Comparateur à cadran.
La présente invention a pour objet un comparateur à cadran, comprenant un boîtier dans lequel eoulisse un piston plongeur sollicité par un premier ressort de façon à être maintenu en position de mesure, une cré maillère mobile sollicitée par un second ressort plus faible que le premier en sens opposé à celui dans lequel ledit piston est sollicité par le premier ressort, ceci de Fanon qu'en position de repos le piston et la cré maillère viennent buter l'un contre l'autre, la force sollieitant le piston étant ainsi égale à la différence des efforts exercés par les deux ressorts, la crémaillère coopérant avec un pignon commandant le cadran, le tout de façon que lorsque le piston est soumis à un déplacement brusque à l'encontre du premier ressort,
le piston se libère du contact avec la crémaillère, celle-ci subissant ensuite un déplacement sous l'action du second ressort et venant buter contre le piston en évitant ainsi d'être soumise au déplacement brusque du piston.
Ce comparateur est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens coopérant avec la crémaillère et destinés à diminuer la vitesse dudit déplaeement de la crémaillère.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du comparateur selon l'invention.
La fig. 1 est une vue, en élévation de face, d'un comparateur à cadran.
La fig. 2 est une vue de la face arrière de ce eomparateur, en supposant que le couvercle est enlevé, cette vue étant une coupe partielle pour montrer la construction du mécanisme anti-choc, les divers organes étant supposés occuper leur position normale, c'està-dire la position avant le fonctionnement.
La fig. 3 est une vue semblable à la fig. 2, mais montrant les organes dans les positions qu'ils prennent au cours du fonctionnement.
La fig. 4 est une vue semblable aux fig. 2 et 3, mais montrant les organes dans les positions qu'ils prennent quand le piston plongeur de contact a subi un choc.
Comme représenté, ce comparateur comprend un boîtier 10 pourvu de deux tiges de portée tubulaires 11 et 12 diamétralement opposées et alignées verticalement. La tige supérieure 12 est munie d'un chapeau 13 qui obture son embouchure externe et s'oppose à toute entrée de saleté, de graisse, etc. Dans les deux tiges de portée 11 et 12 peut coulisser un piston plongeur 14 muni à son extrémité inférieure d'un organe de contact 15 qui peut être pourvu, comme à l'ordinaire, d'un bouton de contact en acier trempé ou en diamant selon les besoins.
Le piston plongeur 14 destine à assurer le contact requis est eonstamment sollicité vers le bas par un ressort 16 s'étendant depuis un goujon monté sur le pourtour inté- rieur du boîtier annulaire 10 jusqu'à un goujon 17 fixé à ce piston plongeur.
La limite supérieure du mouvement du piston plongeur de contact 14 est déterminée par la venue en contact du bouton moleté 15 avec l'extrémité inférieure du boîtier 11.. Sa limite inférieure de mouvement est déterminée par la position d'une tête de réglage 19 implantée dans l'extrémité supérieure du piston plongeur 14 et étudiée pour venir s'appuyer contre l'extrémité de la tige tubulaire 12. Sur le piston plongeur 14 peut coulisser une crémaillère 21 sur une face de laquelle est taillée une denture 22 engrenant avec la denture du pignon 23. La crémaillère 21 est évidée et son évidement peut présenter un renflement en un certain endroit de sa longueur, afin de diminuer le frottement entre elle et le piston plongeur 14 tout en assurant une portée précise.
La crémaillère 21 est constamment poussée vers le haut par un ressort faible 24 s'étendant entre un goujon implanté dans le boîtier 10 et un goujon 25 implanté dans cette crémaillère. Le goujon 17 traverse une fente de la crémaillère 21 et est guidé à son extrémité externe dans une fente pratiquée dans un taquet de guidage 26, comme le met en évidence la fig. 2. Ce goujon 17 sert ainsi à empêcher tout mouvement de rotation du piston plongeur 14 ainsi que de la erémail1ère 21.
Le goujon 25 porte à son extrémité externe un petit piston plongeur 30 s'étendant parallèlement au piston plongeur 14. Ce denxième piston 30 est mobile dans l'évideme. nt cylindrique d'un taquet 32 monté sur la plaque de support postérieure du comparateur et fixé à elle au moyen d'une vis 33.
Comme représenté clairement dans le dessin, le goujon 25 traverse une fente de la paroi de l'évidement cylindrique du taquet 32.
On voit par la fig. 2 que, dans sa position normale, c'est-à-dire de repos, le ressort 16 qui est relativement puissant oblige le piston plongeur 14 à occuper sa position la plus inférieure, c'est-à-dire la position pour laquelle la tête 19 porte montre le fond supérieur de la tige tubulaire 12. Le goujon 17 qui est engagé dans une fente de la crémaillère 21 porte contre le bord inférieur de cette fente ou plus exactement contre un goujon s'étendant en travers de la fente à son extrémité inférieure en obligeant ainsi la crémaillère 21 à oceuper sa position la plus basse, c'est-à-dire la position d'extension du ressort 24.
An cours du fonctionnement. on fixe l'ins triment dans une position telle que l'étalon calibreur soulève le piston plongeur 14, puis on fait tourner le cadran 27 (fig. 1) de façon que le zéro vienne eöïneider avec l'aiguille indicatrice. On serre alors la vis de blocage 28 pour immobiliser le cadran 27 dans la position choisie. Ayant armé l'instrument, on place successivement les objets à comparer avec l'étalon calibreur contre le piston de contact. Ceci a pour conséquence de faire monter le piston de sorte que, par suite de la tension exercée par le ressort 24, la crémaillère 21 suit le mouvement du piston.
Quand ce mouvement est relativement lent, la crémaillère 21 le suit, 1 'extrémité inférieure de la fente de cette crémaillère demeurant contre le goujon 17.
Au fur et à mesure que la crémaillère 21 s'élève, ses dents impriment une certaine rotation au pignon 23, ce qui se traduit par un mouvement de l'aiguille indicatrice vis-à-vis du cadran et fournit l'indication convenable de Ta dimension de la pièce particulière soumise à la mesure par comparaison avec l'étalon. Les positions occupées par les organes après ce fonctionnement. normal sont représentées par la fig. 3.
Si le comparateur est utilisé dans des conditions telles que l'organe de contact 15 subisse un choc ou un coup, le piston de contact 14 s'élève rapidement, par exemple jusqu'à la position représentée en fig. 4. Pour donner un exemple des chocs qui peuvent se produire, on peut indiquer ici que les comparateurs de ce type sont fléquemment utilisés pour redresser les essieux. Qund on pro cède à un redressement ; d'essieu, il est de pratique courante de mesurer la déviation par rapport à l'état de rectitude originelle, puis de frapper l'essieu à l'aide d'un mar tean de forgeron au point où la déviation est maximum.
Or, il était nécessaire antérieurement d'enlever le comparateur de l'essieu soumis à cette opération de redressement avant d'asséner chaque coup et de le ramener à une position de mesure quand on voulait procéder à une nouvelle lecture.
Au contraire, grâce à la construction du présent comparateur, on peut laisser ce dernier en position de mesure pendant toute la durée de l'opération de redressement, puisque les puissants coups qu'on peut asséner à l'aide d'un marteau lourd ne risquent pas d'abimer le comparateur. En effet, les coups et chocs ne se transmettent pas à l'engrenage puisque le goujon 17 s'éloigne rapidement de l'extrémité de la fente pratiquée dans la cré- maillère 21 et que celle-ci suit ce mouvement sous la tension exercée par le ressort léger 24 et vient ainsi graduellement occuper une position pour laquelle l'extrémité de la fente qui est pratiquée établit à nouveau le contact avec le goujon 17.
De plus, le piston 30 qui se déplace dans l'évidement 31 du taquet 32 amortit le mouvement de la crémaillère 21 et quand il vient porter contre l'extrémité inférieure de la fente qui y est pratiquée et touche le gon- jon 17, il se meut lentement pour venir occu per cette position et ne peut donc commnniquer les chocs à l'engrenage.
On voit donc que le montage non rigide de la crémaillère 21 sur le piston plongeur 14 ainsi que l'effet d'amortissement exercé par le piston auxiliaire 30 qui se déplace dans l'évidement 31. empêchent qu'un choc que- conclue ne soit transmis à l'engrenage et soustrait donc l'instrument aux avaries ducs à des chocs, ce qui permet de l'utiliser de facon particulièrement heureuse pour des opérations telles qu un redressement d essieu con, me indiqué ci-avant.