettant de faire varier, d'une part, la position du fil résistant par rapport au réflecteur et, d'autre part, la position de l'ensemble réflecteur et fil résistant par rapport aux supports de l'appareil.
Le dessin amlexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue extérieure d'une première forme d'exécution, constituant un appareil de chauffage, avec parties vues en coupe.
La fig. 2 en est une vue en coupe transversale.
La fig. 3 est une vue d'une seconde forme d'exécution, constituant un appareil pour le traitement de fluides, avec parties en coupe.
Selon les fig. 1 et 2 du dessin annexé, l'appareil comporte une enveloppe tubulaire 1 en une matière au moins partiellement perméable aux rayons infra-rouges, telle que le quartz par exemple, portée par ses extrémités par deux supports 2. Cette enveloppe présente, en coupe transversale, des sections circulaires. A l'intérieur de cette enveloppe sont disposés deux éléments 3 également en une matière au moins partiellement perméable aux rayons infra-rouges, telle que le quartz, de forme cylindrique et dont les extrémités sont engagées dans des logements 4 aménagés dans des disques 5 disposés à l'intérieur des supports coaxialement à l'enveloppe 1. Ces éléments 3 présentent chacun un canal 6 traversé par un fil métallique 7 présentant une résistance élevée au passage du courant électrique.
La position angulaire de chaque disque 5 est fixée à l'aide d'une vis 8 engagée dans la paroi du support 2. Les extrémités des fils résistants sont connectées à des bornes 12 destinées à être reliées à un réseau d'énergie électrique.
L'enveloppe 1 présente une métallisation 9 sur une partie de son pourtour. La position angulaire de l'enveloppe est fixée à l'aide d'un verrou à ressort comportant un piston 10 COll- lissant dans un perchage radial 13 du support 2 et soumis à l'action d'un ressort 17 qui prend appui sur un bouchon 11.
La valeur de la résistance électrique offerte par le fil résistant au passage du courant électrique est déterminée de manière que, lorsque cette résistance est mise sous tension, le fil résistant atteigne une température d'environ 1000 à 1300 C et devienne incandescent, la majeure partie du rayonnement calorifique de ce fil étant alors constituée par des rayons infra-rouges dont la longueur d'onde est comprise entre 12 000 et 50 000 Angström. Ces rayons traversent facilement les parois de quartz des éléments 3 et de l'enveloppe 1, pour autant que leur épaisseur ne dépasse pas 1,5 mm.
Comme la position angulaire de chaque disque 5 peut être modifiée par rapport au support correspondant 2, ceci sans changer la position angulaire de l'enveloppe tubulaire i, il s'ensuit que l'on peut faire varier la position du fil résistant 7 par rapport à la partie métallisée 9 de l'enveloppe 1, qui fait office de réflecteur. Ainsi, il est possible de faire varier l'angle d'ouverture du dièdre enveloppant les rayons réfléchis. Par modification de la position angulaire de l'enveloppe 1 et de la position du fil résistant par rapport à l'enveloppe, on a la possibilité d'orienter le faisceau des rayons infra-rouges réflé chis par la partie métallisée 9 sous l'angle d'ouverture désiré, et de le diriger sur la place où l'on veut se tenir ou sur l'objet à chauffer.
Ainsi, on a une sensation de chaleur due aux rayons infra-rouges qui frappent le corps humain, même si la température ambiante du local est relativement basse. On a ici un phénomène semblable à celui observé par les montagnards lorsqu'ils se trouvent au soleil sur un glacier par exemple.
Un tel appareil de chauffage peut être fixé au plafond d'une chambre, par exemple dans l'encadrement d'une porte, ou sur un support mobile. L'nn des grands avantages que présente l'appareil de chauffage décrit est dû au fait qu'il peut aisément être placé dans des locaux existants et que, vu la très belle apparence extérieure du quartz, il peut constituer en outre un élément décoratif.
Dans une variante d'exécution, on pourrait évidemment prévoir un nombre quelconque d'éléments 3 à l'intérieur de l'enveloppe. Afin d'obtenir la plus grande variation possible de l'angle d'ouverture du faisceau réfléchi, il est avantageux de ne prévoir qu'un élément 3, parallèle à l'axe de l'enveloppe tubulaire, mais disposé excentriquement par rapport à ce dernier.
li est évident que la métallisation 9 peut être prévue extérieure ou intérieure, mais peut aussi être remplacée par un réflecteur métallique cylindrique, elliptique ou parabolique.
On pourrait aussi prévoir une enveloppe tubulaire dont la section transversale présenterait une partie limitée par une ellipse ou une parabole, cette partie pouvant être métallisée afin de constituer un réflecteur.
Dans la forme d'exéeution représentée à la fig. 3, l'appareil est plus spécialement prévu pour le traitement de fluides liquides ou gazeux contenus dans une enceinte. L'enveloppe 1 présente la forme générale d'une grande éprouvette, l'nixe de ses extrémités étant fermée. Cette enveloppe contient deux éléments 3 dont les fils résistants sont branchés en série; leurs deux extrémités libres étant connectées à des bornes 12 fixées dans un bouchon 16 fermant la seconde extrémité de l'enveloppe 1.
Une partie de cette dernière est métallisée, comme dans l'exemple précédent, de façon à constituer un réflecteur, et le bouchon 16 fermant l'extrémité de l'enveloppe 1 peut être placé dans n'importe quelle position angulaire par rapport à cette dernière, de sorte que la position du fil résistant 7 par rapport à la partie métallisée peut être modifiée afin d'obtenir l'angle d'ouverture du faisceau réfléchi désiré. L'enveloppe 1 est destinée à traverser la paroi de l'enceinte contenant le liquide ou le gaz devant être chauffé ou traité. Il est évident qu'un joint étanche doit être prévu à l'endroit où cette enveloppe I traverse la paroi de l'enceinte. Ainsi, la partie de l'enveloppe contenant la source de rayons infra-rouges émerge à l'intérieur de l'enceinte, tandis que son extrémité portant les bornes émerge à l'extérieur de celle-ci.
Lorsque le fil résistant est mis sous tension, les rayons infrarouges chauffent le fluide par rayonnement et créent ainsi une circulation du liquide. Un tel appareil de traitement est par exemple très avantageux pour le réchauffage des vins, afin de provoquer et d'entretenir leur fermentation malolactique.
En effet, mi tel appareil de traitement est extrêmement rationnel et économique, car, d'une part, en le fixant dans la partie inférieure de la cuve, le chauffage crée automati quement une circnlation du fluide qui amène successivement toutes les parties de celui-ci à proximité de l'appareil de traitement, de sorte qu'après un temps plus ou moins long, tonte la masse du fluide est irradiée et, d'antre part, comme décrit plus haut, l'enveloppe de l'appareil cie traitement peut ne présenter au cune partie métallique externe, de sorte que, dans le cas de traitements de boissons, par exemple, auxquelles un contact avec des pièces métalliques confère un goût fâcheux,
aucun r isque de ce genre n'est à craindre. Enfin, l appareil agissant par rayonnement, il n'existe aucun risque de surchauffe locale qui pourrait conférer à une boisson un goût de cuit qu'il est pratiquement impossible d'éliminer.
Cet appareil de traitement peut évidem mcnt être muni d'une source de rayons ultraviolets qui, dans le cas de traitement du vin, dane part, empêche l'envahissement du vin par des bactéries pathogènes dont l'action est toujours nuisible pour la qualité du vin et, d'autre part, augmente le facteur vital du vin et donc ses qualités.
L'appareil décrit en référence à la fig. 3 peut être utilisé avec avantage pour traiter une quantité de boissons, soit afin d'augnzen- ter le facteur vital de celles-ci par irradiation, soit afin de provoquer par chauffage la mise en route d'une fermentation ou autre pro fessus.