Appareil d'enregistrement d'essais statistiques. Les appareils actuellement connus ser vant aux contrôles et essais industriels de toute nature, tels qu'allongement avant rup ture, d'éprouvettes, charge de rupture, travail absorbé avant rupture, limite d'élas ticité, rigidité diélectrique, conductibilité électrique, ete., sont généralement agen cés pour réaliser un nombre assez limité d'essais. De plus, ces appareils ne sont généralement pas automatiques et ne présen tent pas les résultats d'essais sous une forme directement statistique.
Il en résulte les inconvénients suivants Pet-tes de temps au cours des manipula tions, pertes qui limitent étroitement le nom bre d'épreuves qu'il est possible de faire sans dépenses excessives; Introduction de causes supplémentaires d'erreurs, dues à l'équation personnelle des opérateurs; Pertes de temps et causes d'erreurs sup plémentaires dans l'interprétation des résul tats élémentaires des expériences, leur tra duction statistique et leur exploitation.
La présente invention a. pour objet lui appareil d'enregistrement d'essais statistiques, destiné à assurer directement l'enregistrement. des statistiques d'épreuves et comportant des dispositifs permettant de soumettre des éprou vettes à un essai de traction, caractérisé en ce qu'il comporte deux pinces susceptibles de saisir les extrémités de l'éprouvette et d'être écartées l'une de l'autre, l'une de ces pinces étant reliée à un dispositif permettant de lui appliquer une force variant suivant une cer taine loi et l'autre pince étant reliée à un dis positif destiné à la déplacer de manière à compenser les allongements de l'éprouvette et, au moins,
un organe mobile susceptible de se déplacer en fonction de la valeur instantanée de la caractéristique essa,@ée devant -Lui dispo sitif enregistreur susceptible d'enregistrer au moins la position de cet organe mobile corres pondant à la valeur maximum de la grandeur essayée.
Suivant une première forme d'exécution, le dispositif enregistreur est constitué par une série de logements au-dessus desquels se déplace l'organe mobile porteur à chaque essai d'une bille qui et libérée lorsque la valeur maximum de la grandeur essayée est atteinte.
Suivant une seconde forme d'exécution, le dispositif enregistreur est constitué par un stylet porté par l'organe mobile et se dépla çant devant une surface de référence, ce sty let réalisant soit un tracé continu, soit une perforation pour la valeur maximum corres pondant à chaque essai.
Suivant une troisième forme d'exécution, le dispositif enregistreur est constitué par un organe compteur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple et d'une manière schématique, des formes d'exécution de l'appareil ainsi que différents détails des organes accessoires. lia fig. 1 est un schéma d'un dynamo mètre statistique automatique.
La fig. 2 est une vue schématique d'un détail de la. fig. 1.
La fig. 3 représente la courbe de l'al longement d'un ressort en fonction de la charge, courbe qui est utilisée pour déter miner la zone d'utilisation du ressort du dy namomètre.
La fig. 4 est une vue schématique d'un dispositif de freinage électromagnétique qui peut être utilisé avec l'appareil de fig. 1.
La fig.-5 est une vue schématique d'une forme d'exécution d'un appareil enregistreur fonctionnant avec des billes.
La fig. 6 est une vue schématique d'un appareil enregistreur selon une autre forme d-'exécution.
La fig. 7 est une vue schématique d'une. forme d'exécution d'un appareil enregis treur réalisant des perforations de bande.
La fig. 8 est une vue schématique d'un appareil enregistreur à contacts électriques. La fig. 9 est une vue schématique d'une forme d'exécution d'un appareil compteur électrique.
La fig. 10 est une courbe d'un diagramme d'intégration obtenue avec l'appareil de fig. 7. La fig. 11 est, une vue schématique d'un détail d'un appareil intégrateur pour des essais de détermination du travail d'allonge ment d'une éprouvette.
La fig. 12 est une vue schématique d'une forme d'exécution d'un inverseur de marche. La. fig. 13 est le schéma d'ensemble d'une forme d'exécution d'un dispositif utilisant un perforateur de bande.
La fi-. 14 est une vue en perspective d'une bande perforée ail moyen du dispositif de fig. 13.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 1, l'appareil est un dynamomètre statis tique automatique pour l'essai à la traction de matériaux se présentant sous forme de fils, de mèches, de bandes ou de tout autre forme analogue.
Suivant la fig. 1, le dynamomètre statis tique automatique comporte un ressort dyna- mométrique 1, taré et. relié, d'une part, au point 2 d'un levier-pendule 3 et, d'autre part, à un dispositif qui le soumet à une traction suivant une loi (vitesse d'application de la force en fonction du temps) choisie suivant la nature des essais à effectuer, par exemple par l'enroulement d'un filin 4 sur une came profilée 5, qui soumet le levier-pendule 3 à une force croissant proportionnellement au temps, ou tous autres dispositifs analogues.
Le levier-pendule 3 porte une pince 6 entre les mâchoires de laquelle le fil à essayer 7 est mis en place par un dispositif de chargement qui sera, décrit ci-après.
L'autre extrémité du fil 7 est. pincée entre les mâchoires d'une pince mobile 8, en traînée par un chariot. 9. Le chariot 9 est , ramené dans la direction du fil 7 par l'ac tion d'un contrepoids 10 ou tout autre dis positif équivalent. Il est entraîné dans la di rection opposée par un treuil 11, à. vitesse va riable, qui provoque le déplacement. de la pince 8, de manière à. compenser l'allonge ment de l'éprouvette 7 résultant de la trac tion à laquelle elle est. soumise au cours de l'essai. Le treuil 11 est asservi par un servo moteur à la position de la pince 6 dont les déplacements doivent être maintenus aussi pe tits que possible.
Ce servomoteur peut être réalisé, par exemple, de la manière suivante, représentée aux fig. 1 et 2.
Les déplacements de la. pince 6, afin de maintenir ceux-ci aussi petits que l'exige la nature du matériau essayé, sont amplifiés par le levier-pendule 3. Ce levier-pendule 3 commande l'ouverture ou la fermeture d'une soupape 12 susceptible de laisser écouler du mercure ou tout autre liquide conducteur de l'électricité.
Le levier-pendule 3 commande au moyen d'un levier coudé la soupape 12 coopérant. avec une ouverture calibrée 13. Cette ouver ture calibrée 13 alimente en mercure, sous une pression constante, une cuve 15 (fig. 21 munie d'un ajutage calibré 14; suivant que le débit de mercure à travers l'ouverture 13 est supérieur ou inférieur au débit à travers l'ajutage 14, c'est-à-dire suivant la position & , la soupape 12, le niveau du mercure dans la colonne 15 monte ou descend, en court-cir cuitant un nombre variable de résistances 16 (fig. 2).
La variation de résistance qui en ré sulte dans un circuit. électrique correspon dant est, utilisée pour le réglage de la vitesse du treuil 11 (fig. 1).
La pression constante d'alimentation de l'ouverture calibrée 13 est maintenue par une pompe de circulation 17 (fig. 2) reprenant le mercure dans un bac de décharge 18, pour le refouler dans un réservoir à niveau cons tant 19.
En dernière analyse, on voit que la loi de variation de la force de traction exercée à chaque instant sur le fil est déterminée par le profil de la came 5 (fig. 1) et la vitesse de rotation de celle-ci, et que l'allongement du fil sous la force de traction, dont la loi de varia tion est ainsi prédéterminée, est représenté par le déplacement du chariot 9.
Il résulte de ce qui précède que le déplace ment du chariot. 9 est proportionnel à l'al longement subi par l'échantillon 7 et que l'extension du ressort 1 est proportionnelle -à la force de traction exercée sur le fil.
Des dispositifs auxiliaires convenables per mettent. d'ajuster à toute valeur désirée le rapport entre le déplacement. du chariot 9 et l'allongement réellement subi par l'éprouvette. A titre d'exemple, on a représenté à la fig. 1 un treuil différentiel. 20-20bis à rapport de poulies réglable coopérant avec un levier 100 rapport. de multiplication également ré glable.
La courbe charge-allongement d'un res sort présente généralement l'aspect. de la fig. 3. I1 est intéressant d'utiliser le ressort dans la partie rectiligne 11-B de sa caracté ristique. A cette fin, le levier-pendule 3 est doté d'un contrepoids réglable 21, ou tout autre dispositif approprié qui met le ressort 1. sous tension avant le début de l'opération de traction du fil 7.
Les déplacements du chariot 9 (fig. 1) sont commandés par le treuil 11 qui peut être placé soit sur le chariot lui-même, soit sur le bâti de l'appareil. La vitesse de dé placement du chariot 9 peut être réglée en fonction des variations de position du levier- pendule 3, par exemple, soit par insertion des résistances 16 dans le circuit électrique d'ali mentation du moteur d'entraînement du treuil 11, soit en insérant ces résistances dans un dispositif de freinage électromagnétique agis sant sur l.'un des plateaux d'un différentiel utilisé pour la commande du déplacement du chariot et soit encore par tout autre procédé.
Un dispositif de freinage électromagné tique d'un satellite représenté à la fi-. 4 est décrit ci-après à titre d'exemple.
L'un des plateaux dentés d'un différen tiel est solidaire d'une poulie 22 elle-même entraînée à l'aide d'une commande appropriée par un moteur (moteur général du dynamo mètre ou moteur auxiliaire). Le deuxième plateau denté entraîne, par une poulie 23 et. des dispositifs démultiplicateurs, un disque métallique 24 qui tourne entre les pôles d'un électro-aimant 25. Le courant, qui alimente cet électro-aimant 25 est réglé à chaque instant. par l'insertion dans le circuit des résistances de réglage 16, par l'intermédiaire du dispo sitif de soupape 12-13 décrit (fi-. 2) ou de tout, autre dispositif servomoteur équivalent.
L'excitation de l'électro-aimant 25 (fig. 4) va rie instantanément en fonction des positions du levier-pendule 3 (fig. \?) et. provoque un freinage plus ou moins énergique du disque 24 (fig. 4). Le pignon planétaire 26 du dif férentiel, soumis à, l'action, d'une part, d'un plateau entraîné par la poulie 22 et, d'autre part, d'un. plateau freiné plus ou moins éner giquement, est, entraîné en rotation et com mande l'entraînement du chariot 9 (fia. 1) par l'intermédiaire de l'axe 27 sur lequel il est fixé et du treuil 11.
Dans ces conditions, la rotation du treuil 11 (fig. 1) et la force exercée par le treuil sur le chariot. sont réglées pour compenser à chaque instant l'allongement du fil 7 et réa liser rigoureusement la compensation de l'ef fort de traction du ressort 1 sur l'éprou vette 7. Le dynamomètre fonctionne de la, faon suivante: La première opération consiste en une traction de l'éprouvette et des mesures dy namométriques.
La came 5 (fig. 1) dilate le ressort 1 se lon la loi choisie par le profil de la came. Pendant cette opération, le chariot 9 avance donnant ainsi la mesure de l'allongement de l'éprouvette 7. Au moment de la rupture de l'éprouvette, le levier-pendule 3 est sollicité -violemment. par le ressort 1. II provoque la fermeture d'un contact auxiliaire 69 (fig. 13) qui commande, par un relais appro prié, le renversement de marche des moteurs entraînant la came 5 et le treuil 11. L'appa reil tout entier (équipage de mesure des allongements, et équipage de mesure des forces) revient à zéro.
Des organes auxi liaires électriques ou mécaniques appropriés assurent, un retour rapide à zéro et arrêtent ces mouvements en des points convenables de leur course.
L'appareil réalise également l'enregistre ment des forces de rupture. Le .dispositif, dans la forme d'exécution représentée aux fi g. 5 à 7, peut comprendre soit un distribu teur, un transporteur et un récepteur fonc tionnant à billes (fig. 5), soit un enregis treur graphique (fig. 6) soit encore un enre gistreur à perforation (fig. 7).
Le distributeur de billes 28 (fig. 5) com porte un réservoir rempli de billes et présen tant à sa base un trou fermé par un obtura teur présentant une lumière, cet obturateur étant entraîné en rotation, de manière à ame ner au début de chaque épreuve la lumière en coïncidence avec ce trou et à libérer ainsi une bille.
Le transporteur de billes est composé d'un chariot mobile 29, d'une trémie d'alimenta tion 3 et d'un orifice d'évacuation 31 dont l'ouverture est commandée par un électro aimant 32.
Le récepteur de billes est constitué par un plateau incliné 33 présentant des rainures sur 'sa face supérieure. Le rang de chacune de ces rainures correspond à chacune des charges de rupture dont il s'agit. d'enregistrer la statistique.
Dès le début. d'une opération dy namomé- trique, le distributeur 28 par rotation de son obturateur laisse tomber une bille dans la tré mie 30 du chariot 29. Grâce à un dispositif approprié (treuil, vis sans fin, crémaillère ou tout autre dispositif) ce chariot avance au fur et à mesure de l'augmentation de la force appliquée à l'éprouvette 7, le déplacement de l'orifice d'évacuation 31 étant à chaque ins tant proportionnel à la force subie par l'éprouvette 7 à l'instant considéré.
Au mo ment de la rupture de l'échantillon 7, le bas- culement du levier-pendule 3 provoque, par l'intermédiaire de l'électro-aimant 32, la chute de la bille dans la rainure qui corres pond à. l'effort final, puis le chariot 29 revient à vitesse accélérée à son point. de dé part et le cycle recommence.
L'accumulation des billes dans les diffé rentes rainures du plateau 33 matérialise le diagramme statistique des épreuves au fur et à mesure de leur répartition.
On pourrait équiper l'appareil de plu sieurs distributeurs de chargement analogues au distributeur 28. Dans un même distribu teur, les billes sont toutes de la. même couleur. Dans le cas de plusieurs distributeurs, la cou leur des billes pourrait être différente. Cette disposition permet les variantes d'utilisation suivantes: a) on utilise, par exemple, d'abord 100 billes blanches, puis 100 billes vertes, puis 100 billes jaunes, etc.; b) on utilise successivement des séries de billes comprenant une noire, une blanche, une jaune, etc.; c) ou bien toute autre combinaison.
A cet effet, il suffit d'intercaler, par exemple, entre la série des distributeurs 28 et la trémie d'alimentation 30 un distributeur approprié, non représenté au dessin.
L'emploi de billes colorées permet d'étu dier n'importe quelle sous-répartition de la sta tistique des épreuves enregistrées.
L'enregistreur graphique, dans la forme d'exécution représentée en fig. 6, comprend un stylet enregistreur 34 et une bande de pa- pier-diagramme 35.
Au cours d'une épreuve, les déplacements relatifs du stylet 34 et du diagramme 35 sont, à chaque instant, proportionnels à l'effort subi par l'éprouvette 7. D'autre part, après chaque épreuve, la bande de papier est avan cée d'une longueur constante. La juxtaposi tion des tracés successifs du stylet 34 sur le papier 35 donne un graphique chronologique de l'ensemble des épreuves exécutées par l'ap pareil.
L'enregistreur à perforation dans la forme d'exécution représentée en. fig. 7 com prend un emporte-pièce 62 et une bande d'enregistrement 63.
Au cours d'une épreuve, l'emporte-pièce 62 se déplace au-dessus de la bande 63 sans la toucher, les déplacements relatifs de ces organes étant à chaque instant proportionnels aux efforts imposés à l'éprouvette 7 (fig. 1@, la bande 63 étant, par exemple, portée par un dispositif d'entraînement monté sur un bati fixe et l'emporte-pièce 62 étant monté sur un chariot inséré dans la transmission représen tée à la fig. 1 par le fil 4.
Au -moment de la rupture de l'échantillon 7 (fig.1), le bascule- ment du levier-pendule 3 provoque l'appli cation de l'emporte-pièce 62 (fig. 7) sur la bande 63, grâce à un dispositif électroméca nique 65-66-67 approprié. Un trou ayant été ainsi perforé à une élongation proportion nelle à la charge de rupture de l'éprouvette 7, le dispositif d'enregistrement revient au zéro, tandis que la bande 63 avance perpendicu lairement au sens de déplacement du perfo rateur 62, d'un pas (au moins égal au dia mètre d'un trou) pour éviter le déchirement du papier.
Il est rappelé que le chariot 9 (fig. 1) avance d'une quantité égale ou proportion nelle à l'allongement subi par l'échantillon essayé, puisque l'autre extrémité du fil portée par la pince 2 peut être considérée comme fixe.
Pour l'enregistrement électrique des allongements en fonction des forces, le cha riot 9, dans la forme d'exécution représentée en fig. 8, porte un bras orientable 39 sur le- duel viennent reposer des tiges horizontales 40a, 40b, <I>40c, 40d</I><B>...</B> Ces tiges parallèles à la trajectoire du chariot 9 sont régulièrement espacées, et leurs longueurs varient régulière ment de l'une à l'autre d'une même quantité (10 mm par exemple). Dans ces conditions, les extrémités des tiges 40 sont, alignées sur une même ligne droite A-B qui fait un cer tain angle avec la trajectoire du chariot 9.
Chaque fois que le chariot 9 avance de 10 mm, l'une des tiges 40 tombe et ferme un contact électrique 41 correspondant. Chaque contact 41 (fig. 9) alimente deux compteurs élee- triques d'impulsion 42, 43 tels que, par exem ple, des compteurs de conversations télépho niques. Chaque compteur de la série 42 enre gistre un coup lors de la fermeture du con tact 41 correspondant. Chaque compteur de la série 43 enregistre un nombre d'impulsions proportionnel à chaque instant à l'accroisse ment. de force subi par l'éprouvette 7 à partir de l'instant de la fermeture du contact 41 correspondant.
Ces impulsions électriques sont commandées par un rupteur 44 dont la cadence des impulsions est fonction de la loi d'application de la force imposée au fil 7 par la came 5 (fig. 1).
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant: L'allongement de chaque éprouvette essayée est donné dans le diagramme de fig. 10 par le rang (exprimé en longueur) du compteur de la série 42 qui a fonctionné le dernier au cours de l'essai considéré, en y ajoutant la valeur de l'allongement correspondant à un demi-intervalle séparant. deux compteurs con sécutifs de ladite série.
Chaque compteur de la série 43 (fig. 9) enregistre un nombre d'impulsions qui repré sente sur le diagramme allongement-force la différence entre l'abscisse du point corres pondant à l'intersection de la courbe allonge ment-force par l'ordonnée représentant l'al longement pour lequel fonctionne le contact correspondant au compteur considéré, et l'abs cisse du point de rupture. Les nombres enre- gistrés par chaque compteur de la série 43 sont proportionnels à des forces, et sont exprimés en grammes.
En totalisant les chiffres des compteurs de la série 43 qui ont fonctionné, on obtient. une véritable intégration de la surface limitée par la courbe allongement-force, l'axe des abscisses et l'axe des ordonnées passant par le point de rupture.
Il est possible de disposer le câblage élec trique des compteurs 43 de manière qu'ils en registrent, non pas les abscisses de fin d'al longement telles que A--B (fi-. 10), suais leurs compléments tels que C <B>-A.</B> Le tracé de la courbe-diagramme n'en est pas modifié. On obtient alors directement, dans ce cas, la va leur du travail absorbé par l'éprouvette avant sa rupture.
La série des tiges 40 (fig. 8) pourrait être solidaire du chariot 9 et la barre 39 pourrait être portée par un bâti fixe, de même le dis positif pourrait être asservi à la variation de la valeur de la forme, le chariot portant la barre 39 ou les barres 40 étant alors inséré dans la transmission constituée par le fil 4 de la fig. 1 sans déroger au principe de l'in vention. De même, le déplacement relatif des organes 39 et 40 pourrait être commandé soit directement par le chariot 9, soit par tout autre organe approprié animé de déplace ments proportionnels.
Il a été dit que le bras 39 (fig. 8) était mobile autour d'un axe 45 porté par le cha riot 9, b étant l'angle formé par le bras 39 avec la direction de translation du chariot 9. Le réglage de l'angle b jusqu'à la position de l'angle a, réglage obtenu par rotation et fixa tion du bras 39 sur un support 45, -permet d'ajuster à toute valeur désirée la valeur de l'allongement de l'éprouvette 7 (fig. 1) qui sépare la chute de deux leviers 40 suc cessifs. Une graduation appropriée 46 (fig. 8) donne par simple lecture, la valeur en millimètres, par exemple, de l'allonge ment séparant la chute de deux leviers 40 successifs.
L'utilisation des nombres enregistrés par les compteurs des séries 42 et 43 permet la construction du diagramme moyen Force- Allongement d'une série d'essais dynamomé triques.
La précision de l'enregistrement qui vient d'être décrit est évidemment fonction du nombre des leviers 40 et des compteurs 42 et 43 qu'ils commandent. En pratique, une série de 25 leviers (et deux fois 25 compteurs d'im pulsions) donne pour chaque essai élémen- taire une précision de +2% en allongement,
+ 2 % en force et + 4 % en travail de rup- ture. La précision globale atteinte au cours d'une statistique d'essais est. donc assez bonne.
Il est évident que le nombre de leviers et de compteurs pourrait être adapté à. toute exi gence de précision des mesures.
L'intégration du travail de rupture, dé pensé dans chaque épreuve dynamométrique, pourrait être obtenue comme montré en fig.11: un plateau 47 tourne à une vitesse propor tionnelle à l'une des deux quantités force ou allongement . Une roulette 48, entraînant un totalisateur 49, se déplace le long d'un rayon du disque 47, de manière que la dis tance du point de contact au centre du disque 47 soit à chaque instant proportion nelle à la deuxième des grandeurs force et allongement . Dans ces conditions, le dispo sitif 49 fonctionne comme intégrateur des travaux élémentaires de rupture.
Au lieu de poursuivre les essais jusqu'à rupture des éprouvettes, il est, possible de limiter la contrainte d'épreuve à toute valeur déterminée, par la mise en oeuvre d'un dispo sitif auxiliaire de déclenchement et d'inver sion de marche. Dans ces conditions, la ma chine permet la mesure et l'étude des allonge ments élastiques et permanents.
Un dispositif variateur approprié (boîte de vitesse par exemple) permet d'ajuster toute valeur désirée la vitesse d'application de la charge de traction aux échantillon essayés.
lies renseignements statistiques fournis par les diverses dispositions décrites de l'appa reil (qu'il s'agisse de la forme d'exécution avec répartition de billes, ou bien celle à dia gramme moyen force-allongement , ou en core celle par nombres enregistrés par les compteurs d'impulsions) permettent de con naître immédiatement ou par des calculs sim ples les données statistiques usuelles telles que celles appelées usuellement: valeur moyenne, écart absolu, écart relatif, écart probable ab solu, écart probable relatif, écart type, varia bilité, dispersion, etc., toutes ces valeurs étant du plus haut intérêt industriel.
La longueur de chaque éprouvette peut, au cours d'essais successifs, être ajustée à toute valeur désirée par déplacement des deux parties du bâti portant, d'une part, la pince 6 et ses organes annexes (fig. 1), d'autre part, la pince 8 et ses organes annexes (fig.l). La longueur des éprouvettes influant directement sur la dispersion des résultats d'essais,
cette possibilité de réglage constitue une caractéristique intéressante notamment pour la recherche des écarts périodiques des points faibles ou des défauts du fil dont on peut atténuer l'effet périodique sur le résul tat global obtenu au cours d'un essai par réglage de la longueur de l'éprouvette.
Le dispositif transporteur de billes (fig. 5) décrit ci-dessus pourrait. être rem placé par d'autres dispositifs équivalents: par exemple par une trémie fixe et goulotte mo bile, par un transporteur magnétique, par un distributeur fixe et un plateau rainuré mo bile, ete.
Le perforateur de bande enregistreuse représenté dans les deux formes d'exécution (fig. 7 et 14) comporte dans l'exemple de Fig. 7, un emporte-pièce 62 mis en rotation à grande vitesse par une poulie 262 et une cour roie 263 et maintenu à une petite distance du diagramme à perforer 63 par un ressort 64. Un levier oscillant 65 porte à son extrémité un plongeur 66, en métal magnétique, qui pénètre à l'intérieur d'un électro-aimant 67. Cet électro-aimant 67 est, alimenté par l'in termédiaire du contacteur 69 (fig. 13). Il en résulte qu'au moment de la rupture de l'éprouvette, l'électro-aimant 69 se trouvant fermé, ainsi qu'il est. indiqué plus loin, le cou rant est envoyé dans cet électro-aimant et at tire le plongeur 66.
Le levier 65 exerce une pression sensible sur le sommet de l'em- porte-pièce rotatif, lequel perfore le papier en tournant et en appuyant sur une pièce de bois amovible 68.
En effet, pendant l'opération de traction dynamométrique, l'interrupteur 69 (fig. 13) est normalement ouvert, un second interrup teur 70 étant fermé par la tension d'un res sort de rappel. Lors de la rupture, le pen dule 3 rappelé par le ressort 1 vient buter contre la tige de commande de l'interrupteur 69 qui se ferme et le courant alimentant l'électro-aimant 67 passe par l'interrupteur î 0; mais à ce moment le sens de rotation de ].'arbre moteur et, par suite, celui de la poulie à gorge 72 calée sur celui-ci, change sous l'ac tion d'un inverseur qui sera décrit ci-après avec référence à la fig. 12.
La corde 74 lestée du contrepoids 73 exerce alors une traction supérieure à celle du ressort 71 et bascule le contact 70 qui interrompt le courant de l'électro-aimant 67. L'effort de pression du levier 65 (fig. 7) sur le pointeau de l'ein- porte-pièce rotatif 62 ne dure qu'un instant., suffisant à perforer le trou dans le dia gramme 63. Le ressort 64 relève l'emporte- pièce rotatif aussitôt que le courant est coupé dans l'électro-aimant 67.
Le bâti 75 (fig. 7) du perforateur est mo bile par rapport au diagramme 63, et les dé placements du perforateur sont toujours pro- portionnels à ceux de 34 (fig. 6). Après chaque perforation, c'est- à-dire à la fin de chaque essai, la bande-dia- gramme 63 est déplacée d'une longueur pré déterminée transversalement par rapport à la direction dans laquelle se déplace le per forateur.
La position transversale de la per foration par rapport à l'axe longitudinal de la bande indique donc- la valeur enregistrée au cours de l'essai.
Le dispositif perforateur ci-dessus décrit pourrait être remplacé par tout. dispositif équivalent capable de découper des trois à bords nets et sans bavures.
Au lieu d'être effectué à l'aide de perfo rations isolées et distinctes les unes des autres, l'enregistrement des éprouvettes pour rait être exécuté comme représenté en fi-. 14. Le perforateur, en forme de biseau, dé coupe à chaque essai une lumière à travers le papier-diagramme. Entre deux essais consé cutifs, le diagramme avance d'un pas égal à la largeur d'une lumière. Le diagramme est constitué par une bande portant des perfora tions latérales et entraînée par deux roues 202a, et 2021, munies d'ergots coopérant avec lesdites perforations.
Ces deux roues à ergots sont montées sur un arbre 203 solidaire d'une roue à rochet 204, entraîné lui-même par un eliquet 205, le cliquet faisant avancer par cette liaison mécanique le diagr anime d'un pas après chaque essai. Le fonctionnement du dispositif est tel qu'il permet d'enregistrer sous forme de pistes crénelées la statistique des essais, ces pistes étant susceptibles d'être uti lisées ultérieurement avec commodité dans un analyseur approprié.
Au moment de la rupture de l'éprouvette 7, le pendule 3 (fig. 13) est violemment attiré par le ressort dynamométrique 1. Ce mouve ment provoque l'inversion de marelle géné rale de l'appareil, par exemple de la manière suivante:
Le moteur général de l'appareil entraîne un dispositif à double embrayage électro magnétique (fig. 12) comportant par exem ple un disque central 90 en métal magné tique, solidaire de l'arbre 93 de commande générale, un plateau 91 d'électro-aimant qui tourne à une vitesse donnée dans un sens dé terminé, et un second plateau 92 porteur d'électro-aimants, mais tournant en sens in verse du premier et à une vitesse plus grande.
Ces deux plateaux étant entraînés à partir d'un arbre 250 entraîné par le moteur 207. (fig. 1) à vitesse constante, l'un par une courroie droite, l'autre par une courroie croi sée passant dans les poulies 251 et 252 assu rant ainsi un sens de rotation inverse aux deux plateaux. Le diamètre de la poulie à. gorge solidaire du plateau 92 étant inférieur au diamètre du plateau poulie à gorge 91 donne au plateau 92 une vitesse supérieure à celle du plateau 91.
Quand le contacteur 69 est ouvert, un contacteur non représenté éta blit un courant dans les électro-aimants du plateau 91 qui entraîne par influence magné tique le disque central 90 solidaire de l'arbre 93 et de la came profilée 5. Lors de la rup ture de l'éprouvette, le contacteur 69 se ferme et par un contacteur non représenté coupe l'alimentation du courant d'excitation des électro-aimants du plateau 91 et en même temps établit un courant dans les électro aimants du plateau 92.
Comme ce plateau 92 tourne à une vitesse supérieure à celle du pla teau 91 et en sens inverse, il entraînera à son tour par influence magnétique le disque 90 en sens inverse et à grande vitesse; ce disque 90 étant solidaire de l'arbre 93 et de la came profilée 5 détendra le ressort 1 (fig. 1) ame- liant ainsi l'appareil au zéro à une vitesse accélérée.:
A ce moment, le contacteur 69 s'ouvre à nouveau n'étant plus maintenu fermé par le pendule 3 qui revient à sa position de dé part, le courant d'excitation des électro- aimants du plateau 92 est coupé et établi dans les électro-aimants du plateau 91 qui entraîne à. nouveau le disque 90 dans le sens rotation mettant l'éprouvette en tension.
Le dispositif décrit ci-dessus pourrait être remplacé, par exemple, par un moteur élec trique à vitesse variable et à renversement de marche, ou par tout autre dispositif connu d'inversion de marche et de changement de vitesse.
Le dynamomètre est équipé et agencé pour essayer dans les mêmes conditions d'automatisme des éprouvettes 7 de n'importe quelle longueur. A cet effet, un tourillon 101 (fig. 1) d'un levier 100 est réglable en posi tion le long d'une coulisse 102.
L'appareillage décrit plus haut enregistre la. statistique des forces de rupture sous forme de répartition des billes (fig. 5) sous forme de graphique chronologique (fi-.<B>6)</B> et sous forme de perforations chronologiques (fig. 7 et 14.).
Il est évident. que la statistique des allon- Yements pourrait être enregistrée dans les mêmes conditions que la statistique des forces. Les éléments de cet enregistrement et leur fonctionnement étant identiques à ceux déjà décrits, on ne mentionne ici que la possibi- lité de pouvoir doubler l'équipement statis tique du dynamomètre automatique.
La statistique globale du travail de rup ture est obtenue à la fin d'une série d'opé rations, par le relevé des indications enregis trées par les compteurs d'impulsion. L'enre gistrement des indications globales des mi nuteries à chiffres se prête mal à l'étude de statistiques partielles du travail de rup ture. On pourrait pallier cet inconvénient en équipant le dynamomètre, par exemple, avec un appareil photographique approprié, qui enregistre périodiquement les indications des compteurs. Les appareils photographiques connus sous le nom de Robot conviennent par exemple particulièrement bien à cet emploi.
Une autre solution consisterait dans l'em ploi de minuteries à rouleaux chiffrés, équi pés de telle sorte qu'ils puissent imprimer pé riodiquement leurs indications sur un papier enregistreur (solution analogue à celle des compteurs ou appareils, électriques, connus par exemple sous le nom de Printemax).
Les rainures réceptrices de billes pour raient être éventuellement munies de gra duations qui permettraient de chiffrer ins tantanément, par simple lecture, le nombre (le billes contenues dans chaque rainure. On éviterait ainsi d'avoir à en faire le dé compte individuellement.
Les billes pourraient être soit de forme sphérique, soit éventuellement de formes géo métriques régulières, de faon à permettre un décompte plus rapide ou plus précis, grâce à un empilage plus régulier.