Machine électrostatique à induction, à transporteurs conducteurs. Dans les machines électrostatiques généra trices ou motrices, à induction, à transporteurs conducteurs, construites jusqu'à présent, on obtient la. variation du potentiel des transpor teurs par leur déplacement dans le champ électrique créé par les inducteurs de charge, qu'on désigne parfois aussi par produc- teur:s . Cette méthode, si elle a le mérite de la simplicité, ne permet pas, en général, de soumettre les transporteurs aux forces élec triques maxima compatibles avec leur sur face de maître-couple et avec la rigidité di électrique du milieu diélectrique fluide ambiant.
Il en résulte une perte de puissance, par rapport à. celle qui serait obtenue si les transporteurs étaient sans cesse soumis aux- dites forces maxima, et cette perte est parti culièrement importante dans les machines genre Toepler, où elle atteint, ou même dé passe 50 %.
L'invention a précisément pour but d'ac croître le moment des forces électrostatiques résistantes et par cela la puissance et le rendement de ces machines.
Dans toutes les machines électrostatiques à, induction, à transporteurs conducteurs actuellement connues, la variation de poten tiel des transporteurs est uniquement obtenue par variation d'une influence électrostatique et alors que les transporteurs sont complète ment isolés. Contrairement à cela, la machine conforme à l'invention est caractérisée par des moyens pour mettre chaque transporteur en relation avec au moins un dispositif auxi liaire capable de lui imposer un potentiel croissant et puis décroissant progressivement entre des limites constituées par les potentiels des pôles de la machine, respectivement lors que le transporteur est au voisinage du maxi mum et du minimum de sa capacité avec un inducteur de charge.
On conçoit que, pour obtenir le maximum d'efficacité, il convient que, dans le temps et 'dans l'espace, la variation de potentiel im posée aux transporteurs occupe aussi peu de place que possible.
Plusieurs exemples de réalisation de la machine conforme à l'invention sont décrits ci-après avec référence aux dessins annexés, étant d'ailleurs bien entendu que ces exem ples n'ont aucun caractère limitatif.
La fig. 1 représente, sous une forme très schématique, les organes essentiels d'une ma chine de Toepler que l'on a choisie du type le plus simple pour faire apparaître clairement les causes de la perte de puissance qui l'affec tent et la façon dont on propose d'y obvier.
La fig. 2 est le schéma d'un mode de réa lisation de la machine selon l'invention.
La fig. 3 concerne une machine analogue à celle de la fig. 2, dans laquelle il n'est em prunté, aux pertes près, aucune énergie aux dispositifs auxiliaires imposant des variations de potentiel aux transporteurs.
La fig. 4 représente un mode de réalisa tion dans lequel les dispositifs auxiliaires sont constitués par des condensateurs.
La fig. 5 a trait à un mode de réalisation dans lequel le dispositif auxiliaire est cons titué par un circuit oscillant de période pro pre assortie aux caractéristiques du commu tateur.
La fig. 6 représente un mode de réalisa tion dans lequel la machine présente, en outre, des moyens connus en soi, qui permet tent d'augmenter considérablement la puis sance fournie par la machine.
La fig. 7 représente une variante de réali sation de la machine précédente.
La machine de Toepler que représente la fig. 1 comprend essentiellement: un inducteur 1, porté au potentiel -TT par la source 2, deux transporteurs 3 et 4 et deux balais 5 et 6 coopérant avec des secteurs conducteurs 3a et 4a connectés respectivement aux transpor teurs 3 et 4. Le balai 5, réuni an sol en 7, est au potentiel 0, et le balai 6, réuni à la borne isolée 8 de la machine, est, en fonctionnement, au potentiel U; la différence de potentiel maximum entre l'inducteur et un transpor teur est 2U.
Quand un des transporteurs, 3 par exemple, tournant dans le sens indiqué par la. flèche, commence à sortir de l'induc teur 1, son potentiel est encore 0 et le moment des forces résistantes électrostatiques n'est que
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étant la dérivée de la capa cité entre l'inducteur et le transporteur par rapport à. l'angle de rotation, alors que, si le transporteur était déjà au potentiel U, ce moment serait, dès le début du mouvement,
EMI0002.0014
c'est-à-dire quadruple. Il en résulte rait une augmentation du travail résistant des forces électrostatiques, et cette augmentation se traduirait par un doublement de l'intensité débitée.
La charge initiale du transporteur serait, en effet, 2CV' au lieu de<I>CU</I> (C étant la capacité maximum entre l'inducteur et un transporteur); la puissance serait donc dort- blée.
Un premier moyen pour réaliser les cou- , ditions qui viennent d'être énoncées consiste rait à relier immédiatement le transporteur 3 à un générateur donnant le potentiel + I', ou bien à. l'appareil d'utilisation lui-même, si ce lui-ci présentait une capacité suffisante pour fournir la charge supplémentaire audit trans porteur.
Malheureusement, ce procédé présen terait deux graves inconvénients a) En mettant en relation soudaine le transporteur au potentiel 0 avec -Lin conduc teur au potentiel + (', il y aurait production d'une forte étincelle et dissipation, en pure perte, de l'éner-ie 1%CU , avec risque d'alté ration des contacts.
b) Dans le cas où l'on établit le contact. avec l'appareil d'utilisation, le gain en puis sance est nul; en effet, la, charge initiale du transporteur est, bien<B>'</B>CL', mais le supplé ment CZT ayant été fourni par le récepteur, ce dernier a donné l'énergie CZl à la ma chine, que celle-ci se-bornera à, lui restituer pendant la phase de débit. Le seul résultat, de l'opération est simplement d'avoir fait une étincelle dissipant une énergie 1/2CZTe qui devra être fournie par le moteur d'entraîne ment.
On voit donc que la mise en relation immé diate ne conduirait à aucun progrès. Le titu laire a trouvé que la raison en est. que le dis positif précédent ne satisfait pas au prin cipe général de réversibilité thermodynamique auquel doit répondre au moins d'une facon approchée toute machine transformatrice d'énergie pour donner un bon rendement.
Dans le cas de l'électricité statique, la thermodynamique enseigne qu'il ne faut. pas mettre en relation deux conducteurs à des potentiels différents; un changement de po tentiel ne peut se réaliser de façon thermo- dynamiquement réversible a) qu'en laissant le conducteur isolé, ce qui est le cas de toutes les machines connues; c'est l'équivalent dans le domaine thermique d'un changement adiabatique de température;
J qu'en mettant le conducteur en rela tion avec un nombre théoriquement infini de sources d'électricité ou de dispositifs auxi liaires équivalents, dont les potentiels succes sifs ne différeraient que par des degrés infi niment petits. L'analogie thermique de ce pro cédé électrique se rencontre dans les installa tions de turbines à vapeur dites à soutirage, où l'on prélève de la vapeur pour réchauffer l'eau d'alimentation.
La fisc. 2 représente une forme d'exécu tion de la machine conforme à L'invention sa tisfaisant aux conditions énoncées ci-dessus, dans laquelle on utilise neuf générateurs auxi liaires, pour élever progressivement le poten tiel des transporteurs. Les organes homologues ont été désignés par les mêmes chiffres de ré férence que dans la fig. 1. La machine com porte, en outre, deux bagues collectrices 10 et 11. reliées respectivement aux transporteurs 3 et. 4. Sur ces bagues portent des balais 1.2 et 1.3, eux-mêmes reliés aux bras des contacts 14 et 15 de deux commutateurs comportant.
chacun une série de plots: po à. plo et qo à <I>cl</I> p, en nombre égal à celui des sources de courant auxiliaires, plus deux, dont un est relié à. la. borne isolée de la machine et l'autre à la masse.
Les plots p1 à pq et (i1 à q;) sont respectivement reliés aux sources de courant auxiliaires Gl, G. <I>...</I> G9 donnant des tensions échelonnées entre 0 et U, soit: Z1/10, 21r/10, :1l'/10 ... 9Z'/10.
Le fonctionnement de la machine est le suivant: Quand le transporteur 3 est sur le point. de sortie de l'inducteur 1, et tandis que soie mouvement est suspendu, il. est anis par le moyen de la bague 10, du balai 12 et du com- mutateur 14, commandé par tous moyens appropriés et frottant sur les contacts p, en relation successive avec les sources de courant Gi, G., G3, etc. et finalement avec le pôle isolé à la tension IT (position de la fig. 2).
Le mouvement. du transporteur 3 reprend alors pour effectuer le débit. Le transporteur 3 sortant de l'inducteur 1 fournira au circuit extérieur sa charge initiale 2CU sous la. ten sion I'. Cette charge ne serait que<I>CU</I> si la machine ne bénéficiait pas de l'invention. Quand le transporteur 3 est entièrement sorti de l'inducteur 1 et que, par conséquent, sa capacité avec cet inducteur est minimum, on le ramène au potentiel 0, en déplaçant en sens inverse le commutateur 14, et le trans porteur peut pénétrer à nouveau dans l'in ducteur 1, en restant en relation avec le sol, jusqu'à ce que sa capacité avec ledit induc teur 1 soit maximum.
Le commutateur 15 per met de réaliser le même cycle pour le trans porteur 4.
Dans la description du fonctionnement de la machine précédente, ainsi que dans celle donnée ci-après à propos de la fig. 4, on a supposé que le mouvement, des transporteurs était intermittent, ce mouvement étant inter rompu pendant le temps nécessaire pour réaliser la commutation. forcée.
Dans la pratique, pour éviter les inconvé nients inhérents à un tel arrêt périodique de la rotation de la machine, cette rotation est maintenue de façon continue, et les commuta teurs 14 et 15 sont alors agencés pour par courir les trajets po à plo ou qo à q1o et les trajets inverses à une vitesse très grande par rapport à 1a vitesse de rotation des transpor teurs, de façon telle que la commutation forcée se produise pendant que le transpor teur correspondant ne décrit qu'une très fai ble partie de sa course.
Le fonctionnement de la machine est, en général, d'autant meilleur que les sources de courant G sont plus nombreuses. Toutefois, dans la pratique, un nombre relativement res treint de sources de courant, par exemple trois ou cinq, suffit pour appdrter un progrès important par rapport aux machines connues.
Dans l'exemple précédent, les transpor teurs sortant de l'inducteur 1 apportent bien une charge 2CZT au circuit extérieur, mais ne reçoivent, en revanche, qu'une charge<I>CU</I> du sol. La différence est fournie par les sources de courant G. La puissance électrique fournie par la machine au circuit extérieur n'est pas entièrement due au travail dit moteur d'en traînement qui en fait tourner le rotor, une partie venant des sources de courant G, fai sant partie de la machine, et qui, en principe, pourraient être des batteries, comme symbo lisé sur la, fi-. 2. Toutefois, il est bien entendu qu'il peut s'agir de générateurs actionnés à leur tour par ledit moteur d'entraînement.
Si l'on désire que ces générateurs aient simple ment pour rôle d'élever le potentiel des trans porteurs sans fournir de puissance apprécia ble, il est facile d'y parvenir en modifiant légèrement la machine précédente.
La fig. 3 représente une telle variante consistant à ajouter, selon une disposition connue, un écran ou inducteur auxiliaire 16 analogue à l'inducteur 1 et porté à la tension T'. On voit alors qu'un transporteur, quand il commence à pénétrer dans l'inducteur 1, a une charge -CtT; il reçoit donc du sol une charge 2CTT, au lieu de CTT, et les générateurs (= ne fournissent plus d'électricité au circuit extérieur. Ils ne fournissent pas non plus d'énergie, et toute la puissance électrique pro duite est empruntée au moteur d'entraîne ment directement par le rotor.
Dans les exemples de réalisation de l'in vention qui viennent d'être décrits, comme dans ceux qui suivent, la commutation est. réalisée au moyen de commutateurs mécani ques à. plots qui peuvent être entraînés soit directement par le rotor de la machine elle- même, soit par des moyens indépendants de ce rotor et synchronisés avec celui-ci, mais on conçoit que cette commutation pourrait être opérée à. l'aide de tous autres moyens connus, par exemple à l'aide d'un commutateur élec tronique, la réalisation de ces divers moyens de commutation et d'entraînement étant à la portée de tout homme de l'art.
On notera qu'il convient que, malgré la variation de charge des transporteurs, lors de la variation forcée du potentiel des transpor teurs, le potentiel des inducteurs ne varie pas de façon importante. Il suffira, par exemple, de les relier en permanence à des condensa teurs de capacité assez grande pour ramener ces variations à une amplitude acceptable pour les applications envisagées de la. ma chine.
On pourra utiliser n'importe quel dispo sitif auxiliaire imposant une variation pro- gressive de potentiel aux transporteurs, mais il est avantageux que ce dispositif fournisse aux transporteurs (ou reçoive d'eux) la quan tité d'électricité voulue en un temps relative ment court; par suite, leur résistance et leur inductance propres doivent. préférablement avoir des valeurs relativement faibles, compa tibles avec les données pratiques et économi ques de la construction.
C'est. ainsi que l'on peut relier, aux bornes intermédiaires des commutateurs déjà décrits, des prises éche lonnées sur une résistance branchée aux bornes d'une source d'électricité dont. un pôle est réuni à. un pôle de la machine elle-même, des condensateurs étant. disposés entre lesdites prises et lesdits pôles.
Quand les dispositifs auxiliaires n'ont, comme il arrive le plus souvent, aucune puis sance moyenne à fournir, on peut remplacer les générateurs précédents par des dispositifs plus simples qui leur sont alors entièrement équivalents. On peut. remplacer, par exemple, les neuf générateurs de la fig. 3 par neuf condensateurs dont la résistance d'isolement et la capacité, par rapport à, la capacité maxi mum entre un inducteur et un transporteur, sont. assez grandes pour que lesdits condensa teurs conservent substantiellement leur charge au cours d'un cycle de commutation.
La fig. 4 représente une machine dans la quelle les dispositifs auxiliaires sont consti tués par des condensateurs, un artifice de groupement ayant permis de ramener de neuf à quatre le nombre des condensateurs; on voit, en effet, que deux transporteurs sont commutés simultanément et solidairement.
Dans la position figurée, le transporteur <B>,</B> relié à la, bag<U>u</U>e 10, débite, par l'intermé- 3 <B>3</B> diaire du balai 12, dans le pôle isolé 8, tan dis que le transporteur 4, relié à la bague 11, reçoit, par l'intermédiaire du balai 13 et du contact 15, une charge positive du sol, ces re lations durent jusqu'à ce que le transporteur 3 soit entièrement sorti de l'inducteur 1, et le transporteur 4 de l'inducteur 16. r1 ce mo ment, le débit du transporteur 3 et la charge du transporteur 4 sont, terminés, le premier portant une charge 0 et le second une charge <I>+</I><B>(lu.</B>
En régime permanent, les touches pl, p2 ... p9, (h, q2 ... q3 sont respectivement aux po tentiels U/10, 2U/10... 9U/10, pourvu que les capacités des condensateurs <I>Cl,</I> C2 <I>... C4</I> soient nettement supérieures à la capacité maximum inducteur-transporteur que l'on a désignée par C. On peut démontrer cela en établissant pour chaque commutation l'équa tion (le conservation de la quantité d'électri cité.
lie débit du transporteur 3 et la charge du transporteur 4 étant terminés, comme il a été indiqué ci-dessus, le mouvement des trans porteurs est suspendu pour effectuer la va riation forcée du potentiel des transporteurs, par déplacement des commutateurs.
Le transporteur 4 est alors mis en rela tion avec le plot q1, tandis que le transpor teur 3 l'est avec le plot p3, puis 4 est mis en relation avec q2 et 3 avec ps, et ainsi de suite. Le potentiel du transporteur 4 sera ainsi élevé par degrés, de U/10 jusqu'à 9U/10, tan dis que celui du transporteur 3 sera abaissé suivant la même progression jusqu'à.
U/10, chacun (les condensateurs C1 à C4 recevant puis restituant la charge CU/10. Quand le bras de contact 14 est arrivé sur pl et le bras 15 sur go, la variation de potentiel forcée des transporteurs est terminée. .La charge du transporteur 4 est: 2CU <I>-</I> CU /10 et celle du transporteur<I>3: -CU +</I> CUl10. Le fait que l'on n'ait pas employé un nombre infini de condensateurs a causé une perte de 1/10 par rapport au résultat limité que l'on se propo sait (l'atteindre.
La modification du potentiel des trans porteurs étant terminée, le bras 14 vient en contact avec po et le bras 15 avec qlo. Le mouvement des transporteurs recom mence, le transporteur 4 fournit sa charge 2CZ' - CU/10 au pôle isolé 8, sous la tension U, tandis que le transporteur 3 cède sa charge -CLr <I>+</I> CU/10 au sol et en reçoit une charge + CU.
Suivant une variante de réalisation remar quable de l'invention, on peut utiliser comme dispositif auxiliaire portant impérativement les transporteurs à des potentiels croissants et puis décroissants une bobine d'inductance - ou tout autre ensemble électriquement équivalent - formant avec les deux transpor teurs un circuit oscillant.
La fig. 5 est le schéma d'un mode de réali sation très simplifié de cette variante, où l'on voit une machine du type de la fig. 1 com plétée de façon que ses deux transporteurs 3 et 4 sont mis périodiquement en relation avec les deux extrémités de la bobine d'in ductance 18 par l'intermédiaire d'un commu tateur mécanique double 19--20 dont le mou vement est lié à celui de l'axe<I>X</I> -X' du rotor; il pourrait évidemment être remplacé, ainsi qu'il a été dit plus haut, par tout autre dispo sitif de commutation, commandé par la rota tion de la machine, ou asservi à la différence de potentiel, ici, entre les balais 12 et 13.
Le fonctionnement de la machine de la fig. 5 est le suivant Dans la position figurée, le transporteur 3 est en relation, par l'intermédiaire du balai 12, du bras 20 et du contact 23, avec le pôle isolé 8 de la machine auquel il cède sa charge, sous le potentiel + U, tandis que le transpor- tPur 4 est en relation, par l'intermédiaire du balai 13, du bras 19 et du contact 21 avec le sol dont il reçoit une charge positive.
Quand le transporteur 3 est entièrement sorti de l'inducteur 1 et le transporteur 4 de l'inducteur 16, le bras 19 vient en contact avec 22 et le bras 20 avec 24; les deux trans porteurs 3 et 4 sont ainsi reliés d'une façon soudaine aux deux extrémités de la bobine 18; ils forment avec elle un circuit oscillant. Le courant étant nul à l'instant initial, sous l'action de la différence de potentiel U qui existe au début entre 3 et 4, un courant de plus en plus intense va s'établir dans 18, jusqu'à ce que toute l'énergie potentielle électrostatique disponible entre 3 et 4 soit transformée en énergie magnétique dans le champ magnétique de la bobine 18.
Au bout d'un quart de la période du circuit oscillant, les potentiels de 3 et de 4 sont ainsi égalisés, mais le courant continuant à circuler dans 18, en vertu de son inductance, le potentiel de 4 va, devenir positif et celui de 3 négatif. Si les pertes de la bobine 18 sont suffisamment fai bles, le courant va cesser lorsque le potentiel de 4 sera devenu + U et celui de 3 zéro. A ce moment, le bras 19 va venir en contact avec 23', mettant ainsi en relation 4 avec le pôle isolé 8, tandis que le bras isolé 20 va venir en contact avec 21', mettant en relation 3 avec .le sol.
Le mouvement des transporteurs continuant, le transporteur 4 va fournir sa charge au pôle isolé 8, tandis que 3 va com muniquer au sol sa charge -CLT et recevoir de lui une charge<I>+ CU.</I> La bobine d'induc tion peut donc également faire croître et dé croître progressivement le potentiel des trans porteurs, entre les mêmes limites que dans les cas précédents, à savoir les potentiels des pôles de la machine; mais dans le cas présent, la variation de potentiel est continue, non par échelons.
La fig. 6 représente, sous une forme très schématique, une forme de réalisation de la machine conforme à l'invention, dans laquelle l'inducteur auxiliaire 16, associé à l'inducteur 1 au potentiel -U, est au potentiel 21T, ce qui, conformément à un principe connu et déjà décrit dans le brevet N 267503, permet d'augmenter encore la puissance de la ma chine.
Les organes jouant le même rôle que dans les exemples ci-dessus ont été désignés par les mêmes chiffres de référence. Les deux induc teurs 1 et 16, portés respectivement au po tentiel -U et 2U par deux sources auxi liaires d'électricité 2 et 2', sont reliés à deux condensateurs 25 et 26, de capacité suffisam ment grande, par rapport à la capacité maxi mum inducteur-transporteur, pour que le potentiel de ces inducteurs reste pratiquement constant pendant la variation de potentiel imposée aux transporteurs, malgré la varia tion de charge qui en résulte. Deux trans porteurs 3 et 4 sont reliés respectivement aux balais mobiles isolés 27 et 28 dont les points de contact sont exactement opposés, c'est- à-dire à 180 l'un de l'autre.
Ces balais tour nent avec les transporteurs et viennent frot- ter sur des touches de contact fixes. Deux de ces touches 29 et 30 couvrent chacune un angle de 160 environ et sont reliées, l'une, 30, au sol 7, l'autre, 29, à, la. borne isolée de la machine, au potentiel f?. Les autres touches, au nombre de six: 31 à 36, relativement très étroites par rapport aux touches 29 et 30, et séparées par des intervalles isolants, servent, ainsi qu'il est exposé plus loin, à assurer les connexions nécessaires à la variation impéra tive de potentiel des transporteurs. Les tou ches 31 et 32, ainsi que les touches 33 et 31, sont reliées aux armatures d'un condensa teur 37. Les touches médianes 35 et 36 sont simplement reliées entre elles.
Le fonctionnement de cette machine est le suivant: Dans la position figurée, le transporteur 3, relié au balai 27, débite dans le pôle isolé de la machine qui est au potentiel I', tandis que le transporteur 4, relié au balai 28, revoit une charge positive du sol.
La rotation de la machine se poursuivant, les balais 27 et 28 quittent simultanément les touches 29 et 30; à, ce moment., le débit. du transporteur 3 et la charge du transporteur sont terminés, le premier, 3, portant une charge -CLT et le second, 4, une charge <I>+</I> CLr.
On peut démontrer, toujours pour les équations de conservation de la quantité d'électricité à la commutation, qu'en régime permanent, les touches 31 et 33 sont au po tentiel
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les touches 32 et 34 au potentiel
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Quand le balai 27 vient en contact avec la touche 34 et le balai 28 avec la touche 31, le transporteur 3 se trouve porté à.
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et le transporteur 4 à,
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car la capacité du con densateur 37 est grande par rapport à. la ca pacité maximum C entre un inducteur et un transporteur. Le condensateur 37 reçoit une quantité d'électricité
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qu'il restituera, comme on le verra plus loin.
Ensuite, le balai 27 vient en contact avec la touche 36 et le balai 28 avec la touche 35, les potentiels des deux transporteurs 3 et 4 s'égalisent et deviennent tous deux égaux à U/2. Il y a entre les deux transporteurs échange de CU/4.
Enfin, le balai 27 vient sur la touche 33 et le balai 28 sur la touche 32; le transporteur 3 se trouve porté à U/4 et le transporteur 4 à
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Le condensateur 37 restitue la charge ('U/4 qu'il avait reçue.
L'opération de variation forcée du poten tiel des transporteurs est alors terminée. La charge du transporteur 3 est
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Belle du transporteur 4
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Dans la suite du mouvement, le balai 27 prend contact avec la touche 30 et le balai 28 avec la touche 29; le transporteur 4 trans met sa charge
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au pôle isolé, puis reçoit de lui, grâce à l'influence de l'induc teur 16, une charge<I>-CU.</I> De même, le trans porteur 3 transmet sa charge
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au sol, puis reçoit de lui, grâce à l'influence de l'inducteur 1, une charge -h <I>CU,</I> et le cycle peut recommencer.
La fig. 7 représente une variante de réali sation de la machine qui vient d'être décrite; cette variante présente des avantages prati ques d'une portée considérable, résidant dans la suppression de toutes les excitatrices, la machine étant autoexcitatrice, et dans le fait que la différence de potentiel maximum à iso ler dans la machine, au lieu d'être le double ou le triple de la tension de débit, lui est sim plement égale, ce qui permet des réalisation.- extrêmement séduisantes, spécialement pour. des machines à tension relativement élevée.
Les organes sont exactement les mêmes que dans le cas précédent et sont désignés par les mêmes chiffres de référence; seules les connexions diffèrent en ce qui concerne les inducteurs. Au lieu d'être porté à un poten tiel particulier par une source auxiliaire, comme il est nécessaire dans toutes les ma chines décrites jusqu'à présent, chaque induc teur est, dans le cas actuel, relié simplement à un des pôles de la machine qui sont le sol et respectivement. un pôle isolé au potentiel 2TJ. Un condensateur 38 est branché entre ce pôle isolé et le sol,
la capacité de ce condensateur étant assez grande pour que la différence de potentiel entre ses armatures ne varie pas de façon importante au cours d'un cycle de com mutation.
Les machines des fig. 6 et 7 ont le même cycle de fonctionnement; elles diffèrent entre elles, de ce point de vue, en ce que le pâle isolé est au potentiel 2U (au lieu de U), les touches 31 à 36 étant, comme indiqué sur la figure, aux potentiels
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U et enfin, la
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différence de potentiel permanente entre les armatures du condensateur 37 est U au lieu de
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Quand un transporteur a fini de débiter, c'est-à-dire est presque entièrement dans l'in ducteur 1 au potentiel 2U relié au pôle isolé, sa charge est nulle, il est alors ramené en trois stades au potentiel
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et acquiert une charge -3/2CU qu'il transmet au sol.
De même, quand un transporteur est presque entière ment entré dans l'inducteur 16, sa charge est nulle et il est au potentiel du sol; il est alors ramené en trois stades au potentiel 3U/2 et acquiert une charge -f- 3/2CU qu'il trans mettra au pôle isolé.
Les deux opérations ont lieu simultanément, le condensateur 37 rece vant puis restituant la charge
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Bien que, dans les exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, en vue de faciliter la compréhension, il n'ait été question que de machines génératrices d'énergie électrique, on conçoit que l'invention s'applique égale ment aux machines électrostatiques motrices à induction, à transporteurs conducteurs. Outre l'augmentation de puissance qui en résulte, ainsi qu'il a été démontré dans la présente description, cela permet de réaliser des ma- chines motrices possédant l'avantage d'un couple moteur constant, sauf pendant les instants très courts occupés par la variation forcée de potentiel des transporteurs.
La machine de la fig. 7, fonctionnant en moteur, a, de plus, l'avantage de donner son couple maximum dès l'application de la tension, sans qu'il soit nécessaire de_ mettre en marche une excitatrice quelconque.