Appareil d'évacuation pour l'obtention d'un vide poussé. La présente invention a pour objet un appareil d'évacuation pour l'obtention d'un vide poussé, comprenant une pompe à vapeur fonctionnant en série avec une pompe méca nique.
Cet appareil est caractérisé selon l'inven tion en ce que la pompe à vapeur et la pompe mécanique sont respectivement disposées dans la partie supérieure et dans la partie infé rieure d'une enveloppe disposée verticalement et comprenant au moins une partie de forme cylindrique.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil selon l'in vention et quelques variantes de détail de cette forme d'exécution.
Les fig. 1 et 1A montrent une forme d'exé cution en coupe verticale.
Les fig. 2 et 2A montrent des coupes ver ticales 2-2 et 2A-2A des fig. 1 et 1A.
La fig. 2B est -une coupe suivant 2B-2B de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue des éléments séparés de la pompe mécanique de cette forme d'exé cution.
Les fig. 4 à 13 montrent chacune une va riante de la pompe à vapeur de cette forme d'exécution.
L'appareil représenté aux fig. 1 à 3 com prend une enveloppe ayant une forme de ré volution d'axe vertical et présentant une par tie inférieure constituée par un socle de forme conique 1 qui contient le moteur élec- trique 2 et la pompe mécanique indiquée par la référence générale 3, et porte la pompe à vapeur indiquée en 4. Le socle 1 comprend un espace contenant de l'huile dans laquelle la pompe mécanique est entièrement plongée, le niveau de l'huile étant toutefois au-dessous du moteur électrique. Le fluide de travail de la pompe à vapeur est constitué par un mé lange d'huiles ou autres composés hydrocar- burés volatils.
La pompe à vapeur 4 est disposée tout entière dans la partie supérieure 13 de l'en veloppe qui est de forme cylindrique et est mu nie à sa partie supérieure d'une série d'auvents 14 qui servent à commander le courant d'air à son intérieur. L'ensemble de la pompe à va peur est monté sur le socle 1 par quatre sup ports 21, 22, 23 et 24 (fig. 1, 1 A et 2B). .Au centre du couvercle 15 de la partie cylindri que est monté un tube d'entrée 17 servant à relier l'appareil d'évacuation à un appareil quelconque dans lequel on désire faire le vide. L'extrémité inférieure dudit tube 17 s'ouvre dans une chambre 640 qui communique direc tement avec un organe tubulaire vertical 400.
Ledit organe tubulaire 400, de même que des organes tubulaires verticaux 420 et 440 cons tituant respectivement des chambres de con densation de vapeurs des étages de la pompe à vapeur et un organe tubulaire 460 communi quant par l'orifice d'échappement 448 avec l'organe tubulaire 440, sont entourés par une chemise 547. De l'eau arrive par Lin tube 25 et l'un des supports 22 et 23, qui sont tubu laires, et, après avoir circulé dans l'espace de refroidissement formé entre la chemise 547 et les organes tubulaires 400, 420, 440 et 460, le quitte par l'autre support tubulaire et un tube 26 formant un serpentin pour refroidir l'huile dans laquelle baigne la pompe méca nique.
L'air ou autre gaz pénétrant à travers le tube 17, après avoir traversé la chambre 640 et l'organe tubulaire 400 de haut en bas, est admis, à travers le canal 401, dans l'extré mité inférieure de l'organe tubulaire 420 du premier étage de la pompe à vapeur.
Etant donné que l'organe tubulaire 400 est entouré par de l'eau de refroidissement, la plus grande partie de toute vapeur parve nant à pénétrer dans l'organe 400 est immé diatement condensée et, par conséquent, élimi née. Toutefois, pour réduire encore davan tage l'éventualité d'un refoulement d'huile, un élément absorbant 641 formant trappe est dis posé dans la chambre 640 devant l'ouverture inférieure du tube 17. Cette trappe couvre approximativement la moitié de la section de la chambre d'entrée 640, de façon à recouvrir entièrement l'extrémité ouverte de l'organe tubulaire 400, et comprend un boîtier en treil lis rempli de charbon de bois. Ainsi, toute l'huile s'échappant de l'organe 400 doit tra verser tout d'abord le charbon de bois, où elle est absorbée et éliminée des gaz.
Du fait que la trappe 641 ne recouvre que la moitié de la section de la chambre 640, la vitesse de fonc tionnement est augmentée, étant donné qu'à cause de leurs trajets complexes toutes les molécules de gaz ne traversent pas la trappe, comme ce serait le cas si cette trappe recou vrait complètement la section de la chambre. Par contre, pratiquement, chaque molécule d'huile ou autre matière de pompage remon tant. à travers l'organe tubulaire 400 se heurte au charbon de bois et est absorbée.
A l'intérieur du charbon de bois de la trappe est disposé un élément chauffant 642. Cet élément chauffant est calculé de manière à atteindre une température de 500 C lors qu'on applique à ses bornes une tension de 20 volts. Cette température est suffisamment élevée pour débarrasser complètement la trappe de gaz de provenance quelconque.' Un dispositif non représenté empêche que la ten sion appliquée à l'élément chauffant dépasse 25 volts, étant donné que si une tension plus élevée était utilisée, il pourrait se produire une destruction de l'élément chauffant.
On a constaté que la trappe à charbon de bois de l'appareil décrit est capable d'absorber toutes les vapeurs d'huile pour une période d'au moins 34 jours et, selon toute probabilité, elle est efficace pendant une période plus lon gue encore. A la fin d'une telle période, on peut appliquer un chauffage à la trappe pour en chasser tous les fluides absorbés, après quoi la trappe est prête à fonctionner pour une autre période identique. Au cours de cette opé ration, il n'est pas nécessaire de déconnecter le tube 17 du circuit, mais seulement de l'ob turer pendant la période de dégazage.
On a constaté que l'utilisation de la trappe 641 permet d'obtenir avec l'appareil décrit un vide atteignant 10-8 mm de mercure, tan dis que sans cette trappe le vide n'atteint que 10-7 mm de mercure.
L'arrivée du courant se fait par une tige de connexion, le retour pouvant se faire par les parois du boîtier de la trappe. La tige de connexion traverse avec jeu un bloc d'acier 645 soudé à la paroi de la chambre 640. Cette tige présente un flasque 647 repo sant sur ce bloc 645 par l'intermédiaire- dune rondelle de mica 648, et au-dessus dudit flas que est placée une autre rondelle de mica 649. Un rebord 644 du bloc 645 rabattu vers l'intérieur maintient solidement l'assemblage du flasque 647 et des rondelles de mica en position. L'espace entre le rebord rabattu 644 et la tige de connexion peut être rempli avec un vernis convenable et l'ensemble peut être soumis à une cuisson après montage. On obtient ainsi un scellement hermétique beau coup plus solide qu'un scellement au verre et pouvant supporter une température consi dérable.
Tous les éléments de la pompe à vapeur sont de préférence d'acier, et sont. assemblés par brasage. Les extrémités supérieures des organes tubulaires 420 et 440 que compren nent les deux étages de la pompe à vapeur sont fermées par des couvercles 421. Aux extré mités sont disposées des gouttières annulaires 422 dans lesquelles sont engagés les bords des couvercles 421, ces bords étant saisis dans la soudure dont ces gouttières sont partiellement remplies.
Pour assurer un scellement plus complet des éléments, ceux-ci sont revêtus de cuivre sur toutes leurs surfaces et l'ensemble est en suite entièrement étamé. Ceci sert, non seule ment à assurer un scellement étanche au vide, mais encore à prévenir toute oxydation. Toutefois, le cas échéant, les éléments de la pompe à vapeur peuvent être constitués par une matière résistant à la corrosion, telle que l'acier chromé.
Une chaudière 423 est disposée à l'extré mité inférieure de l'élément tubulaire 420 et est chauffée au moyen d'un élément chauf fant 424 relié à l'aide des connexions 425 à une source d'alimentation non représentée. Une tuyère 426 est fixée à la chaudière 423. Autour de ladite tuyère sont disposées plu sieurs ailettes 427, soudées par points à la tuyère et munies de petites perforations 427' qui permettent le retour de l'huile à l'exté rieur de la chaudière 423 et, de là, à travers des ouvertures 423', à l'intérieur de cette chaudière. Les perforations 427', ménagées clans les ailettes 427, doivent être suffisam ment fines pour que l'huile forme un scelle ment pratiquement étanche au gaz, empêchant toute traversée des gaz vers la chaudière.
La tuyère -126 est en acier inoxydable con tenant environ 20 % de ferrochrome, cette matière ayant. été trouvée excellente à cet effet. Un grand nombre de métaux, par exem ple le cuivre, offrent une propriété analogue à l'effet catalytique qui provoque la décompo sition des huiles ou autres composés hydro- carburés utilisés. On a constaté que les mé taux contenant un fort pourcentage de chrome ne présentent aucun effet catalytique et ont, en outre, la propriété de grouper et d'éliminer du liquide de travail les résidus d'incrusta- tion qui se forment généralement après un usage prolongé.
C'est pourquoi, lorsqu'on uti lise un tel métal, le fluide de travail reste clair et incolore. Aucun autre métal ne pré sente la même propriété. Le verre même, ma tière assez inerte, n'agit pas de cette manière. L'élimination desdites substances d'incrusta tion est avantageuse, car elle a pour résultat que le point d'ébullition du liquide dans la chaudière reste constant au lieu d'augmenter constamment, comme c'est le cas lorsqu'on laisse s'accumuler lesdits résidus d'incrusta- taon.
Le canal d'admission 401 de l'étage à basse pression est disposé en un point situé au-dessous de l'ouverture de la tuyère 426. Lorsque les huiles de la chaudière 423 sont vaporisées par le chauffage, les vapeurs sont expulsées dans l'organe tubulaire 420 et ten dent à se condenser dans cet organe en rai son de l'effet de refroidissement de l'eau. Le vide qui règne dans l'organe 420 forme un isolement thermique autour de la pièce tubu laire 431 qui comprend une colonne de frac tionnement espacée des parois de l'organe tubulaire 420 et disposée dans sa -partie supé rieure.
Ledit. isolement produit un gradient uniforme de température dans cette colonne, la température étant élevée à son extrémité inférieure et faible à son extrémité supérieure ou de vidage. Les huiles, ayant une pression de vaporisation faible, tendent à se condenser à une température phis élevée que les huiles plus légères à pression de vaporisation plus élevée et sont refoulées vers la chaudière. Les huiles à puis haute pression de vaporisation tendent à se condenser en des points de la pièce 431 correspondant à leur température de condensation, de sorte que seules les plais légères atteignent la partie supérieure de la colonne.
La condensation desdites huiles plus légères tend à provoquer leur refoulement vers la chaudière et lors de leur descente vers une région plus chaude, elle absorbent la cha leur libérée par les huiles moins volatiles, de façon à se vaporiser de nouveau. Ainsi, la colonne 431, 431' sert de colonne de fraction nement et maintient séparées les hiles de pressions de vaporisation différentes, de sorte qu'un gradient de pression en sens inverse du gradient de température est établi.
La pièce tubulaire 431 est munie d'une série d'anneaux étagés 431'. Lesdits anneaux servent à recueillir une partie de la conden sation qui se forme aux points où ils sont si tués, due aux tourbillons dans le courant de vapeurs produits par l'échelonnement des anneaux 431', ce qui tend à éviter la diffu sion de vapeurs d'huile vers la chambre 640. Lesdits anneaux ne sont toutefois pas indis pensables au fonctionnement de la pompe.
Etant donné que les huiles plus volatiles ont généralement des pressions de vaporisa tion plus élevées, aine pression de vaporisa tion plus faible est maintenue dans la partie inférieure de l'organe tubulaire 420 adjacente au canal d'entrée à vide poussé.
En outre, les vapeurs d'huiles phus vola tiles condensées sur les anneaux supérieurs forment un liquide moins visqueux que les vapeurs d'huiles plus lourdes et, par consé quent, ce liquide tend lorsqu'il descend vers la chaudière à entraîner les huiles lourdes ou graisseuses. Ceci à pour effet de remettre en service les huiles à faible pression de vapo risation, de sorte que la pompe maintient une faible pression après une certaine période d'usage interrompue.
Les gaz entraînés avec le courant de va peurs sont, de cette manière, amenés vers l'ex trémité supérieure 430 de l'organe tubulaire 420, puis traversent le canal 430' et descen dent par un conduit 433, disposé dans l'axe de la partie cylindrique 13 de l'enveloppe, d'où ils passent par le canal 434 dans la par tie inférieure de l'organe tubulaire 440. Au dessous de l'organe tubulaire 440 est disposée une chaudière 443 munie d'un élément chauf fant 444 et d'une tuyère 446. l'agencement étant le même que pour la chaudière 423 et la tuyère 426. La tuyère 446 est également en acier inoxydable au chrome.
Dans l'organe 440, les gaz sont entraînés vers le haut à tra vers une colonne de fractionnement, compre nant une pièce tubulaire 441 et des anneaux 441', disposés dans la partie supérieure de l'organe 440, par les vapeurs projetées par la tuyère 446, d'une manière analogue à celle décrite relativement à l'étage basse pression. A l'extrémité supérieure de l'organe tubulaire 440, les gaz qui ont été entraînés par les vapeurs sont expulsés à travers un canal 448 dans l'organe tubulaire 460.
Les gaz s'écou lant vers<B>lé</B> bas de cet organe 460 sont encore refroidis, de sorte que toutes les vapeurs d'huile ou d'autre matière contenues dans les dits gaz tendent à se condenser dans cet organe tubulaire 460. L'extrémité inférieure de l'organe tubulaire 460 est fermée par une paroi 461 munie d'une ouverture 462 obturée par une soupape 463. Cette soupape ouvre ou ferme la communication entre l'organe 460 et la chambre 464 d'où les gaz s'échappent dans le tube 465 et sont entraînés vers l'admission 342 (fig. 3) de la pompe mécanique 3 (fig. 1).
La soupape 463 est commandée par un régulateur centrifuge 202 entraîné par le mo teur 2 de façon qu'elle soit fermée chaque fois que la pompe mécanique ne fonctionne pas à la vitesse convenable. Le mécanisme de liai son comprend un levier 415 relié à l'organe de commande 466 de la soupape 463, l'étanchéité étant assurée par un soufflet métallique 467. Grâce à cette soupape, la pompe à vapeur est convenablement isolée lorsque la pompe mé canique est arrêtée, permettant ainsi tout dé placement désiré de l'appareil sans inconvé nient.
Un tube 450 en acier ou autre métal, dis posé à l'intérieur de la partie cylindrique 13 de l'enveloppe, est fixé à la chemise 547 à l'extérieur de celle-ci. A l'intérieur dudit tube est disposée une tige 451 d'un métal ayant un coefficient de dilatation différent du mé tal du tube, par exemple d'aluminiLUn, qui est fixée au tube 450 de manière réglable à l'aide d'un organe fileté 452.
La différence de dila tation entre la tige d'aluminium et le tube d'acier 450 provoque le fonctionnement de l'interrupteur de sûreté 453 lorsque la tem pérature de l'eau contenue dans l'espace de refroidissement dépasse une valeur donnée et ledit interrupteur coupe l'énergie d'alimenta- tion des éléments chauffants des chaudières 423 et 443 et peut, le cas échéant, provoquer en même temps la fermeture d'un autre cir cuit actionnant une sonnerie d'alarme.
Afin de rendre possible le remplacement, le retrait ou l'examen des huiles des chaudiè res, des tubes 454, fermés à l'une de leurs extrémités à l'aide de bouchons d'acier 455, sont montés sur les couvercles 421 et traver sent la paroi de la chambre 640, de faon que les bouchons 455 soient accessibles depuis l'extérieur de cette chambre 640. L'étanchéité clés joints entre les bouchons 455 et les tubes 454 est assurée par des rondelles métallo plastiques.
Le rotor du moteur électrique 2, qui est de préférence triphasé, est monté sur le même arbre 200 que les rotors de la pompe 3. Cet arbre porte également un rotor 201 de ven tilateur. Le régulateur centrifuge 202 est dis posé à l'intérieur du rotor 201. Ce régulateur actionne le levier 203 et les bielles de liaison 204 et 205 pour faire fonctionner le levier 415 actionnant la soupape 463. Lorsque le moteur atteint la vitesse d'entraînement con venable, les extrémités inférieures des masses du régulateur 202 s'écartent, ce qui abaisse le levier 203, la soupape 463 s'ouvrant et met tant en communication la pompe à vapeur avec l'entrée de la pompe mécanique.
Pour éviter la pénétration d'huile du bain de la pompe mécanique dans le moteur, le ni veau de l'huile est maintenu à un point infé rieur au niveau du moteur. Une protection supplémentaire est assurée à l'aide d'un ca pot 205 qui entoure entièrement ledit moteur à l'exception des ouvertures 206 prévues pour assurer la ventilation. Un presse-étoupe 207 entoure l'arbre200au point où il sort du capot 205 et pénètre dans l'espace du socle 1 dans lequel fonctionne la pompe mécanique.
Les gaz sortant de la pompe à vapeur tra versent le tube 465 venant de la chambré 464 et sont conduits jusqu'à l'orifice d'admission 341 ménagé dans la plaque de culasse supé rieure 340 de la pompe à travers le canal d'admission 342 (fig. 3). Un élément tubu laire 343 (fig. 3) est relié à la culasse 340 et s'étend vers le bas de l'appareil. Ledit élément sert à conduire l'huile de lubrifaction au scel lement étanehe au vide de la pompe 3.
Le premier étage de la pompe mécanique comprend le rotor annulaire 331 disposé dans un alésage cylindrique de la plaque 330-du carter de la pompe. Une palette de commande 332 coulissant dans une fente de la plaque 330 est. en contact avec le rotor 331. Un levier 333 actionné par une extrémité d'un ressort 323 enroulé en hélice maintient ladite pa lette en contact permanent avec le rotor<B>331.</B> Le rotor 331 est. entraîné dans le sens indiqué par la flèche par l'arbre 200 et roule sur la paroi de l'alésage de la plaque 330 en tour nant en sens inverse à celui de l'arbre. L'ori fice d'admission 341 est. disposé en un point. immédiatement adjacent à. la partie en saillie de la palette 332.
Pendant ce mouvement, le gaz entré par ledit orifice se trouvant. dans l'espace de travail délimité par le rotor et la paroi de l'alésage est entraîné vers l'orifice d'échappement. 321. _ Le rotor annulaire 331 est monté de façon à pouvoir tourner, par l'intermédiaire d'un roulement à billes 336, sur un excentrique 335 fixé à l'arbre 200.
La plaque médiane 320 présente le canal d'échappement 321 du premier .étage de la pompe 3. Ledit canal d'échappement sert éga lement de canal d'admission pour le second étage de la pompe. Les faces du rotor 331 servent. de soupapes d'obturation pour les ori fices d'admission et. d'échappement lorsque le rotor atteint la position convenant à l'ouver ture et à la fermeture desdits orifices, et la palette 332 maintient. séparées les sections d'admission et d'échappement de l'espace de travail.
Les gaz, sortant de l'orifice 341, sont com primés par le rotor 331 lorsque celui-ci tourne après la fermeture dudit. orifice. Lorsque la compression a atteint une valeur maximum, le rotor 331 a atteint une position telle qu'il découvre l'orifice du canal d'échappement 321 et les -gaz sont expulsés sous pression dans l'étage suivant de la pompe.
Le second étage de la pompe comprend un rotor annulaire 311 roulant sur la paroi la- térale d'un alésage cylindrique de la plaque 310 du carter de la pompe. Ce rotor est monté au moyen d'un roulement à billes sur un excentrique fixé à l'arbre 200 et décalé de 180 par rapport à l'excentrique 335. Une pa lette 312 coulissant dans une fente de la pla que 310 est maintenue en contact avec le rotor 311 par un levier 313 actionné par l'autre extrémité du ressort 323. Les palettes 312, 332 sont décalées angulairement et le ressort 323 disposé entre elles. Cet agencement est possi ble du fait du décalage des rotors.
D'autre part, étant donné que les palettes 332 et 312 se déplacent en sens inverse l'une de l'autre, la palette 332 étant enfoncée au maximum, au moment où l'autre palette 312 est à sa posi tion la plus extérieure, le ressort 323 ne subit qu'une très faible déformation au cours du fonctionnement de la pompe. La pompe peut ainsi fonctionner à des vitesses relativement grandes sans provoquer la fatigue dudit res sort. La palette 312 joue le même rôle que la palette 332. Le décalage de 180 permt d'ob tenir un équilibre plus précis des forces agis sant sur l'arbre et, par conséquent, on peut atteindre des vitesses phis grandes sans pro voquer une vibration excessive.
L'orifice d'échappement du second étage de la pompe 3 est représenté en 301. Cet ori fice conduit, à travers un canal ménagé dans la plaque de couverture 300, à l'extrémité infé rieure du tube d'échappement des gaz 302. Ce tube d'échappement s'étend verticalement vers le haut à travers l'huile dans laquelle plonge la pompe et son extrémité supérieure ouverte est située juste au-dessous du niveau de l'huile. De cette manière, les gaz expulsés de la pompe traversent verticalement -'de bas en haut le tube 302 jusqu'à un point voisin de la surface de l'huile avant de s'échapper.
En établissant le tube 302 de telle manière que les gaz s'échappent en un point proche de la surface de l'huile, la formation de bulles et la dissolution de gaz dans l'huile sont ré duites ait minimum. Toutefois, l'évacuation se produit contre la pression de l'huile, de sorte que l'air ne peut pénétrer à nouveau dans la pompe à travers le tube d'échappe ment.
Etant donné que lorsque la pompe fonc tionne, la pression de l'air dans les chambres de ladite pompe est considérablement infé rieure à la pression atmosphérique, il pourrait se faire que lorsque la pompe est arrêtée, l'huile à la pression atmosphérique pénètre dans cette pompe. Pour éviter la pénétration d'huile dans la pompe, on a disposé une sou pape comprenant une petite pièce de fibre maintenue en position par la vis 303 indiquée en pointillé, de sorte que le canal aboutissant à l'orifice d'échappement 301 tend à se fer mer complètement -aussitôt que s'exerce une pression tendant à faire pénétrer l'huile dans la pompe.
Ladite soupape peut laisser entrer de l'huile lentement dans la pompe au cours de longues périodes d'inutilisation, mais ne permet pas une pénétration capable de rem plir rapidement la pompe.
Le canal 321 est muni d'une ouverture latérale fermée par une bille 322 maintenue en position au moyen d'un ressort 325 suffi samment rigide pour assurer une fermeture normalement hermétique. Toutefois, sous les pressions excessives produites lors du démar rage de la pompe lorsqu'elle est pleine d'huile, ledit ressort est comprimé et permet l'échap pement de l'huile à travers l'ouverture 321 dans le réservoir d'huile. De cette manière, lors du démarrage de la pompe, l'huile est tout d'abord expulsée du cylindre à travers la soupape 322, après quoi la pompe fonc tionne pour faire traverser aux gaz les diffé rents étages et les expulser à travers le tube 302.
On a constaté que les organes de fonc tionnement de la pompe à vapeur de l'appa reil décrit ont pour effet de soiunettre conti nuellement les vapeurs condensées à un re flux, à un lavage et à -une nouvelle évapo ration et que, d'autre part, par suite de la grande surface sur laquelle le fractionnement. peut avoir lieu, l'élimination des gaz, des va peurs et des résidus légers absorbés en raison de la décomposition des huiles, est extrême ment importante. En outre, cette efficacité est maintenue à un degré élevé pendant de lon gues périodes de fonctionnement ininter rompu, par exemple plusieurs mois, ce qui permet aux éléments ayant les plus faibles pressions de vaporisation d'intervenir dans le pompage, pour l'établissement du vide le plus poussé.
On a constaté également que dans la pompe à vapeur de l'appareil décrit, on pou vait utilisé des hydrocarbures qui se présen tent habituellement à l'état solide à la tempé rature ambiante, à une pression de vaporisa tion plus faible qu'antérieurement, et cela sans risquer de provoquer de dépôts de matière solidifiée risquant d'obturer les passages pour les gaz et en étant assuré du retour de la ma tière dans les chaudières. Cet avantage est dû à l'utilisation des colonnes de fractionne ment pour la condensation, comme décrit ci- dessus. On pourrait aussi utiliser un mélange d'hydrocarbures solides et liquides ayant des pressions de vaporisation plus élevées.
Dans ce dernier cas, toutes les molécules des composantes solides susceptibles de se con denser à l'extrémité froide de la colonne et, par conséquent, de s'y accumuler, sont entraî nées et dissoutes à nouveau par le reflux de l'huile condensée. En outre, toute partie de l'huile condensée tendant à retourner vers la chaudière est à nouveau évaporée par la cha leur de condensation de la composante vis queuse dans la partie inférieure ou chaude des colonnes décrites. De cette manière, l'effet de pompage est sensiblement le même que si l'on utilisait exclusivement les composantes solides ou les composantes visqueuses, et l'en gorgement et la perte de matière sont sensi blement les mêmes que si l'on utilisait exclu sivement des composantes liquides.
Dans la variante de la fig. 4, la pompe à vapeur comprend une chaudière 41 disposée à l'extrémité inférieure de la colonne de con densation 43. La tuyère 42 de la chaudière s'étend dans la colonne 43 dans laquelle sont disposés plusieurs plateaux étagés de frac tionnement 44. Autour de l'extrémité supé rieure de ladite colonne 43 est disposée une chemise d'eau de refroidissement 45. Immé- diatement au-dessous de ladite chemise 45 (fig. 4) se trouve l'orifice d'aspiration46.Dans cette variante, les gaz provenant de l'appareil à évacuer forment une chemise isolante au tour de la colonne 43.
Lesdits gaz pénètrent dans ladite colonne en un point situé immé diatement au-dessous de la tuyère 42 et sont entraînés par les vapeurs vers l'extrémité su périeure de la colonne, d'où ils sont évacués par l'ouverture 47.
La fig. 5 représente une variante dans laquelle, au lieu d'utiliser les gaz aspirés comme isolement pour la colonne 43 comme à la fig. 4, on emploie une matière isolante de grande qualité, 50, disposée autour de-ladite colonne. Les gaz pénètrent dans l'appareil à travers le tube d'admission 46 et sont expul sés en 47, comme dans la fig. 4.
A la fig. 6, il est représenté une autre variante analogue à la pompe à vapeur de l'appareil des fig. 1 à 3. Dans cette variante, l'organe tubulaire 43 présente une paroi creuse dans laquelle circule l'eau de refroi dissement. Les gaz arrivant à travers-l'ori- fice d'admission 46 sont dirigés vers le bas, de manière à les faire pénétrer dans l'organe tubulaire en un point situé au-dessous de l'ou verture de la tuyère 42.
La fig. 7 représente une autre variante qui permet une plus grande vitesse de pom page. La tuyère 42 se prolonge vers le haut. Au-dessus de ladite tuyère un écran 51 re foule les vapeurs vers le bas. Ce mouvement des vapeurs entraîne vers le bas les gaz arrivant à travers le tube d'admission 46. Lesdits gaz et lesdites vapeurs passent autour de la surface extérieure 52 de l'organe tubulaire 43. La paroi de cet organe tubulaire est creuse et conduit l'eau de refroidissement. Le refroi dissement assure la condensation des vapeurs en un point proche de l'extrémité inférieure de l'organe tubulaire et une très petite quan tité desdites vapeurs s'élève au-dessus des plaques 53 disposées à l'extrémité supérieure de la chaudière.
Toutefois, les gaz s'échappent à travers le tube 47 disposé sur le côté. A l'extrémité inférieure, les produits très vola tils pénètrent dans la chambre extérieure 54 autour de la chaudière et servent comme se cond étage de la pompe, les écrans 53 cons tituant la tuyère dudit second étage. C'est seulement dans ce dernier étage de la pompe qu'il se produit un fractionnement. Les pro duits très volatils provenant de la chaudière 41 atteignent seuls la partie 54 et, par con séquent, servent seuls au fonctionnement du second étage de la pompe. Toutefois, il est évident qu'étant donné que, dans cette va riante, il n'y a ni reflux ni lavage des huiles lourdes par les huiles légères, elle ne peut être utilisée avec des cires ou autres matières solides.
Dans la variante de la fig. 8, la chaudière 41 est munie d'une longue tuyère 42 et un écran de rabattement 51 est disposé en face de l'orifice de cette tuyère. Une matière iso lante entoure la chaudière, comme indiqué en 60. L'orifice de sortie de la pompe vers les étages suivants est indiqué en 47 et l'orifice d'aspiration en 46. Plusieurs plateaux étagés pour la colonne de fractionnement sont repré sentés en 44. Cette variante fonctionne comme une pompe à vapeur à deux étages dans la quelle l'étage principal à haute pression est constitué par la colonne de fractionnement.
La fig. 9 représente une variante dans la quelle les gaz arrivant en 46 sont déviés vers le bas à travers um espace annulaire et sont amenés jusque dans la chambre de fraction nement. Les vapeurs qui s'élèvent entraînent le gaz sur toute la largeur du dispositif et ces gaz peuvent s'échapper par le tube 47.
Dans la variante de la fig. 10, les gaz arrivant en 46 sont déviés vers le haut en même temps que les vapeurs jusqu'aux orga nes de fractionnement 42'. Le gradient de température désiré est obtenu à l'aide de dis positifs d'isolement convenables entourant la chambre annulaire. Dans la variante de la fig. 11, la chaudière et le dispositif de fractionnement sont situés pratiquement au -même niveau. La sortie du gaz s'effectue par le bord du dispositif de fractionnement en 47, ce qui représente une très grande simplification. Dans la variante de la fig. 12, qui est analogue à celle de la fig. 11, le gradient de température est obtenu en rendant la plaque de base plus épaisse à son centre et plus mince sur ses bords, de sorte que le gradient de température recherché est produit par la forme de l'élément lui-même.
La variante de la fig. 13 est à deux étages. Dans cette variante, les vapeurs sont tout d'abord déviées de manière à s'élever à tra vers la colonne de fractionnement 60. Les gaz et les vapeurs plus légères sont ensuite déviés dans la partie en forme de cuvette 61, de sorte que l'huile en excès peut être ramenée vers l'ex térieur de la chaudière 41. Les gaz traversent cette seconde chambre et sont, expulsés par l'orifice d'échappement 47.