Procédé et installation pour la production de gaz de ville. La présente invention a pour objet un procédé pour la production de gaz de ville.
Ce procédé est caractérisé en ce qu'on gazéifie sous pression des particules combus tibles à l'aide de vapeur d'eau et d'un gaz oxydant et qu'on fait accomplir aux gaz obte nus, contenant du CO et maintenus toujours sensiblement à la même pression, un parcours att cours duquel on les refroidit progressive ment de manière à provoquer d'abord la réac tion CO -f- H20 = C02 -I- H2 + 10 calories puis des réactions de méthanisation.
L'invention a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre de ce pro cédé. Cette installation est caractérisée en ce qu'elle comporte une enceinte de forme allon gée, dont l'une des extrémités forme une ca vité calorifugée de gazéification pourvue de moyens pour y introduire sous pression les particules combustibles, de la vapeur d'eau et du gaz oxydant, cette cavité étant suivie d'une cavité allongée, pourvue de moyens de refroidissement permettant de régler la tem pérature tout au long de cette cavité, qui se termine par une ouverture de départ des gaz obtenus.
De préférence, ladite enceinte forme une colonne verticale et la cavité de gazéification est disposée à son extrémité inférieure. Grâce à cette disposition, les particules combusti bles qui n'auraient pas été gazéifiées et que les gaz produits auraient tendance à entraî ner vers le haut redescendent par gravité.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple: La fig. 1 est une coupe verticale, longittt- dinalë, d'une forme de réalisation de l'instal lation suivant l'invention..
La fig. 2 en est une coupe horizontale; suivant la ligne II-II de la fig. 1, de la co lonne elle-même de cette installation.
La fig. 3 est un graphique donnant,<B>-</B>en fonction des températures dans la cavité de gazéification, portées en .abscisses, les quan tités en molécules/grammes (polir 12 g de carbone effectivement gazéifiés), d'une part, des produits gazeux ou entraînés par le gaz (CO-C02-H2-C) à la sortie de la cham bre de gazéification et, d'autre part, de l'oxy gène et de la vapeur d'eau (02-H20) intro duits dans ladite cavité. Suivant l'exemple d'exécution représenté aux fig. 1 et 2,
l'installation comporte un bâti 1 sur la table supérieure 2 duquel est fixé, par des ferrures 3, ttn long corps tubulaire vertical 4 de forme cylindrique, d'axe x-x formé par un assemblage étanche de tôles, susceptible de résister, avec toute la. marge de sécurité usuelle, à une pression interne utile d'au moins 20 kg par cm2. .
Sauf à sa base, cette colonne est doublée, intérieurement et à une certaine distance, de, manière à former une chemise d'eau 5, par suie deuxième paroi métallique 6.
La partie inférieure de la colonne com porte, intérieurement, un épais revêtement calorifuge 7, ménageant au centre une cavité 8. Cette cavité a, de préférence, la .forme d'un corps de révolution autour de l'axe x-x, sa section radiale ayant une forme sensiblement trapézoïdale abcd, et. la surface engendrée. étant au moins approximativement inscrite clans une sphère.
Le fond de cette cavité 8 communique pir -un orifice 9 de forme de préférence évasée vers le bas et ménagé dans le revêtement ca lorifuge 7 et par l'intermédiaire d'un conduit métallique 10, refroidi par une-chemise 12 à circulation extérieure d'eau ou autre fluide, avec un sas 13, destiné à l'évacuation des quelques cendres formées et restées dans la ca vité 8. Ce sas 13 est. pourvu d'un clapet d'en trée 14 et d'un clapet de sortie 15. Ce dernier clapet fait communiquer ce sas avec un con duit d'évacuation 16.
Ces clapets 14, 15 peu vent s'ouvrir automatiquement ou être ouverts à la main à l'encontre de dispositifs élasti ques de rappel 17, 18. L'ouverture à la main est assurée par exemple par l'intermédiaire respectivement d'une tige 19 et d'in tube 20, dans lequel coulisse cette tige, et de tringles 21 et 22.
La. cavité 8 débouche, vers le haut, en 23, dans un conduit divergent 24 de forme tron conique oii analogue, ménagé à l'intérieur de la paroi interne 6 par le revêtement calori fuge 7. Ce conduit 24 débouche directement dans la partie non calorifugée du corps cylin drique 6 qui forme au-dessus de ce conduit une longue cavité 25, entourée simplement par la chemise d'eau 5.
Pour fixer les idées, la longueur de la par tie tronconique 24 est de l'ordre de 2,50 à 3 m et celle de la partie cylindrique de la cavité 25 de l'ordre de 3,50 à 4 m, pour un diamètre interne de cette cavité de l'ordre de 1 à 1,20 m.
De l'extrémité supérieure de la cavité 25 part lui tuyau d'évacuation des gaz .formés.
' Cette colonne est complétée par les moyens d'alimentation ci-après décrits. Dans la cavité inférieure 8 dite de gazéifica tion débouchent -Lui certain nombre de tuyères d'injection, orientées de telle sorte que leurs jets sont dirigés tangentiellement à la cavité et vers l'orifice 23 qui fait communiquer cette cavité avec le conduit divergent 24 (voir dans la fig. 2 les flèches indiquant en plan la di rection desdits jets).
En fait, chaque tuyère est double ou, pour plus de précision, formée de deux tuyères concentriques 27 et 28.
Chaque tuyère interne 27 est alimentée indépendamment des autres tuyères 27 par une tuyauterie 30 en un mélange sous pres sion de vapeur d'eau et de combustible pulvérisé. La pression est, par exemple, de 20 lig/cm2. La vapeur d'eau est. surchauffée à une température de l'ordre de 500 à 550 C environ. Les particules de combustible sont par exemple telles qu'elles passent au tamis de 200 mailles par cm2. Les proportions de vapeur d'eau et de combustible seront préci sées plus loin.
Chaque tuyauterie 30 est pourvue d'une vanne de réglage 31. Le mélange sous pres sion est obtenu en amont de cette vanne d'une manière quelconque appropriée.
Sur la fig. 1, on n'a représenté que les moyens d'alimentation relatifs à une tuyère 27; les moyens relatifs aux autres tuyères sont identiques.
Selon cet exemple d'exécution, chaque ca nalisation 30 est alimentée, en amont de la vanne 31, en vapeur d'eau surchauffée à par tir d'un générateur quelconque de type classi que 32a, donnant par exemple de la vapeur surchauffée aux environs de 550 C sous une pression de l'ordre de 40 lig/cm2.
Entre ce générateur et la vanne 31 est dis posé sur la canalisation 30, au droit de cha que distributeur de combustible pulvérisé, un éjecteur formé d'une tuyère 32 débouchant dans un corps d'éjecteur 33. Ce corps est en communication, par une ouverture 34 prévue à sa partie supérieure, avec le fond d'une en ceinte étanche 35. Au sommet de cette en ceinte débouche l'ouverture inférieure 36 d'une trémie 37 contenant le combustible pul- vérisé 38. Un distributeur à disque rotatif 39, entraîné par exemple par un moteur électri que 40, et une raclette 41 assurant la distri bution du combustible sous la-forme d'un jet 42 qui tombe en chute libre vers l'ouverture 34.
L'enceinte 35 est sous pression aux envi rons de 20 kg/cm2 à cause de la détente pro voquée par l'éjecteur. La même pression s'exerce dans la chambre supérieure 43 de la trémie, au-dessus de la matière pulvérisée 38, grâce à une tubulure 44 qui fait communi quer l'enceinte 35 et le haut de la trémie.
Pour éviter la condensation, en 43, d'une partie de la vapeur surchauffée qui s'y trouve ainsi admise à une pression de l'ordre de 20 kg/cm2, la ,trémie comporte. -une double paroi 45 en communication avec la conduite 30 par une tubulure 46; iui distributeur 47 est prévu sur cette tubulure pour abaisser la pression du générateur à une valeur de l'ordre de celle (20 kg/cm2) régnant en 43 dans la trémie. On peut ainsi maintenir à l'intérieur de la trémie et, en particulier, dans la chambre supérieure 43, une température de l'ordre, par exemple, de 200 C évitant toute condensation d'eau dans cette trémie.
Chaque tuyère périphérique 28 est desti née à l'admission dans la cavité de gazéifica tion 8, de gaz oxydant, à la même pression que le mélange vapeur d'eau- combustible pulvérisé, soit par exemple 20 kg/cm2. Cha cune de ces tuyères reçoit le gaz oxydant sous pression par une tubulure 49. Il n'a été re présenté qu'une tubulure 49, les tubulures analogues relatives aux différentes tuyères 28 sont reliées en parallèle sur une source com mune de gaz oxydant sous pression. Sur cha que tubulure 49 est prévue une vanne de ré glage 50, de préférence assujettie au débit du mélange vapeur d'eau- combustible pulvérisé et ce à l'aide de l'un quelconque des débit mètres connus utilisés pour des contrôles de ce genre.
Pour fixer les idées, ce débitmètre peut être constitué en substance de la ma nière suivante: De part et d'autre d'un dia phragme 51, logé dans la canalisation 30, re lative à la tuyère interne 27 conjuguée, est prévue une prise différentielle de pression, formée de deux tubes 52 et-53 qui aboutissent dans un boîtier étanche 54 de part et d'autre d'une membrane 55. Cette membrane main tenue par deux ressorts antagonistes 56 et 57 est reliée à la tige 58 de contrôle d'un servo moteur 59 d'un type quelconque connu, hy draulique, pneumatique ou autre.
Celui-ci, par une tringle 60 et un levier 61, par exem ple, contrôle la vanne 50 en fonction de la différence des pressions régnant .de part et d'autre du diaphragme 51 dans la canalisa tion 30, c'est-à-dire en définitive en fonction du débit de vapeur d'eau à travers ce dia phragme.
L'installation est complétée par une série de tuyaux 62 d'admission de vapeur d'eau surchauffée dans la cavité allongée 25., sensi- blement à l'extrémité supérieure dû conduit divergent 24. La vapeur qui descend à-l'inté- rieur de ces tuyaux 62 est surchauffée par les gaz ascendants.
Les tuyaux 62 sont ouverts à leurs extré mités inférieures où ils se terminent, de pré férence, par des ajutages 63, dirigés oblique- ment de haut en bas, vers l'axe x-x. De préférence, ces tuyaux 62 se prolongent vers le haut, sensiblement sur toute la hauteur da la cavité 25; ils en sortent radialement à leurs extrémités supérieures et sont raccordés à un collecteur circulaire 64. Ce collecteur est lui même relié à une source de vapeur d'eau sur chauffée à une température de l'ordre de 500 à 550 C.
Dans l'exemple représenté,' ce col lecteur 64 est raccordé purement et simple ment au générateur 32, par une canalisation 65 avec vanne de réglage 66 et détendeur 67 permettant d'admettre dans la cavité .25 de la vapeur d'eau surchauffée et à une pression égale à celle qui règne dans la colonne.
La vanne de réglage 66 peut être à com mande à main; comme représenté, ou, au con traire, être asservie à un dispositif de con trôle, tel qu'un thermostat, en fonction de la température régnant dans la cavité inférieure 8 de gazéification, de manière que le débit de vapeur arrivant par les ajutages 63-dans l'en- ceinte 25 croisse-quand la température croît dans cette cavité 8.
La chemise d'eau 5 assure une tempéra ture régulièrement décroissante de bas en haut dans l'enceinte 25; elle reçoit de l'eau par une tuyauterie 68, tandis que la vapeur d'eau formée s'échappe par une tuyauterie 69 soit vers un dispositif quelconque d'utilisa tion, soit vers le générateur 32 lui-même, soit encore vers les tubes 62. De préférence, cette eau est admise à la température ambiante et sous une pression de l'ordre de celle régnant dans l'enceinte 25, de telle sorte que la paroi interne 6 est sensiblement en équilibre de pression sur ces faces externe et interne et peut, de ce fait, être moins résistante que la paroi externe 4.
L'installation est encore complétée par tous dispositifs usuels de contrôle, tels qu'un pyromètre 70 dans la cavité 8, 'Lin autre pyro- mètre-.71 au niveau des ajutages 63, un thermomètre 72 sur la tubulure de sortie 26, un. manomètre 73 sur la cavité 8, etc.
.Des. trous d'homme 74 et 75 permettent les visites et réfections.
Le fonctionnement de l'installation, fonc tionnement qui correspond à une forme de réalisation du procédé suivant l'invention, est le suivant: .
Le régime de marche étant supposé établi, par les tuyères 27 est admis en continu dans la cavité 8, où la température est de l'ordre de 1000- à 1200 C, un mélange à la pression de 20 kg/cm-2 de vapeur d'eau, par exemple surchauffée à. 500-550 C, et de combustible pulvérisé, cependant que par les tuyères con centriques 28 est admise à la même pression une -quantité convenable de gaz oxydant à la même pression.
Les quantités seront précisées plus loin. Grâce à la direction tangentielle des tuyères, les jets provoquent une turbulence dans la cavité 8. Par conséquent, le mélange final qui entre dans cette cavité 8 y subit un brassage intense grâce auquel il subit une gazéification très poussée (90% au moins), conformément aux réactions suivantes:
EMI0004.0025
C'est donc un mélange formé essentielle ment de C0, C02, H, de l'excès d'H20 et 0 non utilisés et de la faible proportion de l'or dre de 101/o du carbone non brûlé qui gagne, par l'orifice 23, le conduit divergent 24. En pratique, ce mélange contient encore de l'azote, car on -utilise comme gaz oxydant de l'air et non exclusivement de l'oxygène.
Les particules de combustible non brûlé se trouvent entraînées vers ce conduit par les gaz, mais, en raison de l'action de la gravité, ces particules tendent à retomber et restent en fait dans le conduit 24 où elles continuent à brûler en donnant une nouvelle quantité de CO et de C02. Le volume gazeux aug mente. La forme divergente de ce conduit 24 permet de tenir compte de cette augmentation de volume.
Dans toute cette première partie de l'opé ration, il y a un dégagement de chaleur. Les parois métalliques sont protégées par le revê tement réfractaire 7.
Vers le sommet du conduit divergent 24 débouche dans le mélange ascendant la va peur d'eau éjectée en 63 par les tubes 62. Sous l'action de cette vapeur d'eau, il se pro duit dans la zone A -de l'installation: d'abord les réactions C+ 1320=C0 + H2 C + 2H20 = C02 + 2H2 avec les dernières traces de carbone, ce qui abaisse la température de la masse en termi nant la gazéification, puis, immédiatement au-dessus, la réaction <B>il CO</B> +H20=C02+H2+10cal. Au-dessus de cette zone A, au fur et à mesure que le mélange gazeux s'élève, la tem pérature s'abaisse progressivement, en raison de l'action de la chemise d'eau, pour attein- dre une valeur d'environ 300 C à la tubulure de sortie 26.
Par suite de cet abaissement de tempéra ture, il se produit, dans la zone B, une métha- nisation suivant les réactions
EMI0005.0005
Il convient de noter qu'accessoirement une petite portion de 2 à 3 % de méthane obtenu l'est dans la chambre de gazéification 8 et dans le conduit divergent 24 où a lieu une très légère méthanisation.
Par la tubulure de départ 26, on recueille donc un mélange gazeux formé de: C02, CO, H2 restant, CH4, H20 (vapeur d'eau en excès), le tout chargé d'inertes tels que de l'azote ainsi que de H2S et de la plus grande partie des cendres dues aux impuretés du combusti ble utilisé.
Une très grande partie de ces cendres est en effet entraînée par le mélange gazeux, de telle sorte que la quantité de cendres à extraire à travers le sas inférieur 13, par le jeu de clapets 14, 15, est très faible. A noter que le double clapet 14, 15 sert de clapet de sécurité grâce aux ressorts 17, 18 d'équili brage.
Il n'y a, par ailleurs, aucun dépôt de gou drons de prédistillation en raison de -la ga zéification initiale dans la cavité 8, de telle sorte que l'installation ne subit pratiquement aucun encrassage.
A lx sortie de l'installation, les gaz pro duits peuvent être conduits, comme connu en soi, à travers des appareils réfrigérants et dé- poussiéreurs, puis à travers une tour de la- - vage à l'eau, sous pression.
Suivant la teneur en soufre du combusti ble utilisé, on peut aussi faire traverser aux gaz un épurateur à oxyde de fer. Enfin, les gaz inertes, en particulier le C02, peuvent être éliminés à la manière connue.
Le rendement en méthane et voire même ses: homologues dépend essentiellement de di vers facteurs: composition initiale du chargement, pression dans l'installation, températures des produits introduits dans l'installation, échelle des températures le long de l'installa tion, durée t du passage des gaz dans la colonne. L'examen des systèmes d'équations rap pelées plus haut appelle lés observations sui vantes: En ce qui concerne les réactions I de ga zéification, celles aboutissant à la formation d'hydrogène sont endothermiques, d'où la né cessité d'une surchauffe maximum de la va peur d'eau admise (500 C 'au moins) pour que le bilan calorifique reste positif dans la cavité 8 de gazéification et ce malgré une consommation aussi faible que possible en oxygène.
Quant aux réactions II et III, ce sont des réactions exothermiques.
La réaction II est indifférente à la pres sion. Par contre, les réactions III de méthani- sation, qui s'accompagnent d'une diminution de volume, sont fortement influencées par la pression, car le volume des gaz décroît quand la méthanisation croît; la méthanisation est donc favorisée par la pression que l'on main tiendra de préférence entre 20 et 25 kg/em2; ou plus, la limite de la pression ne dépendant que de la résistance mécanique de l'installa tion.
Par ailleurs, cette méthanisation est fonc tion de la température et de la durée de la= réaction.
Pour la première des réactions III, la loi d'action de masse s'écrit
EMI0005.0031
les concentrations étant celles obtenues une fois l'équilibre obtenu. A<B>là</B> pression atmo sphérique, le coefficient K -décroît quand la température T croît suivant une fonction à allure hyperbolique. Par ailleurs, pour une valeur donnée de K correspondant à une tem pérature .donnée, le temps nécessaire pour.
l'établissement de l'équilibre sera -d'autànt plus court que la température T sera plus élevée, c'est-à-dire qu'aux basses températures la concentration théorique en CH4 est très forte, mais le temps nécessaire pour l'obten tion de cette concentration est très grand, et qu'aux hautes températures la concentration finale en. CH4 est faible, mais rapidement atteinte.
L'influence de la pression se traduit par une augmentation de la vitesse de réac tion, due à l'accroissement du nombre de chocs utiles entre molécules réagissantes, con formément à la théorie cinétique des gaz, ce qui est très favorable à la méthanisation. Il n'existe pas encore d'étude poussée permet tant de traduire par des courbes expérimen tales l'effet combiné de ces divers facteurs.
Ce qui est certain, c'est qu'on obtient la con centration maximum- en méthane par les moyens suivants _ - l. pression p élevée; 2 température T pas trop forte (de l'or dre -de 700 à 300 C) à condition de réaliser un temps de contact aussi grand que possi ble.
On reste évidemment maître de la pres sion p qui sera choisie de préférence entre 20 et 25 kg/cm2. Quant à la température T, dans la zone B de méthanisation, elle décroît régu lièrement de bas en haut de 650 à 700 C jus qu'à 3006 C environ, ces limites étant obtenues grâce: à la chemise d'eau, à l'action sur la température _ d'introduc tion de la vapeur d'eau, d'une part, dans la cavité 8 et, d'autre part, par les tubes 62, et au choix des proportions d'oxygène, de combustible et de vapeur d'eau introduits dans la cavité 8.
Plus la quantité de vapeur primaire est élevée,- la quantité d'o-xvgène restant cons tante, moins l'ensemble des réactions I est exothermique et plus la température en 8 et par suite dans l'ensemble de la colonne est basse.<B>'-</B> Enfin, la durée sera d'autant plus longue que la colonne sera plus haute, pour une même section horizontale.
Ceci posé, et à titre d'exemple, on obtient de très bons résultats en opérant à une pres sion de 20 kg/cm?, en introduisant: 1 dans la cavité 8 un mélange formé de:
EMI0006.0022
lignite <SEP> pulvérisée <SEP> à <SEP> 10 <SEP> 7
<tb> d'humidité <SEP> 1 <SEP> kg <SEP> environ
<tb> vapeur <SEP> d'eau <SEP> surchauffée <SEP> à
<tb> 500-550<B>0</B> <SEP> C <SEP> 0,8 <SEP> -à <SEP> 1 <SEP> kg
<tb> oxygène <SEP> à <SEP> la <SEP> température
<tb> ambiante <SEP> de <SEP> 206 <SEP> C <SEP> env. <SEP> 0,16 <SEP> à <SEP> 0,20-m', et ce à raison de<B>110</B> kg de ce mélange à la minute; 26 par les tubes 62, 25 à 40 kg de vapeur à 500-550 C par minute, _ la. durée de parcours des gaz dans la colonne étant de l'ordre de 30 secondes.
Dans ces conditions, les températures sont très sensiblement celles sus-indiquées.
La composition des gaz varie bien entendu tout au long de la colonne, et ce suivant le régime de température choisi.
La fig. 3 donne, à titre d'exemple, en fonc tion des températures T dans la cavité de gazéification 8, portées en abscisses, les quantités q en molécules/grammes, et pour 12 grammes de carbone effectivement gazéi fiés, d'une part, des, produits gazeux ou en traînés par le gaz à la sortie de la chambre de gazéification (C0, C02, H2, C) et, d'autre part, de l'oxygène et de l'eau introduits par les tuyères (02, H20).
A la sortie de l'installation, le gaz brut a, pour ce chargement, approximativement la composition suivante en volumes
EMI0006.0026
C02 <SEP> ._ <SEP> . <SEP> . <SEP> - <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 20 <SEP> à <SEP> 25
<tb> C <SEP> 0 <SEP> <B>...</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 1,6 <SEP> à <SEP> 18
<tb> H2 <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 20 <SEP> à <SEP> 22 <SEP> %
<tb> CH4 <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 20 <SEP> à <SEP> 22
<tb> vapeur <SEP> d'eau <SEP> restante, <SEP> H2S,
<tb> inertes <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .
<SEP> 15 <SEP> à <SEP> 20 Après lavage, enlèvement des poussières entraînées et absorption de C02 et H2S, on obtient un mélange gazeux ayant,- approxima tivement, les caractéristiques suivantes: Composition
EMI0007.0001
CO <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> < 22 <SEP> %.
<tb> C02 <SEP> ......... <SEP> < <SEP> 5%
<tb> H2 <SEP> + <SEP> CH4 <SEP> <B>.....</B> <SEP> 65 <SEP> à <SEP> 70 <SEP> <B>/0,1</B> <SEP> environ
<tb> inertes <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> < <SEP> 10 <SEP> j Densité par rapport à l'air: 0,45à 0,50.
Pouvoir calorifique supérieur (eau condensée) : 4000 à 4200 cal./in3.
Le rendement est de l'ordre de 0,800 m3 de gaz épuré à 16 C, 760 mm de mercure par kilo de lignite traitée.
Une colonne de un mètre environ de dia mètre et six à sept mètres de hauteur peut produire environ 50 000 m3 de gaz épuré par v ingt-quatres heures.
Les principaux avantages du procédé et de l'installation décrits sont les suivants obtention d'un gaz de ville à haut pouvoir calorifique (supérieur à 4000 cal./ms) à par tir de fines qui peuvent être cendreuses et pauvres et qui sont pratiquement inutilisables l'heure actuelle; combustion quasi complète du combustible dont les grosses particules entraînées par le courant de gaz retombent par gravité; installation simple, dans laquelle- il n'y a aucun encrassement, car tout dépôt de gou clron est supprimé; peu de cendres à évacuer, celles-ci, très fines, sont entraînées par le gaz produit qu'il suffit de dépoussiérer;
pas de formation de mâchefers, donc pas de nécessité d'éléments mobiles comme les grilles tournantes rotatives usuelles de cons truction compliquée et fragile.
Le gradient de température le long de la colonne dépendra en grande partie du rap port entre la hauteur et le diamètre de la co lonne pour un débit donné.
Au lieu d'introduire une partie de la va peur d'eau directement, dans la zone A, on pourrait introduire toute la vapeur d'eau né cessaire. directement dans la chambre de gazéification, ,,mais cette dernière solution aurait -l'inconvénient d'abaisser la tempéra ture de'- gazéification, inconvénient supprimé par la solution décrite à deux entrées de va peur d'eau:
Au lieu de traiter du combustible solide pulvérisé, . on peut utiliser un combustible liquide ou pâteux amené par des pompes de circulation aux tuyères, avec ou sans réchauf fage préalable, ce combustible étant divisé en particules par éjection hors desdites tuyères.
La pression supérieure de 25 kg/cm2 ne représente pas le maximum utilisable sous ré serve que les parois de l'installation aient une résistance appropriée, car plus la pression sera élevée, plus le gaz sera riche en C134 et en carbures supérieurs. - Enfin, l'installation peut -comporter plu sieurs<B>-</B>colonnes en parallèles; les moyens d'a;li- iuentation leur étant communs ou non..