CH283712A - Procédé de transformation d'une filasse à filaments continus en fil filé au moyen d'une machine à filer directe, machine à filer pour la mise en oeuvre de ce procédé et fil obtenu par ledit procédé. - Google Patents

Procédé de transformation d'une filasse à filaments continus en fil filé au moyen d'une machine à filer directe, machine à filer pour la mise en oeuvre de ce procédé et fil obtenu par ledit procédé.

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CH283712A
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E I Du Pont De Nemours Company
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Du Pont
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D01NATURAL OR MAN-MADE THREADS OR FIBRES; SPINNING
    • D01GPRELIMINARY TREATMENT OF FIBRES, e.g. FOR SPINNING
    • D01G1/00Severing continuous filaments or long fibres, e.g. stapling
    • D01G1/06Converting tows to slivers or yarns, e.g. in direct spinning
    • D01G1/08Converting tows to slivers or yarns, e.g. in direct spinning by stretching or abrading

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Yarns And Mechanical Finishing Of Yarns Or Ropes (AREA)

Description


  <B>Procédé de transformation d'une filasse à filaments continus en fil filé au moyen</B>  d'une machine à filer directe, machine à filer pour la mise en     oeuvre     <B>de ce procédé et fil obtenu par ledit procédé.</B>    L'invention comprend un procédé de trans  formation d'une filasse à filaments continus  en fil filé au moyen d'une machine à filer  directe avec dispositif d'étirage comportant  une série de cylindres postérieurs tournant  lentement et. une série de cylindres antérieurs  tournant rapidement. Elle comprend égale  ment une machine à filer pour la mise en       oeuvre    de ce procédé et un fil obtenu par ledit  procédé.  



  La production des fibres synthétiques  s'est développée et a pris une grande exten  sion à divers points de vue. L'un des pre  miers procédés de filage différents de celui  du filage de fils en     filaments'continus    consiste  à couper le paquet de filaments en longueurs  d'écheveau qu'on transforme ensuite en fils  filés, exactement de la     même    manière que les  fibres de coton. Plus tard, on a eu l'idée de  maintenir le parallélisme et. l'arrangement en  ordre des fibres, tels qu'ils existent dans un  paquet de filaments continus, en les cassant  ou en les coupant directement, tout en main  tenant la continuité de l'ensemble, et une  quantité considérable de fils filés ont été con  fectionnés en se basant sur ce principe.

   Mais  ces procédés ont donné lieu à de grandes diffi  cultés et, d'une manière générale, ils exigent  toujours un grand nombre d'opérations d'éti  rage et de retordage pour obtenir un fil uti  lisable.    Au cours de ces dernières années, des per  fectionnements de ce procédé général ont per  mis de transformer directement une filasse de  filaments continus en fils filés. Ce procédé de  filage direct peut rendre nécessaire un taux  d'étirage très élevé et obliger à faire tourner  les cylindres antérieurs d'une machine à cas  ser et à étirer à une vitesse périphérique su  périeure de 5 à 100 fois, ou davantage, à celle  des cylindres postérieurs.

   Par exemple, pour  transformer une filasse de 10 000 deniers en  fils filés N  60/1 du coton, qui pèsent 88 de  niers environ, le rapport d'étirage doit être  de     11.1    environ et plusieurs milliers d'extré  mités de fibres par centimètre de filasse pas  sant dans la zone d'étirage et de rupture doi  vent être réarrangées. Ces conditions, ainsi  que la nécessité d'obtenir un recouvrement  acceptable et une uniformité suffisante du  diamètre du fil d'un centimètre à l'autre de  sa longueur, impliquent la solution de pro  blèmes difficiles.  



  En général, il doit être     prévu.    un dispo  sitif quelconque supportant     etjou    faisant avan  cer la filasse dans la zone de serrage des  cylindres antérieurs. Ce dispositif peut con  sister dans un tube, une courroie ou un ta  blier se prolongeant à peu près sur toute la  distance entre les cylindres postérieurs et la  zone de serrage des cylindres antérieurs et  avançant vers les     cylindres    antérieurs avec la      filasse.

   Ces dispositifs ont donné d'assez bons  résultats, mais ont été limités à la fabrication  de fils filés dont la grosseur n'est pas infé  rieure au N  50(1 environ ou éventuellement  60/1, et, même dans ces conditions, on n'ob  tient pas une uniformité et une résistance  suffisantes, ce qui pendant longtemps a dé  couragé les efforts des techniciens à ce pro  pos.  



  Il semble que la rupture des filaments con  tinus dans le dispositif précité se produit sur  toute la longueur de la courroie et il en ré  sulte que la longueur des fibres est très va  riable. On constate, en observant un dia  gramme des fibres, que la longueur des fibres  n'est guère uniforme et qu'il existe une forte  proportion de fibres courtes. La.     longueur     moyenne des fibres, obtenue par des procédés  ordinaires, est normalement égale à la moitié  de la portée, c'est-à-dire de la distance entre  les cylindres antérieurs et postérieurs, ce qui  se produirait si la rupture se produisait au  hasard. De plus, il se forme une quantité très  considérable de  duvet , c'est-à-dire de fibres  si courtes qu'il est impossible de les filer.

   En  outre, la résistance du fil filé est fonction de  la longueur des fibres et elle est     maximiun     lorsque les fibres sont longues et de longueur  uniforme. Il est donc important de fixer la  position du point où s'effectue la rupture et  d'obtenir une forte prépondérance de longues  fibres dans le fil filé. Le point de rupture  doit être aussi voisin que possible des cylin  dres postérieurs.  



  L'invention a pour but de remédier     a1LY     inconvénients précités des procédés anciens et  de fournir -Lui procédé perfectionné de trans  formation d'une filasse de filaments continus  en fil filé, de résistance et d'uniformité amé  liorées.  



  Le procédé que comprend l'invention est  caractérisé en ce qu'on fait subir à la filasse  une tension de friction continue en un point  situé entre les deux séries de cylindres, pro  voquant la rupture de la. plupart des fila  ments en longueurs sensiblement égales à la       distance    entre les cylindres antérieurs et pos  térieurs. .    La machine à filer directe que comprend  également l'invention est caractérisée en ce  qu'elle comprend un dispositif agencé de ma  nière à faire subir une tension de friction sen  siblement continue à la filasse en un point  situé entre les deux séries de cylindres, de  façon à provoquer la rupture des filaments  en longueurs sensiblement égales à la dis  tance entre les cylindres antérieurs et posté  rieurs.  



  De préférence, la rupture est provoquée  aussi près que possible des cylindres posté  rieurs. Par exemple, pour une portée de  330 mm, la rupture devrait se produire à une  distance inférieure à 152 mm du dernier point  de contact de la filasse avec un cylindre pos  térieur. En pratique, on peut provoquer la  rupture à une distance beaucoup plus courte  que les 152 mm indiqués ci-dessus. La traction  de friction continue est de préférence cons  tante et sensiblement uniforme.

   Elle peut être  obtenue au moyen d'une surface en mouve  ment, telle qu'un tablier, qu'une courroie, ou  qu'un galet situé de façon à faire dévier la  filasse, de préférence d'au moins 15 , par  rapport à la direction normale de son trajet,  cette surface avançant dans la même direc  tion que la filasse et à une vitesse superfi  cielle égale à 0,3 fois au moins environ la  vitesse superficielle des cylindres antérieurs.  La valeur critique exacte de cette vitesse est  fonction de la valeur de l'angle, de la vitesse  et du coefficient de frottement des cylindres  et, par conséquent, elle peut être inférieure  à 0,3 dans certains cas. De préférence, la sur  face en mouvement est située de     faeon    à faire       dévier    la filasse de 25  au moins. Elle est.

    avantageusement disposée aussi près que pos  sible des cylindres postérieurs et avance de  préférence à une vitesse qui n'est pas infé  rieure à 0,6 fois la vitesse des cylindres     an±é-          rieurs.    Le contact de la filasse avec une telle  surface en mouvement au point de flexion  est de préférence continu et non intermittent.  Il est judicieux de faire augmenter la ten  sion de la filasse de 10 %     au    moins environ  avant qu'elle n'arrive au point de flexion,      c'est-à-dire de s'arranger pour que l'augmen  tation de tension s'exerce principalement dans  la zone de rupture. Quoique cette augmenta  tion varie, par exemple suivant la nature de  la filasse en traitement, la valeur de 10 0%o  convient dans un grand nombre de conditions  diverses.

   L'invention n'est pas limitée à une  augmentation de 10 % de la tension qui, en  réalité, peut être plus faible ou beaucoup plus  forte.  



  La     fig.    1 représente, schématiquement, une  forme d'exécution particulière de la machine  à filer directe que comprend l'invention. Une  courroie ou tablier fait brusquement changer  la direction de la filasse en mouvement en  un point voisin des cylindres postérieurs.  L'angle de flexion ou de changement de direc  tion de la filasse venant au contact de la  courroie est de 82  environ (180  moins l'angle  formé de 98  environ), et cet angle est dési  gné par     e    sur la     fig.    1. Il sera question     ci-          après    de l'angle     e    ou angle de flexion, au  lieu de l'angle au centre ou complément de  cet angle de flexion.

   Le chemin parcouru par  la filasse entre la zone de serrage 2 des cylin  dres postérieurs 3 et 4 et le point de contact  5 avec la courroie 6 est de 108 mm environ,  tandis que la distance entre ce point de con  tact 5 et la zone de serrage 7 des     cylindres     antérieurs 8 et 9 est de 298 mm environ.  Dans ces conditions, et si la vitesse du tablier  ou courroie est suffisamment grande, il est  possible de provoquer la rupture de filaments  principalement à une distance de moins de  38 mm entre le dernier point de contact 10  avec le dernier cylindre postérieur 3 et le  point de contact 5 avec la courroie.     .Ainsi       qu'on peut le voir, la courroie est supportée  et entraînée par des galets 11, 12, 13 et 14, le  galet 14 étant commandé.

   Une barre de gui  dage 15 peut être disposée légèrement au-delà  de la courroie et en arrière des cylindres an  térieurs. De plus, les cylindres postérieurs  peuvent comporter un troisième cylindre 16.  En quittant les galets antérieurs, la filasse  passe dans un guide quelconque approprié et  arrive dans un     retordoir.    Les procédés ou  machines ordinaires peuvent servir à effec  tuer ces opérations ultérieures.  



  Les exemples suivants indiquent, à titre       illustratif,    mais non limitatif, divers modes de  mise en     oeuvre    du procédé selon l'invention.    <I>Exemple 1:</I>  On transforme une filasse de rayonne vise       cose    de 4400 deniers à 2934 filaments, d'une  ténacité à sec de 4,0 g environ par denier et  d'un allongement à la rupture à sec de 10,0      /o,     en fil filé du numéro approximatif 50/1 du  coton, sur une machine à filer directe telle  que celle de la     fig.    1.

   Au cours de tous les  essais effectués, le rapport d'étirage était  d'environ 42, la vitesse des cylindres posté  rieurs de 0,19 m par minute et celle des cylin  dres antérieurs de 8,05     m/min.,    tandis qu'on.  a fait varier la vitesse de la courroie ou ta  blier de la manière indiquée. A titre de com  paraison, on a transformé la même filasse en  fil filé en lui faisant suivre un trajet recti  ligne et en la supportant entre les cylindres  postérieurs et antérieurs par une courroie rec  tiligne avançant aux vitesses indiquées. Ce  trajet rectiligne est indiqué sur la     fig.    1 par  la droite 17 en pointillés.

      
EMI0004.0001     
  
    Echan- <SEP> Vitesse <SEP> de <SEP> la <SEP> Na <SEP> de <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> Torsion <SEP> 1,. <SEP> F.=)
<tb>  tillon <SEP> Courroie <SEP> courroie <SEP> du <SEP> fil <SEP> l'échevette <SEP> 1) <SEP> g/den. <SEP> 0/ <SEP> " <SEP> (nombre <SEP> de
<tb>  m/min.

   <SEP> 3) <SEP> @@ <SEP> n@ <SEP> tours <SEP> par <SEP> cm) <SEP> Min
<tb>  A <SEP> Tr.3) <SEP> 0,76 <SEP> 49,8 <SEP> 2064 <SEP> 2,20 <SEP> 5,1 <SEP> 7,72 <SEP> 177
<tb>  B <SEP> 1,52 <SEP> 48,2 <SEP> 1841 <SEP> 2,04 <SEP> 4,9 <SEP> 8,20 <SEP> 177
<tb>  C <SEP> 8,63 <SEP> 47,3 <SEP> 2166 <SEP> <I>2,27 <SEP> 5,4</I> <SEP> 7,68 <SEP> 15<B>2</B>
<tb>  1 <SEP> Ang.3) <SEP> 0,76 <SEP> 47,7 <SEP> 1776 <SEP> 1,82 <SEP> 4,3 <SEP> 7,80 <SEP> 165
<tb>  2 <SEP> 1,52 <SEP> 47,6 <SEP> 1838 <SEP> 1,88 <SEP> 4,9 <SEP> 7,88 <SEP> 165
<tb>  3 <SEP> 2,23 <SEP> 46,7 <SEP> 2287 <SEP> 2,20 <SEP> 5,2 <SEP> 8,00 <SEP> 190
<tb>  4 <SEP> 2,74 <SEP> 48,8 <SEP> 2515 <SEP> 2,33 <SEP> 5,8 <SEP> 7,28 <SEP> 240
<tb>  5 <SEP> 3,55 <SEP> 47,6 <SEP> 2925 <SEP> 2,41 <SEP> 6,8 <SEP> 8,92 <SEP> 270
<tb>  6 <SEP> 6,72 <SEP> 48,0 <SEP> <I>2823</I> <SEP> 2,42 <SEP> 6,5 <SEP> 8,88 <SEP> 304
<tb>  7 <SEP> 8,63 <SEP> 48,

  3 <SEP> 2800 <SEP> 2,61 <SEP> 6,2 <SEP> 8,40 <SEP> 304
<tb>  8 <SEP> 14,60 <SEP> 47,0 <SEP> 2859 <SEP> 2,57 <SEP> 5,5 <SEP> 7,92 <SEP> 304
<tb>  i) <SEP> Le <SEP> numéro <SEP> de <SEP> l'échevette <SEP> est <SEP> le <SEP> produit <SEP> du <SEP> numéro <SEP> du <SEP> fil <SEP> et <SEP> de <SEP> la <SEP> résistance <SEP> à. <SEP> la <SEP> rup  ture <SEP> en <SEP> livres <SEP> (0,453 <SEP> kg) <SEP> d'une <SEP> échevette <SEP> à <SEP> 80 <SEP> tours <SEP> (169 <SEP> m).

   <SEP> Ce <SEP> numéro <SEP> est <SEP> une <SEP> mesure
<tb>  de <SEP> la <SEP> résistance <SEP> uniforme <SEP> ou <SEP> minimum <SEP> plutôt <SEP> que <SEP> celle <SEP> de <SEP> la <SEP> résistance <SEP> maximum <SEP> et <SEP> le
<tb>  numéro <SEP> de <SEP> l'échevette <SEP> d'un <SEP> fil <SEP> d'une <SEP> uniformité <SEP> satisfaisante, <SEP> et <SEP> dont <SEP> la <SEP> différence <SEP> entre <SEP> les
<tb>  résistances <SEP> maximum <SEP> et <SEP> minimum <SEP> est <SEP> faible, <SEP> est <SEP> relativement <SEP> élevé.
<tb>  2) <SEP> L. <SEP> F. <SEP> = <SEP> longueur <SEP> en <SEP> mm <SEP> de <SEP> 50 <SEP> % <SEP> des <SEP> fibres. <SEP> Ce <SEP> chiffre <SEP> indique <SEP> la <SEP> longueur <SEP> minimum
<tb>  de <SEP> 50 <SEP> % <SEP> des <SEP> fibres.

   <SEP> En <SEP> d'autres <SEP> termes, <SEP> 50 <SEP> % <SEP> au <SEP> moins <SEP> des <SEP> fibres <SEP> de <SEP> la <SEP> filasse <SEP> traitée <SEP> ont
<tb>  rune <SEP> longueur <SEP> égale <SEP> ou <SEP> supérieure <SEP> à. <SEP> la <SEP> valeur <SEP> indiquée.
<tb>  3) <SEP> T <SEP> = <SEP> ténacité; <SEP> A <SEP> = <SEP> allongement; <SEP> Tr <SEP> = <SEP> trajet. <SEP> de <SEP> rectiligne; <SEP> An-. <SEP> = <SEP> trajet <SEP> dévié.       On remarquera d'après le tableau qui pré  cède que, lorsque la vitesse de la courroie est  faible et qu'elle suit un trajet rectiligne ou  dévié, la résistance du fil filé est relativement  faible et la longueur des fibres du fil filé  est nettement plus courte. De même, par com  paraison avec la courroie rectiligne, on obtient  des résultats nettement meilleurs avec la cour  roie déviée à grande vitesse.

   De     plus,    on  constate que les tissus fabriqués avec les fils  de ces divers essais sont beaucoup plus uni  formes lorsqu'ils sont tissés avec des fils filés  au moyen de la courroie déviée à grande vi  tesse.  



       Exemple   <I>2:</I>  Avec la même machine que celle représen  tée à la     fig.    1 et la même filasse à filaments  continus que celle de l'exemple 1, on a fabri  qué un fil filé (N  70/1 du coton) avec un  rapport d'étirage de 58.

   La vitesse des cylin-         dres    antérieurs a été maintenue à 8,05     m(min.     et celle des cylindres postérieurs à 0,138     minxin.,     tandis que la courroie déviée avare     eait    à une  vitesse de 6,72     m/min.    Le fil filé ainsi obtenu  est du N      67.1/1,    sa ténacité à sec de 2,27       g)denier,    avec un allongement de     5,41/o,    une  torsion de 7,20 tours par cm et un numéro  d'échevette de 2143. Les essais de filage de  ce fil avec une courroie rectiligne n'ont pas  donné satisfaction et on a obtenu des fils dont  les propriétés étaient nettement inférieures.

           Exemple   <I>3:</I>    On a recommencé l'essai de l'exemple 2  avec un rapport d'étirage de 75. La vitesse  des cylindres antérieurs était de 8,05     mimin.,     celle des cylindres postérieurs de 0,105     m/min.     et celle de la courroie déviée de 6,73     m//min.     Le fil filé était du N      86.5/1,    sa ténacité et  son allongement à sec respectivement de      2,00     g/denier    et de 4,8 %, sa torsion de  9,28 tours par cm et son N  d'échevette de  1552. Des essais de filage de ce fil avec les  dispositifs ordinaires n'ont pas donné satis  faction.  



  <I>Exemple</I>  Le tableau 2 ci-dessous donne les résultats  obtenus au cours du filage d'un fil de .50/1 à  partir d'une filasse de rayonne viscose de  4400, 8800 et 13 200 deniers du type de l'exem-         ple    1, la grosseur des filaments étant la même  dans chacune d'elles, soit de 1,5 denier envi  ron par filament. On s'est servi de la même  machine que celle représentée par la     fig.    1, en  faisant varier les rapports d'étirage par la  diminution de la vitesse des cylindres posté  rieurs, tandis que celle des cylindres anté  rieurs restait constante à 8,05     mimin.    Dans  tous les cas, on a obtenu des résultats nette  ment meilleurs qu'avec une machine ordinaire.

    
EMI0005.0005     
  
    <I>Tableau <SEP> 2:</I>
<tb>  Vitesse <SEP> de <SEP> la <SEP> Torsion
<tb>  filasse <SEP> N  <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> N  <SEP> de <SEP> L. <SEP> F.
<tb>  Denier <SEP> Courroie <SEP> courroie <SEP> R. <SEP> E.1) <SEP> du <SEP> fil <SEP> (nombre <SEP> de
<tb>  mimin. <SEP> g/den. <SEP> % <SEP> .l'échevette <SEP> tours <SEP> par <SEP> cm) <SEP> mm
<tb>  4400 <SEP> Tr. <SEP> 1,52 <SEP> 42 <SEP> 48,2 <SEP> 2,04 <SEP> 4,9 <SEP> 1841 <SEP> 8,20 <SEP> 177
<tb>  4400 <SEP> Ang. <SEP> 6,72 <SEP> 42 <SEP> 48,0 <SEP> 2,42 <SEP> 6,5 <SEP> 2823 <SEP> 8,88 <SEP> 304
<tb>  8800 <SEP> Tr. <SEP> 1,52 <SEP> 84 <SEP> 49,9 <SEP> 1,74 <SEP> 3,8 <SEP> 1287 <SEP> 7,37 <SEP> 177
<tb>  8800 <SEP> Ang. <SEP> 6,72 <SEP> 84 <SEP> 47,7 <SEP> 2,36 <SEP> 5,6 <SEP> 2336 <SEP> 7,60 <SEP> 304
<tb>  13200 <SEP> Tr.

   <SEP> 1,52 <SEP> 119 <SEP> 45,7 <SEP> 1,57 <SEP> 4,4 <SEP> 1062 <SEP> 7,88 <SEP> 177
<tb>  13200 <SEP> Ang. <SEP> 6,72 <SEP> 119 <SEP> 44,5 <SEP> 1,93 <SEP> 5,3 <SEP> 2033 <SEP> 7,52 <SEP> 304
<tb>  1) <SEP> R. <SEP> E. <SEP> = <SEP> rapport <SEP> d'étirage.       <I>Exemple 5:</I>  On a filé un fil fin avec la machine de  la     fig.    1, à partir de filasses de rayonne vis-         cose    de très forte ténacité, de faible allonge  ment et à filaments fins. Le tableau 3 ci-des  sous indique les résultats ainsi obtenus.

    
EMI0005.0008     
  
    <I>Tableau <SEP> 3:</I>
<tb>  Filasse <SEP> N  <SEP> du <SEP> Vitesse <SEP> de <SEP> la <SEP> N  <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> N  <SEP> de <SEP> Torsion <SEP> L, <SEP> F.
<tb>  Courroie <SEP> courroie <SEP> R. <SEP> E. <SEP> du <SEP> fil <SEP> (nombre <SEP> de
<tb>  Denier <SEP> filament <SEP> mimin. <SEP> glden. <SEP> % <SEP> l'échevette <SEP> tours <SEP> par <SEP> cm) <SEP> mm
<tb>  1100 <SEP> 1100 <SEP> Tr. <SEP> 1,52 <SEP> 22 <SEP> 103,5 <SEP> 2,02 <SEP> 2,4 <SEP> 1673 <SEP> 7,88 <SEP> 177
<tb>  1100 <SEP> 1100 <SEP> Ang. <SEP> 6,72 <SEP> 22 <SEP> 100,0 <SEP> 2,55 <SEP> 3,4 <SEP> 2275 <SEP> 8,00 <SEP> 304
<tb>  4400 <SEP> 4400 <SEP> Tr. <SEP> 1,52 <SEP> 84 <SEP> n'a <SEP> pu <SEP> être <SEP> filé
<tb>  4400 <SEP> 4400 <SEP> Ang.

   <SEP> 6,72 <SEP> 84 <SEP> 100,2 <SEP> 2,46 <SEP> 3,2 <SEP> 2165 <SEP> 8,56 <SEP> -       <I>Exemple 6:</I>    On a transformé une filasse de nylon de  1180 deniers à 800 filaments, d'une ténacité à  sec de 6,8     g/denier    et d'un allongement à sec  de 17,0 % en fil filé avec la machine de la       fig.    1.

   La vitesse     des    cylindres antérieurs a été  maintenue à 8,05     m/min.    et celle des cylindres       postérieurs    à 0,71     mimin.    de façon à obtenir    un rapport d'étirage de<B>11.,3.</B> A titre de com  paraison, on s'est servi également de la cour  roie rectiligne avançant sensiblement à la  même vitesse de 6,72     mimin.    et les résultats  donnés dans le tableau 4 ci-dessous font appa  raître les avantages procurés par ladite forme  d'exécution de la machine selon l'invention.

      
EMI0006.0001     
  
    <I>Tableau <SEP> 4:</I>
<tb>  N  <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> NTo <SEP> de <SEP> Torsion <SEP> L. <SEP> F.
<tb>  Courroie <SEP> du <SEP> fil <SEP> o <SEP> (nombre <SEP> de
<tb>  g/den. <SEP> /  <SEP> l'échevette <SEP> mm
<tb>  tours <SEP> par <SEP> cm)
<tb>  Reetiligme <SEP> 46,3 <SEP> 2,88 <SEP> 12,3 <SEP> 3299 <SEP> 9,44 <SEP> 101
<tb>  Déviée <SEP> 47,4 <SEP> 3,96 <SEP> 13,1 <SEP> 3981 <SEP> 9,36 <SEP> 220       <I>Exemple</I><B>7</B><I>:</I>  On a transformé directement     une    filasse  de 17 600 deniers, formée de filaments de  rayonne viscose du même type que dans  l'exemple 1, en fil filé (N  35/1 du coton) avec  un rapport d'étirage de 116, au moyen de la  machine de la     fig.    1.

   La     vitesse    de la courroie  étant de 6,72     mimin.,    on a obtenu un fil filé  de N  3211 d'une ténacité à sec de 2,15     g/d.,     d'un allongement à sec de 6,0  /o, d'un numéro  de l'échevette de 2529 et une torsion de  6,54     toursicm.    50  /o au moins des fibres de ce  fil filé avaient une longueur de 254 mm. Les  essais de filage de cette même filasse avec  le même degré d'étirage élevé et avec une    courroie rectiligne n'ont pas été satisfaisants  pour une vitesse de la courroie comprise entre  1,52 m et 8,53     ni/min.     



  <I>Exemple 8:</I>  On a filé une filasse de 4400 deniers, sem  blable à celle de l'exemple 1, en fil filé  (N  3011 du coton) avec un rapport d'étirage  égal à 25, au moyen de la machine de la     fig.    1,  dont la courroie avançant à une vitesse de  6,72     m/min.    La courroie rectiligne a fonctionné  dans ce cas également, mais n'a permis  d'obtenir qu'un fil de propriétés inférieures,  ainsi qu'il ressort des résultats donnés dans  le tableau ci-dessous.

    
EMI0006.0011     
  
    <I>Tableau <SEP> 5:</I>
<tb>  N  <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> N  <SEP> de <SEP> Torsion <SEP> L. <SEP> F.
<tb>  Courroie <SEP> du <SEP> fil <SEP> de
<tb>  glden. <SEP> % <SEP> l'échevette <SEP> (nombre <SEP> mm
<tb>  tours <SEP> par <SEP> cm)
<tb>  Rectiligne <SEP> 29,8 <SEP> 2,53 <SEP> 7,1 <SEP> 3366 <SEP> 6,12 <SEP> 152
<tb>  Déviée <SEP> 27,7 <SEP> 2,71 <SEP> 7,5 <SEP> 3676 <SEP> 6,56 <SEP> 254       <I>Exemple 9:

  </I>  On a obtenu les résultats suivants avec la  machine de la     fig.    1, mais dans laquelle l'angle       e    ou angle de flexion était égal à 25  au lieu    de 82 , la vitesse de la courroie de 8,63     m/min.     avec un rapport d'étirage de 42 et une     filasse     de rayonne viscose de 4400 deniers du type  de l'exemple 1.

    
EMI0006.0016     
  
    N  <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> N  <SEP> de <SEP> Torsion <SEP> L. <SEP> F.
<tb>  du <SEP> fil <SEP> Q <SEP>   <SEP> (nombre <SEP> de
<tb>  b/den. <SEP> l'échevette <SEP> (nom <SEP> tours <SEP> par <SEP> cm) <SEP> mm
<tb>  48,2 <SEP> 2,44 <SEP> 5,7 <SEP> 2280 <SEP> 8,72 <SEP> 279       Les     résuItats    sont comparables à ceux de<I>Exemple 10:</I>       l'échantillon    7 de l'exemple 1, dans lequel On supprime la courroie déviée et on  l'angle     e    était égal à 82 . monte un petit galet commandé de 25,4 mm  E      de diamètre, à l'emplacement du galet de sup  port 11 de la courroie, au point de flexion  de la filasse de la     fig.    1.

   Ce galet fait prendre  à la filasse, semblable à celle de l'exemple 1,  une flexion du même angle, c'est-à-dire de 82   par rapport à la direction     rectiligne    de son  trajet et, en faisant tourner ce galet à une    vitesse périphérique de 6,72     m/min.,    tandis  que les cylindres antérieurs tournent à une  vitesse de 8,05     m/min.,    et les cylindres posté  rieurs à une vitesse de 0,191     m/min.,    de façon  à obtenir un rapport d'étirage de 42 environ,  on peut filer un fil possédant les propriétés  suivantes  
EMI0007.0006     
  
    Torsion
<tb>  N  <SEP> T <SEP> à <SEP> sec <SEP> A <SEP> à <SEP> sec <SEP> N  <SEP> de <SEP> (nombre <SEP> de <SEP> L' <SEP> b'
<tb>  du <SEP> fil <SEP> g/den.

   <SEP> % <SEP> l'échevette <SEP> tours <SEP> par <SEP> cm) <SEP> mm
<tb>  48,8 <SEP> 2,32 <SEP> 5,2 <SEP> 2800 <SEP> 8,28 <SEP> 304       Si on le désire, on peut encore modifier  cette variante au moyen d'une courroie, tube  ou cône de support faisant suite au petit  cylindre, de faon à améliorer la répartition  et la concentration en faisceau des fibres rom  pues, mais ce dispositif est inutile pour filer  des fils satisfaisants.  



  Pour obtenir une rupture efficace des fila  ments, il est nécessaire, non seulement qu'il  existe une surface en mouvement entre les  cylindres antérieurs et postérieurs     avançant    à  une vitesse égale à, 0,3 fois environ celle des  cylindres antérieurs, mais encore qu'elle su  bisse aussi près que possible des cylindres pos  térieurs un angle d'enroulement suffisant  pour que la tension s'établisse au point de  rupture désiré. La valeur de l'angle d'enroule  ment nécessaire dépend du coefficient de  frottement entre la filasse et la matière qui  constitue la surface de contact (courroie, ta  blier ou galet), ainsi que de l'angle de change  ment de direction.

   Le coefficient de frotte  ment varie suivant la composition de finis  sage appliquée sur la filasse, la nature de,  filaments formant la filasse et la nature de la  matière qui constitue la surface de contact.  Pour la plupart des matières textiles et  lorsque la courroie est en cuir ou que les ga  lets sont recouverts de cuir, le coefficient de  frottement est généralement compris entre  0,15 et 0,50 et on peut adopter dans la pra  tique une valeur de 0,25 pour effectuer les  calculs avec des résultats satisfaisants.

   Théori  quement, un angle de changement de direction    de quelques degrés, c'est-à-dire de 10 , fait  augmenter la tension suffisamment si la  filasse est parfaitement uniforme, quoiqu'un  changement de direction angulaire de 25  ne       fasse    augmenter la tension du côté du cylin  dre postérieur que de     101/o    environ.

   Cette  valeur théorique a été calculée d'après la for  mule connue des courroies     T1/T2    =     e'-,    dans  laquelle, dans le cas présent,     T1    désigne la  tension exprimée dans une unité de force  quelconque du côté du point d'enroulement  dirigé vers le cylindre postérieur et T2 la ten  sion exprimée dans la même unité du côté du  point d'enroulement dirigé vers le cylindre  antérieur, e la base des logarithmes naturels,  f le coefficient de frottement et w la valeur  en radians de l'angle de changement de direc  tion autour du point d'enroulement. La va  leur de     -iv    est évidemment égale à l'angle     e     divisé par 57,3, nombre approximatif de de  grés dans un radian.

   Le graphique de la     fig.    2  représente d'autres valeurs de     Ti/T2    pour di  vers coefficients de frottement et divers angles  de flexion ou de changement de direction. Sur  cette figure, la courbe en pointillés a été ob  tenue au moyen d'un certain nombre de     don-          liées    expérimentales.  



  Dans la pratique, la flexion de la filasse  ou angle     e    peut avoir une valeur ne dépas  sant pas 25 , bien que la position de la rup  ture du filament ou la répartition. des lon  gueurs des fibres ne varient pas sensiblement  lorsque l'angle     e    est égal à 82 . Il est évident  que cet angle de flexion     e    peut être beaucoup           phis    grand que celui qui est représenté et  avoir une valeur de 120 à l30  ou davantage,  par exemple, en donnant des résultats très  satisfaisants.

   Il est évident qu'il peut être  beaucoup     plais    petit lorsque le coefficient de       frottement    est grand, et lorsque la valeur de  ce coefficient est faible, il convient que l'angle  de flexion soit relativement grand.    La flexion de la courroie doit être de pré  férence brusque au premier point de contact  entre la filasse et la courroie ou son équiva  lent, c'est-à-dire au point 5. C'est-à-dire que  le galet en ce point doit avoir un petit dia  mètre, par exemple de 25,4 ou même de  12,7 mm ou à peu près. Cependant, on peut  réaliser d'une manière générale un perfection  nement par rapport aux dispositifs antérieurs,  même avec un galet de très grand diamètre,  par exemple de plusieurs centimètres, tel que  <B>10,1</B> ou 12,7 cm.

   Il est évident qu'un galet de  grand diamètre ne peut pas être installé aussi  près du cylindre postérieur que la longueur  effective dans laquelle se produit la rupture  devient     plus    grande, que la longueur des  fibres varie davantage et que la longueur  moyenne est plus courte. On peut évidem  ment obtenir des fibres plus longues en aug  mentant la distance entre les cylindres anté  rieurs et postérieurs. Si la portée est grande,  le diamètre du galet au point de flexion a  une valeur moins prépondérante.  



  Dans le cas d'un tablier ou d'une courroie,  il n'est pas nécessaire de le supporter par  quatre galets, comme l'indique la     fig.    1, mais  il suffit de trois ou même de deux galets de  support. S'il existe     deux    galets de support  seulement, leur diamètre peut être un peu  plus grand que celui des galets représentés,  sans que la position du point de rupture en  soit affectée, pourvu qu'ils soient placés aux  points les plus avantageux. Si on le désire, le  tablier peut avoir     lune    forme courbe, par  exemple au moyen d'un support courbe, dis  posé au-dessous de son brin se dirigeant vers  les cylindres antérieurs.

   Les éléments de la  machine décrite ci-dessus et représentée sur  la     fig.    1 peuvent être modifiés d'une manière    quelconque par     tin    élément quelconque équi  valent.  



  La matière qui constitue le tablier n'a pas  une importance prépondérante pourvu que le  coefficient de friction combiné avec le change  ment de direction angulaire soit suffisant  pour     qu'on    obtienne la tension de friction né  cessaire. Une matière quelconque de flexibi  lité et de résistance suffisante pour résister  aux efforts et à l'usure pendant des périodes  de longue durée peut convenir à cet effet.  On obtient des résultats satisfaisants avec le  cuir, le cuir artificiel, le caoutchouc synthé  tique, la toile et autres tissus lourds et, de  préférence, ceux qui possèdent un coefficient  de frottement relativement grand à l'égard  des filaments synthétiques.  



  Le meilleur moyen de rompre d'une ma  nière efficace les nombreux filaments formant  la filasse et de les étirer sous forme de fil de  grosseur uniforme consiste à les faire arriver  sur la surface en mouvement sous la forme  d'un large ruban plat. La filasse peut être  aplatie sous forme de ruban de diverses ma  nières, par exemple au moyen d'un vibrateur  électrique ou mécanique, d'un courant d'air  ou de deux barres lisses disposées côte à côte,  parallèles entre elles et perpendiculaires à la  direction du mouvement de la filasse et entre  lesquelles passe la filasse. Le dispositif     ser-          cant    à étaler la filasse est. situé de préférence  au voisinage du côté de l'entrée des     cylindres     .postérieurs.  



  La vitesse des cylindres antérieurs est, dé  terminée dans une certaine mesure par celle  de l'arbre du     retordoir    et par le degré de tor  sion qui est nécessaire pour obtenir un filage  satisfaisant. Cependant, la vitesse ne peut être  plus grande     que    celle qui a été indiquée dans  les exemples, à condition de déterminer d'une  manière appropriée les autres conditions; par  exemple, la torsion la plus avantageuse dé  pend de la longueur des fibres.

   Les fibres de  très grande     longueur    obtenues au moyen de  la machine selon la fi-. 1 permettent de di  minuer avantageusement le     degré    de torsion,  simplement en faisant tourner les cylindres  antérieurs à une vitesse plus grande que la           normale.    De même, le rapport d'étirage peut  être plus grand et peut atteindre une valeur  de l'ordre de 125, 150 et davantage. La ma  chine représentée permet de rompre, étirer et  filer directement en une seule opération une       filasse    relativement grande à filaments conti  nus, sous la forme de fil très fin, non seule  ment des fils des     N $    70/1 à 100/1 du coton,  mais encore plus fins.  



  Le poids de la filasse à traiter par le pro  cédé que comprend l'invention peut varier  entre des limites étendues, par exemple entre       4000    deniers ou moins et 20 000 deniers ou  plus, suivant évidemment la grosseur du fil  filé, le rapport d'étirage, etc. Les filaments  peuvent aussi avoir diverses grosseurs. Un  poids de 1,5 denier par filament est courant,  mais on petit aussi traiter des filaments plus  fins, par exemple d'un denier ou même de un  demi-denier par filament, ou des filaments  plus gros, par exemple de 2,3,     4-,    5, 10 ou  même 20 deniers par filament, ou davantage.

    Bien entendu, s'il s'agit clé filer des fils fins,  par exemple du N  70/1 du coton, qui pèse  environ 75 deniers, on ne peut employer     tune     filasse à gros filaments pour obtenir un fil  filé satisfaisant. de grosseur uniforme. Il est.  évident que si le filament pèse 5 deniers, une       section    transversale quelconque donnée ne  contient que 15 fibres et si une fibre seule  ment ne se trouve pas à sa place, l'addition  d'une fibre en un point ou la soustraction  d'une fibre en un autre point rendent précaire  l'uniformité de la grosseur. Il est donc indis  pensable, pour obtenir des fils fins de qualité  supérieure, d'employer des filaments relative  ment fins.

   Cependant, quoique l'invention soit  particulièrement importante au point. de vue  du filage des fils fins, elle n'est pas limitée  à cette application et est avantageuse et appli  cable au filage de fils plus gros que ceux qui  ont été indiqués précédemment, par exemple  de fils des numéros 30/1, 20,1 ou même 12/1  du     coton,    ou encore plus gros.  



  Quoique l'invention ait. été décrite princi  palement dans son application à la filasse de  rayonne, on peut traiter, au moyen du pro  cédé que comprend l'invention, des filasses    de n'importe quels autres filaments synthéti  ques, par exemple de nylon et autres poly  mères de condensation formant des filaments,  d'acétate de cellulose ou autres esters, éthers  ou esters,     éthero-esters,    mixtes, etc., organi  ques de cellulose, de composés polyvinyliques  tels que l'acétate, l'alcool, le chlorure de poly  vinyle, le     polyacrylonitrile,    les     interpolymères     de ces composés ou leurs polymères mixtes, le  verre, les silicones, etc.  



  On peut obtenir des fils filés, dont la résis  tance est au moins égale à 65     %    de celle de  la filasse à filaments continus qui a servi à  les préparer. On suppose que la valeur élevée  de cette fraction de la résistance initiale des  filaments conservés par le fil filé est due à la  répartition plus avantageuse des fibres,     c'est-          à-dire    à la proportion beaucoup plus élevée  des fibres longues qui, dans certains cas,       atteint        plus        de        60        %        dit        poids        total,

          la        lon-          gueur    de ces fibres dépassant 304 mm. De  plus, la quantité de  duvet  qui, évidemment,  ne constitue qu'une perte est notablement  moindre. Le fil est.     d'une    grosseur remarqua  blement uniforme, ce qui contribue aussi à  en augmenter la résistance en faisant dispa  raître les points on le fil est plus mince et  plus faible. Si on considère que ces résultats  sont obtenus par une seule opération, en par  tant d'une filasse à filaments continus pour  arriver à un fil filé fin de qualité supérieure,       i1_    est évident qu'ils constituent un progrès  remarquable de la technique.  



  La suppression presque totale du  duvet   est par elle-même un résultat remarquable,  étant. donné qu'antérieurement ce  duvet   donnait lieu à des pertes très considérables. Il  ne s'agit pas seulement d'une perte totale de  matière première, mais, sous forme de  du  vet , elle se répand partout dans l'atelier,  nécessite un nettoyage spécial, établit. des con  ditions de travail fâche-Lises, souille les huiles  et les graisses et même le fil filé.  



  Les résultats relativement meilleurs qu'on  peut obtenir au moyen du procédé que com  prend l'invention ont également une grande  importance au point de vue de la continuité  de l'opération. Au cours d'essais, on a enre-      Bistré     Lin    nombre de ruptures par broche et  par heure     extrêmement    avantageux, de l'ordre  de     1/5    du nombre de ruptures obtenues pour  des fils fins avec un tablier rectiligne.  



  I1 est connu de faire passer une mèche  sous tension entre deux cylindres de rupture       qui    sont des cylindres cannelés en prise l'un  avec l'autre et qui font dévier la mèche par       intermittence    hors de la direction de son  mouvement. Les filaments de la mèche sont.  ainsi rompus aux points de déviation sous  l'effet de la tension qui augmente momen  tanément. La machine représentée présente  des avantages par rapport aux dispositifs met  tant en     oeuvre    ces méthodes connues, du fait  que la quantité de  duvet  est moindre et que  les filaments sont plus uniformes et     plus    longs.  La rupture se produit principalement en un  certain point entre les cylindres postérieurs  et le point de déviation plutôt qu'en ce der  nier point.

   De     phis,    on obtient avec la ma  chine représentée une tension de friction sen  siblement constante et uniforme, au lieu des       impulsions    temporaires des dispositifs anté  rieurs.  



  I1 est possible, par la mise en     oeuvre    du  procédé     suivant    l'invention, de filer des fils  fins de qualité supérieure, de forte résistance,  en une seule opération, fils qui n'ont pu être  obtenus jusqu'à présent, sinon au moyen d'opé  rations multiples effectuées par le métier à  filer le coton, la laine, le lin ou la soie, ou des  variantes de ces métiers. La proportion des  fibres longues dans les fils filés par le pro  cédé suivant l'invention n'a. jamais été atteint  antérieurement.

   La machine représentée cons  titue donc un moyen provoquant la rupture  de la majeure partie des filaments de la filasse  en longueurs sensiblement égales à la distance  entre les cylindres,     aui    lien des longueurs nor  males     désavantageuses    égales en     moyenne     approximativement à la moitié de cette dis  tance.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé de transformation d'une filasse à filaments continus en fil filé au moyen d'une machine à filer directe avec dispositif d'éti rage comportant une série de cylindres posté- rieurs tournant lentement et une série de cylindres antérieurs tournant rapidement, ca ractérisé en ce qu'on fait subir à la filasse une tension de friction continue en un point situé entre les deux séries de cylindres, provoquant la rupture de la plupart des filaments en Lon gueurs sensiblement égales à la distance entre les cylindres antérieurs et postérieurs. SOUS-REVENDICATIONS: 1.
    Procédé selon la revendication I, caracté risé en ce qu'on exerce ladite tension sur la filasse en l'amenant d'une manière continue au contact d'une surface en mouvement avan- c_ant à une vitesse à peu près égale à 0,3 fois au moins celle des cylindres antérieurs et qui fait subir à la filasse une tension supplémen taire d'au moins 10 %. \?. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que la dite surface fait subir à la filasse une flexion en dehors de la direction normale de son mouvement. 3.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et<B>'2</B>, caractérisé en ce que la flexion de la filasse se produit à une distance de moins de 15\? mm du dernier point de contact de la filasse avec les cylin dres postérieurs.
    REVENDICATION II: Machine à filer directe pour la mise en oeuvre du procédé selon la. revendication I, du type comportant une série de cylindres posté rieurs tournant lentement et une série de cylindres antérieurs tournant, rapidement., ca ractérisée en ce qu'elle comprend un dispo sitif agencé de manière à faire subir tune ten sion de friction sensiblement continue à la filasse en un point situé entre les deux séries de cylindres, de façon à provoquer la rupture des filaments en longueurs sensiblement. égales à la distance entre les cylindres antérieurs et postérieurs. SOUS-REVENDICATIONS 4.
    Machine selon la. revendication II, carac térisée en ce que ledit dispositif comprend une surface en mouvement située entre les cylin dres postérieurs et antérieurs, faisant dévier la filasse de la direction normale de son mou vement et supportant la filasse d'une manière continue au point de flexion. 5. D-lachine selon la revendication II et la sous-revendications 4, caractérisée en ce que le dispositif de flexion est plus près des cylin dres postérieurs que des cylindres antérieurs, de façon à provoquer la rupture des filaments dans un espace relativement court. entre les cylindres postérieurs et le dispositif de flexion. 6.
    Machine selon la revendication II et la sous-revendication 4, caractérisée en ce que le dispositif est situé de façon telle par rapport aux cylindres postérieurs que la flexion se produit à une distance de moins de 152 mm du dernier point de contact de la filasse avec les cylindres postérieurs. 7. Machine selon la revendication II et la sous-revendication 4, caractérisée en ce que la surface en mouvement consiste en un tablier passant sur un cylindre situé à l'endroit où s'effectue la flexion et se dirigeant vers les cylindres antérieurs. REVENDICATION III: Fil obtenu par le procédé selon la revendi cation I.
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