Dispositif de sécurité pour accouplement de conduites dont l'une porte un robinet. Le dispositif de sécurité, objet de l'inven- tioii# <B>dû</B> aux travaux de MM. Relié Fichet et André Poursalessas, s'applique notamment au raccordement des conduites de chauffage<B>à</B> la vapeur entre les wagons successifs d'un même train.
On sait que ce raccordement se fait àl'aide d'un élément de conduite intermédiaire, com posé de deux parties identiques assemblées, appelées demi-accouplements, qui se fixe par étrier sur la bouche des robinets de chauffage se trouvant aux extrémités des wagons. L'étrier articulé<B>à</B> l'extrémité de chaque demi-accou- plement s'engage sur une partie plate du corps du robinet, et le serrage est obtenu par une vis<B>à</B> tète carrée vissée dans l'étrier et butant par son extrémité dans le fond d'une cavité conique prévue dans cette partie plate.
La prescription n' <B>77</B> de l'Union Interna tionale des Chemins de fer, qui impose cet assemblage par étrier, exige également l'emploi d'un dispositif de sécurité bien déterminé des tiné<B>à</B> empêcher le desserrage de la vis de fixation de l'étrier sur la bouche du robinet.
Ce dispositif de sécurité universellement employé, consiste en un verrou constitué par un levier<B>à</B> section en<B>U</B> articulé sur un axe horizontal au sommet du robinet et poussé vers le bas par un ressort de manière<B>à</B> coiffer la tête carrée de la vis de fixation de l'étrier et<B>à</B> empêcher ainsi son desserrage.
Ce dispositif de sécurité n'est pas pratique, car il faut nécessairement maintenir le verrou levé dans la position verticale pour pouvoir procéder<B>à</B> la mise en place du demi-accou- plement. Or, l'agent chargé de ce travail est obligé de se servir de ses deux mains pour l'exécuter, vu le poids (14<B>kg)</B> et l'encombrement d'un demi-accouplement; il ne peut donc main tenir en même temps le verrou<B>à</B> sa position haute.
La solution qui consisterait<B>à</B> prévoir, pour bloquer le verrou<B>à</B> sa position haute, un<B>dispo-</B> sitif manceuvré par l'agent, ne serait pas satis faisante, car elle n'exclurait pas le risque d'une distraction de l'agent qui pourrait omettre de rabattre le verrou après avoir serré la vis<B>à</B> tête carrée.
La présente invention a pour but de remé dier<B>à</B> l'inconvénient précité en fournissant un dispositif de sécurité qui ne complique en rien le montage ou le démontage des conduites et dont la fonction ne puisse pas être mise en défaut par un oubli de l'utilisateur. Elle prévoit <B>à</B> cet effet l'emploi d'un frein de verrou com mandé par la man#uvre du robinet de façon qu'il bloque le verrou placé en position neutre, c'est-à-dire en position haute, dans le cas du verrou employé communément, ou le libère, suivant que le robinet est fermé ou ouvert.
Ce frein de verrou peut être constitué par un doigt coulissant dans un logement fixe et susceptible de s'engager dans une cavité cor respondante du verrou de manière<B>à</B> immobi liser celui-ci, cette cavité venant se placer en regard du doigt quand on place le verrou en position neutre; un ressort tend<B>à</B> éloigner le doigt de la cavité d'immobilisation du verrou; la poignée de man#uvre du robinet vient pous ser sur le frein de verrou quand on ferme le robinet, et l'engage, malgré l'action de son ressort, dans la cavité du verrou placé au préalable en position neutre: le ressort dégage le frein de verrou quand on place la poignée du robinet en position d'ouverture.
Le doigt coulissant est de préférence en deux parties qu'un deuxième ressort tend<B>à</B> maintenir écartées l'une de l'autre; on peut alors fermer d'abord le robinet, placer ensuite en position neutre le verrou qui s'enclenche automatiquement dans cette position grâce<B>à</B> l'élasticité conférée par ce deuxième ressort au frein de verrou.
On voit que le verrou est maintenu en posi tion neutre quand le robinet est fermé et l'agent préposé<B>à</B> la mise en place des conduites peut donc exécuter commodément son travail; de plus, tout risque d'accident<B>dû à</B> un oubli de l'agent qui n'aurait pas rabattu le verrou est éliminé puisque le verrou se rabat automati quement quand on ouvre le robinet.
L'invention s'applique notamment au dispo sitif de sécurité utilisé couramment sur les raccordements de conduites de chauffage entre wagons, mais il est bien entendu que son prin- cipe peut être appliqué<B>à.</B> tout autre dispositif de raccordement de conduites dont l'une porte un robinet.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d#exem- ple, une forme d'exécution du dispositif de sécurité suivant l'invention.
La fig. <B>1</B> en est une coupe suivant la ligne I-I de<B>la</B> fig. <B>2.</B>
La fig. '21 est une coupe du même dispositif suivant la ligne II-H de la fig. <B>1.</B>
On voit sur la fi-.<B>1</B> l'extrémité<B>1</B> d'un demi-accouplement qui se raccorde sur la tête 2 du robinet, le corps 13) du robinet se raccor dant lui-même par une bride 4 sur la tuyau terie de chauffage<B>5</B> d'un wagon. L'assemblage du demi-accouplement sur la tête du robinet est réalisé par un étrier<B>6</B> articulé<B>à</B> sa base sur l'extrémité<B>du</B> demi-accouplement et venant coiffer par sa partie supérieure nu méplat<B>7</B> prévu sur la tête du robinet: une vis<B>à</B> tête carrée<B>8</B> vissée dans l'étrier s'engage par son extrémité conique<B>9</B> dans une cavité de même forme creusée dans la tête du robinet et assure l'assemblage désiré.
Le verrouillage de la vis<B>à</B> tête carrée<B>8</B> est obtenu par un verrou<B>10</B> en forme de<B>U</B> susceptible de venir coiffer la tête carrée<B>Il</B> de la vis<B>8</B> et d'empêcher ainsi celle-ci de se dévisser en cours d'utilisation. Ce verrou<B>10</B> est articulé horizontalement autour d'un axe 12 monté dans un support<B>13</B> fixé d'une manière quelconque, par soudure par exemple, au corps du robinet, un ressort<B>à</B> boudin 14 est enfilé sur l'axe 12 et tend<B>à</B> abaisser le verrou <B>10</B> en position de verrouillage, en exercant une poussée par son extrémité<B>15</B> sur une plaque transversale<B>16</B> solidaire du verrou.
On voit sur la fig. <B>1</B> les deux positions du verrou, la position haute ou neutre en trait plein et la position basse ou de verrouillage en trait mixte.
Le verrou peut être niaintenu en position neutre, c'est-à-dire en position haute,<B>à</B> l'aide d'un frein de verrou constitué par deux doigts <B>17</B> et<B>18</B> susceptibles de coulisser<B>à</B> Fintérieur d'un cylindre<B>19</B> usiné dans la pièce<B>13,</B> un ressort 20 monté<B>à</B> Pintérieur du cylindre<B>19</B> tend<B>à</B> éloigner l'un de l'autre les doigts<B>17</B> et<B>18</B> et<B>à</B> les faire sortir partiellement du cylindre.<B>19</B> par deux orifice,, prévus aux deux extrémités opposées de ce cylindre. Chacun de ces doigts est solidaire d'un disque 21 ajusté <B>à</B> l'intérieur du cylindre<B>19</B> et qui empêche la sortie complète du doigt.
Un deuxième ressort 202l' tend<B>à</B> repousser l'ensemble des doigts et<B>dit</B> ressort qui les sépare vers la gauche (cas de la fig. 2) de manière<B>à</B> faire rentrer le doigt<B>18 à</B> l'intérieur du cylindre<B>19</B> et<B>à</B> faire saillir au contraire le doigt<B>17 à</B> l'extérieur de ce cylindre et<B>à</B> Pautre extrémité. Le verrou<B>10</B> porte sur un côté une cavité 23 dans laquelle le doigt<B>18</B> est susceptible de s'engager comme on le verra un peu plus loin dans l'explication du fonc tionnement.
Le robinet est commandé par une poignée de man#uvre 24 que l'on voit sur la fig. <B>1</B> dans ses deux positions, la position de ferme ture en.trait plein et la position d'ouverture en trait mixte.
Le fonctionnement du dispositif est simple. Quand le robinet est ouvert, sa poignée de man#uvre 24 se trouve en position basse et n'exerce aucune action sur le frein du verrou. Dans celui-cî par conséquent le doigt<B>17</B> fait saillie<B>à</B> l'extérieur du cylindre<B>19,</B> tandis que le doigt<B>18</B> s'efface complètement<B>à</B> l'intérieur de ce cylindre sous l'effet du ressort 22.
Dans ces conditions, le verrou<B>10,</B> poussé par son ressort 14, prend forcément la position basse et vient coiffer la tête carrée<B>Il</B> de la vis<B>8</B> qui se trouve ainsi freinée. Si on ferme le robinet, la poignée de man#uvre 24 de celui- ci est alors placée dans sa position haute et vient appuyer, comme on le voit sur la fig. 2 sur l'extrémité du doigt<B>17</B> qui, par l'inter- inédiaire du ressort 20, fait sortir<B>le</B> doigt<B>18</B> du cylindre<B>19</B> en comprimant le ressort 22.
Si on relève<B>à</B> ce moment le verrou<B>10,</B> celui-ci repousse légèrement<B>le</B> doigt<B>1.8</B> en agissant sur son extrémité arrondie et en comprimant le ressort 20, et il arrive un moment o-à la cavité<B>23</B> vient se mettre en regard de l'extré mité du doigt<B>18</B> qui s'y engage sous l'action du ressort 20. Le verrou<B>10</B> se trouve ainsi fixé en position haute et l'agent chargé de séparer le demi-accouplement de la tête du robinet et d'accoupler celle-ci<B>à</B> un autre demi- accouplement peut par conséquent agir sans être gêné sur la vis de fixation de la bride<B>6</B> puisque cette vis n'est pas verrouillée par le verrou<B>10.</B>
Lorsque l'agent a terminé son travail et qu'il ouvre de nouveau le robinet pour établir la circulation de la vapeur de chauffage, la poignée du robinet quitte le contact avec le doigt<B>17</B> et toute la partie mobile du frein de verrou se déplace alors vers la gauche sous l'effet du ressort 22 qui était comprimé; il s# ensuit que le doigt<B>18</B> se dégage de la cavité <B>23</B> et que le verrou<B>10</B> se rabat automatique ment sur la tête carrée<B>Il</B> de la vis<B>8.</B> On comprend par conséquent que l'agent n'a pas <B>à</B> se soucier de freiner la vis<B>8</B> quand son tra vail est terminé et que le risque d'une distrac tion de sa part est complètement éliminé.