Machine-outil. La présente invention a pour objet. une machine-outil du type comprenant un outil rotatif commandé par un moteur, une table porte-pièee mobile par rapport à l'outil, un mécanisme d'avance de la table, un dispositif coopérant avec ledit, mécanisme pour faire va rier la vitesse de l'avance de la table et pour l'annuler, et. des moyens de commande dudit dispositif destinés à.
intervenir lorsque la puissance appliquée à l'outil atteint une va leur maximum déterminée. Cette machine- outil est caractérisée en ce que lesdits moyens de commande comprennent un circuit com mandé par une lampe thermionique présen tant une anode, une cathode et une grille de commande, et dont la caractéristique présente un point de coupure, et un circuit de réglage de la tension appliquée à la gille en fonction de la puissance appliquée à l'outil, le tout étant disposé de faon que lorsque cette puis sance atteint sa valeur maximum déterminée, la tension de la grille atteint la valeur de cou pure.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
Dans la forme d'exécution représentée, la table ordinaire de support de la pièce, rece vant un mouvement de va-et-vient d'une ma chine à rectifier ou d'un autre genre de ma chine-outil, est désignée par 1 et reçoit un mouvement d'avancement longitudinal par la vis mère ordinaire 2, qui porte une roue den tée 3 engrenant avec un pignon de commande 4, calé à l'extrémité d'un arbre 5. L'arbre 5 porte deux embrayages magnétiques 6 oppo sés, entre lesquels est monté un disque d'em brayage 7, qui est claveté de la manière ordi naire sur l'arbre 5 de commande de l'avance ment. Chacun des embrayages magnétiques 6 porte une roue dentée conique 8 qui engrène avec un pignon denté conique 9 monté à l'extrémité de l'arbre 10 d'un moteur élec trique 11.
Le moteur électrique 11 commande donc la vis mère 2 en faisant avancer la table 1 par l'intermédiaire de l'embrayage magnétique 6 et de l'arbre 5, et la direction de l'avancement est déterminée par le pas sage du courant dans l'un ou l'autre des em brayages magnétiques 6, lesquels mettent la roue conique 8 correspondante en prise avec le pignon 9.
La pièce w, qui est montée sur la table- support 1, est. usinée au moyen, par exemple, d'une fraise quelconque appropriée, telle que 12. La fraise 12 est commandée mécanique ment d'une manière quelconque appropriée, par exemple au moyen d'une roue dentée 13, qui engrène avec un pignon 14, monté à l'extrémité de l'arbre 15 d'un moteur élec trique 16. La puissance du moteur 16 qui com mande la fraise 12 est déterminée de façon qu'il travaille avec son rendement maximum lorsque la machine-outil travaille à son dé bit maximum, c'est-à-dire à la limite de sa résistance.
Il est évident que dans ces con ditions, une fraise ou un outil de caractéris tiques déterminées a, pour chaque vitesse d'avancement de la table, une profondeur de passe déterminée correspondant à la limite de la résistance da la machine et de la fraise. Pour éviter les variations de la charge du moteur 16 commandant la fraise 12 lorsqu'on varie la profondeur de passe, la machine-outil comprend un dispositif qui règle le mouve ment d'avancement de la table 1 de façon à. maintenir, à chaque instant, la puissance fournie par la fraise 12 et son moteur 16 dans les limites voulues, la vitesse d'avance ment devant évidemment être diminuée lors que la profondeur de passe est augmentée et réciproquement.
A cet effet, les conducteurs 17 et 18, ali mentant le moteur d'avancement 11, coopè rent avec un circuit amenant le courant dans les embrayages magnétiques 6. Ainsi qu'on peut le voir dans la figure, le conducteur 18 comporte un commutateur à deux directions 19 comprenant des contacts auxquels sont reliés deux conducteurs 20 et 21, qui amènent le courant à l'un ou l'autre respectivement des embray ages magnétiques 6. Les circuits alimen tant les embrayages magnétiques 6 compren nent des conducteurs de dérivation 22 et 23 connectés à un conducteur 24 qui est connecté au pôle 25 d'un interrupteur dont l'autre pôle 26 est relié au conducteur 1.7 de la ligne d'alimentation du moteur 11.
Un électro aimant<B>27,</B> décrit en détail plus loin, com mande l'interrupteur <B>25-26.</B>
Il est évident que lorsque les dimensions et la forme des fraises 12 varient, il est. né cessaire de faire varier la puissance suivant la profondeur de coupe que les fraises cor respondantes sont susceptibles d'effectuer sans flexion ni rupture ainsi que suivant les limites de la résistance de la machine. Par suite, lorsque la fraise fonctionne à plein rendement sans surcharge, la puissance four nie par le moteur 16 est normale; lorsque la charge de la fraise tend à varier, la puissance du moteur varie dans le même sens, et ce sont ces variations qui servent. à commander l'avancement de la table pour rétablir la charge normale.
A cet effet, dans le conducteur a du cir cuit d'alimentation du moteur 16 en courant alternatif polyphasé est. branché le primaire 28 d'un transformateur d'intensité 29, dont le secondaire 30 est eonneeté à. une résistance 31 aux bornes de laquelle est. créée une ten sion proportionnelle nu courant alimentant le moteur.
Le primaire 32 d'un transformateur 33 qui comporte deux secondaires 34 et 35 est connecté entre les conducteurs 7b, c du eireuit d'alimentation du. moteur 1.6. Le secondaire 34 fournit du courant au filament de ehauf- fage 36 d'une triode 50 par les conducteurs 37 et 38.
Une résistance réglable 39 est. bran chée en parallèle sur les conducteurs 37 et 38 et un contact réglable 40 de la résistance 39 est connecté par un conducteur 41 à une borne de la résistance 37. et alimente un cir cuit comprenant la résistance 31 et les con ducteurs 37 et 42, ce dernier conducteur étant connecté à une borne de la résistance 31 et le conducteur 37 étant relié, par l'intermédiaire de la partie supérieure de la résistance 39, le contact 40 et le conducteur 41, à l'autre borne de la résistance 31.
La. tension régnant entre les conducteurs 37, 42 est donc une tension résultante de celle de la résistance 31 et de celle de la partie supérieure de la résistance 39 déterminée par la position du contact 40. La tension aux bornes de la résistance 39 est décalée par rapport à la composante wattée du courant dans le conducteur a du moteur 16 et elle est choisie et réglée de façon à être en opposition de phase avec la compo sante de la tension appliquée par le secon daire 30 à la résistance 31.
Par conséquent, la tension existant entre les conducteurs 37 et 42 est sensiblement proportionnelle à la compo sante wattée du courant. du moteur. Cette tension est donc aussi proportionnelle à. la puissance fournie par le moteur.
Un voltmètre 43 gradué en CV ou une autre unité de puissance est branché aux con ducteurs 37 et 42 qui, d'autre part, sont con nectés aux bornes d'entrée d'un redresseur 44, dont les bordes positive et négative de sortie sont connectées à des conducteurs 45 et 46 sur lesquels sont branchés en parallèle une résistance 47 et un condensateur 48. On dispose aux bornes de la résistance 47 d'une tension continue proportionnelle à la tension alternative appliquée au redresseur 44. La borne négative de la résistance 47 est con nectée à la grille 49 de la lampe à trois élec trodes 50.
lie secondaire 35 du transformateur 33 est connecté aux bornes d'entrée d'un redresseur 51 dont les bornes positive et négative de sortie sont connectées à. des conducteurs 52 et 53 entre lesquels on obtient une tension continue à peu près constante. Cette tension est réglée par un régulateur de tension 54, et, par suite, on dispose aux points 55, 56 d'une source de tension continue très constante.
Un potentiomètre formé par des résis tances 57 et 58 est disposé entre les points 55, 56, le conducteur 45 étant connecté au point 56. ha cathode 59 est connectée à un point 60 situé entre les deux résistances 57, 58. La résistance 58 peut être réglée au moyen d'un contact mobile 61. Il existe donc une tension de polarisation réglable entre la grille 49 et la cathode 59 de la lampe 50.
lia caractéristique courant, d'anode-tension de grille de la lampe 50 présente une brusque inflexion dite point de coupure et l'anode 62 est connectée au conducteur 52 par l'intermé diaire de l'enroulement du relais 27 dont il a été question plus haut et d'une résistance 63.
Lorsque la machine fonctionne normale ment, un courant passe dans la lampe 50 et le courant anodique de cette lampe excite l'en roulement du relais 27 en provoquant la fermeture de l'interrupteur 25-26. La tension aux bornes de la. résistance 47 s'ajoute victo- riellement à la tension de polarisation néga tive créée par la résistance 58 et qui peut être réglée par le contact réglable 61 à une valeur pour laquelle le courant anodique n'est pas coupé, ceci lorsque le moteur 1.6 travaille dans des conditions normales. Si la profon deur de coupe de l'outil. augmente, le moteur absorbe plus de puissance, la tension dans la résistance 47 augmente et la grille devient de plus en phis négative.
Cette tension atteint finalement une valeur (tension de coupure) pour laquelle le courant anodique de la lampe 50 diminue brusquement et rapidement, jus qu'à ce que l'excitation de l'enroulement du relais 27 cesse, en provoquant l'ouverture de l'interrupteur 25-26. Il en résulte que l'avancement de la pièce diminue ou s'arrête en supprimant la charge du moteur 16 et en abaissant ainsi la tension dans la résistance 47 à une valeur pour laquelle la lampe 50 redevient conductrice en excitant le relais 27 et fermant l'interrupteur<B>25-26,</B> la pièce re commençant alors à avancer.
Le point de coupure de la lampe 50 est déterminé par le réglage de la tension de po larisation 61; si cette tension est réglée au début au voisinage de la tension de coupure, il suffit d'un faible accroissement de tension dans la résistance 47 pour que la coupure soit atteinte. Le réglage doit être tel que la puis sance absorbée par le moteur 16 soit égale à la puissance maximum que peut fournir le moteur avant que la tension cathode -grille de la lampe atteigne sa valeur de coupure.
Le relais 27 peut être remplacé par d'au tres dispositifs électriques ou électroméca niques pour régler l'avance de la pièce. Par exemple, un petit moteur régulateur de vi tesse peut servir à régler la vitesse de rota tion de l'arbre 5 ou une soupape actionnée par un électro-aimant peut servir à faire ar river un fluide gazeux ou liquide commandant les embrayages 6.
Il est important que la tension de réglage soit obtenue par soustraction. de la compo sante réactive de la composante wattée, pour que la proportionnalité entre la puissance et le courant de réglage soit maintenue aux faibles puissances du moteur.