Machine pour traiter des fibres textiles. La présente invention a pour objet une machine servant à traiter des fibres textiles.
Les fibres textiles sont couramment teintes, blanchies ou autrement traitées dans une ma chine comportant des tambours servant à faire avancer une fibre sans fin de matière dans un liquide de traitement. La fibre sans fin de matière peut constituer une pièce uni que dont les extrémités sont cousues l'une à l'autre ou bien elle peut être faite de plu sieurs pièces cousues les unes aux autres bout à bout. La fibre est parfois très longue et dépasse souvent 1500 mètres. Il est nécessaire que toutes les parties de la fibre soient uni formément teintes ou autrement traitées et, pour obtenir ce résultat, il est nécessaire d'ins pecter fréquemment la fibre. Chaque inspec tion doit être faite au même endroit le long de la fibre, afin de pouvoir s'assurer de l'uniformité du traitement de toute la ma tière de la fibre.
Pour obtenir ce résultat, il est courant qu'un opérateur surveille la fibre et arrête son déplacement en un point dé terminé, par exemple à l'endroit d'une cou ture prévue, chaque fois qu'il faut faire un essai. Lorsqu'il y a. un grand nombre de cou tures, parfois 20, une couture que l'on désire trouver peut passer sans être remarquée, et l'opérateur peut être exposé à des dégage ments de vapeur pendant longtemps avant de déceler cette couture et d'arrêter la machine.
La présente invention se propose d'éli miner cet inconvénient. A cet effet, la machine qui fait l'objet de l'invention est caractérisée en ce qu'elle comporte un bac destiné à con tenir un fluide, un râteau oscillant muni de dents disposées à distance les unes des autres, en laissant normalement des espaces libres permettant le passage entre elles d'une fibre sans fin de matière à traiter, et une sonde destinée à être attachée à cette fibre, cette sonde étant de dimensions telles qu'elle passe par lesdits espaces normalement libres, des moyens destinés à faire avancer ladite fibre, des moyens agissant lors du basculement du râteau pour arrêter l'avance de ladite fibre,
et des moyens pour provoquer la réduction de la section de passage de ces espaces libres afin d'empêcher la sonde de passer par ceux- ci sans faire pivoter le râteau.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la. ma chine faisant. l'objet de l'invention, ainsi que deux variantes de détails.
La fig. 1 est. une vue en élévation de ladite forme d'exécution constituée par une ma chine à teindre dont la partie de droite a. été arrachée pour en faire voir l'intérieur.
La fig. ? est une coupe suivant la ligne '2-2 de la fig. <B>1.</B>
La. fig. 3 est une vite de détail représen tant, en position d'arrêt, le mécanisme d'ar rêt de la machine.
La fig. 4 est. une vue en perspective de ce mécanisme d'arrêt.
La fig. 5 est une vue analogue d'une va riante de ce mécanisme. La fig. 6 est une vite d'une autre va riante du même mécanisme.
La forme d'exécution représentée de la machine faisant l'objet de l'invention est constituée par une machine à teindre com portant un bac 10, dans lequel se déplace tune fibre sans fin 11 de matière textile. Cette fibre est disposée hélicoïdalement sur deux tambours 12 et 13, de manière telle que les différentes spires de fibre, ainsi qu'on le voit sur la fig. 1, montent sur le tambour 12, passent sur le tambour 13 et redescendent dans le bac 10. Les tambours sont actionnés par moteur, à l'aide d'une poulie 14 montée sur l'arbre du tambour 12, et le tambour 13 est actionné par courroie 15 à partir du tam bour 12. La fibre de matière textile est en général disposée sur ces tambours de ma nière à. descendre dans le fond du bac où elle se dispose en accordéon, comme cela est re présenté en 16.
La matière est tirée de cet accordéon, comme cela est représenté en 17, elle passe sur le tambour 12, puis sur le tambour 13 en décrivant la spire suivante, puis redescend et se met en accordéon dans le bac, comme représenté en 18. La fibre de matière décrit des spires analogues sur toute la longueur des tambours ou sur une lon gueur quelconque de ceux-ci, que l'on désire utiliser. Dans la dernière spire, la partie des cendante 19 de la fibre passe de même dans le liquidé contenu dans le bac, puis elle re monte, comme cela est représenté en 20, pour passer sur les tambours 12 et 13. La fibre revient ainsi, comme cela est représenté en 21, pour décrire la première spire à l'autre extrémité des tambours.
La machine comporte une fenêtre coulissante 22, au moyen de la quelle on peut observer le déplacement de la fibre de matière. La fenêtre est mobile, de sorte qu'un opérateur peut accéder à tout emmêlement pouvant se produire dans la fibre et y remédier.
La machine comporte un râteau oscillant 23, pivotant à ses deux extrémités 24 et 25, dans des paliers portés par le bâti de la ma chine. Ce râteau est constitué par un châssis 26 et des dents 27, 28, 29, 30, etc. également réparties et s'étendant sensiblement horizon talement au-dessus dune ouverture du bac. Ces dents séparent les parties montantes des différentes spires de la fibre de matière textile à traiter.
Sur le râteau est monté un interrupteur à mercure 31 qui ferme un circuit lorsque le râteau est en position de fonctionnement nor mal, les dents 27, 28, etc. étant en position sensiblement horizontale, comme on le voit sur la fig. 2. Cet interrupteur commande le circuit du moteur actionnant les tambours l2 et 13 et faisant avancer la fibre de matière dans la machine. Un emmêlement se produi sant dans la fibre monte dans l'une ou l'autre des parties montantes d'une spire et vient en prise entre les dents voisines du râteau en le faisant basculer. Ce mouvement provoque l'ouverture du circuit du moteur et, ainsi, l'arrêt du déplacement de la fibre.
L'atten tion de l'opérateur est attirée par l'arrêt. de la. machine et il peut. démêler le point d'ob- truction et remettre la machine en fonctionne ment pour eoiitiii aer le traitement.
Pour obtenir les résultats ci-dessus, des moyens sont prévus pour réduire les surfaces de passage de la fibre entre les dents. Comme on le voit sur les fig. 1 à. 4., ces moyens comportent une barre 32, pivotant sur 1e râteau 23 au moyen de deux bielles 33 et 3-l. dont la longueur est telle que, lorsque la barre 32 vient sous les dents du râteau, l'es pace disponible pour les parties montantes de chacune des spires se trouve limité.
Une barre 35 est soudée sous les dents, en avant du châssis 26, comme on le voit sur la fig. -1. Cette barre définit la limite arrière des sur faces disponibles pour le déplacement de la fibre.
Comme on le voit surtout sur la. fig. 4, un câble 36 est fixé à une extrémité de la barre pivotante 32 et il passe sur des poulies 3 7 et 38. A l'extrémité libre de ce câble est fixé un poids 39 normalement placé sur une tablette 40. Lorsque l'on désire soulever la barre 32 pour l'amener dans une position ré duisant les espaces disponibles pour le passage de la. fibre entre les dents du râteau, on en- lève le poids<B>3</B>9 de la tablette et on le laisse pendre au bout du câble 36. Le câble tendu soulève la barre 32 de sa position inactive des fig. 2 et 4 pour l'amener dans la posi tion active de la fig. 3.
Si on le désire, un deuxième câble 41 petit être attaché à l'autre extrémité de la barre pivotante 32 et il peut être muni d'un poids 42, servant à soulever la barre et à la maintenir en position active. L'un des poids 39 ou 4'2 ou les deux peuvent servir pour jouer ce rôle.
Une sonde 43, qui peut être un corps de révolution, rigide ou souple, par exemple une bille ou un corps en forme de poire, est attachée à la fibre en un endroit où l'on dé sire inspecter successivement la fibre. La sonde peut être en caoutchouc, en métal ou autre matière appropriée et elle est de dimen- lion telle qu'elle passe normalement dans les espaces compris entre les dents du râteau et qu'elle n'y passe pas lorsque l'on réduit la section disponible pour le passage (le la fibre, par exemple en mettant la barre 32 en posi tion haute, comme cela est représenté sur la fig. 3.
La sonde est, en général, attachée à une couture de la fibre à l'aide d'une bande ou d'une corde élastique 44 et elle se dé place hélicoïdalement avec la matière en traitement pendant que la fibre avance dans la machine.
Lorsque l'on désire examiner l'avance de la teinture ou autre traitement, l'opérateur n'a qu'à enlever les poids 39 et 42 pour appli quer une tension aux câbles 36 et 41, en pro voquant ainsi le soulèvement de la barre 32 pour l'amener au contact des dents 28, 29, etc. du râteau.
Au montent voulu, la sonde est amenée par la fibre entre deux dents et elle vient ait contact des barres 32 et 35 (fig. 3) en faisant basculer le râteau d'une quantité suffisante pour arrêter le moteur et, par suite, le dé placement de la fibre. Lorsque cela a lieu, l'opérateur peut enlever (le la fibre un mor ceau d'échantillon, puis replacer les poids 39 et 42 sur leurs tablettes, de sorte que la barre d'arrêt 32 revient en position de non-fonc tionnement sous l'action de la pesanteur. On peut alors mettre en fonctionnement la ma chine. Cette opération peut se répéter à inter valles irréguliers, aussi souvent que cela est nécessaire pour obtenir des échantillons de la matière à traiter.
La fig. 5 représente une variante de la mise en place de la barre d'arrêt réduisant les sections comprises entre les dents du râ teau. En ce cas, la barre 45 pivote de même sur les deux dents 46 et 4 7 des extrémités du râteau. La barre 45 est normalement mainte nue en position inactive ou abaissée à l'aide d'un câble 48, auquel est suspendu un poids 49. Lorsque l'on soulève le poids 49 et qu'on le met sur une tablette (non représentée), la barre 45 est soulevée en position active au voisinage des dents, à l'aide de deux ressorts 50 et 51 dont les extrémités sont attachées à la barre 45 et à la barre fixe 52 du râteau.
La fig. 6 représente encore une autre dis position permettant de réduire les sections de passage de la fibre dans le râteau. Dans cette variante, le râteau est fait de deux châssis pouvant se déplacer l'un par rapport à l'autre de manière à réduire les espaces disponibles entre les dents portées par les châssis respectifs. L'un des châssis, 53, est monté oscillant sur la machine. Des dents 54, 55, 56, etc. sont fixées sur ce châssis et s'éten dent au-dessus de l'ouverture du bac.
Un deuxième châssis comporte une barre 5 7 portée par le châssis 53 et coulissant. dans des guidages 58 fixés sur le châssis 53. Lai barre 5 7 porte des dents 59, 60, 61, etc. alternant. avec les dents 54, 55, 56, etc. du premier châssis. Les espaces compris entre les paires de barres successives de l'assemblage correspondent normalement aux espaces habi tuels prévus dans le râteau pour le passage de la fibre de matière.
On peut réduire la section des espaces alternatifs en faisant coulisser la barre 57 parallèlement à elle-même, par rapport ait châssis 53. Pour cela, une fente 63 d'une four chette 62 emboîte une des dents 59 de la barre coulissante. La fourchette 62 est mon tée librement sur un arbre tournant 64, de manière à se déplacer lors d'un déplacement axial de cet arbre. L'arbre 64 est fileté et est en prise dans un écrou fixe 65. Un volant 66 permet à l'opérateur de faire tourner l'arbre 64 et, de ce fait, de déplacer le châs sis coulissant par rapport au châssis pivotant lorsque l'on désire réduire la surface entre deux dents voisines des châssis respectifs.
Dans chacun des cas, le mécanisme de com mande servant à actionner le dispositif de réduction des sections comprises entre les dents du râteau est disposé de faon que l'opé rateur puisse agir de l'extérieur de la ma chine sans avoir à ouvrir celle-ci.