Dispositif pour débiter des quantités mesurées de substances.
La présente invention est relative à des dispositifs pour distribuer des quantités mesurées de substances, et elle a pour but de rendre ces dispositifs tels qu'ils permettent le débit de quantités exactes, mesurées en volume, de matières liquides, semi-liqnides, plastiques ou pâteuses, de diverses natures.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre, un piston pouvant coulisser dans ledit cylindre et qui en partage l'intérieur en une chambre d'actionnement et une chambre de refoulement, des butées limitant les déplacements du piston dans des directions opposées, des passages d'alimentation et d'évacuation pour l'admission de la substance dans la chambre de refoulement et pour son évacuation hors de celle-ci, un passage d'entrée pour l'admission d'un fluide d'actionnement sous pression dans la chambre d'actionnement, un passage de sortie de ce fluide hors de ladite chambre, des distributeursréglantlesdits passages d'alimentation, d'évacuation et d'admission et un organe de commande pour actionner lesdits distributeurs, ledit organe de commande pouvant etre placé dans deux positions, dans l'une desquelles il provoque,
d'une part, la fermeture des passages d'évacuation et d'entrée et, d'autre part, l'ouverture du passage d'alimentation, afin que la substance puisse pénétrer dans la chambre de refoulement en déglacant le piston dans un sens, alors que, dans l'autre de ces positions, l'organe de commande provoque, d'une part, la fermeture du passage d'alimentation et, d'autre part, l'ouverture des passages d'évacuation et d'entrée, afin que le fluide d'actionnement sous pression puisse actionner le piston dans le sens inverse pour refouler la substance hors de la chambre de refoulement à travers ledit passage d'évacuation.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 à 4 montrent, respectivement en plan, en coupe verticale selon II-II de fig. ï, en vue en bout et en coupe transversale selon IV-IV de fig. 1, un dispositif portatif destiné plus spécialement à introduire des nlatières de remplissage dans des gâteaux, des tartes ou autres produits alimentaires.
La fig. 5 montre, schématiquement, une installation pour fournir la substance à débiter, ainsi que le fluide d'actionnement au dispositif selon les fig. 1 à 4, et elle illustre aussi, schématiquement, un procédé pour lubrifier le piston de ce dispositif.
Les fig. 6 à 9 montrent, respectivement en coupe verticale selon VI-VI de fig. 7, en élévation, en vue de côté et en coupe transversa le selon IX-IX de fig. 7, une autre forme d'exécution du dispositif.
Le dispositif, montré aux fig. 1 à 4, comprend un cylindre tubulaire 1 avec un fond avant 2 et un fond arrière 3 qui sont vissés respectivement sur les extrémités du cylindre 1.
Une tête 4 est fixée à la face externe du fond 2 par des vis 5 avec interposition d'une mince plaque 6, fixe et perforée. Cette plaque 6 est fixée à la tête 4 du cylindre par une vis 7 à sa partie supérieure et par un raccord fileté 8 à sa partie inférieure.
Ce raccord 8, vissé dans la tête 4, reçoit l'extrémité d'un tube 9 par laquelle la substance à débiter est amenée au dispositif. Le tuyau 9 communique avec l'intérieur du cylindre 1 par des passages 10 et 11, ménagés respectivement dans la tête 4 et dans le fond 2 et par une ouverture correspondante 12, ménagée dans la plaque 6. L'extrémité extérieure du passage 10 est fermée par un bou ebon 13, qui peut être enlevé pour le nettoyage du passage.
La tête 4 porte un bec de décharge 15 par lequel la substance de remplissage est expulsée hors du dispositif. Ce bec est monté sur la tête 4 à l'aide d'un écrou 16 vissé sur un bossage fileté de la tête 4 et dans lequel est logée une rondelle souple 17 pour assurer l'étanchéité du joint aux fluides. Le bec 15 est relié à l'intérieur du cylindre par un passage 18 de la tête 4, par une ouverture 19 de la plaque 6 et par un passage 20 du fond 2.
Un crochet 21 est fixé sur le bec 15 pour permettre la suspension du dispositif quand il n'est pas utilisé.
Dans la face externe du fond 2 est ménagée une rainure verticale 23 (fig. 1) dans laquelle peut coulisser un tiroir distributeur 24 qui comporte une seule lumière 25 qui se trouve en regard de l'ouverture 19 de la plaque 6 quand le tiroir 24 est dans sa position haute (montrée à la fig. 2) et en regard de l'ouverture 12 quand le tiroir est dans sa position basse ou normale. Ainsi, quand on abaisse le tiroir 24, la substance de remplissage peut pénétrer, depuis le tuyau 9, dans le cylindre 1. Par contre, quand le tiroir 24 est dans sa position haute, il interrompt le passage de la substance dans le cylindre, mais permet, en revanche, l'expulsion de la substance, qui est enfermée dans ce cylindre par le bec de décharge 15. Les dimensions et les positions des ouvertures 12, 19 et 25 sont tels que l'ouverturc 12 soit complètement fermée avant que l'ouverture 19 soit ouverte.
Le tiroir 24 peut être actionné par un levier de commande 27, articulé à l'aide d'un axe 28 à un bossage 29 d'une lame 30 supportant le levier 27 et qui est logée dans des rainures ménagées dans les parties supérieures des fonds 2 et 3. Cette lame est fixée au fond 2 par une bague 31 engagée de force sur celui-ci. La lame 30 est attachée au fond 3 par une vis 32 et elle intervient donc à la fois -pour supporter le levier de commande 27 et pour empêcher le dévissage des fonds 2 et 3 du cylindre 1.
L'extrémité 34 du levier 27 est engagée dans un trou 35 à bord chanfreiné, ménagé dans le tiroir 24 et il traverse également une fente verticale 36 ménagée dans la plaque fixe 6. Le levier 27 commande donc le tiroir 24 et l'amplitude du mouvement de ce dernier est limitée par la longueur de la fente 36.
Un ressort 37, formé d'un fil recourbé dont une extrémité est fixée en 38 à la lame 30 et
dont une boucle centrale 39 est en contact avec la face supérieure de l'extrémité avant du levier 27, tend à pousser le tiroir 24 vers sa
position basse pour laquelle le tuyau 9 com
manique avec le cylindre 1. En appuyant sur l'extrémité arrière 40 du levier 27, on peut faire monter le tiroir 24 jusqu'à la position, montrée dans le dessin, pour laquelle le cylin-
dre : 1 est relié au bec de décharge 15. Les
deux positions du tiroir 24 sont déterminées par la butée de l'extrémité 34 du levier 27
contre les extrémités de la fente 36.
Un piston 41 est logé dans le cylindre 1. et partage l'intérieur de eelui-ei en deux chambres, une chambre de refoulement 42 à l'avant et une chambre d'actionnement 43 à l'arrière.
Le piston 41, monté sur l'extrémité d'une tige
44, comporte trois rondelles métalliques 45, 46
et 47, séparées entre elles par deux cuvettes 48 et 49, en caoutchouc ou en cuir, serrées
entre ces rondelles, alors que l'ensemble est
engagé entre une tête 50 du piston et un écrou 51 vissé sur une partie filetée de la tige 44 de celui-ci.
La tige 44 traverse le fond arrière 3 et peut coulisser dans une douille 52, vissée dans ce fond. Un tube 53, soudé ou fixé autrement à cette douille 52, entoure l'extrémité dépassante de la tige 44 du piston, et il supporte une butée filetée vissée dans un manchon 55 engagé dans l'extrémité libre du tube 53. La butée filetée 54 sert à limiter le mouvement vers l'arrière de la tige 44 et, par conséquent, du piston 41.
L'avancement du piston 41 est limité par le contact de sa tête 50 avec le fond 2 du cylindre. En réglant la position de la butée filetée 54 dans le manchon 55, on peut modifier la course du piston 41. On peut ainsi régler, à volonté, la quantité de substance qui est expulsée hors du dispositif, à chaque fonetionnement de celui-ci.
Un écrou de blocage 56 permet de maintenir la butée 54 à sa position réglée, alors que le tube 53 peut comporter un trou d'air 57
(fig. I) pour égaliser les pressions d'air, en permettant le libre mouvement de la tige 44 du piston.
De l'air comprimé est amené dans la chambre d'actionnement 43, derrière le piston 41, par un conduit d'alimentation 60 et à l'aide d'un distributeur d'air 61 (fig. 4). Le conduit 60, relié à un raecord 62 vissé dans le fond 3, communique avec un passage transversal 63, ménagé dans ce fond. L'extrémité externe de ce passage est fermée par un bonichon fileté 64 et ce passage 63 débouche dans l'extrémité inférieure d'un passage vertical 65 dans lequel est logé le distributeur 61, qui peut coulisser dans une douille 66, et dans lequel est ménagé un siège 67 pour une soupape (bille), fixée de toute manière appropriée dans le passage 65. La partie du passage 65, comprise entre la douille 66 et le siège 67, est reliée à l'extrémité arrière du cylindre 1 à l'aide d'un passage 68, ménagé dans le fond 3.
Le distributeur 61 comporte un alésage axial 69 qui est formé dans le distributeur depuis l'extrémité inférieure de celui-ci et qui relie deux trous transversaux 70 et 71 percés dans ce distributeur. Une bille 72 est engagée, en partie, dans l'extrémité inférieure du passage 65 et elle est normalement appliquée sur son siège 67 par la pression de l'air amené par le conduit 60. Quand l'extrémité 40 du levier de commande 27 est abaissée (position représentée à la fig. 4), elle vient en contact avec le distributeur 61 et refoule celui-ci vers le bas, ce qui écarte la bille 72 de son siège 67. L'air peut ainsi s'écouler depuis le conduit 60 dans le cylindre 1 par le trou 70, l'alésage 69, le trou 71 et le passage 68.
Quand la pression sur le levier 27 cesse, la pression de l'air refoule la bille 72 et le distributeur 61 vers le haut, ce qui interrompt le débit de l'air vers le cylindre. La montée du distributeur 61 relie le trou inférieur 70 au passage 68 alors que le trou supérieur 71 dépasse le bord supérieur de la douille 66. On forme ainsi un passage par lequel l'air, con tenu dans la chambre d'aetionnement, peut s'échapper à l'atmosphère.
Le dispositif ainsi constitué fonctionne comme suit: Le tuyau 9, qui peut être flexible ou être relié à un tuyau flexible, est alimenté en substance de remplissage, débitée sous pression depuis un récipient approprié. Le conduit d'air 60 est relié, par un tuyau flexible, à une source appropriée d'air comprimé à la pression nécessaire.
Quand on n'agit pas sur le levier 27, le ressort 37 maintient le tiroir 24 à sa position basse, alors que le distributeur d'air 61, y compris la bille 72, est maintenu à sa position supérieure de fermeture par la pression de l'air. Par conséquent, la pression exercée sur la substance de remplissage refoule celle-ci dans la chambre 42, ce qui fait reculer le piston 41 et la tige 44 jusqu'à ce que l'extrémité de celle-ci vienne buter eontre l'extrémité de la tige filetée 54.
Pour refouler la substance hors de la
chambre 42, on agit sur le levier 27 pour faire monter le tiroir 24, ce qui ferme d'abord l'ouverture 12 et ouvre ensuite l'ouverture : 19.
Après que le levier 27 et le tiroir 24 se
sont déplacés suffisamment pour fermer l'ou
verture 12, le levier 27 vient en contact avec l'extrémité supérieure du distributeur 61 et celui-ci est abaissé en écartant la bille 72 de son siège. I1 en résulte que de l'air est admis sous pression dans la chambre d'actionnement 43, ce qui refoule le piston 41 vers l'avant et expulse la substance hors de la chambre 42 par le bec 16. L'avancement du piston est limité par le contact de sa tête 50 avec le fond 2 du cylindre 1.
Quand on cesse d'agir sur le levier 27, le distributeur d'air peut se fermer, en même temps que le tiroir 24 est abaissé, de manière à fermer d'abord l'ouverture 19 et à ouvrir ensuite l'ouverture 12, de sorte qu'une nouvelle charge de substance est admise dans la chambre 42, ce qui fait reculer le piston 41 jusqu'à ce que son mouvement soit arrêté par la butée 54.
On peut ainsi débiter des quantités exactement mesurées de la substance de remplissage par le bec 15. Le dispositif peut être mancen- vré t-rès rapidement et à un rythme de l'ordre de deux secondes pour chaque opération. La quantité de la substance, qui est refoulée à chaque manoeuvre, peut être réglée à l'aide de la butée filetée 54. On peut, au besoin, prévoir une échelle convenablement graduée pour ce réglage.
La fig. 5 montre, schématiquement, une installation pour fournir de la substance et de l'air comprimé au dispositif montré aux fig. 1 à 4 et elle montre également un moyen pour assurer la lubrification convenable du piston.
A la fig. 5, le dispositif est désigné, d'une manière générale, par 80.
La substance à débiter est contenue dans un récipient fermé 81. De préférence, cette substance se trouve dans une cuvette ouverte logée d'une manière amovible dans le récipient 81 afin qu'elle puisse être enlevée facilement pour être nettoyée ou remplacée par une autre cuvette.
Le récipient 81 comprend un couvercle amovible et étanche à l'air et sur lequel sont établis trois raccords 82, 83 et 84. Le raccord 82 est prolongé jusqu'à proximité du fond du récipient 81 et sert à fournir la substance au tuyau d'alimentation 9 du dispositif. La substance est refoulée dans le raccord 82 par la pression de l'air comprimé qui est introduit dans le récipient 81 par le raccord 84.
Le raccord 83 relie la partie supérieure du récipient 81 au conduit d'admission 60 et, de cette manière, le dispositif est constamment alimenté à la fois avec la substance à débiter et avec l'air à une pression appropriée pour le fonetionnement du dispositif.
Quand le dispositif est utilisé pour débiter des substances non huileuses, il peut être nécessaire de prévoir des moyens pour lubrifier le piston 41 et la tige 44 (fig. 2). A cet effet, un dispositif de graissage S5 peut être étaNi dans la partie du conduit d'admission d'air qui est placée entre le récipient 81 et le conduit 60.
Ce dispositif 85, schématisé à la fig. 5, comprend un réservoir d'huile 86 qui comporte, à sa partie supérieure, une cloche 87 traversée par le conduit d'air allant vers le dispositif 80. Un tube 88, ouvert à ses extrémités, contient une mèche 89 qui s'étend vers le bas depuis la cloche 87 et plonge dans l'huile contenue dans le réservoir 86. Dans l'extrémité supérieure du tnbe 88 sont percés plusieurs trous 90 à travers lesquels la surface de la mèche 89 est exposée à l'air traversant la cloche 87. L'air recueille donc une très petite quantité de vapeur d'huile qui est juste suffisante pour assurer une lubrification convenable du piston 41 et de sa tige 44, ainsi que du distributeur d'air 61 (fig. 4), alors qu elle n'est pas suffisante pour contaminer la substance qui est débitée par le dispositif.
Ceci est particulièrement important quand il s agit d'aliments.
Les fig. 6 à 9 montrent une autre forme d'exécution de l'objet de l'invention; ce dispositif comprend un cylindre disposé verticalement 101, fermé à son extrémité supérieure par une tête carrée 102 et, à son extrémité inférieure, par un fond 103 ayant également une section carrée. La tête 102 et le fond 103 sont reliés entre eux par quatre tiges 104 qui les maintiennent en place sur les extrémités du cylindre 101. Les tiges 104 peuvent être vissées dans les pièces 102 et 103 ou elles peu vent être reliées à celles-ci par des écrous ou d'autres moyens appropriés.
Un piston 105, monté sur une tige 106, est logé dans le cylindre 101 et il est constitué comme celui désigné par 41 dans les fig. 1 à 4, en comprenant trois rondelles métalliques 107, 108 et 109 entre lesquelles sont logées deux cuvettes en caoutchouc 110 et 111. Cet ensemble est serré entre une tête de piston 112 et un écrou 113, vissé sur une partie filetée de la tige 106.
Le fond 103 comporte un trou central taraudé dans lequel est vissé un manchon fileté 115 qui sert au guidage de la tige 106.
Le manchon 115 est prolongé jusqu'à l'intérieur du cylindre 101 et son extrémité interne peut servir de butée à l'écrou 113 pour limiter la course du piston 105. Le manchon 115 peut être vissé plus ou moins dans le cylindre et comporte, à cet effet, une tête hexagonale 116, afin que la course du piston puisse être réglée à volonté. Le manchon 115 peut être maintenu à sa position ajustée à l'aide d'un contre-écrou 117.
La course du piston 105 et de sa tige, dans l'autre sens, est limitée par le contact de la tête 112 avec la tête 102 du cylindre.
Comme dans le cas précédent, le piston 105 partage l'intérieur du cylindre vertical 101 en deux chambres, une chambre de refoulement supérieure 118 et une chambre d'actionnement inférieure 119.
La tête 102 comporte deux trous transversaux 121 et 122 dans lesquels sont logés, respectivement, un tiroir 123, qui règle l'admission et l'évacuation de la substance à débiter dans et hors de la chambre 118, et un distributeur d'air 124, qui règle l'entrée et la sortie de l'air comprimé dans et hors de la chambre 119. La tête 102 comporte également un passage vertical 125, 126, qui débouche dans le trou 121, et un passage latéral 127 qui débouche dans une extrémité élargie 128 du trou 122 et qui est relié à l'extrémité inférieure de la chambre d'aetionnement 119 à l'aide d'un conduit d'air extérieur 129 (fig. 8) et un passage approprié 130, ménagé dans le fond inférieur 103 (fig. 7).
La substance à débiter est fournie, sous pression, à l'extrémité 131 du trou 121 et elle est évacuée, hors du dispositif, par l'extrémité supérieure 132 du trou vertical 125. L'air comprimé est introduit par l'extrémité élargie 133 du trou 122. Les extrémités des trous 121, 122 et 125 sont taraudées, comme montré, pour recevoir des raccords appropriés.
Le dispositif peut être relié à l'appareil qui fournit la substance à débiter et à la source d'air comprimé de diverses manières, mais il convient tout particulièrement à être monté sur la paroi latérale d'un récipient ou réservoir fermé qui contient cette substance et dans lequel agit la pression d'air d'une manière analogue à celle décrite à propos de la fig. 5. Ainsi, l'orifice d'alimentation 131 peut être relié à un conduit aboutissant au fond du récipient contenant la substance à débiter, alors que l'entrée d'air 133 peut être raccordée à la partie supérieure du récipient. Cette partie peut également être reliée directement à un conduit d'alimentation d'air. Pour l'évacuation de la substance, débitée par le dispositif, on peut se servir d'un tuyau souple ou organe analogue, raccordé à l'orifice d'évacuation 132.
On voit aux fig. 6 et 9 que le tiroir 123 est engagé dans une douille 135 munie d'un joint d'étanchéité 136 maintenu en place par un écrou 137. Dans l'extrémité interne du tiroir 123 est percé nn passage axial 138 qui débouche dans un trou transversal 139, orienté vers le bas. Le e tiroir 123 comporte également un deuxième trou transversal 140 qui le traverse complètement.
Quand le tiroir 123 est dans sa position interne montrée dans le dessin, le trou 140 est en alignement avec le passage vertical 125, 126 de la tête 102 et la chambre de refoulement 118 est reliée à l'entrée 132. Quand le tiroir est déplacé vers la droite des fig. 6 et 9, le trou 139 vient en regard du passage 126 et permet à la substance, fournie à l'entrée 131, de passer par ce passage 126 dans la chambre 118. La communication entre la chambre 118 et la sortie 132 est alors interrompue par le tiroir.
Le distributeur d'air 124 (fig. 9), dont le diamètre est réduit à plusieurs reprises, peut coulisser avec une de ses parties dans une douille 141 et avec la partie médiane 142 qui comporte un passage axial, dans le trou 122.
Trois trous transversaux 143, 144 et 145 aboutissent au passage de la partie médiane 142 aux endroits montrés dans le dessin.
Un manchon 146 est logé dans l'extrémité élargie 133 du trou 122 et sert de logement à une soupape à bille 147 qui est engagée avec jeu dans le manehon 146 et qui peut reposer sur un siège 148 formé par l'extrémité interne du trou élargi 133, quand le distributeur 124 a été déplacé vers la droite de la fig. 9.
Quand le distributeur 124 occupe sa position, montrée à la fig. 9, la bille 147 est écartée de son siège 148 et l'air, fourni à l'entrée 133, peut traverser les trous 143 et 144 et pénétrer dans le passage 142 d'où il passe, par le trou 145, dans l'antre extrémité élargie 128 du passage 122. L'air s'écoule ensuite, par le passage 127, le conduit d'air 129 et le passage 130, vers la chambre d'actionnement 119 sous le piston 105.
Quand le distributeur 124 est déplacé vers la droite de la fig. 9, la bille 147 peut venir reposer sur son siège 148 par l'effet de la pression de l'air, ce qui interrompt l'alimentation d'air vers la chambre d'actionnement.
De plus, le déplacement de ce tiroir 124 fait déboucher le trou 144 dans l'extrémité élargie 128 du trou 122, alors que le trou 145 débouche à l'air libre, à l'extérieur de la douille 141. De cette manière, on obtient une sortie par laquelle l'air, contenu dans la chambre 119, peut s'échapper à l'atmosphère.
Le tiroir 123 et le distributeur sont ma oeuvrés simultanément par un levier de com- mande 160 articulé en 161 à un support 162 faisant saillie sur la face avant de la tête 102 du cylindre. Une broche transversale 163, engagée dans l'extrémité supérieure, en forme de fourche, du levier 160, peut venir en contact avec la face supérieure du support 162 pour limiter le déplacement vers l'extérieur du levier 160. Celui-ci est maintenu à sa position interne (telle que montrée) par une pince élastique 164, montée sur le cylindre 101.
Le levier 160 agit sur le tiroir 123 et le distributeur 124 à l'aide d'une traverse 165 (fig. 7) qui pénètre dans des encoches 166 et 167, ménagées respeetivement dans les organes 123 et 124 (fig. 9). Quand le levier 160 occupe sa position interne, pour laquelle il est engagé dans la pince 164, le tiroir 123 et le distribu- teur d'air 124 occupent leurs positions internes, comme montré. Dans ces conditions, le tiroir 123 relie la chambre de refoulement 118 au passage d'évacuation 125 et à la sortie 132, alors que le distributeur d'air 124 permet l'in- troduction de l'air comprimé dans la chambre d'actionnement 119, ce qui refoule le piston 105 vers l'extrémité supérieure du cylindre 101.
Ceci correspond à la position normale du dispositif et assure, autant que possible, que les fuites qui peuvent se produire soient deys fuites d'air et non des fuites de la substance à débiter.
Pour faire fonctionner le dispositif, on dégage le levier de manoeuvre 160 hors de la pince 164. Ceci oblige le tiroir 123 à fermer, d'abord, le passage d'évacuation 125 et à établir, ensuite, la conununication entre l'entrée 131 et la chambre de refoulement 118 par les trous 138, 139 et 126.
En même temps, on déplace le distributeur d'air pour permettre à la bille 147 de s'appliquer sur son siège 148 pour interrompre l'alimentation d'air, alors qu'une sortie d'air est établie pour l'air, contenu dans la chambre 119, par les trous 144 et 145. Par conséquent, la substance peut pénétrer dans la chambre 118, ce qui refoule le piston 105 vers le bas, ce mouvement étant limité par le contact entre l'écrou 113 et l'extrémité du manchon 115 formant butée.
Quand le levier 160 est ramené à sa position initiale, les eommunieations pour la substance et pour l'air comprimé sont inversées, de sorte que l'air peut pénétrer dans la chambre d'actionnement 119 pour refouler le piston 105 vers le haut dans le cylindre 101 pour expulser la substance hors de la chambre 118, par le passage d'évacuation 125, jusqu'à l'endroit de son utilisation.
Il est évident que le dispositif, tel que décrit, peut subir de nombreuses modifications. Ainsi, le manchon 115 formant butée du dispositif des fig. 6 à 9 peut être utilisé pour le dispositif des fig. 1 à 4, à la place de la vis de butée 54 et vice versa. De plus, un dispositif de graissage, analogue à celui désigné par 85, peut au besoin être utilisé pour le dispositif des fig. 6 à 9.
De même, chacune des formes d'exécution du dispositif peut être montée ou peut faire partie de machines ou d'appareils de divers genres. Elle peut, par exemple, être montée au-dessus ou au voisinage d'un transporteur ou d'une table tournante, sur lequel se trouvent des aliments, articles de pâtisserie ou de confiserie destinés à recevoir une substance de remplissage.
Dans ce cas, et pour plusieurs autres applications, des moyens automatiques peuvent être prévus pour actionner l'organe ou levier de manoeuvre. Par exemple, le levier de ma oeuvre 27 ou 60 peut être agencé de manière à pouvoir venir en contact et à être actionné par une came ou par un groupe de cames monté sur le transporteur ou à la table tournante ou adjoint à ceux-ci.
Il est à noter que, pour toutes les formes d'exécution décrites plus haut, l'admission de l'air dans la chambre d'actionnement et sa décharge hors de celle-ci sont commandées toutes deux par des distributeurs à double effet. On peut également se servir d'un distributeur à simple effet pour régler seulement l'admission de l'air. Ceci peut être obtenu en établissant un orifice d'étranglement, ouvert en permanence, pour la sortie de l'air hors de la chambre d'actionnement à l'air libre. Cet orifice de section réduite n'empêche pas qu'une pression soit produite dans la chambre d'actionnement qui suffit à faire fonctionner le dispositif, mais il est suffisant pour permettre le retour du piston quand l'alimentation en air est interrompue.
On préfère, toutefois, se servir d'un distributeur d'air à double effet, car il permet d'obtenir une économie dans la consommation en air comprimé et de faire fonctionner l'appareil plus rapidement.
La substance à débiter peut, évidemment, être introduite dans le dispositif par des moyens pour lesquels on ne se sert pas d'air comprimé ou de tout autre fluide sous pression. Par exemple, la substance peut être fournie, à la pression nécessaire, à l'aide d'une pompe d'un genre approprié.