CH289496A - Machine électrostatique à induction, à transporteurs conducteurs. - Google Patents

Machine électrostatique à induction, à transporteurs conducteurs.

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CH289496A
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Felici Noel
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Centre Nat Rech Scient
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    • HELECTRICITY
    • H02GENERATION; CONVERSION OR DISTRIBUTION OF ELECTRIC POWER
    • H02NELECTRIC MACHINES NOT OTHERWISE PROVIDED FOR
    • H02N1/00Electrostatic generators or motors using a solid moving electrostatic charge carrier
    • H02N1/06Influence generators
    • H02N1/08Influence generators with conductive charge carrier, i.e. capacitor machines

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Power Engineering (AREA)
  • Current-Collector Devices For Electrically Propelled Vehicles (AREA)

Description


  Machine     électrostatique    à induction, à transporteurs conducteurs.    Dans les machines électrostatiques généra  trices ou motrices, à induction, à transporteurs  conducteurs, construites jusqu'à présent, on  obtient la. variation du potentiel des transpor  teurs par leur déplacement dans le champ  électrique créé par les inducteurs de charge,  qu'on désigne parfois aussi par      produc-          teur:s .    Cette méthode, si elle a le mérite de  la simplicité, ne permet pas, en général, de  soumettre les transporteurs aux forces élec  triques maxima compatibles avec leur sur  face de maître-couple et avec la rigidité di  électrique du milieu diélectrique fluide  ambiant.

   Il en résulte une perte de puissance,       par    rapport à. celle qui serait obtenue si les  transporteurs étaient sans cesse soumis     aux-          dites    forces maxima, et cette perte est parti  culièrement importante dans les machines  genre     Toepler,    où elle atteint, ou même dé  passe 50 %.  



  L'invention a précisément pour but d'ac  croître le moment des forces électrostatiques  résistantes et par cela la puissance et le  rendement de ces machines.  



  Dans toutes les machines électrostatiques  à, induction, à transporteurs conducteurs  actuellement connues, la variation de poten  tiel des transporteurs est uniquement obtenue  par variation d'une influence électrostatique  et alors que les transporteurs sont complète  ment isolés. Contrairement à cela, la machine    conforme à l'invention est caractérisée par  des moyens pour mettre chaque transporteur  en relation avec au moins un dispositif auxi  liaire capable de lui imposer un potentiel  croissant et puis décroissant progressivement  entre des limites constituées par les potentiels  des pôles de la machine, respectivement lors  que le transporteur est au voisinage du maxi  mum et du minimum de sa capacité avec un  inducteur de charge.  



  On conçoit que, pour obtenir le maximum  d'efficacité, il convient que, dans le temps et  'dans l'espace, la variation de potentiel im  posée aux transporteurs occupe aussi peu de  place que possible.  



  Plusieurs exemples de réalisation de la  machine conforme à     l'invention    sont décrits  ci-après avec référence aux dessins annexés,  étant d'ailleurs bien entendu que ces exem  ples n'ont aucun caractère limitatif.  



  La     fig.    1 représente, sous une forme très  schématique, les organes essentiels d'une ma  chine de     Toepler    que l'on a choisie du type le  plus simple pour faire apparaître clairement  les causes de la perte de puissance qui l'affec  tent et la façon dont on propose d'y obvier.  



  La     fig.    2 est le schéma d'un mode de réa  lisation de la machine selon l'invention.  



  La     fig.    3 concerne une machine analogue  à celle de la     fig.    2, dans laquelle il n'est em  prunté, aux pertes près, aucune énergie aux      dispositifs auxiliaires     imposant    des variations  de potentiel aux transporteurs.  



  La     fig.    4 représente un mode de réalisa  tion dans lequel les dispositifs auxiliaires sont  constitués par des     condensateurs.     



  La     fig.    5 a trait à un mode de réalisation  dans lequel le dispositif auxiliaire est cons  titué par un circuit oscillant de période pro  pre assortie aux caractéristiques du commu  tateur.  



  La     fig.    6 représente un mode de réalisa  tion dans lequel la machine présente, en  outre, des     moyens    connus en soi, qui permet  tent d'augmenter considérablement la puis  sance fournie par la machine.  



  La     fig.    7 représente une variante de réali  sation de la machine précédente.  



  La machine de     Toepler    que représente la       fig.    1 comprend essentiellement: un inducteur  1, porté au potentiel     -TT    par la source 2,  deux transporteurs 3 et 4 et deux balais 5 et  6 coopérant avec des secteurs conducteurs     3a     et     4a    connectés respectivement aux transpor  teurs 3 et 4. Le balai 5, réuni an sol en 7, est  au potentiel 0, et le balai 6, réuni à la borne  isolée 8 de la machine, est, en fonctionnement,  au potentiel U; la différence de potentiel  maximum entre l'inducteur et un transpor  teur est 2U.

   Quand un des transporteurs, 3  par exemple, tournant dans le sens indiqué  par la. flèche, commence à sortir de l'induc  teur 1, son potentiel est encore 0 et le moment  des forces résistantes électrostatiques n'est  que
EMI0002.0013  
   étant la dérivée de la capa  cité entre l'inducteur et le transporteur  par rapport à. l'angle de rotation, alors que,  si le transporteur était déjà au potentiel U,  ce moment serait, dès le début du mouvement,  
EMI0002.0014  
   c'est-à-dire quadruple. Il en résulte  rait une augmentation du travail résistant des  forces électrostatiques, et cette augmentation  se traduirait par un doublement de l'intensité  débitée.

   La charge initiale du transporteur  serait, en effet,     2CV'    au lieu de<I>CU</I> (C étant  la capacité maximum entre l'inducteur et un    transporteur); la puissance serait donc     dort-          blée.     



  Un premier moyen pour réaliser les cou- ,       ditions    qui     viennent    d'être     énoncées    consiste  rait à relier immédiatement le     transporteur    3  à un générateur donnant le potentiel +     I',    ou  bien à. l'appareil d'utilisation lui-même, si ce  lui-ci présentait une capacité suffisante pour  fournir la charge supplémentaire audit trans  porteur.

   Malheureusement, ce procédé présen  terait deux graves     inconvénients     a) En mettant en relation soudaine le  transporteur au potentiel 0 avec     -Lin    conduc  teur au potentiel +     (',    il y aurait production  d'une forte étincelle et dissipation, en pure  perte, de     l'éner-ie        1%CU ,    avec risque d'alté  ration des contacts.  



  b) Dans le cas où l'on établit le contact.  avec l'appareil d'utilisation, le gain en puis  sance est nul; en effet, la, charge initiale du  transporteur est, bien<B>'</B>CL', mais le supplé  ment     CZT        ayant    été fourni par le récepteur,  ce dernier a donné l'énergie     CZl     à la ma  chine, que celle-ci     se-bornera    à, lui     restituer     pendant la phase de débit. Le seul résultat, de  l'opération est simplement d'avoir fait une  étincelle dissipant une énergie     1/2CZTe    qui  devra être fournie par le moteur d'entraîne  ment.  



  On voit donc que la mise en relation immé  diate ne conduirait à aucun progrès. Le titu  laire a trouvé que la raison en est. que le dis  positif précédent ne satisfait pas au prin  cipe général de réversibilité thermodynamique       auquel    doit répondre au moins d'une facon  approchée toute machine transformatrice  d'énergie pour donner un bon     rendement.     



  Dans le cas de l'électricité statique, la  thermodynamique     enseigne    qu'il ne faut. pas  mettre en relation     deux    conducteurs à des  potentiels différents; un changement de po  tentiel ne peut se réaliser de façon     thermo-          dynamiquement    réversible  a) qu'en laissant le     conducteur    isolé, ce  qui est le cas de toutes les machines     connues;     c'est     l'équivalent        dans    le domaine thermique  d'un changement adiabatique de     température;

                J     qu'en mettant le conducteur en rela  tion avec un nombre théoriquement infini de  sources d'électricité ou de dispositifs auxi  liaires équivalents, dont les potentiels succes  sifs ne différeraient que par des degrés infi  niment petits. L'analogie thermique de ce pro  cédé électrique se rencontre dans les installa  tions de turbines à vapeur dites à soutirage,  où l'on prélève de la vapeur pour réchauffer  l'eau d'alimentation.  



  La     fisc.    2 représente une forme d'exécu  tion de la machine conforme à     L'invention    sa  tisfaisant aux conditions énoncées ci-dessus,  dans laquelle on utilise neuf générateurs auxi  liaires, pour élever progressivement le poten  tiel des transporteurs. Les organes homologues  ont été désignés par les mêmes chiffres de ré  férence que dans la     fig.    1. La machine com  porte, en outre, deux bagues collectrices 10  et 11. reliées respectivement aux transporteurs  3 et. 4.     Sur    ces bagues portent des balais 1.2 et  1.3, eux-mêmes reliés aux bras des contacts  14 et 15 de deux commutateurs comportant.

         chacun    une série de plots: po à.     plo    et     qo    à  <I>cl</I>     p,    en nombre égal à celui des sources de       courant    auxiliaires, plus deux, dont un est  relié à. la. borne isolée de la machine et l'autre  à la masse.

   Les plots     p1    à     pq    et     (i1    à     q;)    sont       respectivement    reliés aux sources de courant  auxiliaires     Gl,        G.   <I>...</I>     G9    donnant des tensions       échelonnées    entre 0 et     U,    soit: Z1/10,     21r/10,     :1l'/10 ...     9Z'/10.     



  Le fonctionnement de la machine est le  suivant: Quand le transporteur 3 est sur le  point. de sortie de l'inducteur 1, et tandis que       soie    mouvement est suspendu, il. est anis par le  moyen de la bague 10, du balai 12 et du     com-          mutateur    14, commandé par tous moyens  appropriés et frottant sur les contacts     p,    en  relation     successive    avec les sources de courant       Gi,        G.,        G3,    etc. et finalement avec le pôle  isolé à la tension     IT    (position de la     fig.    2).

   Le       mouvement.    du transporteur 3 reprend alors  pour effectuer le débit. Le transporteur 3  sortant de l'inducteur 1 fournira au circuit       extérieur    sa charge initiale     2CU    sous la. ten  sion     I'.    Cette charge ne serait que<I>CU</I> si la  machine ne bénéficiait pas de l'invention.    Quand le transporteur 3 est entièrement  sorti de l'inducteur 1 et que, par conséquent,  sa capacité avec cet inducteur est minimum,  on le ramène au potentiel 0, en déplaçant en  sens inverse le commutateur 14, et le trans  porteur peut pénétrer à nouveau dans l'in  ducteur 1, en restant en relation avec le sol,  jusqu'à ce que sa capacité avec ledit induc  teur 1 soit maximum.

   Le commutateur 15 per  met de réaliser le même cycle pour le trans  porteur 4.  



  Dans la description du fonctionnement de  la machine précédente, ainsi que dans celle  donnée ci-après à propos de la     fig.    4, on a  supposé que le mouvement, des     transporteurs     était intermittent, ce mouvement étant inter  rompu pendant le temps nécessaire pour  réaliser la commutation. forcée.  



  Dans la pratique, pour éviter les inconvé  nients inhérents à un tel arrêt périodique de  la rotation de la machine, cette rotation est  maintenue de façon continue, et les commuta  teurs 14 et 15 sont alors agencés pour par  courir les trajets po à     plo    ou     qo    à     q1o    et les  trajets inverses à une vitesse très grande par  rapport à 1a vitesse de rotation des transpor  teurs, de     façon    telle que la commutation  forcée se produise pendant que le transpor  teur correspondant ne décrit qu'une très fai  ble partie de sa course.  



  Le fonctionnement de la machine est, en  général, d'autant     meilleur    que les sources de  courant G sont plus nombreuses. Toutefois,  dans la pratique, un nombre relativement res  treint de sources de courant, par exemple  trois ou cinq, suffit pour     appdrter    un progrès  important par rapport aux machines connues.  



  Dans l'exemple précédent, les transpor  teurs sortant de l'inducteur 1 apportent bien  une charge     2CZT    au circuit extérieur, mais ne  reçoivent, en revanche, qu'une charge<I>CU</I> du  sol. La différence est fournie par les sources  de courant G. La puissance électrique fournie  par la machine au circuit extérieur n'est pas  entièrement due au travail dit moteur d'en  traînement qui en fait tourner le rotor, une  partie venant des sources de courant G, fai  sant partie de la machine, et qui, en principe,      pourraient être des batteries, comme symbo  lisé sur la, fi-. 2. Toutefois, il est bien entendu  qu'il peut s'agir de générateurs actionnés à  leur tour par ledit moteur d'entraînement.

   Si  l'on désire que ces générateurs aient simple  ment pour rôle d'élever le potentiel des trans  porteurs sans fournir de puissance apprécia  ble, il est facile d'y parvenir en modifiant  légèrement la machine précédente.  



  La     fig.    3 représente une telle variante  consistant à ajouter, selon une disposition  connue, un écran ou inducteur auxiliaire 16  analogue à l'inducteur 1 et porté à la tension       T'.    On voit alors qu'un transporteur, quand  il commence à pénétrer dans l'inducteur 1, a  une charge     -CtT;    il reçoit donc du sol une  charge     2CTT,    au lieu de     CTT,    et les     générateurs          (=    ne fournissent plus d'électricité au circuit  extérieur. Ils ne fournissent pas non plus  d'énergie, et toute la puissance électrique pro  duite est empruntée au moteur d'entraîne  ment directement par le rotor.  



  Dans les exemples de réalisation de l'in  vention qui viennent d'être décrits, comme  dans ceux qui suivent, la commutation est.  réalisée au moyen de commutateurs mécani  ques à. plots qui peuvent être entraînés soit  directement par le rotor de la machine     elle-          même,    soit par des moyens indépendants de  ce rotor et synchronisés avec celui-ci, mais on  conçoit que cette commutation pourrait être  opérée à. l'aide de tous autres moyens connus,  par exemple à l'aide d'un commutateur élec  tronique, la réalisation de ces divers moyens  de commutation et d'entraînement étant à la  portée de tout homme de l'art.  



  On notera qu'il convient que, malgré la  variation de charge des transporteurs, lors de  la variation forcée du potentiel des transpor  teurs, le potentiel des inducteurs ne varie pas  de façon importante. Il suffira, par exemple,  de les relier en permanence à des condensa  teurs de capacité assez grande pour ramener  ces variations à une amplitude acceptable  pour les applications envisagées de la. ma  chine.  



  On pourra utiliser n'importe quel dispo  sitif auxiliaire imposant une variation pro-         gressive    de     potentiel    aux transporteurs, mais  il est avantageux que ce dispositif fournisse  aux transporteurs (ou reçoive d'eux) la quan  tité d'électricité voulue en un temps relative  ment court; par suite, leur résistance et leur  inductance propres doivent. préférablement  avoir des valeurs relativement faibles, compa  tibles avec les données pratiques et économi  ques de la construction.

   C'est. ainsi que l'on  peut relier, aux bornes intermédiaires des  commutateurs déjà décrits, des prises éche  lonnées sur une résistance branchée aux  bornes d'une source d'électricité dont. un pôle  est réuni à. un pôle de la machine elle-même,  des     condensateurs    étant. disposés entre lesdites  prises et lesdits pôles.  



  Quand les dispositifs auxiliaires n'ont,  comme il arrive le plus souvent, aucune puis  sance moyenne à fournir, on peut remplacer  les générateurs précédents par des dispositifs  plus simples qui leur sont alors entièrement  équivalents. On peut. remplacer, par exemple,  les neuf générateurs de la     fig.    3 par neuf  condensateurs dont la résistance     d'isolement     et la capacité, par rapport à, la capacité maxi  mum entre un inducteur et un transporteur,  sont. assez grandes pour que lesdits condensa  teurs     conservent    substantiellement leur charge  au cours d'un cycle de commutation.

      La     fig.    4 représente une machine dans la  quelle les dispositifs auxiliaires sont consti  tués par des condensateurs, un artifice de  groupement ayant permis de ramener de neuf  à quatre le nombre des     condensateurs;    on  voit, en effet, que deux     transporteurs    sont       commutés    simultanément et solidairement.  



  Dans la position figurée, le transporteur  <B>,</B> relié à la, bag<U>u</U>e 10, débite, par     l'intermé-          3   <B>3</B>  diaire du balai 12, dans le pôle isolé 8, tan  dis que le transporteur 4, relié à la bague 11,  reçoit, par l'intermédiaire du balai 13 et du  contact 15, une charge positive du sol, ces re  lations     durent    jusqu'à ce que le transporteur  3 soit entièrement sorti de l'inducteur 1, et le  transporteur 4 de l'inducteur 16.     r1    ce mo  ment, le débit du transporteur 3 et la charge  du transporteur 4 sont, terminés, le premier      portant une charge 0 et le second une charge  <I>+</I><B>(lu.</B>  



  En régime permanent, les touches pl,     p2    ...       p9,        (h,        q2    ...     q3    sont respectivement aux po  tentiels U/10, 2U/10... 9U/10, pourvu que les  capacités des     condensateurs   <I>Cl,</I>     C2   <I>... C4</I>  soient nettement supérieures à la capacité  maximum inducteur-transporteur que l'on  a désignée par C. On peut démontrer cela en  établissant pour chaque commutation l'équa  tion (le conservation de la quantité d'électri  cité.  



  lie débit du transporteur 3 et la charge  du transporteur 4 étant terminés, comme il a  été indiqué     ci-dessus,    le mouvement des trans  porteurs est suspendu pour effectuer la va  riation forcée du potentiel des     transporteurs,     par déplacement des commutateurs.  



  Le transporteur 4 est alors mis en rela  tion avec le plot     q1,    tandis que le transpor  teur 3 l'est avec le plot     p3,    puis 4 est mis en  relation avec     q2    et 3 avec     ps,    et ainsi de suite.  Le potentiel du transporteur 4 sera ainsi  élevé par degrés, de U/10 jusqu'à     9U/10,    tan  dis que celui du transporteur 3 sera abaissé  suivant la même progression jusqu'à.

   U/10,  chacun (les     condensateurs        C1    à C4 recevant  puis restituant la charge     CU/10.    Quand le  bras de contact 14 est arrivé sur pl et le bras  15 sur go, la variation de potentiel forcée des  transporteurs est terminée.     .La    charge du  transporteur 4 est:     2CU   <I>-</I>     CU    /10 et celle du  transporteur<I>3: -CU +</I>     CUl10.    Le fait que  l'on n'ait pas employé un nombre infini de  condensateurs a causé une perte de 1/10 par  rapport au résultat limité que l'on se propo  sait (l'atteindre.  



  La modification du potentiel des trans  porteurs étant terminée, le bras 14 vient  en contact avec po et le bras 15 avec     qlo.     Le mouvement des transporteurs recom  mence, le transporteur 4 fournit sa charge       2CZ'    -     CU/10    au pôle isolé 8, sous la tension  U, tandis que le transporteur 3 cède sa charge       -CLr   <I>+</I>     CU/10    au sol et en reçoit une charge  + CU.  



  Suivant une variante de réalisation remar  quable de l'invention, on peut utiliser comme    dispositif auxiliaire portant impérativement  les transporteurs à des potentiels croissants  et puis décroissants une bobine d'inductance  - ou tout autre ensemble électriquement  équivalent - formant avec les     deux    transpor  teurs un circuit oscillant.  



  La     fig.    5     est    le schéma d'un mode de réali  sation très simplifié de cette variante, où l'on  voit une machine du type de la     fig.    1 com  plétée de façon que ses deux transporteurs  3 et 4 sont mis périodiquement en relation  avec les deux extrémités de la bobine d'in  ductance 18 par l'intermédiaire d'un commu  tateur mécanique double     19--20    dont le mou  vement est lié à celui de l'axe<I>X</I>     -X'    du rotor;  il pourrait évidemment être remplacé, ainsi  qu'il a été dit plus haut, par tout autre dispo  sitif de commutation, commandé par la rota  tion de la machine, ou asservi à la différence  de potentiel, ici, entre les balais 12 et 13.  



  Le fonctionnement de la machine de la       fig.    5 est le suivant  Dans la position figurée, le transporteur 3  est en relation, par l'intermédiaire du balai  12, du bras 20 et du contact 23, avec le pôle  isolé 8 de la machine auquel il cède sa charge,  sous le potentiel + U, tandis que le     transpor-          tPur    4 est en relation, par l'intermédiaire du  balai 13, du bras 19 et du contact 21 avec le  sol dont il reçoit une charge positive.  



  Quand le transporteur 3 est entièrement  sorti de l'inducteur 1 et le transporteur 4 de  l'inducteur 16, le bras 19 vient en contact  avec 22 et le bras 20 avec 24; les deux trans  porteurs 3 et 4 sont ainsi reliés d'une façon  soudaine aux deux extrémités de la bobine 18;  ils forment avec elle un circuit oscillant. Le  courant étant nul à l'instant initial, sous  l'action de la différence de potentiel U qui  existe au début entre 3 et 4, un courant de  plus en plus intense va s'établir dans 18,  jusqu'à ce que toute l'énergie potentielle  électrostatique disponible entre 3 et 4 soit  transformée en énergie magnétique dans le  champ magnétique de la bobine 18.

   Au bout  d'un quart de la période du circuit oscillant,  les potentiels de 3 et de 4 sont ainsi égalisés,  mais le courant continuant à circuler dans 18,      en vertu de son inductance, le potentiel de 4  va, devenir positif et celui de 3 négatif. Si les  pertes de la bobine 18 sont suffisamment fai  bles, le courant va cesser lorsque le potentiel  de 4 sera devenu     +    U et celui de 3 zéro. A  ce moment, le bras 19 va venir en contact avec  23', mettant ainsi en relation 4 avec le pôle  isolé 8, tandis que le bras isolé 20 va venir  en contact avec 21', mettant en relation 3  avec .le sol.

   Le mouvement des transporteurs  continuant, le transporteur 4 va fournir sa  charge au pôle isolé 8, tandis que 3 va com  muniquer au sol sa charge     -CLT    et recevoir  de lui une charge<I>+ CU.</I> La bobine d'induc  tion peut donc également faire croître et dé  croître progressivement le potentiel des trans  porteurs, entre les mêmes limites que dans les  cas précédents, à savoir les potentiels des  pôles de la machine; mais dans le cas présent,  la variation de potentiel est continue, non par  échelons.  



  La     fig.    6 représente, sous une forme très  schématique, une forme de réalisation de la  machine conforme à l'invention, dans laquelle  l'inducteur auxiliaire 16, associé à l'inducteur  1 au potentiel -U, est au potentiel 21T, ce  qui, conformément à un principe connu et  déjà décrit dans le brevet N  267503, permet  d'augmenter encore la puissance de la ma  chine.  



  Les organes jouant le même rôle que dans  les exemples ci-dessus ont été désignés par les  mêmes chiffres de référence. Les deux induc  teurs 1 et 16, portés respectivement au po  tentiel -U et 2U par deux sources auxi  liaires d'électricité 2 et 2', sont reliés à deux  condensateurs 25 et 26, de capacité suffisam  ment grande, par rapport à la capacité maxi  mum     inducteur-transporteur,    pour que le  potentiel de ces inducteurs reste pratiquement  constant pendant la variation de potentiel  imposée aux transporteurs, malgré la varia  tion de charge qui en résulte. Deux trans  porteurs 3 et 4 sont reliés respectivement aux  balais mobiles isolés 27 et 28 dont les points  de contact sont exactement opposés,     c'est-          à-dire    à 180  l'un de l'autre.

   Ces balais tour  nent avec les transporteurs et viennent frot-    ter sur des touches de contact fixes. Deux de  ces touches 29 et 30 couvrent chacune un  angle de 160  environ et sont reliées, l'une, 30,  au sol 7, l'autre, 29, à, la. borne     isolée    de la  machine, au potentiel     f?.    Les autres touches,  au nombre de six: 31 à 36, relativement très  étroites par rapport aux touches 29 et 30, et  séparées par des intervalles isolants, servent,  ainsi qu'il est exposé plus loin, à assurer les  connexions nécessaires à la variation impéra  tive de potentiel des transporteurs. Les tou  ches 31 et 32, ainsi que les touches 33 et 31,  sont reliées aux armatures d'un condensa  teur 37. Les touches médianes 35 et 36 sont  simplement reliées entre elles.  



  Le fonctionnement de cette machine est  le suivant:  Dans la position figurée, le transporteur 3,  relié au balai 27, débite dans le pôle isolé de  la machine qui est au potentiel     I',    tandis que  le transporteur 4, relié au balai 28, revoit une  charge positive du sol.  



  La rotation de la machine se poursuivant,  les balais 27 et 28 quittent simultanément les  touches 29 et 30; à, ce moment., le débit. du  transporteur 3 et la charge du transporteur  sont terminés, le premier, 3, portant une  charge     -CLT    et le second, 4, une charge  <I>+</I>     CLr.     



  On peut démontrer, toujours pour les  équations de conservation de la quantité  d'électricité à la     commutation,    qu'en régime  permanent, les touches 31 et 33 sont au po  tentiel
EMI0006.0013  
   les touches 32 et 34 au potentiel  
EMI0006.0014  
   Quand le balai 27 vient en contact avec  la touche 34 et le balai 28 avec la touche 31,  le transporteur 3 se trouve porté à.
EMI0006.0015  
   et le  transporteur 4 à,
EMI0006.0016  
   car la capacité du con  densateur 37 est grande par rapport à. la ca  pacité maximum C entre un inducteur et un  transporteur. Le condensateur 37 reçoit une  quantité d'électricité
EMI0006.0017  
   qu'il restituera,  comme on le verra plus loin.

        Ensuite, le balai 27 vient en contact avec  la touche 36 et le balai 28 avec la touche 35,  les potentiels des deux transporteurs 3 et 4  s'égalisent et deviennent tous deux égaux à       U/2.    Il y a entre les deux transporteurs  échange de     CU/4.     



  Enfin, le balai 27 vient sur la touche 33  et le balai 28 sur la touche 32; le     transporteur     3 se trouve porté à U/4 et le transporteur 4  à
EMI0007.0004  
   Le condensateur 37 restitue la charge       ('U/4    qu'il avait reçue.  



  L'opération de variation forcée du poten  tiel des transporteurs est alors terminée. La  charge du transporteur 3 est
EMI0007.0006  
    Belle du transporteur 4
EMI0007.0007  
    Dans la suite du mouvement, le balai 27  prend contact avec la touche 30 et le balai  28 avec la touche 29; le transporteur 4 trans  met sa charge
EMI0007.0008  
   au pôle isolé, puis  reçoit de lui, grâce à l'influence de l'induc  teur 16, une charge<I>-CU.</I> De même, le trans  porteur 3 transmet sa charge
EMI0007.0009  
    au sol, puis reçoit de lui, grâce à l'influence  de l'inducteur 1, une charge     -h   <I>CU,</I> et le cycle  peut recommencer.  



  La     fig.    7 représente une variante de réali  sation de la machine qui vient d'être décrite;  cette variante présente des avantages prati  ques d'une portée considérable, résidant     dans     la suppression de toutes les excitatrices, la  machine étant     autoexcitatrice,    et dans le fait  que la différence de potentiel maximum à iso  ler dans la machine, au lieu d'être le double  ou le triple de la tension de débit, lui est sim  plement égale, ce qui permet des     réalisation.-          extrêmement    séduisantes, spécialement pour.  des machines à tension relativement élevée.  



  Les organes sont exactement     les    mêmes  que dans le cas précédent et sont désignés par  les mêmes chiffres de référence; seules les  connexions diffèrent en ce qui concerne les  inducteurs. Au lieu d'être porté à un poten  tiel particulier par une source auxiliaire,    comme il est nécessaire dans toutes les ma  chines décrites jusqu'à     présent,    chaque induc  teur est, dans le cas actuel, relié simplement  à un des pôles de la machine qui sont le sol et       respectivement.    un pôle isolé au potentiel     2TJ.     Un condensateur 38 est branché entre ce pôle  isolé et le sol,

   la capacité de ce     condensateur     étant assez grande pour que la différence de  potentiel entre ses armatures ne varie pas de  façon importante au cours d'un cycle de com  mutation.  



       Les    machines des     fig.    6 et 7 ont le même  cycle de fonctionnement; elles diffèrent entre  elles, de ce point de vue, en ce que le pâle  isolé est au potentiel 2U (au lieu de U), les  touches 31 à 36 étant, comme indiqué sur la  figure, aux potentiels
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   U et enfin, la  
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    différence de potentiel permanente entre les  armatures du condensateur 37 est U au lieu  de
EMI0007.0025  
    Quand un transporteur a fini de débiter,  c'est-à-dire est presque entièrement dans l'in  ducteur 1 au potentiel 2U relié au pôle isolé,  sa charge est nulle, il est alors ramené en trois  stades au potentiel
EMI0007.0026  
   et acquiert une charge       -3/2CU    qu'il transmet au sol.

   De même,  quand un transporteur est presque entière  ment entré     dans    l'inducteur 16, sa charge  est nulle et il est au potentiel du sol; il est  alors ramené en trois stades au potentiel 3U/2  et     acquiert    une charge     -f-        3/2CU    qu'il trans  mettra au pôle isolé.

   Les deux     opérations    ont  lieu simultanément, le condensateur 37 rece  vant puis restituant la charge
EMI0007.0033  
    Bien que, dans les exemples de     réalisation     qui viennent d'être décrits, en vue de faciliter  la compréhension, il n'ait été question que de  machines génératrices d'énergie électrique,  on conçoit que l'invention s'applique égale  ment aux machines électrostatiques motrices à  induction, à transporteurs conducteurs. Outre  l'augmentation de puissance qui en résulte,  ainsi qu'il a été démontré dans la présente  description, cela permet de réaliser des ma-      chines motrices possédant l'avantage d'un  couple moteur constant, sauf pendant les  instants très courts occupés par la variation  forcée de potentiel des transporteurs.

   La  machine de la     fig.    7, fonctionnant en moteur,  a, de plus, l'avantage de donner son couple  maximum dès l'application de la tension, sans  qu'il soit nécessaire     de_    mettre en marche une  excitatrice quelconque.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Machine électrostatique à induction, à transporteurs conducteurs, caractérisée par des moyens pour mettre chaque transporteur en relation avec au moins un dispositif auxi liaire capable de lui imposer un potentiel croissant et puis décroissant progressivement entre des limites constituées par les potentiels des pôles de la machine, respectivement lors que le transporteur est au voisinage du maxi mum et du minimum de sa capacité avec un inducteur de charge. <B>SOUS-REVU,</B> NDICATIONS 1.
    Machine électrostatique selon la reven dication, caractérisée en ce que des commuta teurs (14 et 15; fig.2 à 4) sont prévus pour mettre en relation chaque transporteur (3, 4) successivement avec une pluralité de disposi tifs auxiliaires capables de fournir des poten tiels échelonnés, d'un dispositif à l'autre, entre les potentiels des pôles (7, 8) de la ma chine. 2. Machine électrostatique selon la reven dication et la sous-revendication 1, caractérisée en ce que les dispositifs auxiliaires sont cons titués par des générateurs (G, fig. 2 et 3). 3.
    Machine électrostatique selon la reven dication et la sous-revendication 1, caracté risée en ce que les dispositifs auxiliaires sont constitués par des condensateurs (C, fig. 4) dont la capacité, par rapport à la capacité pouvant exister entre un inducteur (1) et un transporteur (3, 4) est suffisamment grande pour que lesdits condensateurs conservent substantiellement leur charge au cours d'un cycle de commutation. 4. Machine électrostatique selon la reven dication, caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour mettre en relation chaque transporteur successivement avec des prises échelonnées sur une résistance branchée aux bornes d'une source d'électricité dont un pôle est réuni à un pôle de la machine elle-même, des condensateurs étant disposés entre lesdites prises et ledit pôle. 5.
    Machine électrostatique selon la reven dication, caractérisée en ce qu'un commuta teur (19, 20; fig. 5) est prévu pour mettre en relation chaque transporteur (3, 4) succes sivement avec le pôle isolé (8) de la machine, puis avec l'une des extrémités de l'enroule ment d'une bobine d'inductance (7.8) et enfin avec le sol (7), et pour mettre en même temps le transporteur symétrique (4, 3) en relation successivement avec le sol (7), avec l'autre extrémité dudit enroulement (18) et avec le pôle isolé (8) de la machine. 6.
    Machine électrostatique selon la reven dication et la sous-revendication 1, caracté risée en ce qu'elle comprend, pour chaque transporteur, un commutateur mécanique comportant un bras de contact (14, 15; fig. 2, 3) mobile relié en permanence avec ledit trans porteur et une série de plots (p, q) reliés res pectivement à l'un des dispositifs auxiliaires. 7. Machine électrostatique selon la reven dication et les sous-revendications 1 et 6, ca ractérisée en ce que le bras mobile (14, 15) est entraîné par le rotor de la. machine elle- même. 8.
    Machine électrostatique selon la reven dication et les sous-revendications 1 et 6, ca ractérisée en ce que le bras mobile (14, 15) est entrainé par des moyens indépendants du rotor de la machine elle-même, mais synchro nisés avec celui-ci. 9. Machine électrostatique selon la reven dication, caractérisée en ce que lesdits moyens sont constitués par au moins un commutateur électronique. 10.
    Machine électrostatique selon la reven dication, caractérisée en ce que chaque trans porteur (3, 4) de la machine est relié à un ba lai (27, 28; fig. 6 et 7) solidaire de l'arbre (.Y-Y') de la machine et coopérant avec un ensemble de touches de contact disposées cir culairement et comportant deux secteurs (29, 30) de grande ouverture reliés respectivement au sol (7) et au pôle isolé (8) de la machine et, entre ces secteurs et symétriquement par rapport au diamètre médian dudit ensemble, deux touches (31, 33) de faible ouverture, reliées à l'une des armatures d'un condensa teur (37), deux touches (35, 36) analogues reliées entre elles et deux touches (32, 34)
    analogues reliées à l'autre armature dudit con densateur.
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